Demande de révision rejetée!
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 à  Maßtre Eric CLEMOT, LL.D. Avocat
                                                          MinistÚre de la Justice du Canada
                                                          Groupe de la révision des condamnations criminelles
                                                               284, rue Wellington (222 Queen, 11iÚme étage)
                                                                OTTAWA, Ontario – K1A OH8
Numéro de Dossier : 19-341066
RĂ©f: NS 55- 11 – 012 -VAL
MaĂźtre,
Jâai bien reçu votre long courrier du 28 septembre 2004, mais, il mâapparaĂźt toutefois que des affirmations importantes de votre part ne sont que suppositions, qui pourtant vous entraĂźnent Ă des conclusions qui vous amĂšnent au rejet de ma demande.
Si vous le voulez bien, reprenons votre analyse page par page:
Il est bon de souligner que lâenquĂȘte a gĂ©nĂ©rĂ© une preuve de plus de 60 000 pages concernant surtout la partie quĂ©bĂ©coise de lâorganisation italo-canadienne chargĂ©e de rĂ©ceptionner une partie de la marchandise.
Dans les quelques 3 000 pages qui mâont Ă©tĂ© fournies par le gendarme Fournier, seules preuves auxquelles jâai eu accĂšs, il sâavĂšre que je nâai trouvĂ© aucune trace des enregistrements des conversations tĂ©lĂ©phoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandez Reumbeaut en place Ă MontrĂ©al au moment des faits.
Jâai pourtant eu accĂšs au dossier de JĂŒrgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grĂące Ă sa complaisance, jâai pu rĂ©cupĂ©rer les enregistrements de ces trafiquants.
Oserais-je vous demander les raisons qui poussĂšrent les enquĂȘteurs Ă ne pas utiliser ces preuves accablantes pour condamner Carlos Hernandez-Reumbeaut ? (RelaxĂ© et aujourdâhui libre en Colombie !)
Vous me prĂ©sentez comme le blanchisseur de fortes sommes dâargent sur un compte ouvert a Gibraltar mais, cette opĂ©ration avait Ă©tĂ© signalĂ©e Ă mon officier traitant, Monsieur Christian Gatard ainsi quâĂ Joseph Le Luarn, le patron de la DNRED France. Que devais-je faire de plus ?
Dâailleurs, un procĂšs verbal a Ă©tĂ© Ă©tabli par les douaniers de Gibraltar contre le chauffeur du vĂ©hicule qui transportait cette importante somme dâargent. Les Douaniers de Gibraltar nâont verbalisĂ© que lâimportation illicite de matĂ©riel Ă©lectrique….Quelques mĂštres de cĂąbles Ă©lectriques !!! Lâargent, comme on le sait est toujours le bienvenu Ă Gibraltar! La DNRED avait dĂ©clenchĂ© ce contrĂŽle pour connaĂźtre lâidentitĂ© du passeur.
Vous me prĂ©sentez comme lâinstigateur principal dâune opĂ©ration de narcotrafic Ă©cartant totalement ma qualitĂ© dâagent infiltrĂ© pour le compte de la DNRED française, seule raison expliquant ma prĂ©sence au sein de cette organisation.
A qui ferez-vous croire que jâaurais pu prendre le contrĂŽle de Locatelli et de lâensemble de son organisation ?
Vous soulignez à juste titre que ma seule préoccupation fut de ne pas me faire condamner à un temps minimum à servir en prison, malgré le désir ardent des gendarmes Fournier, Degresley et du Procureur Bertrand qui voulaient à tout prix une réclusion criminelle à perpétuité.
LâHonorable Juge F. Arseneault a prĂ©cisĂ© dâailleurs dans son jugement que la Couronne ne demandait pas de minimum Ă servir, mais alors que, depuis mon retour en France, jâai informĂ©, jâinforme et je continuerai Ă informer les autoritĂ©s judiciaires françaises de ces propos tenus, je nâai obtenu jusquâĂ ce jour de la part des magistrats français que des : « Câest vous qui le dites ! » et le refus de prendre en compte cette dĂ©cision de justice.
Les quelques commentaires que jâai formulĂ©s Ă la demande du juge nâĂ©tait que circonstanciels et ne servaient quâĂ soutenir ce plaidoyer de culpabilitĂ© fictive qui arrangeait surtout le procureur Bertrand. Le document que jâai remis au juge mâavait Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© par Carlos Hernandez Reumbeaut Ă la prison de Renous, pour demander la clĂ©mence de la Cour, et il mâavait fait rĂ©diger cette dĂ©claration fictive sur le fond.
Jâavais prĂ©vu de faire une dĂ©claration nettement diffĂ©rente et lorsque jâai soumis cette idĂ©e au Consul gĂ©nĂ©ral de France, Monsieur Olivier Arribe, de Moncton, NB, il mâa dĂ©conseillĂ© dâagir comme je le souhaitais, mâincitant Ă ne pas remettre en question les propos tenus par Monsieur Christian Gatard lors de sa visite au pĂ©nitencier de Renous. (« Et surtout, ne tâavise pas dâemmerder les AutoritĂ©s canadiennes si tu veux garder le soutien des autoritĂ©s françaises ! » SIC)
Vous prĂ©tendez que je prĂ©tends avoir plaidĂ© coupable sur lâinsistance des autoritĂ©s douaniĂšres françaises. Je pense quâĂ la lecture dâune copie dâun courrier envoyĂ© par mon avocat Ă la chancellerie française le 10 juillet 2003 (Copie N° 1, Pages 6,7 & 8)), vous pourrez admettre que si jâai plaidĂ© coupable, câest bien Ă la demande des autoritĂ©s douaniĂšres françaises.
Vous prĂ©tendez que ma fille prĂ©tend que jâaurais dĂ» ĂȘtre informĂ© avant mon dĂ©part du Canada des conditions auxquelles les autoritĂ©s françaises me feraient servir ma sentence. Jâaffirme que je nâai jamais signĂ© le moindre document mâinformant des conditions françaises qui mâattendaient et je pense que vous pouvez accepter quâil faudrait ĂȘtre intellectuellement dĂ©ficient et particuliĂšrement stupide de rentrer en France pour servir une sentence dans des conditions de dĂ©tentions moyenĂągeuses tout en augmentant sa durĂ©e. Acceptez que je nâaccepte point que vous prĂ©tendiez que je prĂ©tende. Câest un fait indiscutable. Jamais, je nâaurais acceptĂ© un transfert qui aggravait, de fait, une sentence dĂ©jĂ exemplaire dans sa durĂ©e. La « Life sentence » reçue avait pour fin de peine au Canada le 5 aoĂ»t 2012…La France mâa condamnĂ© Ă une peine se terminant le 5 aoĂ»t 2017 !
A mes questions, maintes fois formulĂ©es, Ă Olivier Arribe, le Consul de France, jâai eu pour toute rĂ©ponse : « Marc, ne faites pas de difficultĂ©s, acceptez de partir sur la France oĂč lĂ , au moins, vous aurez des interlocuteurs qui pourront prendre en compte votre situation. »
Dâailleurs, jâen ai parlĂ© aussi aux deux agents de la RCMP de MontrĂ©al qui ont passĂ© plus de quatre heures avec moi, le 8 juillet 1998, Ă la prison qui mâaccueillit pour 48 heures avant mon transfert, lors de mon transit au QuĂ©bec, qui eux aussi mâont dit : « Câest mieux de vous taire et dâattendre que les douanes françaises vous fassent sortir discrĂštement ! »
JusquâĂ ce moment-lĂ , tout correspondait aux engagements pris par mon officier traitant auprĂšs de mon Ă©pouse par ces mots quâil lui tint quelques jours aprĂšs sa venue au Canada et pour lui annoncer lâenvoi dâun viatique de 100 000 F.: « Pour Marc, câest mieux de plaider coupable, faites en sorte quâil le comprenne; quâil pense Ă votre sĂ©curité ! Il faudra environ un an pour le faire rentrer du Canada et aprĂšs, en six mois, on arrangera sa situation ! » (SIC)
Je maintiens que jamais, les autoritĂ©s douaniĂšres françaises nâont respectĂ© les procĂ©dures juridico administrative en ce qui me concerne. Est-ce une raison suffisante pour que je sois considĂ©rĂ© comme un narco ?
Vous prĂ©tendez que jâai parlĂ© au procureur Bertrand de ma qualitĂ© dâaviseur, agent infiltrĂ© pour le compte des autoritĂ©s douaniĂšres françaises. Sachez que câest faux ! Jamais je nâai dit, ni abordĂ© avec MaĂźtre Bertrand ce volet de mon action. Lâenregistrement qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© peut dâailleurs vous permettre de constater de la vĂ©racitĂ© de mes dires.
Pour moi, agent infiltrĂ©, le but nâĂ©tait pas de faire rater un procĂšs, croyant encore que Carlos Hernandez Reumbeaut ne pourrait que se servir de ma position dâagent infiltrĂ© pour sâen sortir….Je nâimaginais pas que jâaurais droit par la suite aux menaces de mort transmises par les gendarmes Fournier et Degresley pour que je me taise, permettant ainsi lâacquittement de Carlos Hernandez Reumbeaut !
Sachez aussi que lorsque je suis arrivĂ© au Canada, aprĂšs avoir eu droit Ă une magnifique orchestration mĂ©diatique ; cet accueil orchestrĂ© par la GRC avec les MĂ©dias m’avait paru assimilable Ă un communiquĂ© de presse policier de nature Ă influencer le sort d’un procĂšs en provoquant un procĂšs prĂ©alable dans l’opinion publique. Doit-on considĂ©rer ceci comme une atteinte Ă la bonne administration de la Justice, car les informations orientĂ©es donnĂ©es par la GRC, seront amplifiĂ©es, dĂ©formĂ©es et utilisĂ©es pour dramatiser une situation d’un point de vue journalistique. Je n’ose m’aventurer Ă parler de libellĂ© diffamatoire comme le dĂ©finit l’Art. 298.
Dâautre part, je me suis fait « subtilisé » par le Gendarme Fournier mon dossier de dĂ©fense, qui mâaurait autorisĂ© Ă le qualifier de « dossier juridique interceptĂ© », je citerai le cas // « Michaud contre sĂ»retĂ© du QuĂ©bec » – JE 93 – 209 – CS. Tous les documents personnels du requĂ©rant ont Ă©tĂ© saisis par les policiers afin d’y trouver des Ă©lĂ©ments incriminants Ă l’encontre de ce dernier, mais la Cour supĂ©rieure a jugĂ© qu’il Ă©tait tellement Ă©vident que certains de ces documents Ă©taient de nature Ă contenir des informations confidentielles et privilĂ©giĂ©es qu’il est inconcevable qu’on les ait saisis sans procĂ©der par le biais de l’Art. 488-1 // (Ce dossier ne me sera rendu que cinq mois aprĂšs le procĂšs par Les gendarmes Fournier et Degresley.)
Le Gendarme Fournier qui mâa dit ĂȘtre trĂšs surpris de mon arrivĂ©e au Canada puisquâil nâavait pas encore fait les documents dâextradition.
Durant les semaines de total isolement, dans une cellule ne portant aucun numĂ©ro, au pĂ©nitencier de Maximum sĂ©curitĂ© de Renous, jâeus un seul contact tĂ©lĂ©phonique avec le sergent Degresley de la Bathurst Drug Section, Royal Canadian Mounted Police, 900 Vanier Blvd, BATHURST, New Brunswick Canada – E2A 3N2 qui mâaffirma quâil Ă©tudiait ma situation mais quâil ne pouvait pas prendre de dĂ©cisions dans lâimmĂ©diat en me disant : « On nâachĂšte pas un sac de patates sans savoir ce quâil y a dedans ! » (SIC) Propos non suivis par dâautres contacts !
Il est vrai que la RCMP-GRC savait parfaitement que tout son dossier de plus de 65 000 pages ne tiendrait pas si je dĂ©voilais mon action dâagent infiltrĂ©, ayant signalĂ© mon infiltration auprĂšs de mon service, la DNRED, et ayant signalĂ© la totalitĂ© des personnages composants cette organisation, y compris aux autoritĂ©s douaniĂšres anglaises. Carlos HERNANDEZ-REUMBEAUT avait Ă©tĂ© signalĂ© au Custom anglais dĂ©s juin 1992. Dois-je vous rappeler que la dĂ©fense dâEntrapment existe et pour conforter cette dĂ©fense d’Entrapment (Art. 8), je citerais :
» R c Leduc 1993 – 3 RCS 641″ – Le pouvoir d’ordonner un arrĂȘt des procĂ©dures pour cause d’abus de procĂ©dure ne doit ĂȘtre exercĂ© que dans les cas les plus clairs et lorsqu’il; est dĂ©montrĂ© que la conduite reprochĂ©e a violĂ© les principes de justice fondamentale qui sous-tendent le sens collectif du franc-jeu et de la dĂ©cence; Le fait de forcer l’accusĂ© a subir son procĂšs ne doit pas ĂȘtre oppressif oĂč vexatoire. »
Egalement dans R. c. Lazaratoz – RJPQ 83 127C.S.: «En matiĂšre d’Entrapment, le remĂšde appropriĂ© consiste Ă ordonner lâarrĂȘt des procĂ©dures et non Ă acquitter l’accusĂ©. »
Lors du procĂšs, MaĂźtre Bertrand, pour la Couronne a demandĂ© une sentence exemplaire qui pourrait servir de leçon et d’avertissement, prĂ©cisant que » Aucun des autres coaccusĂ©s n’a jamais Ă©tĂ© identifiĂ© comme une tĂȘte dirigeante, nul n’a Ă©tĂ© impliquĂ© dans le financement autant que Monsieur FIĂVET et nul n’a participĂ© au transbordement. C’est trĂšs rare que nous puissions mettre la main sur une tĂȘte dirigeante, et que, mĂȘme le clan italo-quĂ©bĂ©cois DIVITO ne constituait pas une Ă©minence criminelle de l’envergure de Marc FIĂVET » (SIC)
Sans vouloir diminuer l’importance du remarquable travail d’intelligence de la GRC, dâaprĂšs, MaĂźtre Bertrand, jâĂ©tais la tĂȘte dirigeante… Ou MaĂźtre Bertrand mentait magistralement ou il fut dĂ©sinformĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment! Comment peut-on imaginer que jâĂ©tais le « boss » dâune opĂ©ration de narcotrafic de cette importance pour laquelle je nâavais pas les connexions, pas les moyens financiers et en ayant prĂ©venu mon service de lâidentitĂ© et de lâactivitĂ© des gens qui composaient lâorganisation que jâinfiltrais!
Vu la tournure des Ă©vĂ©nements et la visite des autoritĂ©s françaises, jâoptais donc pour ce plaidoyer de culpabilitĂ© totalement silencieux qui mâoffrait au moins la sĂ©curitĂ© pour les miens et moi-mĂȘme, tout en souhaitant ne demander au procureur que ne me soit pas imposĂ© de minimum Ă la perpĂ©tuitĂ© que le Gendarmerie Royale et son procureur Bertrand voulaient Ă tout prix.
Avant la dĂ©claration de mon plaidoyer de culpabilitĂ©, jâai donc demandĂ© Ă rencontrer le Procureur Bertrand devant les gendarmes Fournier et Degresley qui enregistrĂšrent la totalitĂ© de la conversation. Jamais, je nâai rĂ©vĂ©lĂ© mon rĂŽle dâagent infiltrĂ© pour le compte des douanes françaises et lorsquâĂ la fin de mes demandes de non minimum Ă servir sur la perpĂ©tuitĂ© et de non retenu sur le territoire canadien, jâai voulu donner quelques informations au Procureur Bertrand, le gendarme Fournier mâa coupĂ© immĂ©diatement en me disant que ça ne servirait Ă rien si ce nâest quâĂ compliquer les choses.
Vous prĂ©cisez que le Procureur de la Couronne Bertrand, en sa qualitĂ© dâofficier de justice, aurait averti la cour sâil avait considĂ©rĂ© quâun tel fait aurait pu affecter ma responsabilitĂ© pĂ©nale et aurait alors dĂ» ĂȘtre portĂ© Ă la connaissance du tribunal en lâespĂšce. Le procureur Bertrand, sâil savait mon appartenance Ă la DNRED française ne pouvait pas de lui-mĂȘme, vu sa qualitĂ© dâofficier de justice, me sachant sans avocat, Ă©carter cette information auprĂšs du juge, qui nâaurait pas hĂ©sitĂ© alors Ă me poser des questions. Je pense quâavec les gendarmes Fournier et Degresley, sâil Ă©tait au courant, il a dĂ©libĂ©rĂ©ment tu cette part importante de mes possibilitĂ©s de dĂ©fense et dâexplication de mon implication dans ce rĂ©seau et en bas de page 9, lorsque vous me dites que jâai reconnu moi-mĂȘme lâavoir informĂ© dans un courrier Ă©crit Ă Me Bernard AubĂ© le 21 mars 2002, il convient dâabord de relire le paragraphe de cette lettre que vous citez pour dĂ©clarer que jâai informĂ© le procureur Bertrand:
« Pourtant aujourd’hui vu la situation que je vis, je souhaite rouvrir ce procĂšs pour que les Ă©lĂ©ments restĂ©s dans l’ombre et dĂ©libĂ©rĂ©ment cachĂ©s par le reprĂ©sentant de la couronne, le procureur Michel BERTRAND et les gendarmes DEGRESLEY et  FOURNIER apparaissent enfin au grand jour et que la justice ne soit plus la parodie qu’elle fut Ă BATHURST. »
VoilĂ donc le paragraphe que vous avez retenu pour dĂ©clarer que jâavais informĂ© le procureur Bertrand alors que je ne faisais quâune supposition que le Procureur, bien quâinformĂ© par ses gendarmes, (ce qui me semblait normal), avait dĂ©libĂ©rĂ©ment choisi de taire ma qualitĂ© qui « foutait en lâair » son procĂšs ! Je rĂ©pĂšte et jâaffirme que je nâai jamais personnellement parlĂ© au Procureur Bertrand de mon infiltration ni de mon action pour les douanes françaises, rĂ©pondant en cela aux dĂ©sirs de la DG des douanes françaises reprĂ©sentĂ©es par Messieurs Christian Gatard et Bernard Roux qui me dirent aussi: « Et surtout, ne tâavises pas dâemmerder les Canadiens si tu veux garder le soutien des autoritĂ©s françaises Ă ton retour. » (SIC) Pour moi, il nâĂ©tait pas besoin de me faire un dessin pour mâexpliquer que câĂ©taient ces « emmerdes-là » que ne voulaient pas les autoritĂ©s canadiennes; et, en ma qualitĂ© dâagent infiltrĂ© engagĂ© dans la lutte contre le narcotrafic, il nâĂ©tait pas concevable que je mette en pĂ©ril ce procĂšs. Pour tout le monde, cĂŽtĂ© canadien, il Ă©tait souhaitable et indispensable que je passe pour le numĂ©ro 2 de lâorganisation que jâavais infiltrĂ©!
Concernant les dĂ©clarations des douanes françaises qui prĂ©cisent quâelles nâĂ©taient au courant que des activitĂ©s pour lesquelles jâĂ©tais payĂ©…Ce genre de dĂ©claration ne peut convaincre personne. Comment imaginer que mes informations nâaient pas permis de me faire suivre par lâensemble des services spĂ©cialisĂ©s dans la lutte contre la drogue. Vous le soulignez dâailleurs vous-mĂȘme, jâĂ©tais manifestement bien connu de lâensemble des services europĂ©ens.
Je peux sans problĂšmes vous faire parvenir la liste des opĂ©rations non rĂ©munĂ©rĂ©es par les services officiels et qui ont pourtant permis dâimportantes saisies.
Vous prĂ©tendez que mon dĂ©pĂŽt de plainte conforte encore plus votre dĂ©cision de rejet de ma demande. Vous me permettrez de trouver totalement surrĂ©aliste et invraisemblable que vous supposiez un seul instant que la Direction Nationale du Renseignement et des EnquĂȘtes DouaniĂšres des douanes françaises soit impliquĂ©e dans un trafic quelconque de drogue. Câest hallucinant que vous puissiez seulement Ă©noncer ce genre de propos. Jamais, le Ministre Michel CHARASSE, le directeur des Douanes Jean Dominique COMOLLI et les dirigeants de la DNRED ne mâont demandĂ© de faire du trafic de drogue. Les Douanes françaises mâont seulement recrutĂ© pour infiltrer des rĂ©seaux de narcotrafiquants existants, pour en tirer le maximum dâinformations qui permettaient dâobtenir des rĂ©sultats spectaculaires.
La dĂ©claration de lâattachĂ© des Douanes françaises Ă Madrid, Monsieur Jean Paul Garcia ne laisse absolument aucun doute sur le fait que jâagissais comme agent infiltrĂ©. âThe Defence in its alegations, opposes the extradition, stating that the defendant is a customs informer, acting as an undercover agent, verified by documents and by a statement made by Jean Paul GARCIA, Customs AttachĂ© at the French Embassy in Madrid, ant that according to his statement he declared this in the name of the director General of Customs in France.â Cette dĂ©claration a Ă©tĂ© faite devant les magistrats de lâAudience nationale de Madrid.
Effectivement, sâil est vrai que jâĂ©tais beaucoup plus intĂ©ressĂ© par la rĂ©alisation dâune grande « sauterie » (arrestation gĂ©nĂ©rale) en France, ça ne transforme pas pour autant les Douanes françaises et moi-mĂȘme en trafiquant de drogue.
Je continue Ă regretter que les cibles que nous avions en Europe continuent Ă sâĂ©battre librement sans avoir jamais eu Ă rĂ©pondre des trafics quâelles continuent dâorganiser en toute impunitĂ© et je ne comprends toujours pas que moi, lâagent infiltrĂ©, je pourrisse en prison. Me reste en travers de la gorge, lâacquittement de Carlos Hernandez Reumbeaut. Mais pour la justice du Nouveau Brunswick, quâimporte le flacon puisquâelle connĂ»t lâivresse dâune « Life sentence » avec moi.
Je maintiens mon souhait dâun procĂšs oĂč lâensemble des Ă©lĂ©ments dĂ©libĂ©rĂ©ment tus Ă Bathurst soit mis en Ă©vidence et exposĂ© devant une Cour formĂ©e dâun juge avec Jury durant lequel je citerai comme tĂ©moins les personnalitĂ©s suivantes:
Messieurs…
- Michel CHARASSE – Ex Ministre du Budget â SĂ©nateur â Paris – France
- Christian GATARD – Ex D.R des Douanes, Receveur Paris – France
- Jean Henri HOGUET – Ex Directeur DNRED Paris – France
- Joseph LE LUARN – Ex Directeur DNRED Paris – France
- Bernard PUYANET – Ex Directeur DNRED Paris – France
- Jean PUONS – Ex Directeur DNRED Paris – France
- Jean Paul GARCIA – Ex attachĂ© des Douanes Françaises Ă Madrid, Espagne
- Marc LERESTRE – Ex attachĂ© des douanes françaises Ă Londres, U.K
- Philippe GALY – Ex attachĂ© des douanes françaises Ă Londres, U.K
- Bernard ROUX – Ex attachĂ© Ă l’ambassade de France Ă Washington, D.C – USA
- Jean Dominique COMOLLI – Ex D.G des Douanes Françaises – Paris – France
- HervĂ© MAIGNIER – Divisionnaire des Douanes – France
- Jo LE SQUERE – Adjoint au Chef de lâEchelon DNRED de Nantesâ France
- Michel RIBATET â Douanes françaises
- Jean Pierre CAZET – Douanes françaises
- Ernest WHILLEY – Chef du bureau consulaire français de Gibraltar
- Olivier ARRIBE – Consul gĂ©nĂ©ral de France en poste Ă Moncton (N.B.) au moment des faits.
- LoĂŻk HENNEKINNE â Ambassadeur de France Ă Ottawa au moment des faits.
- Andrew COSMA – Solicitor Martin Murray & Associates – West Drayton – Middlesex UK
- Les BENNETT – Solicitor Martin Murray & Associates – West Drayton – Middlesex UK
- Graham TITMUSS – CustomOfficer – Londres (UK)
- John HECTOR – Customofficer – Londres (UK)
- Ian ANDERSON – Customofficer Chef du DĂ©partement CocaĂŻne – Londres (UK)
- David MAY – DEA – Ambassade des Etats Unis dâAmĂ©rique – Paris â France
- Fernando MUĂOZ – SVA  (Servicio Viligencia Aduanera) – AlgĂ©siras â Espagne
La GRC, aprĂšs lâarraisonnement du PACIFICO, avait vendu du matĂ©riel de bord avant de le vendre aux enchĂšres. Le montant de plus d’un million de dollars avait permis de servir Ă diminuer les frais que la GRC avait engagĂ©s dans son enquĂȘte contre les « DIVITO » durant plus de 4 ans.
RĂ©viser cette sentence, aurait seulement abouti Ă dĂ©clencher une cascade de rĂ©vision sur la base de l’Entrapment et au remboursement du Pacifico.
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