Photo communiquée par les douanes françaises, le voilier «Silandra» est appréhendé le 16 avril 2015. A son bord : 2,25 tonnes de cocaïne, une prise record.
Les changements intervenus dans la géopolitique régionale, et notamment le fait que le
Venezuela, pays très proche de l’arc antillais, soit devenu un espace majeur de transit de la cocaïne ont eu plusieurs conséquences. Pointe-à-Pitre et Fort-de-France sont désormais non seulement des points stratégiques de réexpédition de la cocaïne destinée à l’Europe, mais aussi des marchés de gros secondaires où se rencontrent la criminalité locale et celle issue de métropole. Quant à la Guyane, jusqu’ici plutôt épargnée par le trafic de grande ampleur, l’augmentation des contrôles aéroportuaires entre le Suriname et les Pays-Bas et l’autonomisation de groupes criminels locaux expliquent une évolution spectaculaire. Ce département d’outre-mer devient une source de plus en plus importante de
la cocaïne consommée en métropole.
0000000000000000000000000000000000000