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BRASIL: Polícia apreende quase 30 quilos de pasta base de cocaína no litoral de SP | Vale do Paraíba e Região | G1

Droga estava escondida nas rodas dianteiras de um caminhão.
Motorista foi preso em flagrante; droga vinha do Mato Grosso.

Do G1 Vale do Paraíba e Região

Droga foi retirada pelos bombeiros das rodas do caminhão (Foto: Arquivo Pessoal )Droga foi retirada pelos bombeiros das rodas do caminhão na noite desta sexta-feira (Foto: Divulgação/ Polícia Civil )

A Polícia Civil apreendeu quase 30 quilos de basta base de cocaína na noite desta sexta-feira (27) no litoral norte de São Paulo. A droga estava escondida nas rodas dianteiras de um caminhão. O motorista foi preso.

O flagrante foi feito por volta das 20h no trecho final da rodovia dos Tamoios (SP-99), em Caraguatatuba (SP). O motorista do caminhão foi abordado por policiais da Delegacia de Investigação sobre Entorpecentes (Dise), que investiga a atuação do tráfico na região.

Flagrante foi feito após investigação da Dise (Foto: Arquivo pessoal)Flagrante foi feito após investigação da Dise (Foto:
Divulgação/ Polícia Civill)

Segundo investigação da polícia, o caminhão vinha do Mato Grosso e a droga seria distribuída na região.

Para retirar a droga do veículo, os bombeiros foram acionados na madrugada deste sábado (28) para serrar as rodas dianteiras do veículo, onde 28,2 quilos de pasta base de cocaína foram encontradas.

Até a publicação desta reportagem, a polícia ainda averiguava o veículo em busca de mais entorpecentes. Até por volta de 12h, nada havia sido encontrado pelos policiais.

http://g1.globo.com/sp/vale-do-paraiba-regiao/noticia/2015/11/policia-apreende-quase-30-quilos-de-pasta-base-de-cocaina-no-litoral-de-sp.html

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ARGENTINA: Gendarmería secuestró a empleados nacionales 125 kg de cocaína

Los dos detenidos frente al barrio Bicentenario de Tartagal.

http://www.eltribuno.info/gendarmeria-secuestro-empleados-nacionales-125-kg-cocaina-n645355

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FRANCE (Douane – Péage A36): les routiers serbes transportaient aussi du cannabis

27 kilos de cannabis dans leur camion : 18 mois de prison ferme pour les deux routiers Serbes

27 kilos de cannabis dans leur camion : 18 mois de prison ferme pour les deux routiers Serbes

 

 

Les deux routiers Serbes, interpellés lundi dernier sur l’A36 au péage de Saint-Maurice Colombier, comparaissaient ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Besançon.

Les deux individus ont été condamnés à 18 mois de prison ferme, 10 ans d’interdiction du territoire et 282.000 euros d’amende douanière. 27 kilos d’herbe de cannabis avaient été retrouvés dans leur camion.

http://pleinair.net/actualites-regionales-mobile/item/59903:27-kilos-de-cannabis-dans-leur-camion-18-mois-de-prison-ferme-pour-les-deux-routiers-serbes

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Le florissant marché du cannabis aux États-Unis / France Inter

(ré)écouter cette émission disponible jusqu’au 20/08/2018 06h43

La chanteuse Rihanna l’a annoncé hier et nous en avons parlé dans les journaux sur France Inter, elle lance « Ma-Rihanna », sa propre marque de cannabis. Le début des ventes est prévu en janvier prochain dans le Colorado, l’un des états américains où la vente est légale.

Savez-vous qui elle va avoir comme concurrent direct ? Snoop Dogg, qui a lancé en avril dernier ce qui pourrait vite devenir « l’Uber de l’herbe ».

Imaginez une plateforme qui met en relation les vendeurs et les acheteurs de cannabis. Sa startup, Eaze, qui a levé dix millions de dollars il y a huit mois, c’est ça.

En septembre, dernier, il a également lancé l’encyclopédie du trois feuilles: Merryjane.com  ou tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur le spacecake et autres recettes. Vous y trouvez des témoignages des premières expériences, dernières déclarations des politiques sur la dépénalisation (en l’occurrence Sarah Palin), une base de données sur les différents types d’herbe, et une application de localisation des lieux de ventes légaux.

L’un des tubes de Snoop Dogg s’intitule « Smoke weed everyday », « Fumez de l’herbe tous les jours ! » :

Snoop Dogg est en train de faire de cette devise une véritable industrie, avec un fond de capital-risque bien abondé (22 millions de dollars) pour investir dans toutes les entreprises de transformation de marijuana.

Au-delà des stars du show bizz, de nombreux sites se sont engouffrés sur ce marché. Des sites qui flairent la bonne affaire : Weedmaps, une sorte de Tripadvisor mais pour les dispensaires où l’on peut aller fumer.

Ou cette start-up, Meadow, qui veut connecter les cultivateurs, les distributeurs les maisons médicalisées, les patients et leurs médecins. Ou encore Speed Weed, le Allo Pizza du haschich, qui aujourd’hui livre 200 commandes chaque jour et ne cesse de grandir.

Actuellement, tout le secteur fait tourner les têtes de nombreux investisseurs américains.

Un exemple : en avril dernier, Founders Fund a mis plusieurs millions de dollars dans Privateer Holdings, qui possède plusieurs entreprises spécialisées dans la marijuana.

Au-delà du Colorado et de l’État de Washington, le lobbying est donc intense pour pousser d’autres états à légaliser. Beaucoup voudraient notamment que la Californie fasse mieux qu’autoriser le cannabis à des fins thérapeutiques.

Moralité, disent les professionnels de la feuille, faire tourner un joint, c’est aussi faire tourner l’économie.

http://www.franceinter.fr/emission-leco-du-matin-le-florissant-marche-du-cannabis-aux-etats-unis

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FRANCE (Valenciennes): six personnes interpellées pour un trafic de cannabis mené depuis 2012 – La Voix du Nord

Afficher l'image d'origineUne opération de police a été menée, hier, à Valenciennes, contre les trafics de stupéfiants. Six personnes ont été interpellées pour la vente de cannabis, depuis 2012, au quartier de Chasse-Royale.

L’opération de police, finalisée en début de semaine, était menée ce jeudi, à 11 heures. Six personnes, cinq habitants de Valenciennes et un de Bellaing, étaient visées par la brigade des stupéfiants. Du stock à la revente de cannabis, les investigations de la police ont mis à jour le rôle de ces cinq hommes et une femme, âgés de 30 à 40 ans.

Lors des perquisitions, 16 grammes de cannabis et 200 € en liquide ont été retrouvés. Mais les auditions des personnes visées ont confirmé des ventes de cannabis depuis fin 2012 au quartier Chasse-Royale. Les six mis en cause, d’abord placés en garde à vue, seront convoqués au tribunal de grande instance de Valenciennes le 21 avril 2016.

http://m.lavoixdunord.fr/region/valenciennes-six-personnes-interpellees-pour-un-trafic-de-ia27b36956n3185823

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ECUADOR: 550 kilos de cocaína se incautaron en Tababela | El Comercio

Droga Tababela
El costo aproximado de la droga incautada en Estados Unidos sería de USD 70 mil dólares. Foto: Evelyn Jácome / EL COMERCIO
Un camión que transportaba 22 bultos de yute, con 550 kilogramos de cocaína, fue detenido este jueves 26 de noviembre del 2015, en el sector de Tababela, al ingreso del Aeropuerto Internacional Mariscal Sucre. El operativo fue desarrollado por miembros de la Unidad de Investigaciones Antinarcóticos. La Policía informó que al momento del registro del camión con cajón de madera, encontraron un doble fondo, ubicado en la cubierta de la carpa. Allí se había escondido 555 paquetes rectangulares, que contenían una sustancia blanquecina que al ser sometida a la prueba de campo dio positivo para cocaína. El costo aproximado de la droga en Estados Unidos sería de USD 70 mil dólares. Los detalles los dieron a conocer hoy, 27 de noviembre, en rueda de prensa José Serrano, Ministro del Interior; Freddy Ramos, subdirector Nacional de Antinarcóticos; Diego Mejía, comandante General de la Policía, y Edmundo Moncayo, jefe nacional de Antinarcóticos. Las autoridades informaron que suman 72 toneladas de droga incautada y más de 127 bandas dedicadas al microtráfico desarticuladas . Además se desarticularon 57 bandas dedicadas al tráfico internacional. En el último operativo fueron aprehendidos dos ecuatorianos, el conductor del camión y su acompañante. Además, se incautó un auto Chevrolet Sail, placas PBY 6871; el camión Chevrolet Isuzu, placas PCB 7948 y tres teléfonos celulares. Además, gracias al trabajo en conjunto con Flagrancia y Fiscalía, se logró detener en Imbabura, al vehículo que daba seguridad al conductor del camión, quien se dio a la fuga al percatarse de la intervención al camión. Los detenidos fueron trasladados a la Unidad de Flagrancia para ser puestos a órdenes de la autoridad.

Este contenido ha sido publicado originalmente por Diario EL COMERCIO en la siguiente dirección: http://www.elcomercio.com/actualidad/operativo-droga-tababela-narcotrafico.html. Si está pensando en hacer uso del mismo, por favor, cite la fuente y haga un enlace hacia la nota original de donde usted ha tomado este contenido. ElComercio.com

http://www.elcomercio.com/actualidad/operativo-droga-tababela-narcotrafico.html

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ITALIA (Cremona): sorpreso in auto con quattro chili di cocaina, arrestato

Un 24enne albanese è stato arrestato dai carabinieri a Rivolta d’Adda, in provincia di Cremona, per detenzione di droga. Bloccato sulla strada provinciale ‘Rivoltana’ a bordo della sua auto, dietro il sedile posteriore aveva un borsone contenente tre chili di cocaina. Sotto il sedile posteriore, all’interno di una botola, era custodito un quarto pacco, uguale agli altri, contenente un chilo di polvere bianca. Per il giovane, privo di permesso di soggiorno, si sono aperte le porte del carcere.

http://www.liberoreporter.it/2015/11/flash/cremona-sorpreso-in-auto-con-quattro-chili-di-cocaina-arrestato.html

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AERONARCOTRAFICO: usaban « mulas » de Córdoba (Argentina) para llevar cocaína a Málaga – cronica

MALAGA
POLICIALES
La conexión Córdoba-Málaga. (Archivo)

El operativo estuvo a cargo de la Policía de Seguridad Aeroportuaria, juntamente con efectivos de España y fue conducido por el fiscal Enrique Senestrari. Por el hecho, que comenzó a investigarse en noviembre de 2014 hay siete detenidos, dos en la provincia argentina y los restantes en la ciudad española.

La banda estba liderada por un ciudadano colombiano radicado en España, que contactaba a « mulas » residentes en Córdoba para que llevaran la droga a Málaga.

En distintos operativos realizados por fuerzas de seguridad de ambos países fueron detenidas siete personas, tres de ellas argentinas, y se secuestraron 12 kilos de droga impregnados en prendas de vestir, informaron fuentes de la Policía de Seguridad Aeroportuaria (PSA).

La investigación se llevó a cabo de manera conjunta con fuerzas de ambos países y estuvo a cargo del fiscal federal 1 de Córdoba.

Dos de los detenidos son mujeres cordobesas que fueron atrapadas en esa provincia, mientras que un tercer argentino fue apresado cuando llegó al aeropuerto de Málaga, con una valija en la que llevaba 33 prendas de vestir impregnadas con 12 kilos de cocaína.

Los otros cuatro apresados, son el colombiano sindicado líder de la banda y otras tres personas, que fueron arrestados en Málaga y Sierra Nevada, en la provincia española de Granada.

La investigación comenzó en noviembre del año pasado, cuando a raíz de escuchas telefónicas realizadas en una causa por un secuestro extorsivo cometido en la provincia argentina de Córdoba surgieron elementos que alertaban sobre la existencia de una organización de narcotraficantes.

Tras ese descubrimiento, el fiscal federal Senestrari comenzó una pesquisa, para la cual convocó a efectivos de la PSA.

Los reclutados eran personas de muy bajos recursos, residentes en barrios marginales de Córdoba, a quienes preparaban para hacerlas pasar como turistas de clase media que viajaban a Europa.

Para ello, explicaron los informantes, a las dos cordobesas ahora detenidas se encargaban de vestirlos con ropa de marca y hasta les pagaban tratamientos de ortodoncia para mejorar su aspecto.

El colombiano, en tanto, se encargaba desde España de contratar y pagar los pasajes y era quién decidía el recorrido del viaje a realizar.

Al arribar al aeropuerto español, la policía de ese país monitoreó sus movimientos y lo siguió hasta que se encontró con el colombiano sindicado líder de la banda, momento en que ambos fueron apresados.

Tras esos arrestos, se llevaron a cabo en España tres detenciones más: la de una asistente del líder de la banda y la de dos hombres que se encargaban de la distribución y venta de la cocaína, que fueron localizados en Sierra Nevada, Granada.

En tanto, en Córdoba, Argentina, fueron detenidas las dos mujeres encargadas de los reclutamientos.

La operación internacional fue denominada « Marcos Pampa », Marcos en alusión al recluso que dirigía el reclutamiento de « mulas » y Pampa, que fue el término elegido por la Policía Española.

http://www.cronica.com.ar/article/details/48715/usaban-mulas-de-cordoba-para-llevar-cocaina-a-malaga

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AERONARCOTRAFIC: Coke en stock (CV) : deux « Air Cocaïne » ???

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 30 novembre 2015

Un peu étonnante, cette appellation « d’Air Cocaïne » pour le Falcon coincé depuis deux ans sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana (1) et ses occupants récemment lourdement condamnés (20 ans !) sur place. Pour moi, le vocable était celui, plutôt, que portait depuis 2009 l’extraordinaire Boeing 727 retrouvé calciné en plein désert au MaliLe début de cette série, justement, alors que nous voici au numéro 105, aujourd’hui, tiens. Les deux affaires ont-elles des liens ? Peut être bien, car derrière les deux des ramifications européennes existent bel et bien : on a bien affaire à une mafia internationale… aux assises françaises assurées, comme l’a dit d’ailleurs l’un des pilotes condamné récemment (1). Une mafia tellement puissante qu’elle peut défier des Etats ; ou s’accommoder des chefs d’Etats, comme elle l’avait fait visiblement avec Amadou Toumani Touré (ATT), et comme elle l’avait fait plusieurs décennies auparavant avec le président du Mexique… Carlos Salinas de Gortari, très lié à une certaine famille texane… Retour d’abord au Mali, avant d’évoquer des faits assez extraordinaires apparus ces dernières années…

cockpit_mali_boeing-354abL’affaire du transport d’un tonnage aussi conséquent de cocaïne fait en effet penser, dans une moindre mesure, à ceux effectués au temps de Pablo Escobar, dans les années 80, ou évoque aussi l’affaire trouble du 727 malien de 2009, dans laquelle les services secrets français semblent s’être beaucoup activés pour épargner dans un premier temps le président Amadou Toumani Touré (ATT), complice visiblement des narco-trafiquants. C’est la DGSE (malienne et non française) qui avait bloqué l’accès aux ruines fumantes de l’appareil, bloquant l’accès aux débris du Boeing 727, rappelons-le (mais quel était sa liberté exacte face à son homologue français, déjà bien présente dans le pays ?). Comme le précisait Wikileaks, en tout cas, on avait bloqué l’accès aux ruines encore fumantes (2) :

 

wiki-20847

Un agent plutôt trouble

On a retrouvé après les vestiges où les détails de l’identification de l’avion avaient été enlevés avec minutie, l’incendie n’ayant pas tout détruit… Les américains avaient fort peu apprécié, comme d’ailleurs les algériens : « en novembre 2009, lors d’une rencontre avec le commandant de l’Africom à Alger, le géArtemisia_annua-82637néral Ward, le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, avait qualifié le Président ATT d’ être l’ami des voleurs et des victimes en même temps’’ explique Mali Jet. Bref, ça se savait en haut lieu qu’ATT trafiquait !!!  Ici, en France, on se souvient surtout de l’effervescence montrée alors par le président français lors de l’affaire, venu faire la leçon au même ATT devant les objectifs des photographes et son souci premserge-daniel1-d0d66ier d’aller récupérer au plus vite Pierre Camatte, dont beaucoup faisaient dans la presse un membre (très discret) de la DGSE française, justement.  Venu là probablement pour observer le trafic, en se présentant comme un humanitaire bénévole désireux d’implanter sur place une plante capable de lutter contre le paludisme, l’Artemisia Annua (L’armoise annuelle ou qinghao). Le procédé étant lui-même controversé. A ce jour, l’homme n’a toujours pas confirmé l’assertion et la même plutôt catégotiquement démentie. Mais on se souvient ici du lapsus du coordonnateur national du renseignement à la présidence de la République, Bernard Bajolet, passé depuis à la tête de la DGSE...à son propos, lors d’une audition du Sénat. Venu prendre des renseignements sur les filières d’otages ou sur le trafic de drogue ??? (En photo Serge Daniel, le correspondant de RFI au Mali, en reportage dans le nord du pays en 2009, devant l’épave du fameux Boeing « Air Cocaïne » (N°1 ?) : le premier aussi à l’avoir décrite précisément et à s’être posé les bonnes questions au sujet de cet événement).

L’envoyé de Sarkozy fort actif sur place

En tout cas, le pouvoir en France à ce moment là s’intéresse beaucoup à la région, avec d’autres envoyés… officieux. En 2009, Bajolet était un ancien directeur général des services du département des Hauts-de-Seine, devenu conseiller à la présidence de la République sous Nicolas Sarkozy qui officiait alors à la tête des services secrets français, héritiers de la Françafrique de Foccard. gadoulet-2-daf10Lors de sa nomination en 2008 à la place du chiraquien Pierre Brochand, la presse l’avait présenté comme un « fidèle » du président Sarkozy.  Un autre personnage est aussi important à la même époque, qui avait quitté la DGSE en 2008, c’est Jean-Marc Gadoullet (ici à droite) un ancien colonel du 11e choc, arborant Croix de guerre et Légion d’honneur, très présent lors des prises d’otages au Sahel, son terrain de prédilection, grâce à ses contacts privilégiés avec Ahmada Ag Bibi, l’un des lieutenants d’Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Dine (ici à gauche (3)). Gadoullet, avec un tel répertoire et un tel agenda, devait être obligatoirement au courant de l’étendue du trafic. al_galy-2-56670Et notamment des passages réguliers de gros porteurs venus directement d’Amérique du Sud. Ses liens étroits, également, avec Mami Coulibaly, le patron de la DGSE malienne devait pour sûr lui avoir ouvert les yeux sur ce qui se tramait à Tarkint. Lorsque il négociera la libération de trois otages d’Areva, dont Françoise Larribe, devant le terrible Abou Zeid, rencontré à sept reprises, en annonçant un peu vite le paiement de 12 millions de rançon (et 20 voire 25 en octobre 2013 pour les autres otages), Gadoullet scellera de fait la chute de Coulibaly : ATT n’ayant pas supporté que le premier informé ait été Sarkozy, que le responsable malien avait appelé en premier, et non lui-même !!! Des responsables de la sécurité malienne parlant en priorité à Nicolas Sarkozy, pour quelle raison exactement ? Par seule défiance d’ATT, leur supérieur hiérarchique attitré ??? Quelle étrange procédure !

Les notables maliens noyés jusqu’au cou dans le trafic

mali_jet-d5190Mali Jet en fait ici le 10 mars 2014 un résumé affligeant, de cette implication présidentielle malienne dans le trafic, bien plus intense que ne le laissait entrevoir l’épave calcinée, simple bout d’un immense iceberg : « c’est en 2009, avec l’affaire ‘’Air Cocaïne’’ que la preuve de l’implication de l’ancien chef de l’Etat, ATT, dans le trafic de drogue, a été établie. Pour preuve, entre novembre 2009 et février 2010, au moins quatre atterrissages en territoire malien, d’avions bourrés de cocaïne, ont été autorisés par Koulouba (la présidence) ». L’accusation est en effet grave : c’est bien celle d’une collusion entre le pouvoir et les trafiquants : »le cas le plus médiatisé fut le Boeing 727 d’Air Cocaïne, calciné à Tarkint, au nord de Gao, après qu’on l’ait débarrassé de son contenu. baba_ould-c8353Selon ce rapport accablant, en novembre 2009, c’est le maire de Tarkint, Baba Ould Cheick (ici à droite), les officiels de Gao, et le maire Sadou Diallo, qui étaient présents pour accueillir les quelques tonnes de cocaïne qui furent toutes déchargées avant qu’on ne leur fit prendre une destination inconnue. Ce Baba Ould Cheick aurait également été présent lors de l’atterrissage d’un avion cargo sur la piste de Néma, près de la localité de Kita, à 76 km de Tombouctou, le 25 janvier 2010. Plusieurs tonnes de cocaïne ont été déchargées et il a fallu quatre rotations de six véhicules 4×4 pour transférer la drogue en un lieu non déterminé. Les véhicules auraient été escortés par des hommes d’AQMI lourdement armés ». Terrible révélation d’un trafic régulier de gros porteurs, avec un président qui fermait les yeux, au point de laisser des terroristes reconnus venir directement se servir à l’arrière des appareils. Incroyable scénario, digne d’Hollywood !

Pas un seul atterrissage, mais plusieurs !!!

nema-55242C’est un fait qu’il n’y avait pas eu un vol de fort tonnage de coke, mais plusieurs. Aujourd’hui, personne ne le nie plus. « Cet émissaire d’ATT, Baba Ould, a accueilli un autre appareil à Ain In Esseri, prés de Tinzaouten, le 9 février 2010. Mais le hic est que de tels atterrissages se seraient produits également au sud et à l’ouest du pays. En témoigne cet avion qui a déchargé, le 6 février, 4 tonnes de cocaïne prés de Kayes, en présence de plusieurs responsables locaux et de militaires basés à Nampala ; ces derniers ayant même balisé la piste. Rien n’indique dans le document que ces commis de l’Etat étaient mis au parfum du contenu de l’appareil dont le lieu et les conditions d’atterrissage étaient, quand-même, plus que suspects ». En somme, le trafic durait depuis des mois, voire des années : de gros porteurs avaient remplacés les « Mermoz » qui officiaient sur petits bimoteursou plutôt, comme au temps de Barry Seal aux USA, effectuaient des rotations alternées. Un jour un petit Cheyenne (ici un Piper PA-31T, modèle américain, N85GC, détenu il y a quelques temps maintenant par un français), un autre… un énorme Antonov ou un vieux Boeing… pour amener la coke. Rappelons ici cette analyse de l’adaptativité remarquable des trafiquants au fur et à mesure des saisies, ou les tarfis des pilotes pour faire le trajet du Venezuela à la côte Ouest africaine : entre 200 000 et 300 000 dollars l’expédition !!

Un gros porteur russe de prévu 

« L’un des avions de l’Organisation a été capturé en Sierra Leone en juillet 2008 avec des plus de 1.320 livres de cocaïne à bord. Les membres de l’équipage et leurs contacts locaux – trois Colombiens, deux Mexicains, deux Vénézuéliens et un homme de Guinée-Bissau – ont été condamnés en Sierra Leone en avril et extradés vers les États-Unis. L’arrestation fait suite à deux vols de cocaïne similaires, l’un d’un avion vénézuélien. Cet avion avait atterri en Mauritanie, sur la côte ouest de l’Afrique, et un autre d’un avion prêt à décoller pour l’Afrique du Venezuela, mais il est difficile de savoir si le même gang en était responsable. En 2009, l’Organisation a acheté un avion de fret en Moldavie qui est capable de transporter 7 tonnes de cocaïne à un moment, dit la DEA (c’était l’avion de Yaroshenko,un des pilotes de Viktor Bout, un énorme Ill-76). Le gang prévoyait d’utiliser l’avion pour des expéditions à travers l’Afrique de l’Ouest en utilisant les coordonnées de navigation par satellite. Des gangs africains feraient alors passer clandestinement la drogue en Europe. D’autres contrebandiers ont apparemment la même idée. Le 2 novembre, une tribu a trouvé la carcasse incendiée d’un Boeing 727 stationné dans le sable dans la région de Gao au Mali. Il y avait des barils vides de carburant à proximité (on notera quil n’y en avait plus sur les clichés…). Les enquêteurs pensent que l’avion venait du Venezuela et qu’il été utilisé pour la contrebande de drogues, Comme l’a dit Schmidt, le directeur régional de Office de l’ONU contre la drogue et le crime, lors d’une conférence le 16 novembre, selon le service fonctionnel de nouvelles Agence France-Presse. Le Mali n’a pas commenté les dires de Schmidt. En décembre, Antonio Maria Costa, chef de l’ONU Office contre la drogue et le crime, a appelé la découverte de la 727 « un nouvel exemple des liens entre la drogue, la criminalité et le terrorisme. » 

Des trafiquants liés à l’intelligentsia locale

3930024-5926720-a5311A noter qu’en Mauritanie, j’avais retrouvé en 2011 la trace d’un trafiquant français lié à Chbih Ould Cheikh Melainine (ici à droite), un élu local titulaire d’un « passeport pour la liberté », décerné en 2003 par le Parlement européen, et lié également à Mohamed Ould Haïdalla, le fils de Mohamed Khouna Ould Haïdalla, le lieutenant-colonel de l’armée, devenu président de la Mauritanie entre 1979 et 1984. Eric « Mika » Walter, alias « Amegan », en cheville avec un baron colombien et un trafiquant… algérien. On avait intercepté sa camionnette avec à bord 762 kilos de cocaïne (14 millions d’euros) correspondant à un « arrivage » par petit porteur bimoteur. Et là encore, même scénario  : « A bord du véhicule, deux espagnols : Miguel Calderon Angel et son compatriote Juan Carlos Perro, un mexicain, un sahraoui du nom de Bouya Ahmed, et le propriétaire du bus Mohamed Ahmedou. Tous seront arrêtés… et vite libérés. De quoi écœurer les policiers mauritaniens, ravis de leur prise. » avais-je écrit. « Deux autres personnalités ont été mises en cause. La première est un homme politique très connu, Chbih Ould Cheikh Melainine, incarcéré pendant des années sous le précédent régime. Ses accointances avec les rares protagonistes connus de l’affaire (dont le fils de l’ex-président) lui ont valu d’être longuement entendu par la police avant que le dossier le concernant ne soit « classé sans suite » avait écrit Le Monde le 31 avril 2007après l’arrivée du petit bimoteur à Nouadhibou. L’homme avait travaillé auparavant au sein de la SpoissonOFRIMA celle chargée des pêcheries (à gauche un extrait de « Le Dossier de la Mauritanie  » d’Attilio Gaudio). Sur sa page Wikipedia, aucune trace de son implication. Le Cridem criera à l’époque à la chasse aux sorcrières des journalistes quand ceux-ci évoqueront le cas de Chbih Ould Cheikh Melainine… : « l’affaire de la drogue, au lieu de livrer ses véritables contours à une opinion toujours sur sa faim, s’est tout simplement transformée en une cabale dirigée contre le maillon faible : la presse. Après avoir essuyé la colère des hommes d’affaires, les journalistes sont sous les griffes d’hommes politiques. La machine de la poursuite judiciaire n’a jamais aussi bien fonctionné pour terroriser le 4e pouvoir. Comme si on veut pousser les journalistes jusqu’au dernier retranchement. Cette manière d’agir s’apparente à une volonté délibérée d’étouffer la liberté de la presse« . Une presse qui savait prendre des photos pourtant : en 2012, un cliché montrait Chbih Ould Cheikh Melainine avec comme décor derrière lui le chef du hezzbollah Sayyed Hassan Nasrallah, et de Mohamad Mughniyeh, tué à Damas en 2008…

Et un français, Eric Walter, à la tête du réseau !

Walter avait pourtant tout déballé lors de son interrogatoire : embour saisie 2007n fait, « Eric Walter Ameganprénommé aussi Mika est un franco-congolais, âgé de 27 ans, au moment de son extradition, le 20 janvier 2009, par le Sénégal, vers la Mauritanie. Principal accusé dans les diverses affaires de transit de drogue qui secouent le pays, il se singularise, des autres détenus, par la densité et la précision de ses aveux. Il y livre les noms des réseaux avec lesquels il coopère, outre-Atlantique et en Guinée Bissau. Dans ses aveux, il participe à la séquestration puis à la torture de son complice Mini Ould Soudani avec l’aide de Sid ‘Ahmed Ould Taya, officier de police. Il reconnait avoir projeté de faire atterrir, en Mauritanie, un avion chargé de stupéfiants en provenance de l’Amérique Latine. » On apprend par la même occasion lors de la demande d’extradition d’Amegan du 20 avril 2009 d’où il est originaire exactement : « est autorisée l’extradition du nommé Eric Walter Amegan, né le 31 octobre 1972 à Paris XIV (France), de Augustin et de Bénédicte Géoffry, agent immobilier, demeurant à la Résidence Mangrove Saly, Mbour » dit le décret signé du premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré et du président de la République, Abdoulaye Wade. Il habitait Mbour, un des hauts-lieux du trafic de drogue au Sénégal ! Là où on a retrouvé échoué un petit bateau avec encore à bord des tonnes de cocaïne, et un peu plus tard la maison des trafiquants qui attendaient d’être livrés.  « Le 27 juin 2007, la gendarmerie sénégalaise a saisi 1,2 tonne de cocaïne sur une plage de M’bour, à 100 km au sud de Dakar. Le 30 juin 2007, une autre cargaison de 1,2 tonne a été saisie dans une maison non loin du lieu de la première saisie. Sept personnes ont été arrêtées » note le rapport d’octobre 2007 de l’ONU « sur la situation du trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest »

Deux super-avocats pour le défendre !

Mais il y aura plus étonnant encore car Walter, pourtant condamné en un premier temps à 15 ans de prison, (c’est 30 habituellement, mais il a avait eu comme défenseurs deux ténors français : Eric Dupont-Moretti et Jacques Vergès)., s’est retrouvé… libre à la suite d’une bien étrange intervention comme je l’avais aussi découvert : « Condamné à 15 ans comme sa victime, un décret présidentiel du 15 février 2011 leur accorde une réduction de peine de 5 ans. En profitera, également, Sid’Ahmed Ould Taya, correspondant d’Interpol en Mauritanie durant la période de commission des faits mais dont la peine initiale ne dépassait pas 7 ans. Il sortira de prison un peu plus tôt. Le 23 février, soit une semaine après la remise, l’ambassadeur de France à Nouakchott s’entretient avec le Ministre de la Justice, Abidine Ould Khaïry. Rien ne filtre de l’entrevue. Un premier pas est franchi, seulement deux mois après le séjour de Antonio Injai à Nouakchott et son audience avec le Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Pourquoi s’arrêter en milieu de pente ? Le 13 juillet 2011, Eric Walter et 30 autres sur les 32 prévenus sont acquittés par la Cour d’appel de Nouakchott » s’émeut Adrar Info, qui fait un lien direct entre l’intervention de l’ambassadeur français et la libération d’Eric Walter ! « Cette étonnante mansuétude renforce en effet l’idée d’un pouvoir mauritanien décidément très lié aux réseaux de drogue du pays« , avais-je conclu.

La fuite d’ATT

ATT, en ce qui le concerne, a depuis fuit le pays pour se réfugier au Sénégal, où il a témoigné le 30 mars dernier devant des juges français sur une autre affaire : celle des fonds lybiens qui auraient été versés à Nicolas Sarkozy. Comme le rappelle en effet ici RFI Afrique, c’est en effet le malin Amadou Cheikh Bani Kanté, qui coordonnait le LAP, les fonds d’investissement libyens au Mali. A la lecture de cet affligeant dossier à charge, on comprend mieux l’intérêt ou le but de l’intervention française qui a suivi… le changement de président français et le départ pitoyable d’ATT, finalement lâché par l’Elysée, à savoir par un Sarkozy ulcéré… par l’attitude du chef d’état Malien, toujours tout sourire lors de ses rencontres.

Le rôle des USA et de l’Algérie dans l’affaire

base-secrete-americaine-c49a4Ce qui avait été la pierre angulaire de la discorde, c’était bien entendu le refus d’ATT de l’accord de réadmission sur l’immigration, ou celui de la base française à Mopti, mais aussi un fait oublié qui avait fort déplu à l’Elysée : « au même moment, les Américains renforçaient leur coopération militaire avec le Mali, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Des manœuvres militaires entre les forces des deux pays se succédaient à un rythme soutenu, soit à Bamako et/ou dans les localités du nord. Ce n’était guère un secret, les Américains s’étaient confortablement installés à Gao. Cette présence américaine agaçait l’Elysée. Et ATT, à cause de cette présence américaine au nord, s’est retrouvé dans le collimateur de la France de Sarko et du voisin algérien (qui considérait le nord du Mali comme une arrière cour). » Des américains en fait fort bien équipés en moyens de surveillance, grâce à leurs avions espions déguisés en appareils civils, ceux dont je vous ai parlé ici, ou de leurs P-3 Orion décollant de leur base secrète algérienneLes algériens étant eux-mêmes équipés d’avions américains, des Beechcraft 1900 Hisar équipés par Raytheon (ils en ont 6 exemplaires), susceptibles aussi de détecter les trafics.

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Le choix d’ATT

Des américains au courant du trafic de drogue, et qui, à coup sûr, pistaient aussi les trajets transatlantiques des narco-trafiquants. Ayant capturé Viktor Bout à Bangkok en 2008, ils avaient aussi appris les projets du célèbre trafiquant en ce qui concerne l’usage d’un gros porteur russe (un Ill-76 et Antonov 12 pour faire le relais !) piloté par Konstantin Yaroshenko, pour effectuer les mêmes rotations que celles du Boeing du désert ! Le pauvre se fera lui aussi pincer  : lui aussi à pris 20 ans Qui donc exactement pouvait craindre de voir découvert l’incessant ballet d’avions gros porteurs se posant de nuit en plein désert malien, les soutes gorgées de coke ? Qui était au courant, et qui laissé faire ? Non, décidément, dans cette affaire, comme dans toute affaire ou la cocaïne se compte en tonnes, on n’arrête pas d’être surpris. Dans un premier temps, on songe à ATT lui-même. Or c’est justement lui qui a souhaité la présence américaine et non la française ! En 2009, il faut bien le constater, l’armée malienne balbutie toujours sa lutte contre le terrorisme contre AQMI. et à cette époque, le Mali a le soutien de l’équipe Bush. Et comme on sait que où il y a de la drogue, il y a la CIA qui suit… on imagine vite un scénario déplaisant pour Paris. Les avions espions US continueront à circuler au Mali, au point de ne plus afficher leur livrée « civile », et d’arborer le look militaire de la base dont ils sont issus. En janvier 2014, en pleine opération Serval, on verra ainsi un débarquer à Gao un U-28A du Special Operations Command, immatriculé 070821, (c’est justement l’ex Sierra Nevada Corporation, N821PE) qui appartient au 319e Special Operations Squadron installé à Hurlburt Field; Plus besoin de se dissimuler !

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Les bourdes américaines

toyota-2-b37ddEt en fait de formation, comme j’ai pu ici l’expliquer, les américains commettront de belles bourdes. En offrant notamment aux militaires maliens des Toyota que l’on retrouvera peu de temps après… chez l’adversaire, revendus une bouchée de pain à en révolter le New York Times, qui écrit, dépité, le 13 décembre « ce qui est pire, aujourd’hui, c’est que la rébellion islamiste utilise les soldats et les officiers formés par les américains qui ont fait défection de l’armée régulière du Mali l’an dernier, en emportant avec eux leur formation de la lutte contre le terrorisme, leurs compétences de combat avancés, ainsi que leur connaissance des méthodes de renseignement occidentaux. La France est maintenant à affronter un ennemi islamiste que les Etats-Unis ont involontairement aidé – et les Etats-Unis peinent aujourd’hui à offrir de l’aide » reprend l’opposition droitière à Obama. En ajoutant que « le coup d’Etat au Mali – effectué par un officier formé par les américains – a surpris le renseignement américain autant que les transfuges du Mali ont fait équipe avec d’ex-soldats libyens et des milices islamistes pour se fabriquer une oasis d’Al-Qaïda dans le nord du pays. Les mêmes unités formées par les USA qui avaient été considérées comme le meilleur espoir de repousser une telle avance se sont retrouvés à la fin, comme étant la clé de voûte dans la défaite militaire du pays », note encore amèrement le New-York Times. On peut lire ici une analyse similaire, que j’ai rédigée en janvier 2013.

L’intervention française, pour mettre fin au trafic

soldats français maliCar c’est bien le trafic de drogue, qui alimente les terroristes, ce à quoi on s’est (enfin) attaqué, lors de l’opération Barkhane… (lire ici le compte-rendu fait par Rand) avec bien du retard, il est vrai, la presse n’ayant pas échappé au non dit. L’Express mettra en cause nommément Baba Ould Cheikh le 21 mars 2013 seulement… révélant dans son article l’ampleur des dégâts dans la société malienne, et jusque dans la vie politique : « les narcos achetaient les élections locales et faisaient élire certains députés », raconte Mohamed Ould Mahmoud, consultant pour des ONG. Drapé d’un boubou blanc, ce membre d’une grande famille berabiche (arabe) de Tombouctou, poursuit : « Le régime d’ATT a laissé certains clans, liés au trafic, armer des milices pour combattre les rebelles touareg. Quitte à attiser les rivalités entre communautés et à faire du Nord une « narco région »… » Deux ans après, le problème était toujours présent semble-t-il, mais cela pointe davantage désormais vers les pays voisins, dont la Guinée Bissau, éternel mauvais élève de l’Afrique : « l’argent sale de la grande criminalité achète tout », s’inquiète ce fin connaisseur des questions de sécurité. « Le responsable d’un convoi de drogue touche 20 000 dollars et il peut garder le pick up. Un officier supérieur gagne lui un million de francs CFA (1520 €) par mois et un trafiquant peut lui en proposer beaucoup plus d’un coup s’il ferme les yeux. C’est par de tels moyens que les narcos ont pris possession de la Guinée Bissau » Une Guinée Bissau cet été en pleine tourmente politique, après des années de luttes intestines violentes.

La troublante rencontre Sarkozy-ATT

sarkozy-att-2-56d79Que s’est-il dit lors de la rencontre haute en couleurs entre Sarkozy et ATT lors du retour du premier en février 2010 de sa visite au Gabon, on ne le saura peut-être jamais, mais pour le site Mali Jet il aurait pur s’agir d’une forme de… chantage bien particulier : « comme si cela ne suffisait pas, Baba Ould allait encore faire parler de lui peu après, cette fois en tant qu’émissaire d’ATT auprès d’AQMI, afin de faire libérer un otage français, du nom de Pierre Camatte, suite à un chantage de déballage que le Président Sarkozy faisait peser sur les autorités maliennes. Le document n’informe pas sur le niveau d’information de Sarkozy par rapport à ces activités criminelles, encore moins s’il avait ou pas de quelconques intérêts directs ou indirects sur ce trafic de drogue de la dimension du cartel de Medellin. La plupart des suspects arrêtés ont été libérés sur ordre d’ATT ; le cas de Mohamed Ould Awainatt, un narcotrafiquant de Gao, en est une parfaite illustration. » images-5-17-583b2En somme, selon le magazine malien, Nicolas Sarkozy, très certainement, savait ce qui se passait sur place question trafic ; dans lequel un français avait été pris dans la nasse (Eric Vernet, gérant d’une petite affaire d’aviation dont les appareils faisaient aussi du convoyage d’or provenant des mines, comme on peut le lire ici). L’avion de Vernet avait été vu en Guinée Bissau emportant les fameux « sacs de ciment »…Mais Sarkozy été contraint de prendre langue avec un trafiquant notoire pour récupérer son envoyé. Il savait obligatoirement, donc ce que faisait ou dissimulait ATT, bien renseigné par la DGSE. Et donc aussi ce qu’il y avait dans les avions venus se poser dans le désert ! Peut-être qu’un jour aussi on retrouvera l’un des acteurs français de cette saga « d’Air Cocaïne N°1 », le fameux Éric Vernet… qui sait. Il court toujours, aujourd’hui, comme son ami Miguel Angel Devesa, l’ex flic ripoux espagnol, qui lui n’avait pas hésité à découper son complice Juan Carlos Soto Garcia, un Colombien, à la scie électrique… rappelons ici qu’ils ont tous été relâchés par la justice d’ATT !!! Dont le tronçonneur de trafiquant, aujourd’hui toujours en liberté, celui qui avait amené un camion citerne auprès du 727 posé à Tarkint pour lui permettre de redécoller : le kérosène, frelaté, avait mis fin aux espoirs des trafiquants ! J’ai moi-même traité le sujet de l’importance majeure du trafic de cocaïne au Mali lors d’une suite d’articles lisibles ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131180

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131319

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131320

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131321

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131348

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131435

Retour sur « Air-Cocaïne 2 »

punta_cana_falcon-cd446Quittons le Mali et revenons donc à l’un des principaux acteurs « d’Air Cocaïne II« , l’avion de Punta Cana, si on considère que le 727 incendié à Tarkint était l’Air Cocaïne I... C’est un internaute bien au fait de l’aviation, dont l’avatar est « Falcon » – est le même qui sévit chez Agoravox souvent sur le même ton souvent sarcastique mais toujours ultra-précis, car notre homme a de la bouteille question informations aéronautiques) qui nous glisse ici en forum une affirmation ramenant des années en arrière : « Alain Castany. Beaucoup ont relevé ses exploits de « courtier » (qu’il n’était pas) de la compagnie d’assurance Axa. Mais il y en a d’autres. Ce « serial entrepreneur », a monté et géré pas moins de 8 entreprises qui ont toutes fini en liquidation judiciaire. Regardons de plus près l’une d’entre elles, Global Aérofinance qui, de novembre 1989 à juin 2006, a acheté et revendu 26 avions et hélicoptères, dont les Caravelles F-BJTU et F-GJDM en septembre 1994 qui se sont retrouvés aux mains d’un cartel de narcotrafiquants colombiens ! Ces cartels ont acheté un total de 10 Caravelles, dont 2 autres à Francis Lagarde, repreneur de la compagnie Europe Aéro Service. Le prix officiel était de 1,9 million de dollars, plus 1 million versé discrètement aux colombiens sur un compte bancaire panaméen … »  En fait cette assertion est à relativiser : Castany, en broyer ne pouvait pas savoir nécessairement qui véritablement achetait les appareils, à moins de rencontrer les trafiquants en personne (on va voir que d’autres l’ont fait à sa place…), et en prime les appareils qui ont été vendus sont en plus passés entre plusieurs sociétés d’Amérique du Sud comme on va le voir : difficile d’assurer l’assertion faite sur le net. La charge semble donc un peu lourde. Mais elle a le mérite de faire revenir plus de trente ans en arrière…. et laisse subsister un gros doute dans l’esprit. Car effectivement, qu’il y ait eu ou non implication, des appareils français, les fameuses Caravelle, fleurons de l’industrie aéronautique des années 60 ont connu 30 ans plus tard une toute autre gloire, ou plutôt une triste fin, comme transporteurs de quantités astronomiques de cocaïne… plus de 10 fois par vol ce qu’emportait le Falcon saisi à Punta Cana ! Ce que révèle surtout l’affirmation, c’est que notre homme avait travaillé pour le sulfureux Lagarde… voilà qui nous ramène à la même chose, en fait. Mais il y a deux décennies et plus, déjà… ce qu’on va voir dans un autre épisode !

Des Caravelle ???

caravelle_F-BJTU-1-d1d05Car ce qu’il faut noter, plutôt, ce sont les appareils eux-mêmes dont la traque révèle de belles surprises. Revenons donc pour cela près de 20 ans en arrière. Six SE-210 (Super Caravelle 10B3) ont bien été louées par EAS (Europe Aéro Service) à partir de 1992 (F-GELP / F-BJEN / F-BJTU / F-BMKS / F-GDFY / F-GDFZ) à Air Charter International (ACI), filiale d’Air France. Lors de la fusion entre Air France et Air Inter en 1998, Air Charter (ici sa F-GDFY), créée au départ en 1966 sous le nom de SAFA, pour Societé Aérienne Française d’Affrètements, s’arrête défnitivement le 24 Octobre 1998 (elle était devenue entretemps Air Charter tout court). Le modèle immatriculé F-GDFY, une Caravelle fabriquée en 1964 a alors déjà cara_sec-8834cété vendue à SERCA Col en 1993, et a été vite revendue à LA Suramericanas l’année suivante, pour devenir SEC Colombia. Le 12 mars 1995 elle a été saisie à Bahia Kino par la police mexicaine, après la découverte de 1,5 tonne de coke à son bord. On remarquera sur la photo le contenu encore visible à travers les hublots non occultés et pas protégés. La Caravelle présentée comme « cargo » par la SEC n’avait rien d’un avion cargo !!! Le transport en vrac pouvait s’y avérer dangereux, font remarquer des internautes !

Pas si bête que ça, comme choix !

caravelle_F-BJTU_-2-29c65Un choix d’avion qui peut surprendre en effet. D’où venait l’intérêt des narcotrafiquants colombiens des années 80-90 pour la Caravelle française ? C’est le journal Libération qui nous l’explique ici : « Planeurs. Au milieu des années 90, les cartels sud-américains se sont pris d’une subite passion pour nos bonnes vieilles Caravelle. Avec leurs récurrents problèmes de pressurisation, elles étaient sur le point d’être radiées de l’espace aérien en Europe. Les compagnies qui en possédaient encore devaient s’en débarrasser au plus vite. Pour les narcotrafiquants, par contre, l’utilité de la Caravelle est double. D’abord, elle peut planer sur plusieurs centaines de kilomètres : moteur coupé, elle défie les contrôles radar. Ensuite, l’achat d’une Caravelle permet de blanchir un peu d’argent. De l’art de joindre l’utile à l’agréable. Entre 1993 et 1994, la plupart des Caravelle en activité ont ainsi pris le chemin de l’Amérique latine. Elles y ont connu un destin contrasté. Le 15 mars 1994, une Caravelle d’origine danoise explose lors d’un atterrissage à Bogota : à son bord, un stock de dynamite mal maîtrisé. Le 8 novembre 1995, une autre est retrouvée complètement détruite dans le désert californien, après avoir toutefois rempli sa mission : livrer 16 tonnes de cocaïne au cartel du golfe du Mexique ». Seize tonnes de coke !!! En réalité, c’est la moitié qui aurait été transporté, mais quand même, et la Caravelle de Bogota n’a pas explosé !

Les précurseurs du 727 malien 

Des Caravelle, et non des Falcon… qui auraient servi à transporter des quantités astronomiques de cocaïne. Les vraies précurseurs du Boeing du désert malien. On le sait, aujourd’hui, comme on a pu vous l’expliquer ici récemment. De retrouver autant d’années après une personne impliquée à l’époque dans ces reventes douteuses est sinon troublant, du moins très inquiétant. A près de trente ans d’intervalle, c’est une très mauvaise image qui resurgit, avec également l’apparition de plusieurs noms français comme têtes de réseau : la French Connection serait-elle de retour, ou pire, n’aurait-elle donc jamais cessé (il faut à nouveau y plonger pour tenter de comprendre ce qui se passe aujourd’hui) ? Les atermoiements d’ATT, les protections évidentes dont on bénéficié les acteurs de l’affaire de Tarkint, les ténors du barreau français déplacés pour les sortir de l’ornière sont très, très inquiétantes. Plus inquiétant encore, quand on apprend que l’un des principaux protagonistes, relâché par le pouvoir malien sur injonction présidentielle est libre comme l’air, et semble bel et bien recommencer ailleurs la même chose. Mais cela nous l’apprendrons dans les prochains épisodes de cette saga sans fin. On a tenté d’amalgamer à plusieurs reprises la guerre à la coke à celle contre le terrorisme, ou de faire un peu trop facilement des dealers touaregs des terroristes seuls : or une conclusion d’article sur la French Connection nous éclaire sur cet amalgame un peu vite fait : « malgré les coups portés, les policiers savent que la French Connection, ou ce qu’il en reste, demeure en sommeil. « La guerre contre la drogue est un peu comme la guerre contre le terrorisme », explique Walter Minnick, conseiller des affaires intérieures à la Maison Blanche en 1971. « Ce n’est pas une guerre qu’on peut gagner définitivement. Le but, c’est de contrôler le fléau. » Un fléau qui est de retour, à l’évidence.

GhostofMomo

(1) aux dernière nouvelles il devrait être vendu pour… pièces détachées !

(1) « On est jugé sur une histoire locale dominicaine de trafic de drogue international qui s’avère localement être un œuf clair, c’est à dire une histoire montée. Vous imaginez bien que lorsqu’on fait un coup de filet comme ça avec autant de drogue à la clef, c’est qu’en amont il doit y avoir un réseau énorme », explique Bruno Odos.

(2) Lire ici les trois documents fondamentaux : http://www.crethiplethi.com/wikileaks-president-of-mali-links-drug-trafficking-to-terrorism/usa/2010/ C’est dans le deuxième qu »apparaît l’ordre d’ATT de ne pas permettre d’accèder tout de suite à l’épave.

(3) disparu dès l’arrivée de l’armée française, il était réapparu le 29 juillet 2014, à la façon de Ben Laden, avec Kalachnikov et drapeau jihadiste derrière lui. On le soupçonnait alors dêtre réfugié en Algérie. La question de ses protections n’est toujours pas élucidée. J’avais alors parlé de « double jeu algérien ». Je ne m’étais donc pas trompé :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-1-129361

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-2-129431

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-3-129411

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-4-129487

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cv-deux-air-cocaine/

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BELGIQUE (Douane): près de 500 kilos de cocaïne saisis dans le port d’Anvers

Par: rédaction
25/11/15 – 15h36  Source: Belga © rv.

La douane a saisi 484 kilos de cocaïne dans le port d’Anvers le 17 novembre dernier, a indiqué mercredi le parquet d’Anvers. La drogue était dissimulée dans des rouleaux de film plastique sur le porte-conteneurs MSC KIM, en provenance d’Equateur. La police judiciaire fédérale de la province d’Anvers a ouvert une enquête.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2536457/2015/11/25/Pres-de-500-kilos-de-cocaine-saisis-dans-le-port-d-Anvers.dhtml

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SVA (aduanas): una operación policial conjunta permite desarticular una red de narcotráfico e incautar 400 kilos de cocaína

sábado, 21 de noviembre de 2015

El Ministerio del Interior acaba de asestar uno de los mayores golpes de los últimos años contra las redes de narcotráfico establecidas en la provincia. La operación, desarrollada de manera coordinada por el Cuerpo Nacional de Policía, Vigilancia Aduanera y la Guardia Civil, ha llevado a la detención de trece presuntos miembros de una organización especializada en introducir en España grandes partidas de droga procedentes de Ecuador. Los agentes han requisado algo más de 400 kilos de cocaína que viajaba oculta en maquinaria pesada.
La sustancia estupefaciente fue confiscada hace escasos días en tres contenedores enviados al puerto de Valencia.

Tras burlar la vigilancia de la terminal valenciana, los miembros de la banda trasladaban la droga hasta una nave ubicada en Villena, desde donde más tarde era transportada hasta Madrid. Los cabecillas utilizaban un polígono madrileño como centro de distribución a gran escala, desde el que vendían la mercancía por toda España, según indican a este diario fuentes conocedoras del caso.

Para no llamar la atención, los narcotraficantes compraron una empresa con sede en Dénia, que ya estaba en funcionamiento, y que la han hecho servir como tapadera del negocio del tráfico de cocaína, según revelan las investigaciones. Precisamente, es un juzgado de la localidad dianense, el de Instrucción 3, el que centraliza las diligencias relacionadas con este entramado de narcos desmantelado por el Ministerio del Interior, gracias al trabajo conjunto de la Policía Nacional, la Agencia Tributaria, a través del Servicio de Vigilancia Aduanera, y la Guardia Civil.

La organización criminal llegó a crear un sistema tan perfeccionado de ocultación de la droga que ésta resultaba indetectable en los habituales controles rutinarios, ni siquiera con la utilización de un escáner. La cocaína iba escondida en cilindros dentro de enormes máquinas, de hasta veinte toneladas de peso.
La red contaba con un entramado de empresas para poder llevar a cabo su actividad sin levantar sospechas. El rastreo de esas mercantiles abarca lugares de Ecuador y España. En territorio español, se ubican firmas en la provincia de Alicante, en concreto en Dénia, Villena y la capital provincial, y también en Valencia y en Madrid. Siete de las trece detenciones se practicaron en la provincia alicantina, mientras que el resto se centró en suelo madrileño. Los implicados, de nacionalidades española y ecuatoriana, pasarán en las próximas horas a disposición del juzgado de Instrucción 3 de Dénia, responsable de las diligencias.

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Tráfico de drogas en el Estrecho de Gibraltar – Vigilancia Aduanera (SVA)

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Agentes de vigilancia aduanera controlan 24 horas el Estrecho

Un barco cargado con 700 kilos de hachís en las costas de Cádiz ha sido la última intervención de los agentes aduaneros. Los reporteros de A fondo han comprobado cómo se realizan las patrullas en la zona del Estrecho.

Desconocen el momento exacto de zarpar. Solo unas horas antes, la tripulación de Aduanas de Algeciras conocen la zona del estrecho que van a patrullar. El objetivo es sorprender a los narcos.

Tras un año de investigaciones, el buque de operaciones especiales de Aduanas intercepta un velero que se sospecha que lleva droga. Cinco agentes fuertemente armados, abordan el velero y se hacen con el timón de la embarcación.

Dos ciudadanos británicos con residencia en Gibraltar son detenidos. Una vez reducidos y esposados, registran el barco en busca de la droga. Al final encuentran 50 litros de cocaína líquida en los depósitos de la embarcación.

Cuando son interceptados por el helicóptero comienza la persecución. Los narcotraficantes huyen en potentes embarcaciones deportivas, que solo pueden ser seguidas desde el aire. Los delincuentes intentan desprenderse de la droga y llegar a tierra para no ser detenidos.

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ANDALUCIA (España): tres detenidos en La Línea tras una persecución

Guardia-Civil_artículo-03Andalucía Información

25/11/2015 12:40

La Guardia Civil de la Comandancia de Algeciras ha detenido a tres personas como presuntas autoras de un delito contra la salud pública.

La actuación tuvo lugar cuando la Guardia Civil detectó una embarcación navegando cerca de la playa de Asansull, en La Línea.

Las patrullas terrestres de la Compañía de La Línea de la Concepción cuando llegaron al lugar, vieron cómo la embarcación llegaba a costa y embarrancaba, saltando sus tres tripulantes a tierra e iniciando  la huida.

Los Guardias civiles iniciaron unapersecución, interceptándoles ocultos entre unos matorrales , entre los que ocultaban también 5 kilos de hachís.

Los detenidos en unión de la droga y embarcación de 7 metros de eslora con motor de 200 cv  intervenida, han sido puestos a disposición de la Autoridad Judicial, en unión de las diligencias instruidas.

http://andaluciainformacion.es/campo-de-gibraltar/551540/tres-detenidos-en-la-linea-tras-una-persecucion/

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COLOMBIA (narcotrafico): en el marco de la operación ‘Agamenón’, comandos especiales de la Policía Nacional incautaron 264 kilos de cocaína del Clan Úsuga en Antioquia

https://i0.wp.com/www.eluniversal.com.co/sites/default/files/styles/610x400/public/201511/clan_usuga.jpgEn el marco de la operación ‘Agamenón’, unidades de tránsito con apoyo de comandos especiales de la Policía Nacional incautaron 264 kilos de clorhidrato de cocaína en la vía que conduce de San Pedro de Urabá al corregimiento El Dos, en Turbo (Antioquia), pertenecientes al Clan Úsuga.

Gracias al trabajo de inteligencia, los uniformados instalaron un puesto de control y luego de varias verificaciones, detectaron cuatro camionetas que escondían la droga.

Los vehículos iban escoltados por una pareja que viajaba en una motocicleta y escondían el estupefaciente bajo el piso metálico, en compartimentos tipo doble fondo, que tenían como destino la zona costera.

La Policía confirmó que los sellos o plantillas de la cocaína incautada (Gold y HD), confirman que pertenecerían a esta estructura narcotraficante, ya que en incautaciones anteriores se encontraron dichas marquillas.

Durante el operativo fueron capturadas seis personas que quedaron a disposición de las autoridades.

Con esta incautación, en el marco de la operación ‘Agamenón’ han sido decomisadas 15 toneladas y media de cocaína en el país.

http://www.eluniversal.com.co/colombia/incautados-264-kilos-de-cocaina-del-clan-usuga-en-antioquia-212258

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FRANCE (Haute-Garonne): une vente de cannabis dégénère en fusillade, trois blessés

Publié le 26/11/15 à 10:02

Trois hommes ont été blessés mercredi soir en Haute-Garonne lors d’une vente de cannabis qui a dégénéré en fusillade, a-t-on appris ce jeudi auprès de la gendarmerie. L’auteur des coups de feu et un complice sont toujours recherchés.

Selon les premiers éléments de l’enquête, deux revendeurs avaient pris rendez-vous avec quatre clients à Lavernose-Lacasse (Haute-Garonne), près de Muret, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse. Mais les acheteurs potentiels auraient tenté de voler la marchandise et une rixe a éclaté entre les deux parties.

Les clients se sont enfuis en voiture mais ont été rattrapés par les vendeurs après une course-poursuite. L’un des vendeurs a ouvert le feu avec un fusil de petit plomb, blessant trois occupants de la voiture, qui ont été hospitalisés.

Le quatrième, indemne, a été interpellé par la Brigade de recherche de Muret en charge de l’enquête, a-t-on ajouté de même source.

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/13003-faitsdivers-cannabis-haute-garonne-vente-cannabis-degen.html

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FRANCE (Bordeaux): des Hells Angels à la barre du tribunal pour trafic de cocaïne, détention d’armes et vols en bande organisée

Grosses motos et cocaïne

Des membres des Hells Angels sont jugés depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour trafic de cocaïne, détention d’armes et vols en bande organisée.
Grosses motos et cocaïne : des Hells Angels à la barre du tribunal de Bordeaux
Les motards cocaïnomanes auraient voulu créer un chapitre des Hells Angels à Bordeaux. ©

illustration afp

Les douze prévenus, qui comparaissent depuis hier devant la 1re chambre du tribunal correctionnel de Bordeaux en charge des dossiers complexes, ont en commun d’aimer la moto et la cocaïne. En matière de moto, ce sont les Harley Davidson qui emportent leurs faveurs. Certains des prévenus sont même allés jusqu’à en voler ou à s’en procurer sous la contrainte. Au fil de ce dossier, on rencontre également de nombreuses armes de 1re et 4e catégories. De quoi alimenter le scénario d’un film d’action même si aucun des hommes présents dans le box n’a le profil de Marlon Brando.

Il est aussi question des Hells Angels (1), auxquels plusieurs des prévenus étaient affiliés à des degrés divers. Certains étaient « full patchs », titre qui permet de porter les couleurs des Hells Angels, d’autres sont « prospects » – en passe de devenir full patchs – et d’autres encore « hangaround », ou apprentis anges de l’enfer. Ces mots ont été cités en début d’audience par le président, Denis Roucou, pour situer le contexte de ce dossier qui a trouvé son aboutissement en janvier 2013 avec une vague d’interpellations en Gironde où la plupart des prévenus sont installés, entre Bordeaux et le bassin d’Arcachon.

Un projet de club à Bordeaux

Les interpellations sont survenues à l’issue d’investigations menées par la division des affaires criminelles de la direction interrégionale de la police judiciaire, avec le concours de la brigade des stupéfiants de la Sûreté départementale et du GIR (Groupe d’intervention régional) pour les saisies de véhicules et de comptes en banque. Il ressort du dossier instruit par la juge d’instruction, Marie-Noëlle Billaud, que les différents protagonistes, affiliés aux Hells Angels de Paris ou d’Orléans, avaient l’intention de créer un chapitre sur Bordeaux et dans le Sud-Ouest. Interrogés un à un hier par Denis Roucou, les prévenus ont surtout reconnu qu’ils étaient toxicomanes et revendaient de la cocaïne pour financer leur consommation, mais pas en bande organisée. Le procès se poursuit jusqu’à ce vendredi.

(1) Un club de motards, considéré comme faisant partie du crime organisé.

http://www.sudouest.fr/2015/11/24/les-anges-de-l-enfer-et-l-enfer-de-la-cocaine-2195681-2733.php

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BELGIQUE (Dinant): il transportait 28 kilos de cocaïne dans ses bagages

Un habitant de Havelange a été contrôlé à l’aéroport de Zaventem avec une valise remplie de cocaïne.
Un habitant de Havelange a été contrôlé à l’aéroport de Zaventem avec une valise remplie de cocaïne.-Kondor83 – Fotolia

Le parquet de Namur a requis, mercredi devant le tribunal correctionnel de Dinant, des peines allant de trois à six ans de prison à l’encontre de six personnes, dont deux qui faisaient défaut, poursuivies pour avoir participé à un trafic international de cocaïne entre janvier et octobre 2009.

L’un des prévenus, originaire de Havelange, avait été contrôlé à l’aéroport de Zaventem en août 2009 en possession de 28 kilos de cocaïne dans ses bagages, alors qu’il revenait de Punta Cana en République dominicaine. «Il a livré les premières informations lors de son interrogatoire.

Grâce à l’analyse de sa téléphonie, on a relevé plusieurs contacts avec un autre des prévenus, qui jouait le rôle d’intermédiaire entre les mulets et le dirigeant de l’association de malfaiteurs», a commenté le ministère public.

Les quatre prévenus présents à l’audience ont tous reconnu s’être rendus plusieurs fois en République dominicaine pour récupérer des valises contenant de la cocaïne. Ils devaient, pour cela, toucher des commissions allant de 5.000 à 7.500€ lors de leur retour en Belgique.

Ils ont cependant déclaré qu’à chaque voyage effectué, ils n’étaient finalement pas revenus avec la drogue, en raison d’annulations de dernière minute ou parce qu’ils avaient eu peur des conséquences.

L’un d’eux a également reconnu qu’il organisait les voyages pour les mulets en achetant les billets d’avion et en se chargeant des transports. Jugement le 6 janvier.

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20151125_00740987

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DNRED (Douane française): lorsque NS 55 passait rue de charonne

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NARCOTRAFICO (Pontevedra): desmantelan una red de narcos que distribuía cocaína desde Mieres

Droga y dinero incautado en la ‘operación Petra’. / E. C.La Guardia Civil ha detenido a 13 personas y se ha incautado de 7,4 kilos de cocaína en un intercambio de droga desde Pontevedra

Trece personas detenidas y 7,4 kilos de cocaína incautados. Es el resultado de una operación llevada a cabo por la Guardia Civil de Oviedo que ha permitido desarticular un grupo criminal dedicado al tráfico de drogas que operaba en la región y tenía su base en Mieres.

Según explicaron ayer en una rueda de prensa el teniente coronel jefe de la Comandancia de Oviedo, Luis Germán Avilés, el comandante de la operación, Alejandro Anelo, y el capitán Víctor Leyva se trata de una de las mayores cantidades de droga incautadas en Asturias en los últimos años. Los detenidos -siete asturianos, cinco gallegos y un colombiano- residían en Pontevedra, Oviedo, Gijón, Mieres y Llanera. Diez de ellos ingresaron en el centro penitenciario de Villabona tras prestar declaración ante el juez de guardia. «Adquirían la droga a proveedores en Pontevedra y la transportaban oculta en dobles fondos habilitados en coches», afirmó la Benemérita, cuyos agentes practicaron los arrestos «cuando se iba a realizar un ‘pase’ de droga, desde Pontevedra a Mieres, al líder de la organización».

En la denomi nada ‘operación Petra’ fueron intervenidos 250.000 euros en metálico, nueve vehículos de alta y media gama, un arma de fuego y veintidós teléfonos móviles.

Los mandos de la Guardia Civil consideran que se ha dado un «importante golpe al narcotráfico» y ha supuesto el «desabastecimiento generalizado de drogas para su venta en Asturias, especialmente en la zona centro». «Ahora mismo la cadena está partida por los distintos eslabones: proveedores, intermediarios y consumidores finales», apuntó Leyva, quien reconoció que «con el tiempo llegará otra organización que se ocupará de vender droga en la zona».

http://www.elcomercio.es/asturias/201511/25/desmantelan-narcos-distribuia-cocaina-20151125001846-v.html

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PERU: los mochileros que arriesgan su vida cargando cocaína

Los mochileros que arriesgan su vida cargando cocaína en Perú
Foto: BBC
En Perú, un kilogramo se vende por alrededor de $ 1,200. Su valor es 20 veces superior en el comercio al por mayor en EEUU

Perú es uno de los países que más cocaína produce en el mundo y es aquí donde se origina más de la mitad. Pero no hay manera fácil de contrabandearla, por lo que los traficantes contratan a jóvenes que lo hacen a pie.

Son los mochileros.

En cualquier momento probablemente hay cientos recorriendo las montañas y cruzando la selva tropical con miles de dólares en cocaína a sus espaldas.

Es uno de los trabajos más peligrosos en la industria de la cocaína.

Un adolescente arranca una hoja tropical de gran tamaño de una rama. Quita el tallo y luego con las dos manos la tuerce hacia fuera.

La humedad corre como si saliera de un pequeño grifo, pura e ininterrumpida.

En un viaje a través de la densa jungla, saber qué plantas pueden calmar la sed es una pequeña técnica de supervivencia

Daniel es un mochilero, uno de los miles de jóvenes peruanos que van de excursión con una carga ilícita de cocaína desde el valle de tres ríos -el Apurímac, Ene y Mantaro- a puntos de escondite secreto o pistas de aterrizaje clandestinas desde donde se traslada la droga por otras vías.

Conocido localmente como el Vraem -una contracción en español de Valle de los Ríos Apurímac, Ene y Mantaro- esta es una de las regiones más pobres de Perú.

vraem cocaina peru

Daniel vive aquí en un pueblo con sus padres y hermanos y a la edad de 18 años es un veterano del negocio de la cocaína.

“Empecé a trabajar con las drogas cuando tenía 14 años”, recuerda. “Llegué a conocer el jefe local y me contrataron para trabajar en un laboratorio de producción de cocaína a partir de la hoja de coca. Aprendí a utilizar los productos químicos desde que tenía 15 años. A los 17, empecé a transportar la droga”.

La mayoría de los viajes con los que Daniel se compromete son largos: dos semanas para llegar a su destino y 10 días para volver a su casa. Lleva 15 kg de cocaína. Es una carga valiosa, y su trabajo es peligroso; demasiado peligroso para que sea identificado públicamente.

En Perú, un kilogramo se vende por alrededor de $1,200. Su valor es 20 veces superior en el comercio al por mayor en Miami. Vendido a los consumidores de drogas en Londres o París, ese polvo blanco que parece inocuo tiene un valor de más de $75,000 por kilo.

Muchos mochileros se desplazan en pequeños grupos de 10 a 20 personas. Pero Daniel camina con otros, entre 100 y 150 en total, y juntos trasladan drogas en cantidades industriales.

Estos viajes lo llevan hacia el norte del valle. O viaja en una dirección sudeste, pasando cerca de la meca del turismo, Machu Picchu, hacia la ciudad de Cuzco.

mapa cocaina mochileros peru

“Los de la parte delantera tienen armas grandes, como un Galil de cañón largo o un Mauser. Los que están al final de la fila llevan pistolas, como una Browning. Nuestras filas son muy largas, y caminamos con dos o tres metros entre nosotros. Si hay un ataque, los muchachos delante caen primero. Cuando estás en la parte de atrás y escuchas los disparos, sólo corres y escapas”.

Dice que compran las municiones de policías corruptos. A menudo estos las ocultan en los cubos con restos de comida y basura afuera de los cuarteles de la policía, de donde los mochileros las recuperan.

Pero los asaltos y tiroteos no son los únicos peligros. Los viajes en sí son físicamente exigentes, y estos jóvenes se desplazan en lo alto de los Andes por antiguos caminos incas, y hacia abajo en la cuenca del Amazonas a lo largo de rutas desbrozadas a través del bosque virgen. Pueden ser traicioneras.

“En una de las rutas, se pasa una montaña y la caída al río abajo es quizá de 800 metros. Uno va por un camino que es tan estrecho que tiene que caminar de costado con la espalda contra la montaña, llevando su mochila delante. A veces es resbaladizo, y la gente se cae”.

Daniel no sonríe mucho. Su rostro es casi inmóvil, incluso cuando habla. Es pequeño y musculoso, como un soldado curtido en la batalla y parece mayor que la edad que tiene. En cada viaje que Daniel ha hecho, tres o cuatro mochileros han perdido la vida.

“Yo he metido familiares y amigos a este negocio. Viajamos juntos. Pero 10 de ellos han muerto. Algunos eran parientes cercanos, primos con el mismo apellido que yo. Es muy doloroso dejar atrás a un primo en un sendero en algún lugar”.

De esos 10 hombres jóvenes, cuatro cayeron en el río y los otros fueron víctimas de lesiones menores que les impedían continuar. Con tratamiento habrían sobrevivido, pero solos, con comida y agua limitada, murieron.

“Tal vez te pica un insecto y tienes una infección. Hay plantas que pueden curar, pero no están disponibles en todas partes. O te caes o te cortas. Tus pies se hinchan y cambian de color. Entonces no puedes caminar. Tus pies se pudren y las hormigas entran en la herida. No puedes andar a causa del dolor. Y no hay nadie para ayudarte… los otros sólo te dejan. Así es como termina tu vida”, relata.

“Uno trata de ayudarlos el primer día, pero luego te cansas y tienen que quedarse atrás”.

“En esta línea de trabajo, nadie es responsable (de ti), o le importas, cuando te mueres”.

El miedo a perder su propia vida aún no ha convencido a Daniel. El dinero es demasiado tentador. Le pagan $2,000 por cada viaje de ida y vuelta. Más si lleva su propia arma. Es una pequeña fortuna en el valle.

“Si se piensa en los riesgos, entonces hay riesgos. Si usted piensa que podría morir, entonces usted podría morir. Pero si dices que no a esos pensamientos, la fe mueve montañas”.

Valle de la coca

El arbusto de coca es una planta sin pretensiones; sus hojas no son gruesas, y no crece a gran altura. En el Vraem está en todas partes.

Las plantaciones masivas se extienden hasta donde alcanza la vista. Los jóvenes como Daniel han crecido en esta cultura de la coca, que es parte de su vida.

hojas de coca secas peru

En cada pueblo, las hojas recién cortadas se vierten de sacos a láminas de plástico de gran tamaño. Son aplastadas con los pies descalzos, y se distribuyen de manera uniforme a secar al sol.

La mayoría de los agricultores en el Vraem cultivan coca, y eso no es ilegal. Las tiendas venden hojas por bolsas y cuando se mastica o se prepara como té es un estimulante suave y supresor del apetito, y también puede ayudar con el mal de altura.

Las hojas de coca también se pueden usar para tratar de adivinar el futuro.Para muchos peruanos la planta es venerada y sagrada. Los conecta con sus antepasados incas e incluso con aquellos les precedieron.

Pero a pesar de que no está en contra de la ley cultivar coca, es ilegal procesar las hojas y producir la base de coca de la que se hace el clorhidrato de cocaína en polvo.

Por supuesto, el suministro de las hojas a los narcotraficantes está prohibido también.

En el corazón del valle está la ciudad de Llochegua, un centro comercial que sirve pequeñas comunidades remotas.

Los únicos signos visibles de los ingresos disponibles son las caras camionetas 4×4, el vehículo por excelencia de los narcos en toda América Latina.

El alcalde, Juan Carlos Bendezu Quispe, dice que el 90% de los agricultores en su distrito cultiva coca.

“Es un gran problema, pero es el único cultivo que sustenta a las personas. La coca se cosecha cuatro veces al año. El café se cosecha solamente una vez, y su precio está por el suelo”, explica.

“Estoy seguro que si usted viviera aquí, cultivaría coca para alimentar a su familia.”

hoja de coca

“En Llochegua, por cada 100 estudiantes que terminan la escuela secundaria, tal vez 10 irán a la universidad, aunque sólo dos o tres la terminarán. ¿Y los otros 90? Terminan en el cultivo de coca”.

Muchos se vuelven mochileros también. Al menos un tercio de la cocaína producida en el Vraem se transporta en sus espaldas.

Mientras que Daniel recorre largas distancias, lejos del valle, otros la llevan a las pistas de aterrizaje más de cercanas, escondidas en lo profundo de la selva.

Una fuente policial describió cómo, durante un período de dos semanas en octubre, vigilaron siete columnas móviles, cada una de alrededor de 100 mochileros, “alineadas como vagones de tren”.

Los vuelos llegan con miles de dólares en efectivo a bordo, y despegan cargados con más de 300 kg de base de coca o cocaína.

En el último año y medio, más de 250 pistas de aterrizaje ilegales han sido destruidas por la policía antinarcóticos y los militares del Perú.

Pero la reparación de las pistas de aterrizaje toma sólo unos pocos días, y las nuevas siguen apareciendo en lugares cada vez más remotos. Durante el día se escucha el zumbido de los aviones en camino a Bolivia, el punto principal de distribución de cocaína desde el Vraem.

Las drogas también se trasladan por carretera. Pero hay controles militares y policiales, y los deslaves pueden bloquear carreteras en la temporada de lluvias.

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Un mochilero en buena forma física y comprometido -como Daniel- bien puede ser la mejor opción para garantizar la entrega de uno de los productos de consumo más caros del mundo.

Capturar a los correos

El comandante Luis Enrique Díaz se asoma por debajo de una gorra de camuflaje con visera, inspeccionando una plantación de coca que se desliza por el valle hacia el río debajo.

Díaz, de la policía antinarcóticos de Perú, es serio, robusto… y el adversario de Daniel.

“Necesitamos información de inteligencia para saber dónde pasarán los mochileros, y ser capaces de cortar sus rutas”, dice.

“A menudo es muy lejos y muy inaccesible. Entonces nos escondemos y esperemos para tenderles una emboscada. A veces nos quedamos allí durante cuatro o cinco días. Esa es la única manera de hacerlo”.

“Esas personas están armadas y preparadas para defender las drogas. Así que tanto agentes de policía como mochileros mueren en esos enfrentamientos”.

La mayoría de la gente en el valle sabe de alguien que desapareció sin explicación, o cuyo cadáver ha aparecido en un lugar remoto.

Fue lo que le pasó a Alain León, de 23 años de edad, quien vivía lejos de su familia en Ayacucho, una ciudad en los Andes.

Pero Alain no fue asesinado en un tiroteo, sino que fue apuñalado.

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A su familia se le dijo simplemente que la gente en un pueblo lejano habían encontrado un cuerpo con heridas de arma blanca.

“Cuando llamamos a la estación de policía nos dijeron que teníamos que venir en los próximos dos días a recogerlo, de lo contrario, sería enterrado en una fosa común”, rememora el hermano de Alain, Richard.

Pero la familia era demasiado pobre para recuperar su cuerpo de la ciudad del altiplano donde había sido llevado, y nunca han conseguido averiguar dónde fue enterrado exactamente.

La ausencia de un funeral apropiado intensificó el trauma, especialmente para la madre de Alain, Eduarda Ramírez de León, que a medias cree que su hijo sigue vivo en alguna parte.

Es causa de pesadillas.

Alain le había dicho a su familia que estaba trabajando como chofer de transporte de mercancías por carretera entre los pueblos del altiplano.

“Alain decía que quería dinero sin importar cómo, y estaba decidido a conseguir su propio auto”.

“Era un joven muy ambicioso”, asegura Richard.

No tenían ni idea de que pudiera estar mezclado con las drogas, pero el pueblo donde fue encontrado está en una de las rutas utilizadas por los mochileros.

Probablemente estaba trabajando como mochilero y murió en una escaramuza con un grupo rival o en el intento de una banda de delincuentes de robarle su carga.

Hay otros peligros también que pueden poner fin pronto a la carrera de un mochilero.

La ciudad de Andahuaylas tiene un apodo, “Ciudad Blanca” y es fácil adivinar por qué.

Alrededor hay casas nuevas, modernas, muchas de ellas vacantes y con avisos pegados que declaran que han sido incautadas por las autoridades. La propiedad es una forma de lavado de dinero del narcotráfico en Perú.

La prisión está en los límites de la ciudad. A pesar de sus torres de control y alambre de púas, las paredes azules y amarillas cuidadosamente pintadas le dan un aspecto alegre en las tardes, a la luz del sol.

En el interior hay un gran mural de Cristo pintado en una pared. De los 332 presos aquí, más de la mitad están cumpliendo condenas por delitos de drogas, y de ellos, la mayoría son mochileros.

Treinta y siete son mujeres, en edades que oscilan entre la adolescencia, la madurez y la ancianidad, y han sido declaradas culpables de transportar la cocaína a pie y por carretera.

El rostro de Roxana tiene la frescura de la inocencia.

Tiene 26 años, habla suavemente, y está cumpliendo una condena de 12 años sin remisión por tráfico de base de coca. Fue detenida con ladrillos de droga atados a su cuerpo bajo la ropa.

“Estaba en una universidad privada para estudiar contabilidad, y necesitaba dinero para los materiales de la universidad. Mis padres no me podían ayudar porque son pobres, y en todo caso yo quería ser independiente”, comenta.

Una mujer que Roxana conocía le ofreció un trabajo de llevar coca de Andahuaylas a Cuzco. Había tres mujeres. Primero tuvieron que caminar un par de horas fuera de Andahuaylas en las montañas y en el medio de la noche para llegar al punto de recogida.

Una vez que tuvieron la carga, viajarían por carretera en vehículos diferentes. El viaje de ida y vuelta tomó una semana, y para Roxana fue el primero de varios.

Cuando la policía la detuvo en un taxi hace cinco años, llevaba 12 kilos de base de coca por valor de miles de dólares. Pero sólo le pagaban US$100 por estos viajes.

“Sólo necesitaba dinero para pagar mis cuentas. Pero fui usada por esa organización, ahora lo puedo ver”.

Roxana se arrepiente mucho. “No hay nada más hermoso que la libertad”, dice.

En la instalación de al lado, para hombres, 139 presos han sido condenados por delitos de drogas, la gran mayoría de ellos mochileros.

Hace dos años, una organización antidroga, Cedro, financiada a través de la Embajada de Estados Unidos en Lima, realizó un estudio en los mochileros jóvenes y encontró que la mayoría no habían terminado la escuela secundaria y no tenían conocimiento de las sanciones que enfrentaban.

“La mayoría sabía que estaban cometiendo un delito”, explica la autor del informe, Laura Barrenechea. “Pero no entendían que el delito se agravaba si viajaban en un grupo de más de tres, o si alguno de ellos llevaba un arma. Así que podrían terminar con una condena de hasta 15 años”.

Barrenechea señala que aunque las cárceles están llenas de mochileros, ninguno de los capos de la droga ha sido capturado.

En el Vraem el negocio de la cocaína se controla a nivel de la comunidad, por clanes y familias. Los residentes locales tienen una idea acerca de quiénes son, pero los narcotraficantes importantes siempre parecen escapar de prisión.

“Y hay un detalle importante”, dice Laura Barrenechea. “La mayoría de los mochileros nos dijeron que cuando fueron capturados por la policía fue a causa de una delación”.

“A menudo habían declarado su intención de dejar el negocio, de hacer su último viaje. Eso los hizo vulnerables. Y sospechan que sus jefes fueron quienes los entregaron a la policía”.

Así que si algunos mochileros quieren retirarse, corren el riesgo de convertirse en prescindibles.

También pueden ser objeto de operaciones de la policía si su jefe les traiciona y busca distraer la atención de un cargamento mayor que viaja por una ruta diferente.

“Eso es lo que muchos de ellos creían”, dice Barrenchea. “Que su pequeño grupo fue sacrificado para que una carga más importante de cocaína pudiera trasladarse libremente fuera del Vraem”.

¿Coca o cacao?

En una ladera por encima de la ciudad de Pichari, el suelo tiene el color de las galletas de jengibre.

Francisco Barrantes y su esposa, Victoria Canchari, están inspeccionando sus cultivos de coca. Él frota las hojas entre el pulgar y el índice, y una nube de mariposas emerge de un arbusto.

Esa es una mala señal -las hojas se están destruyendo.

Significa que Enaco, agencia estatal de coca de Perú que compra las hojas para hacer productos de legales, no las querrá. Los únicos compradores de las hojas estropeadas son los narcos.

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Pero Francisco Barrantes no sólo vende la coca masticada por las orugas a los narcotraficantes, sino que les vende la mayor parte de su cosecha.

“De acuerdo con la ley, los agricultores de coca deben vender su coca a Enaco. Pero la agencia paga mucho menos que los narcos. Y los narcotraficantes vienen al campo y la compran aquí, así que es mucho más fácil para nosotros”, dice.

“No tiene sentido vender nuestra coca a Enaco a un precio más bajo”.

Como secretario general de la Federación de Productores de Coca en el valle, es muy consciente del panorama. Conoce familias cuyos hijos han muerto trabajando las rutas para mochileros.

“Lamentablemente soy un socio a regañadientes en este negocio. Sé que la coca que vendo termina en las mochilas de mochileros jóvenes en esta área. También soy consciente del impacto de todo esto en otros países”.

Así que Barrantes está pensando en unirse a un programa de sustitución de cultivos patrocinado por el gobierno. El gobierno enviará a agro ingenieros para asesorar el cambio de la coca a café y cacao.

Irónicamente, esos son los cultivos que solían crecer aquí hace 30 años.

Él los abandonó por la coca, que necesita menos cuidados, cuando el Vraem se convirtió en una zona de guerra en la década de 1980.

Durante años, Sendero Luminoso, una organización guerrillera maoísta, combatió a las fuerzas armadas de Perú.

El valle y sus pobladores se vieron en medio de un caos sangriento.

Un pequeño número de guerrilleros de Sendero Luminoso aún opera en el Vraem. Ellos también están involucrados en el tráfico de drogas, y controlan algunas de las rutas mochileras.

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Su presencia explica por qué no ha habido erradicación forzada de la coca en el valle, que ya se ha producido en otras partes de Perú.

El año pasado, más de 300 km cuadrados de coca fueron destruidas en otras regiones de cultivo más al norte.

Perú fue elogiado por Estados Unidos, a pesar de que el programa no parece haber reducido visiblemente la producción de cocaína.

No es sorprendente, dada la supremacía económica de la coca en el valle, que los agricultores sean resistentes a la erradicación.

Francisco Barrantes dice que podría haber disturbios sociales si se implementa. Durante la guerra, él fue uno de los cientos de campesinos que se unieron a las milicias locales para luchar contra Sendero Luminoso.

Ahora las alianzas han cambiado: Sendero ha declarado que apoyará a los cultivadores de coca si los agentes del gobierno llegan a erradicar los arbustos.

Por tanto hay un estancamiento en torno al tema. La producción de coca continúa en el valle, y Daniel, el mochilero, todavía está en el negocio.

Pero quizás no por mucho tiempo.

“Cuando haya ahorrado lo suficiente lo voy a dejar”, asegura.

El dinero que Daniel hace con el negocio de la droga alimenta a su familia, pero al igual que muchos otros mochileros que conoce, el principal motivo para hacer ese trabajo es pagar por su educación.

“Mi familia me está apoyando. Ellos dicen que debería continuar en el negocio por ahora, y el año que viene puedo dedicarme a estudiar”.

Hasta ahora Daniel ha acumulado US$ 15.000; compró un pedazo de tierra y una pequeña casa. Ha evitado la vida normal de un adolescente y se mantuvo enfocado por completo en su objetivo.

“No tengo tiempo para pasar en la calle. Tenía una novia, pero no ahora. Cuando usted tiene este trabajo, su novia no es feliz. Y si usted no la saca a pasear, ¿con quién saldrá ella? Podría terminar traicionándolo. Así que es mejor estar solo y concentrarse en el trabajo”.

La ambición de Daniel es estudiar derecho en la Universidad de Ayacucho. Después quiere volver a su pueblo y llegar a ser alcalde.

“En cinco años, habré terminado la universidad y voy a estar trabajando para cambiar primero a mi pueblo, después el valle, mi región y el resto del Perú. No voy a estar involucrado en el negocio de las drogas, voy a estar pensando en cómo cambiar mi país “, dice con valentía.

Y tiene una visión radical no sólo para el valle, sino también para Perú.

“Lo que tengo en el fondo es un sueño de cambiar todo esto, de modo que no sólo estemos produciendo drogas. En cinco años, podríamos legalizar la coca y buscar nuevos mercados productores y exportadores de medicamentos a otros países”.

Ese es el plan de Daniel.

No hay duda de que ha pasado mucho tiempo pensando en ello en las arduas caminatas a través de algunos de los terrenos más difíciles del Perú.

Pero el negocio de la cocaína se ha convertido en parte del ADN de Daniel. Ha crecido con la coca –la ha recogido, secado, procesado, envasado, transportado, arriesgado su vida por ella, e hizo un montón de dinero.

¿Será capaz de salir de esta vida? ¿Se lo van a permitir? Hay fuerzas poderosas trabajando en el valle. Algunas personas pueden decidir que Daniel sabe demasiado.

¿Y cuáles son las posibilidades de que sobreviva como mochilero hasta fin de año?

El nombre de Daniel ha sido cambiado por su propia seguridad.

http://www.laopinion.com/2015/11/24/los-mochileros-que-arriesgan-su-vida-cargando-cocaina-en-peru/

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