COKE en STOCK (CIA contre DEA): la fourmiliĂšre narco du Yucatan đŸ‡ČđŸ‡œ

Dans les années 90, une terrible épidémie de crack ravage les USA : comme la coke arrivée par tombereaux (volants) son prix a beaucoup baissé et ses adeptes sont devenus plus nombreux.

A l’origine de ce flĂ©au dĂ©noncĂ© par G.W.Bush pĂšre, il y a en fait l’État lui-mĂȘme, qui, pour financer sa guerre des Contras, revend la coke colombienne, la CIA servant Ă  fournir les avions et les pilotes pour la transporter, dont le cĂ©lĂšbre Barry Seal.

Tout cela se fait avec l’aval des autoritĂ©s mexicaines, comme on l’a vu dans l’épisode prĂ©cĂ©dent avec les Caravelle du Seigneur des Cieux.

C’est Ă  ce moment-lĂ  que les narcos font du Yucatan une base dĂ©finitive et non plus temporaire. Ils s’installent et amĂšnent leur mode de vie avec villas de rĂȘves, voitures de luxe et Kalashnikovs dorĂ©es.

L’épidĂ©mie de crack des annĂ©es 90 aux USA

Le tonnage apporté aux Etats-Unis (essentiellement par camion aprÚs avoir été amené au Mexique par avion) est alors devenu sidérant au seuil des années 90. Toute la Californie se retrouve ravagée par une épidémie
 de crack, qui, vendu à bas prix fait des adeptes par milliers et des morts par centaines.

Les quantitĂ©s dĂ©couvertes deviennent astronomiques et entrent en effet dans le livre des records……

Comment-a-t-on pu en laisser entrer autant de cocaĂŻne dans le pays ?

Un journaliste va enquĂȘter 
 pour finir par y trouver la mort Ă  la fin : Gary Webb. Ce qu’il a dĂ©couvert ? C’est que c’est la CIA qui se charge en rĂ©alitĂ© du trafic, quitte Ă  s’opposer rĂ©guliĂšrement aux actions de la DEA !

Webb sera dĂ©clarĂ© suicidĂ© de deux balles (?) dans la tĂȘte sans que cela ne choque qui que ce soit


Installation à demeure des narcos dans le Yucatan 

WikipĂ©dia rĂ©sume rapidement ici son cas : « À partir d’, le journaliste amĂ©ricain Gary Webb publie une sĂ©rie d’articles dans le San Jose Mercury News dans lequel il expose une enquĂȘte sur le financement des Contras au Nicaragua dans les annĂ©es 1980 par des narcotrafiquants, lesquels auraient Ă©tĂ© couverts par la CIA : l’agence aurait sciemment favorisĂ© la distribution du crack dans les banlieues noires deLos Angeles. Le sĂ©rieux de cette enquĂȘte a Ă©tĂ© contestĂ© par de nombreux mĂ©dias dont The New York Times,The Washington Post et leLos Angeles Times. En  mai 1997, le rĂ©dacteur en chef du  San Jose Mercury News, Jerry Ceppos, publie une tribune dans le journal critiquant la mĂ©thodologie de Webb. Le , le Mercury News reconnu que Gary Webb avait raison, mais exigea qu’il signe un accord pour ne pas rendre publique les termes du rĂšglement, ce qui a insultĂ© la fiertĂ© de Gary et le fit dĂ©cider de quitter le journal ce jour-là ».

En rĂ©alitĂ©, ce qu’à aussi dĂ©couvert Webb, c’est que les Colombiens se sont installĂ©s dans le Yucatan, oĂč ils ont acquis un ranch pour stocker la cocaĂŻne apportĂ©e de Colombie par voie maritime et aĂ©rienne et la transmettre Ă  la Floride et Ă  la Georgie dans de petits avions.

Fin juillet 1988, un agent de la DEA, Ernest Jacobsen, reconnaĂźtra ouvertement devant les membres du CongrĂšs lors de leur enquĂȘte que Barry Seal, impliquĂ© dans le cartel de MedellĂ­n, dirigeait effectivement les transferts de coke.

Selon Jacobsen, le but Ă©tait de piĂ©ger le Cartel, et de remonter jusqu’aux principaux commanditaires dans « la plus importante enquĂȘte de l’histoire de la DEA« , selon lui, ce qui aurait pu marcher s’il n’y avait pas eu un grain de sable venu tout mettre par terre appelĂ© Oliver North
 Seal est abattu juste au moment ou North a rĂ©vĂ©lĂ© le pot aux roses, la seule façon pour lui de s’en sortie en fait, pour lui, mais condamnant irrĂ©mĂ©diablement Seal. « Dans son tĂ©moignage, Jacobsen a dĂ©clarĂ© que Seal avait rĂ©vĂ©lĂ© Ă  la DEA qu’entre 1984 et 1986, le Cartel de MedellĂ­n avait au Yucatan un ranch de 40 000 acres (16 184 hectares, mais le document ne prĂ©cise pas l’emplacement), pour stocker la cocaĂŻne colombienne. et la transmettre aux États-Unis dans de petits avions. Ces engins pouvaient transporter de quatre Ă  cinq cents paquets de drogue chacun ». (ici une rĂ©union dans le ranch d’Escobar montre un Ă©ventail de ces petits appareils).

L’opĂ©ration Ă©tait connue et mĂȘme parrainĂ©e par la CIA, selon des documents rĂ©cemment publiĂ©s par le gouvernement amĂ©ricain, liĂ©s Ă  l’affaire Iran-Contra.

« De 1984 Ă  1986, l’agence d’espionnage a organisĂ© de 50 Ă  100 vols en avion du Cartel de MedellĂ­n vers les terminaux de l’aĂ©roport nord-amĂ©ricain, sans ĂȘtre inspectĂ© par le service des douanes de ce pays, dans le cadre d’un accord entre la CIA et les Colombiens, selon un rapport de 410 pages de l’inspecteur gĂ©nĂ©ral de la CIA de l’époque, Frederick Hitz, rĂ©cemment dĂ©classifiĂ©. La pĂ©ninsule et plusieurs pays d’AmĂ©rique centrale sont alors devenus des points importants pour le transbordement de drogues en provenance d’AmĂ©rique du Sud, tant par air que par mer. Selon les documents dĂ©classifiĂ©s, sa proximitĂ© gĂ©ographique avec les pays producteurs et les États-Unis a fait de la pĂ©ninsule « une voie naturelle pour le transport de drogues ». Des milliers de kilomĂštres de cĂŽtes non surveillĂ©es, de pistes d’atterrissage clandestines et de frontiĂšres non surveillĂ©es ont facilitĂ© l’opĂ©ration. À cette Ă©poque, les expĂ©ditions de cocaĂŻne sont passĂ©es de la pĂ©ninsule Ă  la GĂ©orgie, Ă  la Louisiane, au Texas, au Colorado et Ă  New York ». Seal utilisait plusieurs avions dont son Piper « dopĂ© »(un modĂšle Panther), mais aussi deux gros Beechchrafts.

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