HabituĂ© des confĂ©rences de presse, il semble que le ministre du Budget aura quelques difficultĂ©s Ă s’exprimer sur cette sinistre affaire montĂ©e de toutes piĂšces dans le seul but de doper artificiellement les chiffres !
La justice soupçonne lâopĂ©ration« Aurore » dâavoir Ă©tĂ© montĂ©e de toutes piĂšces
Si la justice doute encore, c’est Ă dĂ©sespĂ©rer du travail d’intelligence que l’instruction a fourni !
Seuls, sur le banc des accusĂ©s de ces filouteries douaniĂšres, quelques responsables irresponsables et beaucoup d’absentĂ©isme volontaire !
Vincent Monnier de l’OBS a sorti un papier Ă l’instant
EXTRAIT
ProcÚs des dérives des douanes : les saisies record étaient-elles totalement fumeuses ?
Jusquâau 9 juin se tient au tribunal de Paris le procĂšs de six anciens hauts cadres de la DNRED, le service de renseignement des douanes. Ils sont notamment soupçonnĂ©s dâavoir montĂ© de toutes piĂšces deux opĂ©rations de saisie de cafĂ© avec lâaide de leur aviseur fĂ©tiche et controversĂ©. Lequel en aurait profitĂ© pour importer des cigarettes de contrebande. Ce que les protagonistes contestent.
Par Vincent Monnier publié le 31 mai 2022 à 17h25
CâĂ©tait ce quâon appelle une « saisie record ». De celles qui font les gros titres de la presse, gonflent dâun coup les statistiques et suscitent les fĂ©licitations des ministres de tutelle. A lâĂ©tĂ© 2015, les agents de la Direction nationale du Renseignement et des EnquĂȘtes douaniĂšres (DNRED) mettent la main sur 43 tonnes de cafĂ© contrefait de la marque LâOr de Maison du CafĂ©, tout dâabord dans un poids lourd arrĂȘtĂ© Ă un pĂ©age de lâautoroute A1, puis dans un entrepĂŽt dâArgenteuil (Val-dâOise). « Une premiĂšre sur le territoire national », claironnent alors Bercy et la Direction des Douanes. Las, les dĂ©veloppements judiciaires de cette affaire ne seront pas vraiment ceux initialement escomptĂ©s.
Depuis le 9 mai, six anciens haut gradĂ©s de la DNRED â un service figurant parmi le premier cercle de la communautĂ© du renseignement, au mĂȘme titre que la DGSI ou la DGSE â, deux aviseurs et un intermĂ©diaire comparaissent devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour des faits dâ« importation en bande organisĂ©e de marchandises contrefaites », « escroquerie », « dĂ©tournement de fonds publics ».
La justice soupçonne lâopĂ©ration, baptisĂ©e « Aurore », dâavoir Ă©tĂ© montĂ©e de toutes piĂšces dans le seul but de doper artificiellement les chiffres. Autrement dit, cette saisie de contrefaçons serait elle-mĂȘme contrefaite. Un comble pour des douaniers.
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