Plus de quinze ans aprĂšs les faits et huit ans aprĂšs la fin dâune enquĂȘte qualifiĂ©e dâ«hors norme», sept agents de la prestigieuse DNRED (Direction nationale des recherches et des enquĂȘtes douaniĂšres), dont deux anciens cadres, viennent dâĂȘtre renvoyĂ©s devant le tribunal correctionnel pour«trafic de stupĂ©fiants» et «complicitĂ© de trafic de stupĂ©fiants», aux cĂŽtĂ©s de quatre de leurs informateurs. Un dĂ©lai «inhabituellement long», concĂšde la magistrate, tant ce scandale «emblĂ©matique» questionne en profondeur les pratiques de ce service, «du cĂŽtĂ© des agents de terrain, de leur hiĂ©rarchie et de lâautoritĂ© judiciaire qui dirige les enquĂȘtes».
Cargaisons de cocaïne et résine de cannabis
Plusieurs saisies suspectes mettent en cause les mĂȘmes protagonistes, qui appartenaient tous aux deux groupes «stups» de la Direction des opĂ©rations douaniĂšres (DOD) de Paris, une des unitĂ©s opĂ©rationnelles de la DNRED.
Ces affaires démarrent fin 2009 et aux manettes, coté administration, la DOD (Direction des opérations douaniÚres) qui a pour directeur Vincent SauvalÚre
Et dans tout ce grand merdier, on retrouve Zoran Petrovic, qui est capable de refourguer n’importe quelle « came » Ă la demande !
Et mĂȘme qu’Ă lâissue dâune rĂ©union de crise entre responsables de la DOD, la dĂ©cision est alors prise de conserver un reliquat de10 kilos de coke dans le coffre du directeur, sans en aviser les magistrats.
Mais de tout cela, ni les magistrats, ni la haute hiĂ©rarchie douaniĂšre ne reconnaitront qu’ils savaient !
Quant aux écoutes, elles ont été permises grùce à des IMSI-catchers !
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Détournement de drogue, indics en roue libre⊠Les vieilles «magouilles» douaniÚres rattrapées par la justice
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