ConstituĂ© de filatures, dâĂ©coutes, de surveillances, le minutieux travail de lâOFAST est « indispensable Ă la lutte contre la criminalitĂ© organisĂ©e et particuliĂšrement le narcotrafic », selon lâAssociation de police judiciaire. J’ajouterai la DNRED !
Le groupe dĂ©nonce par ailleurs la « focalisation de lâaction publique sur la petite dĂ©linquance », qui pousserait à « lâabsorption des petits groupes criminels par de plus grosses organisations mieux structurĂ©es et plus rĂ©silientes ».
Le chevalier de lâesbroufe !
Il est vrai que le moulin Ă vents GĂ©rard Darmanin, le Alonso Quichano de la lutte antidrogue en France, se targue dâavoir rĂ©ussi la prouesse dâavoir fait intercepter⊠quelques kilos !
Dans le mĂȘme temps des exploits de notre Don Quichote de Beauvau, pour le seul mois de fĂ©vrier, l’OFAST et la DNRED tapaient ou faisaient taper plus de 9 tonnes de cocaĂŻne, 3,9 tonnes de rĂ©sine de cannabis, 50 kilos de drogue de synthĂšse, 40 kilos dâhĂ©roĂŻne, 86 armes, 24 vĂ©hicules, 1,4 million dâeuros saisis â et 345 personnes interpellĂ©es.
Sobrement intitulĂ© « Affaires marquantes », ce document de sept pages diffusĂ© dans le cadre du plan national de lutte contre les stupĂ©fiants ne recense que les principaux dossiers traitĂ©s par lâOfast avec le concours des services de police judiciaire locaux et de la DNRED, sans oublier la DEA et le MAOC-N.
En creux, ce document rĂ©vĂšle lâampleur dâun phĂ©nomĂšne dont on perçoit mal comment les opĂ©rations « Place nette XXL », mobilisant des milliers de policiers et gendarmes dans les quartiers sensibles, pourraient, seules, venir Ă bout.

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