Michel Charasse vient de mourir, et nous allons ĂȘtre inondĂ©s de commentaires dithyrambiques sur ce grand homme d’Ătat…qui fuyait Marc Fievet.
A croire que son Ă©chec judiciaire lorsqu’il avait poursuivi Marc Fievet pour diffamation lui restait en travers de la gorge. En premiĂšre instance comme en appel, il avait perdu!
Lors de la derniĂšre rencontre dans le canton de Puy Guillaume avec Michel Charasse
La derniĂšre interpellation Ă©crite que je lui avais adressĂ©e concernait les dĂ©rapages de la DNRED et en particulier ceux d’Erwan Guilmin de la DOD, restĂ©e sans rĂ©ponse.
Mais que de souvenirs… de ce ministre couillu, utilisant parfois des mĂ©thodes peu conventionnelles pour la clique d’Ă©narques qui lâentourait Ă Bercy. Il arrivait mĂȘme Ă choquer son Directeur GĂ©nĂ©ral de la Douane Jean Dominique Comolli, qui n’est pourtant pas un enfant de chĆur.
En vrac:
–Il nâhĂ©sita pas Ă menacer de faire cimenter les portes et fenĂȘtres du directeur du trĂ©sor Ă qui il rĂ©clamait des cartes « American express » pour les agents des douanes qui infiltraient des rĂ©seaux de trafiquants de drogue..et qui disait que cela Ă©tait impossible. Michel Charasse obtint ces fameuses cartes de crĂ©dit sous 48 heures!
-D’accord pour rencontrer rĂ©guliĂšrement Marc Fievet dans son bureau Ă Bercy, trĂšs souvent en tĂȘte Ă tĂȘte et parfois en compagnie de Jean Domique Comolli, le Dg de la Douane, ou, et de Christian Gatard de la DNRED.
-D’accord pour monter un service parallĂšle d’agents infiltrĂ©s en recrutant dans le service de la DNRED pour une pĂ©riode d’infiltration ne pouvant dĂ©passer 24 mois avec, Ă la sortie une prime de 2 millions de francs 1990, bloquĂ©e dĂ©s le dĂ©part Ă la caisse des dĂ©pĂŽts. L’indien, surnom donnĂ© par Jean Henri Hoguet pour Comolli, s’y opposa farouchement.
-D’accord pour demander Ă Jean Dominique Comolli, qui faisait toujours la gueule quand il voyait Fievet, de bien vouloir le recevoir Ă lâHĂŽtel de Montalembert pour une rĂ©union de travail avec le boss de la DNRED Jean Henri Hoguet et Christian Gatard
-D’accord pour laisser poursuivre la procĂ©dure contre François Sagan qui recevait quantitĂ© de cocaĂŻne par courrier. L’affaire fut pourtant classĂ©e par un procureur aux ordres de Tonton!
-D’accord pour financer 50 % d’un restaurant, « le Saint Georges », Ă Estepona en Espagne pour NS 55 (Marc Fievet) qui avait sa base vie en Andalousie.
D’accord pour rendre visite Ă Marc Fievet Ă Marbella, Ă l’hotel ‘Puente Romano’ situĂ© Ă San Pedro de Alcantara!
D’accord pour que la Douane française indemnise Marc Fievet Ă qui il avait donnĂ© ordre de se dĂ©barrasser du motor yacht ‘Windarra’, rebaptisĂ© ‘TancrĂšde’ suite Ă lâopĂ©ration de Lyon. La Douane française n’a jamais indemnisĂ© Marc Fievet pour la perte enregistrĂ©e s’Ă©levant Ă 1 million 800.000 francs en 1991 (300.000 euros).
-D’accord pour financer Ă 50 % le cargo ‘Melor’ en association avec John Short, un narcotrafiquant anglais. Les fonds, directement sortis du TrĂ©sor, furent apportĂ©s Ă Fievet au Novotel d’Anvers par les douaniers Lesquert et Capitaine.
-D’accord, pour suggĂ©rer et demander Ă Marc Fievet d’envisager de crĂ©er une banque Ă Zagreb, en Croatie, pour mieux connaitre les diffĂ©rentes voies impĂ©nĂ©trables du blanchiment Ă l’international.
Et pourtant, et pourtant, lorsque Michel Charasse quitta Bercy, aucune consigne ne fut donnée à son successeur pour quelques mois Martin Malvy, ni à son successeur Nicolas Sarkozy.
Au contraire, ces ministres interdirent toutes actions d’infiltration en commençant par interdire aux fonctionnaires de se dĂ©placer Ă l’Ă©tranger sans une demande prĂ©alable. Pour les agents infiltrĂ©s fonctionnaires, on les retira du circuit en les mutant trĂšs souvent dans les DOM-TOM.
Pour Marc Fievet, on le laissa continuer son infiltration dans l’organisation Locatelli sans prendre en compte les dangers rĂ©els qu’il encourait.
Qu’il repose en paix sachant qu’il aura pour l’Ă©ternitĂ©, l’Ă©tiquette du ministre qui a lamentablement lĂąchĂ© un de ses collaborateurs, aprĂšs l’avoir envoyĂ© infiltrer les rĂ©seaux de narcotrafic des seigneurs colombiens et europĂ©ens de la drogue.
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