La collecte dâinformations confidentielles recueillies Ă lâinsu de tous est une pratique trĂšs ancienne qui pose des difficultĂ©s particuliĂšres Ă une dĂ©mocratie censĂ©e agir en toute transparence…
Il faut distinguer dans le renseignement la collecte et l’exploitation. Une information ne devient du renseignement que lorsqu’elle est exploitĂ©e. Bien Ă©videmment, la collecte de l’information est un art que nous pratiquons tous […]Notamment avec les outils numĂ©riques.
En revanche, nous ne pratiquons pas le renseignement, parce que nous ne l’exploitons pas Ă des fins stratĂ©giques.
« Le secret a pour but de protĂ©ger lâĂtat et nos sources » par Bernard Bajolet, ancien directeur de la DGSE
TĂ©moignage d’un ancien agent du service de la DGSE
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Comment les services secrets sont-ils mis Ă contribution pour appuyer l’action de l’Etat ? Les missions des agents : collecte d’information, recrutement dans les pays sensibles, opĂ©rations de dĂ©stabilisation. Au nom de l’intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de la nation, tous les coups sont-ils permis ? En France, c’est la Direction gĂ©nĂ©rale des services extĂ©rieurs – la fameuse DGSE – qui est chargĂ©e de ces missions. Dans les annĂ©es 90, la DGSE aurait recrutĂ© en ex-Yougoslavie un chef de guerre dont elle aurait financĂ© les activitĂ©s. Or, le Parlement europĂ©en lui impute de nombreux crimes de guerre. En 1988, une militante anti-apartheid a Ă©tĂ© assassinĂ©e en plein Paris. Plusieurs mercenaires français ont Ă©tĂ© mis en cause mais l’affaire n’a jamais Ă©tĂ© Ă©lucidĂ©e. Une enquĂȘte sur les jeux troubles des services secrets français.
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