FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Douane – DNRED) : les premiers Ă©chos du procĂšs en cours

C’est dans Paris Normandie que les premiĂšres informations sortent sur le dĂ©roulement du procĂšs.

A noter que les six agents sont redevenus six haut responsables douaniers. DĂ©cidĂ©ment les fonctionnaires de la DG ont toujours le chic pour réécrire et modifier les faits qui les dĂ©rangent ! Parfois mĂȘme, c’est Alzheimer qui les rend muets !

Dans cette affaire, oĂč six hauts responsables douaniers sont soupçonnĂ©s d’avoir gonflĂ© artificiellement les chiffres des saisies en pactisant secrĂštement avec un trafiquant, le tribunal correctionnel de Paris est revenu sur la gestion trouble de l’ancien militaire serbe Zoran Petrovic, l’informateur-clĂ© au centre du dossier.

«  C’est dĂ©lirant d’essayer de faire croire qu’on Ă©tait dĂ©pendant de cet informateur  Â», s’est indignĂ© Vincent SauvalĂšre, l’ex-patron de la Direction des opĂ©rations douaniĂšres (DOD), responsable du recrutement de cet « aviseur Â» dĂšs la fin 2008.

Une affaire d’autant plus troublante que le Serbe, proche de la mafia chinoise, est inscrit depuis 2009 sur une « liste noire Â» d’aviseurs Ă  Ă©viter absolument, aprĂšs un comportement jugĂ© « instable Â» et des menaces envers un douanier. Il est Ă©galement mis en cause dans une autre affaire de stupĂ©fiants, qui a conduit Ă  la mise en examen de plusieurs douaniers.

«Cafouillage administratif »

M. SauvalĂšre, ex-numĂ©ro deux du renseignement douanier, plaide un simple « cafouillage administratif Â», sur fond de luttes intestines entre ses Ă©quipes.

Sur demande d’un service parisien, il a autorisĂ© par mail en 2009 le « blacklistage Â» de « Z Â». Mais celui-ci n’aurait jamais Ă©tĂ© suivi d’effet, notamment sur instruction orale de son supĂ©rieur Guy Gouin, grand patron alors de la DNRED – pas mis en cause dans l’affaire â€“, qui dĂ©fend le « potentiel Â» de l’indic.

« L’erreur formelle Â» aurait ensuite continuĂ© Ă  « traĂźner dans les dossiers Â», sans ĂȘtre rectifiĂ©e, alors que Petrovic poursuivait sa collaboration avec les douanes.

Mais alors, pourquoi l’indic a-t-il Ă©tĂ© immatriculĂ© sous cinq identitĂ©s alternatives pour ĂȘtre payĂ© en Ă©change de ses « informations Â» ?

En thĂ©orie, «  l’immatriculation multiple n’est pas possible  Â», a reconnu Jean-Paul Garcia, grand patron de la DNRED entre 2011 et 2017, que l’enquĂȘte accuse de « nĂ©gligence Â».

Jean Paul Garcia a soutenu n’avoir jamais Ă©tĂ© mis au courant de la prĂ©sence d’un aviseur actif sur liste noire.

Si J.P. Garcia savait que Petrovic Ă©tait derriĂšre certaines grosses affaires, il n’avait « aucune raison de (s)’intĂ©resser Ă  l’activitĂ© d’un aviseur Â» sur plus de 1.200 qui travaillaient avec la DNRED : il devait se concentrer sur la stratĂ©gie et cela ne rentrait pas dans ses fonctions.

Pour Jean Paul Garcia, « Le traitement et le recrutement des aviseurs incombe au directeur opĂ©rationnel Â», M. SauvalĂšre, a-t-il rappelĂ©.

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