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USA: Chatham narcotics agents seize eight pounds of pot in Savannah bust

FRANCE (Belfort): les agents de la DNRED saisissent plus de 21 000 cachets d’ecstasy

Saisie de plus de 21 000 cachets d’ecstasy par les enquêteurs de Belfort

Publié le : mardi 24 février 2015
Saisie de plus de 21 000 cachets d'ecstasy par les enquêteurs de Belfort
Saisie de plus de 21 000 cachets d’ecstasy à Belfort | © Douane
Les enquêteurs des douanes viennent de démanteler un réseau de distribution de drogues de synthèse qui étaient acheminées par convois de « go-fast ».

Les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) de Belfort viennent de démanteler un réseau de distribution de drogues de synthèse basé dans l’agglomération de Besançon. La drogue était acheminée par convois de « go-fast » depuis les Pays-Bas.

Les investigations menées par les enquêteurs depuis la fin de l’année 2014 ont permis de déterminer la date d’un voyage d’approvisionnement le 21 février 2015.

Un dispositif de contrôle est alors mis en place, dans la nuit du 20 au 21 février 2015, dans le secteur de Saint-Sauveur (70). A 1h30, les agents positionnés sur la route nationale 57 appréhendent un véhicule circulant rapidement avec deux individus à bord. Lors du contrôle, ils constatent qu’une deuxième voiture, avec une personne à bord, fait demi-tour subitement à la vue du dispositif douanier.

Les agents décident alors de poursuivre ce deuxième véhicule et procèdent à son interception sur la commune de Luxeuil-les-Bains. Sur autorisation de la permanence du parquet de Vesoul, ils conduisent la personne contrôlée au siège du service en vue de réaliser une inspection complète du véhicule. Les opérations de fouille et de démontage permettent de découvrir une cache aménagée accessible à partir du passage de roue, renfermant huit sachets de couleur blanche contenant des cachets en forme de « 8 » de couleur bleue.

Au total, 21 262 cachets d’ecstasy d’une valeur à la revente de 159 465 euros sont saisis par les agents. Les premiers éléments d’enquête confirment que la première voiture servait d’éclaireur au véhicule chargé.

Les suites judiciaires ont été confiées à l’antenne de police judiciaire de Besançon.

Contact presse

  • Service de Presse, Nicolas Barraud :
  • Benoît Pascal, Direction des opérations douanières (DNRED) :
Auteur : Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières

MEXIQUE: le nouveau pays du pavot

media Un soldat mexicain coupe des fleurs de pavot sur les collines du Petatlan, dans l’Etat du Guerrero, le 28 août 2013.
AFP PHOTO/Pedro Pardo

Le Mexique est connu pour ses cartels qui font transiter aux Etats-Unis la cocaïne provenant d’Amérique du Sud. On sait moins que ce pays est aussi un producteur de drogue, principalement de marijuana. Mais depuis ces dernières années, il y a une culture qui devient prédominante : celle du pavot, à partir duquel les cartels produisent de l’héroïne, qui inonde le marché américain.

Avec notre correspondant au Mexique,

En dix ans, les surfaces cultivées de pavot se sont multipliées par trois, passant de 4 000 à plus de 12 000 hectares. Mais pour avoir une idée de l’ampleur de ce trafic de drogue, il faut se référer aux saisies réalisées par les autorités mexicaines. Des saisies en forte augmentation durant les deux dernières années. Celles d’héroïne ont quasiment doublé ; quant aux saisies de gomme d’opium – ce latex extrait du pavot à la base de la production d’héroïne – elles ont littéralement explosé, augmentant de quelque 500 % !

Côté américain, l’agence anti-drogue DEA estime que les deux tiers au moins de l’héroïne consommée actuellement aux Etats-Unis proviennent désormais du Mexique, qui en cela a réussi à éclipser la Colombie.

Explosion du trafic d’héroïne

Cette explosion du trafic d’héroïne s’explique par la logique de l’offre et de la demande. Aux Etats-Unis, on assiste à une augmentation inquiétante de la consommation d’héroïne, au détriment de la cocaïne qui n’est plus aussi prisée qu’avant. A tel point que depuis les trois ou quatre dernières années, la consommation d’héroïne aurait plus que doublé.

Face à cette demande, les trafiquants mexicains ont compris leur intérêt : ils offrent désormais une héroïne blanche très pure, alors qu’auparavant ils fabriquaient un produit de moindre qualité connu comme le « goudron noir ». Ils ont compris aussi leur intérêt à contrôler tout le trafic, depuis la culture du pavot jusqu’à l’exportation de l’héroïne, après l’avoir transformée dans de petits laboratoires clandestins situés au nord du pays.

Violence imparable

Les champs de pavots se retrouvent principalement dans deux régions du Mexique. Au nord-ouest du pays, dans ce qu’on appelle le triangle d’or, fief du cartel de Sinaloa, et surtout au sud-ouest, dans l’Etat de Guerrero, où les petits paysans préfèrent désormais cultiver le pavot à la marijuana, car c’est pour eux beaucoup plus rentable.

A lui seul, cet Etat produit plus de la moitié de la gomme d’opium. Mais le problème, dans le Guerrero – rappelons que c’est là qu’ont disparu en septembre dernier les 43 étudiants d’Ayotzinapa -, c’est qu’une dizaine de cartels se disputent ce juteux trafic en cherchant à contrôler la culture du pavot. Ce qui explique la violence imparable qui secoue cet Etat, où certaines régions sont devenues des terres sans foi ni loi.

source:http://www.rfi.fr/ameriques/20150303-mexique-le-nouveau-pays-pavot-opium-etats-unis-cartels-guerrero-marijuana/

→ À (RE)LIRE : Le Mexique s’attaque à l’argent des cartels

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L’ONU déplore la légalisation progressive du cannabis et s’inquiète des «nouvelles drogues»

L’Organe international de contrôle des stupéfiants, rattaché à l’ONU, s’alarme de la multiplication des nouvelles drogues élaborées pour contourner les interdictions, pointant un «problème de plus en plus grave» de santé publique dans le monde.

«L’apparition de plus en plus massive, ces dernières années, de nouvelles substances (…) est devenue un grave problème de santé publique et un phénomène véritablement mondial», note l’OICS, un organe rattaché aux Nations unies, dans son rapport annuel publié mardi lisible ci-dessous.

publié par Liberation.fr

Au 1er octobre 2014, 388 substances distinctes nouvelles avaient été répertoriées dans le monde, soit 11% de plus que l’année précédente et deux fois plus qu’en 2009. Elaborées à grande vitesse dans des laboratoires, les nouvelles substances, parmi lesquelles des cannabinoïdes de synthèse et des phénéthylamines, prennent de vitesse les législations des différents pays. Ces nouveaux stupéfiants bénéficient d’une période de vide juridique pendant laquelle ils parviennent à être commercialisées, notamment via internet avec des sites comme Silk Road. Un tel constat avait déjà été fait en mai 2014 dans le rapport annuel de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies.

«Ces substances sont souvent présentées comme des produits « légaux » ou « naturels » remplaçant les drogues placées sous contrôle, ce qui donne à penser à tort que, si elles ne sont pas placées sous contrôle (…), c’est qu’elles sont sans danger», s’alarme l’OICS. Les pouvoirs publics s’essouflent à suivre leur rythme de mise sur le marché, déplore encore l’organisation.

Grâce à une loi sur les «produits analogues», les Etats-Unis sont toutefois parvenus, l’an passé, à saisir des «centaines de milliers de boîtes» destinées à la vente au détail ainsi que des centaines de kilos de substances en vrac. Cent cinquante trafiquants avaient été arrêtés à cette occasion. Les Etats-Unis sont depuis quelques années un des pays les plus touchés par les nouvelles drogues. Le phénomène s’est aujourd’hui étendu au reste du monde et constitue selon l’OICS un «problème de plus en plus grave». La Chine, considérée comme «l’une des principales sources d’approvisionnement en nouvelles substances psychoactives», selon l’organe, n’est elle-même pas épargnée.

Moins de cocaïne sur le marché

L’organisation note par ailleurs une baisse importante de l’offre mondiale de cocaïne sud‑américaine, avec à la clé «un effet perceptible sur les principaux marchés de consommation». En Amérique du Nord et, dans une moindre mesure, en Europe, l’offre en 2014 «est restée très en dessous des niveaux records atteints autour de 2006», souligne le rapport.

A l’origine de cette évolution, une diminution d’«un tiers environ» des superficies consacrées à la culture du cocaïer – l’arbre à coca – en Colombie, en Bolivie et au Pérou, les trois principaux producteurs mondiaux, entre 2007 et 2013. Aux Etats-Unis, environ 1,8% de la population consommerait actuellement de la cocaïne, contre 2,5% en 2006, et les prix ont augmenté de moitié en six ans, note l’OICS.

L’organisation salue en particulier la Bolivie, où la culture du cocaïer est tombée à «son niveau le plus bas depuis 2002», et où 67 laboratoires clandestins ainsi que près de 6 000 sites de production de cocaïne base y ont été fermés en un an. L’OICS a aussi déploré mardi les légalisations du cannabis en Uruguay et dans certains Etats des Etats-Unis, les jugeant contraires au droit international. L’inquiétude de l’OICS est d’autant plus grande que la teneur moyenne en THC, la substance active du cannabis, a augmenté de 37% en moyenne dans les drogues saisies aux Etats-Unis entre 2007 et 2012, la hausse atteignant même 75% pour le chanvre importé.

L’organisation onusienne s’inquiète enfin de la relance de la culture du pavot en Birmanie, alors que la production d’opium a parallèlement bondi de 17% en un an en Afghanistan, principal fournisseur mondial. Dans ce pays, l’OICS dit craindre à l’avenir «une nouvelle augmentation» de ces cultures avec le départ des forces étrangères de l’Isaf : «Plus la sécurité se dégrade, plus les cultures illicites prolifèrent», rappelle-t-il. En septembre dernier, l’ONU avait reçu des leaders internationaux venus présenter un projet pour «prendre le contrôle» de l’économie des stupéfiants, pointant l’échec de quarante ans de guerre contre le trafic. Parmi les recommandations de cette Commission, elle appelait à «cesser de criminaliser l’usage et la possession de drogues» et à trouver «d’autres options que l’incarcération pour les acteurs non violents du bas de l’échelle du trafic e drogue , tels les fermiers et les passeurs».

LIBERATION avec AFP

SOURCE: http://www.liberation.fr/monde/2015/03/03/l-onu-deplore-la-legalisation-progressive-du-cannabis-et-s-inquiete-des-nouvelles-drogues_1213369
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BELGIQUE – PAYS BAS: trafic international de drogue démantelé

«L’opération antidrogue commune menée jeudi et vendredi derniers par les forces de l’ordre belge et néerlandaise a débouché sur une série de perquisitions et d’arrestations (neuf aux Pays-Bas, une à Liège et une à Courtrai )», a confirmé mardi Frédéric Bariseau, substitut du procureur du Roi de Tournai. Le magistrat et des enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Tournai-Mons ont retracé la genèse de ce dossier et du phénomène des drug runners. Il est ici question d’une organisation criminelle (basée dans le Limbourg néerlandais) structurée à plusieurs niveaux et de polycriminalité, avec des protagonistes prêts à commettre des actes extrêmes de violence (agressions, homicides…) en raison de la concurrence entre réseaux. Ainsi, à Mouscron, une maison servait d’endroit de stockage à la drogue et de repaire aux livreurs. L’un d’eux, un Marocain de 34 ans avait été battu à mort dans cette habitation en novembre 2010: son corps avait par la suite été retrouvé dans un sac à Wattrelos (F).

Un dossier emblématique en matière de collaboration

Des drogues dures (héroïne, cocaïne…) étaient livrées quotidiennement sur le territoire belge selon deux axes de livraisons: l’E17 (pour aboutir du côté de Mouscron-Comines et Courtrai) et de l’E25. Une quantité estimée entre 500 grammes et plusieurs kilos était livrée quotidiennement. La clientèle principale (plus ou moins 250 personnes) était française: le Nord, mais aussi la région parisienne et l’Est. Les livreurs étaient des Néerlandais, des Belges et des Français ou encore des personnes en séjour illégal. Ils utilisaient des véhicules de location ou des voitures volées.

Le réseau Karim est connu et surveillé depuis 2005; il disposait d’un véritable call center à Maastricht qui dispatchait les commandes. Mais la Joint Investigation Team (JIT) mise en place en mai 2014 au départ de Tournai a véritablement permis une plus grande rapidité d’exécution en évitant de passer à chaque fois par des commissions rogatoires: cet outil sur l’entraide judiciaire internationale en matière pénale, offre la possibilité aux enquêteurs belges et néerlandais d’avoir en permanence accès aux données du dossier: «On est passé à un cadre supérieur. » On parle ici d’un réseau très résistant qui a rapporté plusieurs millions d’euros (entre dix et vingt) et qui part de deux familles marocaines installées à Heerlen. Les bénéfices étaient «réinvestis» au Maroc dans l’immobilier, l’achat de véhicules, etc. Des biens ont été saisis par la justice marocaine dans un village.

La semaine dernière, en Belgique, deux livreurs ont été arrêtés à Liège et Courtrai en possession de 281 grammes d’héroïne, 46 grammes de cocaïne et 3 160 euros. Ils ont été placés sous mandat vendredi par la juge d’instruction Demol et confirmés mardi par la Chambre du Conseil

À Heerlen et Rotterdam, une opération d’envergure (onze perquisitions) a été menée pour procéder au démantèlement de l’organisation criminelle et du call center. On y a saisi 19 kg d’héroïne, de cocaïne et d’amphétamines, 15 kg de produits de coupe, 147 000 euros, du matériel de conditionnement (presse, tamis, sachets, balances…), quatre véhicules et des armes.

«Cette fois-ci, on leur a fait mal» estime M. François Farcy, directeur judiciaire Mons/Tournai.

source:http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20150303_00610960&pid=2249043

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Indonesia prepares to execute 9 foreign drug smugglers despite world appeals