Environ 20 000 conteneurs sont manipulés chaque semaine dans le port du Havre.
«Sur les ports, lâautomatisation est gĂ©nĂ©ralisĂ©e, des dizaines de milliers de conteneurs circulants chaque jour» et «la douane* est dĂ©passĂ©e», constate Michel Gandilhon qui sans dĂ©tour lâaffirme: « La tĂąche des forces de lâordre est trĂšs , trĂšs difficile. »
* Les services de la douane ont rĂ©pondu nĂ©gativement Ă la demande de reportage sur le port et nâont pas rĂ©pondu aux demandes dâinterview.
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Pourtant des moyens existent pour contrÎler et vérifier ces conteneurs.
Encore faudrait-il que la Douane s’y intĂ©resse!
Aujourd’hui, la CELTICS ne suffit plus pour dĂ©tecter les cibles potentiels.
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Mais dans les faits, les moyens manquent toujours.
« On veut bien croire notre nouveau ministre qui a la volontĂ© de lutter contre les drogues, mais il faut Ă tout prix quâil mette en musique la partition quâil nous joue », demande FrĂ©dĂ©ric Desguerres reprĂ©sentant UnitĂ© SGP police FO pour la rĂ©gion Normandie. Lâantenne havraise du Service rĂ©gional de police judiciaire est submergĂ©e de dossiers et ne sâintĂ©resse quasiment exclusivement quâĂ la cocaĂŻne⊠Les agents manquent. « Au vu de lâimportance des stupĂ©fiants au Havre, lâantenne de la PJ mĂ©riterait dâavoir une rĂ©elle brigade de stupĂ©fiants avec six personnes supplĂ©mentaires, pour avoir au minimum dix personnes qui ne fassent que ça et que les autres enquĂȘteurs sâattaquent au criminel et au financier », demande le reprĂ©sentant syndical.
« Le combat contre ces trafics ne peut absolument pas se mener seul, reconnaissent les magistrats de la Jirs de Lille. DĂ©jĂ au sein de lâEurope, nous sommes en relation sur des affaires avec Europol ou Eurojust. » Des coopĂ©rations ont lieu notamment avec le BrĂ©sil et le port de Santos, oĂč les autoritĂ©s « peuvent nous alerter en amont dâun dĂ©chargement », expliquent les magistrats de la Jirs. Toutefois, avec de nombreux pays, « la collaboration est encore Ă ce jour impossible. Câest compliquĂ© par exemple de coopĂ©rer avec le Venezuela ou des pays qui nâont pas de fichiers ADN ».
Ă cette coopĂ©ration pĂ©nale dĂ©licate, vient sâajouter la complexitĂ© du contexte de libre-Ă©change oĂč environ 20 000 conteneurs sont manipulĂ©s chaque semaine dans le port du Havre. «Sur les ports, lâautomatisation est gĂ©nĂ©ralisĂ©e, des dizaines de milliers de conteneurs circulants chaque jour» et «la douane est dĂ©passĂ©e», constate Michel Gandilhon qui sans dĂ©tour lâaffirme: « La tĂąche des forces de lâordre est trĂšs , trĂšs difficile. »
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