La Marine colombienne a saisi 921,8 kilos de cocaïne à Cartagena. Cette cargaison qui appartenait au « Cartel du Golf », devait être embarquée à destination de Rotterdam, au Pays-Bas.
La Marine, en collaboration avec le CTI (Cuerpo Técnico de Investigación) de la Douane colombienne, a découvert cette quantité de coke cachée dans un conteneur dans la zone industrielle de Mamonal.
Source: Armada Nacional
Archives mensuelles : octobre 2017
PANAMA: incautan presunta droga en archipiélago de Las Perlas

Unidades del Servicio Nacional Aeronaval (Senan) lograron incautar varios paquetes de presunta droga en el archipiélago de Las Perlas, según informó este estamento de seguridad a través de su cuenta oficial de Twitter.
El hallazgo de la presunta sustancia ilícita se ubicó en una lancha artesanal durante un patrullaje que realizó el Senan en las comunidades insulares. Los paquetes con el contenido de la droga estaban distribuidos en varios sacos.
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http://www.critica.com.pa/sucesos/incautan-presunta-droga-en-archipielago-de-las-perlas-494539
FRANCE (les « affaires » et les ventes d’armes): les cadavres dans le placard de Charly (11)
Par ghostofmomo, le 16 septembre 2015

Et puis il y a les ventes d’armes aussi… avec d’autres compagnons de route de Charly tel Pierre Falcone… avant d’arriver à une affaire qui vient (enfin) de ressortir. La vie de Charles Pasqua a aussi croisé des vendeurs d’armes. Comme tout mafiosi qu’il était, ce petit monde associe toujours les mêmes choses : trafic de drogue ou trafic d’armes, on l’a vu ici avec Viktor Bout utilisent les mêmes avions. Bout se faisant parfois régler en diamants, lors de ces vols retours. Comme un président français, mais ça c’est encore une autre histoire : c’était l’ennemi juré de Charly, celui-là. Un président prêt à attirer à son service un homme du RPR qui l’a payé très cher, comme on va le voir bientôt. Son dossier vient de resurgir du fond d’un étang où on avait plongé son corps…
Cela commence par un énième scandale. Nous sommes en 2011, et Charly vient le 28 avril d’échapper encore une fois au couperet d’une justice… aux ordres, diront certains. Juste avant que le pouvoir ne change de mains, ce qui tombe plutôt bien pour lui. Condamné en première instance à trois ans de prison dont un an ferme, il se retrouve totalement blanchi en appel. Il avait pourtant touché 1,5 million de francs (228 673 euros), ce que la justice avait prouvé, au moment où l’homme en cheville avec lui, le sulfureux Arcadi Gaydamak s’était vu remettre la Médaille du Mérite. Au moment du procès, il était toujours en fuite et « activement » recherché par le successeur à l’Intérieur de…. Charles Pasqua, à savoir l’ineffable collectionneurs de tableaux Claude Guéant (la ministre de la Justice étant alors Alliot-Marie).
Selon Charly, ça n’avait rien à voir, c’était pour l’avoir aidé à la libération en 1995 de deux pilotes français retenus en otages en Bosnie. Que représentait cette somme, qui était Gaydamak et qu’était donc cette histoire de libération de pilotes mérite quelques explications, car dans le lot des absous, ce jour-là, il y avait aussi Pierre Falcone. Lourdement condamné à six ans de prison ferme en première instance, il avait vu sa peine réduite à 30 petits mois de prison ferme (quand même). Un autre larron pointe aussi dans l’affaire, et pas des moindres : Jean-Christophe Mitterrand le fils de son père… pour parfaire le panel, on ajoute Jacques Attali, le Jiminy Cricket de Mitterrand, et Jean-Charles Marchiani, dont on se demande dans quoi il n’aura pas trempé, plutôt, à suivre son mentor.. Charly le débonnaire, qui avait promis de « tout déballer » au début de son procès…
L’affaire est sombre, très sombre, car elle a mouillé tout le monde. Ou plutôt, on a arrosé tout le monde : le meilleur moyen de garantir une forme d’immunité. On retrouvera ainsi lors de l’enquête un versement de chèque de 100 000 francs (15 000 euros) versé en 1997 par la société de vente d’armes Brenco International à Georges Fenech qui était alors le président de l’Association Professionnelle des Magistrats (APM)…. de l’argent, des cadeaux : ainsi pour le cas pendable de trois étudiantes, des hôtesses recrutées par Falcone, qui se sont retrouvées au tribunal pour recel d’abus de biens sociaux, punissable de cinq ans de prison. Elles avaient été payées en cash uniquement, et une avait même reçu une Polo Wolkswagen. « Le cash, elle le recevait de la société de Pierre Falcone : « c’était à prendre ou à laisser », explique-t-elle. « Le travail était simple mais les heures étaient longues. On servait du café, du thé », explique Julie D, l’une des hôtesses. Comme elle, Mélanie P. est accusée d’avoir reçu du cash, mais aussi une Volkswagen polo, en « cadeau » de Pierre Falcone. Une partie du liquide, explique cette grande femme brune, « c’était parce que je venais de me séparer de mon petit ami et que je ne pouvais plus payer mon loyer. « Pierre Falcone trouvait que c’était pratique que je sois à côté du bureau et il m’a proposé de prendre en charge la moitié que mon ami payait ». Quant à la voiture, dit Pierre Falcone, Mélanie P. « m’est apparue émotionnellement plus fragile. J’ai tout simplement tenu à l’aider. Il n’y a pas d’agenda caché ». « La Polo, c’était une façon de rémunérer le travail parfait qui était le sien ». Pour justifier cela, Falcone avait dit à la cour , « mon plus grand souci était d’assurer le meilleur accueil possible aux délégations angolaises dont j’avais la charge » .
De l’argent de Brenco Trading International Limited, la société de Pierre-Joseph Falcone, connu sous le nom de Pierre Falcone, immatriculée aux îles Vierges britanniques et à l’île de Man, qui avait commencé dans la construction d’hôpitaux, d’autoroutes et d’écoles dans les pays en voie de développement pour se lier étroitement de 1989 à 1997, à la Sofremi (la Société Française d’Exportation des matériels et systèmes du ministère de l’Intérieur, créée en 1985 par Pierre Joxe). En décembre 2007, Pierre Falcone sera condamné par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison ferme pour détournement de fond dans ce qui a été apellé l’affaire de la Sofremi.
Une affaire encore où l’on retrouve notre bon Charly : celui-ci à nommé Bernard Dubois comme PDG en 1993 (il y restera jusqu’en 1997), un homme qui a Bernard Poussier comme adjoint. Or ces derniers vont constamment reverser des commissions plus que rondelettes sur les contrats obtenus à des proches du ministre, qui sont Jean-Charles Marchiani, Jean-Jacques Guillet et Pierre-Philippe Pasqua (le fils unique de Charles Pasqua décédé récemment lui aussi) ou à Étienne Leandri (mort en 1995). « Par exemple, une somme de 15 millions de francs versée par la Sofremi à la société Ingeneria Mar del Plata, officiellement en tant que commission dans un contrat avec la province de Buenos Aires, est revenue en France, après avoir transité par des comptes au Panama ou en Suisse, pour financer les Éditions du Quotidien du maire. Dans un contrat prévoyant le déminage du Koweït après la guerre du Golfe, Étienne Leandri perçoit six millions de francs »… 6 millions de com’ !!!
Léandri, un autre proche de Pasqua, et un autre truand notoire. Avec lui, on retombe sur les trois (vilains) canards bien connus : « la Deuxième Guerre mondiale ne perturbe pas ses affaires. Leandri s’y taille une sale réputation de collabo, copinant avec des généraux allemands. En parallèle, il planque à l’occasion des juifs recherchés, comme Georges Cravenne (futur fondateur des césars) ou Joseph Kosma (compositeur des Feuilles mortes). Bentley avec chauffeur. A la Libération, Leandri s’enfuit en Italie. Il est condamné par contumace à vingt ans de travaux forcés pour « intelligence avec l’ennemi ». Leandri profite d’un décret non abrogé de Mussolini qui accorde aux Corses la double nationalité franco-italienne.
Puis les années 50 voient la CIA recycler d’anciens nazis et trafiquants de drogue au nom de la lutte anticommuniste. Leandri en est, l’occasion pour lui de fréquenter Lucky Luciano, parrain des parrains, successeur d’Al Capone. Les services américains assurent son retour au bercail. En 1957, Leandri se rend spontanément à la justice française. Il est blanchi de toute collusion avec l’occupant. « D’une droite rigide, il était plus excentrique que gestapiste », assure un ami. Revenu aux affaires, Leandri devient un pilier des Trois Canards, café parisien faisant office de QG du grand banditisme… » En filigrane, vous l’avez noté, on retrouve la CIA, qui suivaient de près on l’a dit le trafic d’héroÏne de Lucky Luciano, au nom de l’anticommunisme qui avait le bon dos.
Léandri est un autre pan oublié de la carrière de Charly. « Leandri se fait « arrangeur » auprès de grandes boîtes françaises (Thomson, Elf, GMF, Lyonnaise et Générale des eaux). Cela va du recouvrement musclé de créances à la contrepartie off-shore d’un deal. Il entre définitivement dans la cour du CAC 40 aux côtés de Nadhmi Auchi, milliardaire irakien réfugié à Londres, menacé de mort par le régime de Saddam Hussein. Leandri se fait le relais de ses craintes auprès de Charles Pasqua à l’Intérieur. Le compagnonnage Pasqua-Leandri, entamé à l’époque du SAC, se poursuit sur fond de méandres franco-irakiens ». On retrouvera ainsi Charly mouillé dans la sordide affaire de l’affaire Pétrole contre nourriture, en Irak. l’affaire avait commencé avec l’arrestation de Bernard Guillet, un ancien conseiller de… Charles Pasqua, qui n’avait jamais caché son amitié poru Tarek Aziz, mort récemment en détention. « D’une part, les dirigeants irakiens attribuaient des barils à des personnalités « amies » en contrepartie de leur lobbying en faveur de la levée des sanctions.
Responsables d’associations, hommes d’affaires, journalistes et anciens diplomates, dont Jean-Bernard Mérimée, ex-ambassadeur de France à l’ONU, sont ainsi soupçonnés, tout comme l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, qui nie avoir bénéficié de telles largesses.
Tarek Aziz, second de Saddam Hussein, un bon chrétien que celui-là, (c’est un chaldéen), condamné à mort en 2010 pour la répression contre les chiites et décédé le 5 juin dernier.
« Les policiers suspectent onze personnes d’avoir profité des fastes du régime irakien. Parmi elles, un homme d’affaires proche de Jacques Chirac, Patrick Maugein, un intermédiaire, Elias Firzli, l’ancien secrétaire général du Quai d’Orsay, Serge Boidevaix, un ancien ambassadeur de France à l’ONU, Jean-Bernard Mérimée, un ancien ministre de l’intérieur, Charles Pasqua, et son conseiller diplomatique, Bernard Guillet, ou encore le responsable de l’association Amitiés franco-irakiennes (AFI), Gilles Munier. « Concernant les allocations pétrolières, écrivent les enquêteurs, les infractions de corruption active et passive et trafic d’influence semblent avoir été relevées, et ce jusqu’en mai 2002. » M. Courroye, qui a demandé, en avril 2005, l’extension de saisine – ouverte pour « abus de biens sociaux, complicité et recel » – à ces incriminations n’a toujours pas, en juin 2005, reçu de feu vert du procureur de Paris. Selon les policiers, « la plupart des personnes physiques qui ont perçu ces allocations ont eu à véhiculer une image positive du régime irakien avec prise de position pro-irakienne, en particulier Gilles Munier et Serge Boidevaix, en contrepartie d’allocations pétrolières accordées par les autorités gouvernementales irakiennes de l’époque. Ceci peut constituer des faits de trafic d’influence aggravé ». « De même, assure la BRDE, il convient de souligner l’influence de MM. Charles Pasqua et Bernard Guillet et leur prise de position pour le régime irakien à l’époque. » Le 8 juillet 2013, Pasqua sera relaxé… il a vait été envoyé en correctionnelle en 2011 par le juge Tournaire : il aurait pourtant été relaxé , alors qu’il aurait perçu l’équivalent de plus de 4 millions de barils sous forme de commissions occultes versées à son conseiller diplomatique Bernard Guille. Et ce, malgré les documents accablants retrouvés en Irak et considérés « comme des faux » par Charly. le seul a avoir vanté les mérites de Saddam Hussein, en se rendant sur place à l’époque, en 1990, et avoir salué la disparition récente de Tarek Haziz s’appelant JM LePen…

« La justice française n’a jamais voulu poursuivre Leandri tant que Pasqua était puissant », résume un proche.
Balladur défait par Chirac, Pasqua groupusculisé au RPF, Leandri décédé, c’est l’hallali. Il y a d’abord l’affaire Sofremi, société d’exportation du ministère de l’Intérieur. Sous la deuxième cohabitation, Leandri a perçu 21 millions de francs de commissions pour la vente d’équipements policiers en Amérique du Sud. Bernard Dubois, ex-président de la Sofremi, l’a reconnu sur PV : « Etienne Leandri était commissionné à la demande du cabinet de l’Intérieur. J’ai compris dès les premiers jours que, par des retours de commissions, il finançait ce que Charles Pasqua ou son entourage allait lui demander de financer. » Dix millions reviennent au Quotidien du Maire, journal dirigé par un proche de Pasqua. Bernard Guillet, ancien conseiller du ministre, est plus nébuleux : « Il est exact qu’Etienne Leandri était très généreux. Il connaissait bien Charles Pasqua, ils avaient plaisir à dîner ensemble. »
Autre affaire pasquaïenne, et même familiale, cette fois avec Alsthom. « Créance morale. L’affaire Alstom est encore plus problématique, car le retour de commission touche au fils, Pierre-Philippe Pasqua. Michel Carmona, distingué professeur à la Sorbonne, est un franc-maçon aimanté par la face sombre des affaires au point d’avoir fréquenté avec assiduité Leandri à la fin de sa vie. Ensuite, il a dénoncé l’affaire Alstom, avec sa petite idée sur la problématique filiale : « J’ai compris qu’Etienne Leandri finançait le fils pour éviter de compromettre le père par des affaires douteuses. Selon moi, ce souci qu’il avait du fils était une sorte d’investissement pour ménager le père. Une sorte de créance morale. » Un grand classique du milieu : rendre service amicalement, puis exiger retour à l’envoyeur, plus ou moins fermement. Aux obsèques d’Etienne Leandri, en très petit comité, Pierre-Philippe Pasqua brillait par sa présence. Avant de s’enfuir en Tunisie, lorsque tout a foutu le camp ».
« Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien »… la méthode Charly, quoi… qui nous réserve encore d’autres surprises, c’est sûr…
FRANCE: retour sur le narcotrafic. …et sur Charles Pasqua, le SAC… Etc.Etc.
Audition de M. Ali Bourequat
Le 5 juin 1998, Monsieur Ali Auguste Bourequat a été auditionné en duplex,de son exil américain, par l’Assemblée générale de la Coordination radicale antiprohibitionniste (CORA), réunie à l’Assemblée nationale française.
Nous reproduisons ici la retranscription exacte de cette déposition.
—==oOo==—
Thierry Meyssan — » Bonjour monsieur Bourequat. «
Ali Bourequat– » Bonjour monsieur. «
TM — » Vous êtes en communication avec le Congrès de la CORA à l’Assemblée nationale à Paris. D’abord, pour que nos auditeurs vous situent, je vais vous demander de confirmer votre identité. Vous êtes bien monsieur Ali Bourequat ? «
AB– » Oui. Je suis Ali Auguste Bourequat. «
TM — » Vous êtes bien citoyen français. «
AB– » Je suis citoyen français de naissance. «
TM — » Vous avez été amené à prendre connaissance de secrets qui touchent au trafic des stupéfiants et au rôle de l’État dans ce trafic. Et, à la suite de cela, monsieur, vous avez estimé que votre vie, ainsi que celle de madame Jacqueline Hémard (1), étaient en danger en France et vous avez obtenu l’asile politique aux États-Unis, ceux-ci ayant considéré que votre vie était effectivement en danger en France. C’est cela ? «
AB– » C’est exact. Alors, pour mettre les choses au point. J’ai été kidnappé avec mes deux frères au Maroc et séquestré pendant dix-huit ans sans droit ni titre, sans jugement et sans accusation. Nous avons été libérés après dix-huit ans et demi d’incarcération dans le camp de la mort de Tazmamart à la suite d’une pression directe du président américain sur le roi du Maroc et nous avons été rapatriés en France, trois jours après notre libération (2). Au cours de notre détention, nous avons passé les premières années dans différentes prisons secrètes. Dans la première, où nous avons séjourné deux années, nous avons été incarcérés avec trois des quatre truands qui étaient membres des services secrets français et qui avaient participé à l’enlèvement et à la liquidation du leader de gauche marocain Mehdi Ben Barka (3). Et c’est par ces gens-là que j’ai eu tout un tas de renseignements sur l’implication directe du roi du Maroc avec les autorités françaises. Et cela touchait les plus hautes autorités françaises du fait que la drogue était transportée dans des avions militaires et atterrissaient dans les deux importantes bases militaires d’Évreux et de Tours. Alors, à la suite de cela, arrivé en France, j’ai commencé une enquête pour reconfirmer avec les contacts qui m’avaient été donnés. Et je suis tombé sur le réseau Hémard, qui est Pernod-Ricard (4) en réalité. «
TM — » La famille Hémard est l’une des familles propriétaires de la société Pernod-Ricard ? «
AB– » Ils sont actionnaires parce que Ricard a absorbé Pernod. Je ne sais pas dans quelles années parce que je n’étais pas là. Et, Pernod fait partie du groupe maintenant Pernod-Ricard qui est une grosse boîte et la famille Hémard est une des parties prenantes de cette affaire. Mais avant, c’était Pernod simplement. Et, d’après monsieur Boucheseiche (5), qui était au service du SAC (6) pendant un certain temps, les laboratoires de transformation de cocaïne qui ont été installés au Maroc , il y en avait un à Tanger et un à Agadir. Le premier avait été installé à Tanger en 1962 et, un peu plus tard, a été installé celui d’Agadir. Et, ceux qui ont supervisé cette installation, ça a été les éléments de Pernod-Ricard. Et c’est comme ça que j’ai eu les noms d’Hémard. J’ai eu le nom de Charles Pasqua (7) et le nom de celui qui était dans la Main Rouge au Maroc -comment il s’appelle ? C’était un Corse : Joréduc. «
TM — » La Main Rouge, c’était un service secret… «
AB– » La Main Rouge -8-, c’est un organisme anti-terroriste, comme ils appelaient ça du temps du protectorat au Maroc. Et c’est eux qui avaient liquidé le libéral Lemaigre-Dubreuil (9). Mais cette Main Rouge agissait ouvertement avec la police française. «
TM — » À partir de quel moment, monsieur, avez-vous été en lien avec madame Jacqueline Hémard ? «
AB– » Quand j’ai découvert la piste, je n’ai découvert que les héritiers d’Hémard. J’ai pu prendre contact avec Éric Hémard qui est le propriétaire d’une petite usine de plastique à Maisons-Alfort qui lui a été donnée par son père. Cette usine a toujours été un paravent parce que c’était le paravent de la prostitution de la grande banlieue. Et c’est comme ça que j’ai connu madame Hémard. Quand j’ai connu madame Hémard, elle avait quelque chose à dire et elle avait très peur. Alors on s’était donné rendez-vous en Grèce et c’est là qu’elle m’a raconté comment son mari touchait de l’argent –comme ses frères– par la mère qui les réunissait une fois par an après avoir reçu ces Italiens de Naples, qui venaient la voir régulièrement. Ils recevaient 100 millions de francs anciens, c’est-à-dire 100 000 dollars chacun, qu’elle leur donnait en argent liquide. Ils se réunissaient l’été, en Suisse à l’hôtel Richemond où ils avaient un des beaux-frères qui a aussi une société paravent et qui fait des affaires avec l’Afrique, mais ce sont des affaires qui n’existent pas, c’est toujours une société paravent, et c’est lui le passeur de fonds en Suisse. Et, tous les mois d’août, ils tiennent une réunion de famille pour faire les comptes des transferts qu’ils ont là-bas. Et madame Françoise Hémard (10) entretient et contrôle un compte –je ne sais pas, il y a quelques milliards– à l’Union des Banques Suisses à Genève. Et tous, ils ont un compte là-bas, tous les héritiers Hémard. «
TM — » Qu’est-ce qui vous a fait croire, monsieur, une fois que vous aviez ces informations, que votre vie était en danger en France ? «
AB– » J’ai été menacé dans la rue quand je suis sorti de l’hôpital la première fois. La deuxième fois, j’ai été menacé sur les Champs-Élysées. Au cours d’une conférence de presse de notre avocat, le représentant du Journal Le Monde en a fait état publiquement et j’ai été convoqué par le commissaire Sabatier, qui était le chef de l’UAT, l’unité anti-terrorisme et à qui j’ai fait le rapport de ce qui m’est arrivé et les menaces dont j’ai été victime. Monsieur Sabatier m’avait donné des coordonnées à appeler au cas où j’aurais été encore menacé. Ce qui s’est passé. J’ai appelé monsieur Sabatier, il n’y a eu aucune réponse. J’ai été attaqué chez moi par un élément qui est le garde du corps du fils Hémard, j’ai appelé la police. J’ai été au commissariat. J’ai signé une main courante –c’est tout ce qu’on a fait– mais les menaces ont continué jusqu’après la conférence que nous avons eue à Stockholm, avec Amnesty International, quand je suis revenu. Pendant cette époque-là, quand j’étais à la conférence, madame Hémard avait déjà quitté son domicile et s’était réfugiée chez moi, avec sa sœur. Et, elle a été menacée, rue Lalo par trois personnes, qui se sont présentées au nom de la DST française, et qui lui ont dit qu’ils allaient lui faire son affaire. Elle a pris son enfant, elle a quitté la France, elle est partie en Belgique, et, de Bruxelles, elle a pris l’avion, elle s’est réfugiée aux États-Unis. Moi, j’ai eu le même problème en rentrant de Stockholm. J’ai été abordé par ces éléments-là de la DST. Et ils ne se sont pas cachés de me dire qu’ils étaient de la DST et que c’était dans mon intérêt de fermer ma gueule. Le commissaire Sabatier n’avait pas répondu à mes appels de détresse, comme monsieur Pasqua, ministre de l’Intérieur qui avait été saisi par lettre par mes avocats, ainsi que le président de la République et que tout cela était resté lettre morte, je n’avais plus qu’une issue, c’était de partir. Entre-temps, durant mon séjour à Paris, monsieur Hémard s’est permis de me menacer directement par téléphone. Tous ces enregistrements, je les ai fournis aux autorités américaines. Et il ne se cachait pas de me dire que sa mère avait parlé avec Pasqua et avec Borderie et qu’ils allaient me liquider et qu’ils allaient me faire mon affaire avec sa femme. «
TM — » Monsieur Bourequat, nous avons eu connaissance de votre déposition et de celle de madame Hémard devant la justice américaine. Dépositions à la suite desquelles vous avez obtenu l’asile politique (11). «
AB– » Oui. «
TM — » Dans ces dépositions, vous accusez nommément une personnalité française de préparer votre élimination. «
AB– » Exactement. «
TM — » Pouvez-vous nous répéter très précisément quelle a été votre déposition devant la justice américaine ? «
AB– » Je ne peux pas vous le dire. «
TM — » Pouvez-vous nous dire son contenu tout au moins. «
AB– » Le contenu, ça a été que j’ai été menacé par ces gens-là et par une autorité officielle française. «
TM — » Quelle est cette autorité monsieur ? «
AB– » Cette autorité, c’est la DST. «
TM — » Vous aviez donné le nom d’une personnalité gouvernementale française dans votre déposition. Est-ce que vous pouvez nous la répéter ? «
AB– » Cette autorité, c’est monsieur Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur à l’époque. «
TM — » Votre déclaration a été jugée recevable par la justice américaine et les autorités spécialisées, le DEA, ont considéré que l’ensemble de votre témoignage était corroboré et vous avez donc obtenu l’asile politique aux États-Unis. Ce qui a conduit les États-Unis à considérer que, dès lors, la France n’est plus une démocratie mais un régime dont il convient de protéger certains ressortissants. «
AB– » Oui. Il y en a plusieurs qui sont dans le même cas. Je ne suis pas le seul. Il y a actuellement cinq personnes qui sont réfugiées aux États-Unis, qui ont été menacées et il y a même des juges qui ont directement menacé ces personnes. Il y a eu même une action directe sur le sol américain par un consul français pour l’enlèvement d’une fillette. «
TM — » Lorsque nous avons eu connaissance de votre déposition, c’était il y a deux ans je crois, nous avons joint le cabinet de monsieur Pasqua pour lui demander sa version des faits. Nous n’avons pas eu monsieur Pasqua lui-même mais ses collaborateurs qui ont totalement démenti vos allégations. Alors, … «
AB– » Bien sûr ils vont les démentir. Monsieur Pasqua ne va pas vous dire ce qu’il a été faire au Maroc avec cinquante-neuf sénateurs. Il ne va certainement pas vous dire ça monsieur Pasqua. Monsieur Pasqua ne vous dira certainement pas quelles sont ses relations avec le roi du Maroc et cela depuis longtemps. Il ne vous le dira certainement pas. Monsieur Pasqua ne vous dira pas qu’est-ce que sont devenus les éléments du SAC dont une partie ont organisé une police privée chez Pernod-Ricard et une autre partie ont créé une société de protection qu’ils appellent une société de gardes du corps et ils agissent pour la liquidation des gens. Moi j’ai une preuve que la famille Hémard a proposé la liquidation de quelqu’un pour 12 000 francs. Et ça par l’intermédiaire de la police qu’ils ont, une police privée, qui a été organisée par monsieur Pasqua au sein de Pernod-Ricard. Ça de toute façon, c’est très connu. Bien sûr ils ne vont pas reconnaître ces faits-là, bien sûr la France ne va pas reconnaître qu’elle nous a persécutés. Jusqu’à présent mes frères sont persécutés. Monsieur Alain Juppé (12) a fait un référé pour nous expulser des appartements qui ont été mis à notre disposition quand nous avons été libérés. Mais moi j’avais déjà quitté. Comment se fait-il que tout Premier ministre qu’il est, il me poursuit en justice pour m’expulser d’un appartement que je n’occupe pas alors que j’étais depuis un an déjà aux États-Unis ? Et maintenant c’est mes frères qui sont persécutés par l’actuel gouvernement par l’intermédiaire de quoi… on a mis la société PSR, qui est la société de Paris Services Réservations (13) qui appartient à madame Ménage. On sait qui est madame Ménage, on sait qui est monsieur Ménage (14). «
TM — » Pardon, monsieur Bourequat… «
AB– » On persécute mes frères. Alors toutes ces persécutions, c’est quoi, c’est ça l’État de droit ? Tout cela, parce que… , pourquoi ? Nous sommes des Arabes ? «
TM — » Monsieur Bourequat…Pardon… «
AB– » Je l’ai dit moi. Je l’ai écrit au président de la République. Je lui ai dit, je suis persécuté pourquoi ? Parce que je ne suis pas fils de Marie, je suis fils de Fatima ? «
TM — » Monsieur Bourequat, un instant s’il vous plaît. » AB– » Oui… «
TM — » Nous avons bien entendu votre déposition et les accusations que vous portez. Est-ce que vous avez essayé d’interpréter les éléments que vous rapportez et est-ce que vous avez, à vos yeux, trouvé un sens politique, organisationnel à ces liens qui existent entre certains responsables politiques français et l’État du Maroc ? Comment envisagez-vous ces liens politiques ? «
AB– » D’abord, il y a des intérêts privés, comme les intérêts de monsieur Giscard d’Estaing (15). Monsieur Giscard d’Estaing et sa famille ont des intérêts énormes au Maroc. Il y a Maroc Phosphore, il y a Maroc Chimie. Ce sont deux importantes sociétés de transformation de phosphate dans lesquelles monsieur Giscard d’Estaing et son frère ont des intérêts énormes. Bon, à part cela. Monsieur Giscard d’Estaing était propriétaire d’un grand domaine qui était mitoyen de celui du roi dans le Ouled Dzaim, dans cette région où il y a de grandes propriétés agricoles, c’est dans cette même région que monsieur Chirac (16) est propriétaire d’une propriété que le roi lui a offerte après son élection (17). «
TM — » Vous confirmez cet élément ? «
AB– » Oui, je le confirme et c’est la propriété de son frère, le prince Moulay Abdel Allah, il a séquestré cette propriété à ses héritiers et il l’a offerte à monsieur Chirac. D’autre part avant d’être président de la République, monsieur Chirac avait une villa qui était mitoyenne du palais d’été de Shkirat à Rabat. «
TM — » Bien… Monsieur Bourequat… «
AB– » Et ça, c’est confirmé. Beaucoup de gens l’ont vu là-bas. On a même contacté des gens qui ont travaillé là-bas, qui ont servi monsieur Chirac dans plusieurs de ses déplacements et dans plusieurs de ses séjours. Alors, ce ne sont pas des choses qu’on a dit, ou des choses… Moi je n’étais pas là de toute façon. Moi, je ne suis né que le 30 décembre 1991 et ces renseignements m’ont été donnés. Les gens ne vont pas mentir à ce point-là. Et puis, de toute façon, la position du gouvernement français le prouve. Pourquoi le gouvernement français nous persécute ? Pourquoi le gouvernement français nous a ignorés pendant dix-huit ans et ensuite il nous persécute si ce n’était pas à la demande du roi du Maroc. Mais nous sommes citoyens français. «
TM — » Monsieur Bourequat, un instant s’il vous plaît… «
AB– » Pourquoi la France nous ignore ? C’est une honte pour un pays de droits comme la France qui a été le berceau des droits de l’homme de persécuter ses citoyens. Pourquoi ? C’est de la discrimination raciale. «
TM — » Monsieur Bourequat nous comprenons très bien votre douleur pour qu’elle ait pu justifier votre expatriation et nous entendons bien vos accusations même si, ici donc, les personnes mises en cause ont globalement démenti sans pour autant apporter quelque explication que ce soit à vos allégations et nous savons bien entendu également que la justice américaine a elle considéré que les éléments que vous apportiez étaient corroborés à ses yeux, suffisamment tout au moins, pour vous accorder, à vous et à madame Hémard, l’asile politique. Nous vous remercions de cet entretien. «
AB– » Elle n’est plus madame Hémard, elle est madame Bourequat actuellement. «
TM — » Félicitations monsieur. «
AB– » Merci. Et ce que je voudrais demander à l’Europe, c’est que l’Europe prenne en considération… parce que ce problème de drogue, il n’y a pas une volonté européenne… «
TM — » Monsieur Bourequat, vous avez jeté un grand trouble dans cette salle, vous imaginez. Nous allons discuter de cela. Laissez-nous digérer un petit peu votre intervention et nous n’hésiterons pas à vous rappeler si nécessaire. Merci de cette intervention. «
AB– » Je vous en prie. «
—==oOo==—
– 1 Jacqueline Pile, alors épouse d’Éric Hémard.
– 2 Cf. Dix-huit ans de solitude : Tazmamart, par Ali Bourequat, éd. Laffon, 1993.
– 3 El-Mehdi Ben Barka (1920-1965) : Homme politique marocain, secrétaire général de l’Union des forces populaires (UNFP). Exilé, condamné à mort par contumace, il fut enlevé à Paris, en octobre 1965, par des agents des services secrets marocains et leurs complices français, et disparut.
– 4 Pernod-Ricard. Société de holding, leader mondial des produits anisés et des préparations de fruits. Capitalisation boursière : 17, 26 milliards de francs. Chiffre d’affaires consolidé (1996) : 16,81 milliards de francs.
– 5 Georges Boucheseiche fut membre de la section française de la Gestapo pendant l’Occupation nazie, ultérieurement recruté par les réseaux gaullistes de Jacques Foccart, il participa aux enlèvements du colonel Argoud et de Mehdi Ben Barka. Il fut arrêté au Maroc par le colonel Ahmed Dlimi et placé au secret à Tazmamart, en 1972, après l’élimination du général Oufkir.
– 6 SAC (Service d’action civique) : police secrète, créée en marge du parti gaulliste, pour lutter contre le terrorisme des partisans de l’Algérie française. Le SAC a été dissous par ordonnance prise en Conseil des ministres, le 3 août 1982, après la tuerie d’Auriol.
– 7 Charles Pasqua. Homme politique français. Il travailla pour la société Ricard (1952-67) dont il fut notamment directeur des ventes et de l’exportation. Sur le plan politique, il fut entre autres vice-président du SAC (1965-69), et ministre de l’Intérieur (1986-88 et 1993-95).
– 8 La Main Rouge était un escadron de la mort, créé par les services secrets français, en 1952, sous l’autorité du colonel Marcel-André Mercier, pour éliminer le terrorisme au Maghreb, qu’il soit indépendantiste ou colonialiste. Elle s’illustra d’abord en Tunisie, puis au Maroc et en Algérie. Elle n’hésita pas à poursuivre ses cibles en Belgique, Allemagne, Italie, Suisse, et aux Pays-Bas. On lui prête plus de trois cents meurtres. Elle était liée aux services » stay behind » de l’OTAN.
– 9 Jacques Lemaigre-Dubreuil, époux de Simone Lesieur, héritière des huiles Lesieur. Il fut, à la fin des années trente, l’un des financiers du CSAR, un puissant complot d’extrême droite connu sous le nom de » La Cagoule « . Pendant la seconde guerre mondiale, il développa son entreprise en négociant avec les deux camps. Dans les années cinquante, il évolua vers la droite libérale. Propriétaire de Maroc-Presse, il fut assassiné par la Main Rouge, le 11 juin 1955, probablement sur ordre du président du Conseil, Edgar Faure.
– 10 Françoise Sanson, veuve de Jean Hémard, est actuellement administratrice de la holding Pernod-Ricard.
– 11 C’est après avoir rencontré le président Carter et avoir déposé devant la Commission des droits de l’homme du Congrès des États-Unis, qu’Ali Bourequat a obtenu l’asile politique avec le soutien de la DEA et du Département d’État.
– 12 Alain Juppé : Homme politique français. Il a accompli toute sa carrière dans l’ombre de Jacques Chirac. Il fut notamment Premier ministre (1995-97) et président du parti gaulliste, le RPR.
– 13 Paris Services Réservation (PSR).
– 14 Gilles Ménage. Homme politique français. Il fut notamment directeur de cabinet du président Mitterrand (1988-95).
– 15 Valéry Giscard d’Estaing. Homme politique français. Il fut notamment président de la République (1974-81).
– 16 Jacques Chirac. Homme politique français. Il fut notamment président du parti néo-gaulliste, le RPR (1976-94), Premier ministre (1974-76), président de la République (depuis 1995). – 17 Cf. Le Canard enchaîné du 31 janvier 1996.
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BRÉSIL: saisie de 495 kilos de coke dans un camion

Un homme a été arrêté avec 495 kilos de cocaïne ce vendredi soir sur l’autoroute Assis Chateubriand, à Barretos (SP).
Selon les informations de la police de la route, la drogue était transportée dans un compartiment sur le coffre d’un camion.
Le camion avec des plaques de Tapurah (MT), avait été arrêté à un poste de contrôle. Les policiers, vu la nervosité du chauffeur ont fouillé le véhicule, et…ont trouvé la cocaïne en paquets enveloppés dans du plastique noir.
STUPS: leçons d’économie sur le trafic de drogue
Par Benoit Georges
Un journaliste de « The Economist » a analysé les cartels de la drogue comme des entreprises.
De 2010 à 2013, Tom Wainwright a été le correspondant de l’hebdomadaire « The Economist » à Mexico.
« Plus je m’intéressais au secteur de la drogue, plus je me demandais ce que ça donnerait si je couvrais le sujet comme […] n’importe quel commerce. »

De cette question est né un livre passionnant, « Narconomics« , qui confronte les lois de l’économie à celles du narcotrafic – pour constater que, souvent, elles ne sont pas si éloignées. Riche en anecdotes et souvent drôle, l’ouvrage est aussi une mise en cause des méthodes de lutte contre la drogue, aussi dangereuses socialement qu’inefficaces économiquement.
Extraits.
Fixation des prix : « Une demande constante et une offre restreinte devraient mener à une hausse du prix; pourtant, la cocaïne est toujours aussi peu chère. Comment les cartels sont-ils parvenus à défier les lois fondamentales de l’économie ? Pour comprendre comment ils ont réussi ce tour de passe-passe, on peut penser à Walmart. […] Les conflits armés de Colombie sont tels, quelle que soit la région, qu’un seul groupe de trafiquants exerce son emprise. Ce groupe est l’unique acheteur local de feuilles de coca, de sorte qu’il dicte le prix, tout comme Walmart est parfois en mesure de définir le prix des produits qu’il achète. Cela implique que, si le coût de production de la feuille augmente – en raison de l’éradication, d’une maladie ou de tout autre motif -, ce sera au cultivateur de supporter ce coût et non au cartel. »

Ressources humaines :
« L’appartenance à un gang, au Salvador, ne dépend pas de celui qui paye les salaires les plus élevés, mais du lieu de naissance du candidat gangster. Une fois qu’un jeune homme est devenu membre et s’est fait couvrir le corps de tatouages à la gloire [du gang] Salvatrucha, il est hors de question de passer à Barrio 18, et vice versa. […] En termes d’économie, cela signifie que […] le marché du travail pour les « mareros » salvadoriens est totalement illiquide. Sans le moindre risque qu’un gang débauche les employés de l’autre, les « maras » [gangs] n’ont pas besoin de se disputer les talents, ce qui leur permet de maintenir les salaires à un bas niveau. »

E-commerce :
« A la différence du dealer de la rue, les vendeurs en ligne expliquent clairement leurs conditions de vente, la plupart proposant une forme de compensation si le produit n’arrive pas à destination. Quelques-uns prétendent même que leur cocaïne provient du « commerce équitable » ou « ne provient pas de zones de conflits », ce qui est manifestement faux […], mais intéressant en ce que cela révèle comment les dealers se mettent à imiter les tactiques utilisées par les commerçants ordinaires. »
Source: Les Echos.fr
MAROC: le satellite Moroccan aura un rôle central contre le narcotrafic et pour la lutte antiterroriste

Plus que quelques jours pour voir le Maroc devenir une puissance spatiale.
Sauf contre temps, c’est une fusée italienne de type « Vega » qui lancera le 8 novembre prochain, depuis le pas de tir de Kourou en Guyane, le premier satellite espion du royaume chérifien nommé Moroccan EO Sat1.
Il s’agit d’un satellite d’observation à très haute résolution de type Pléiades (résolution de 70 cm).
Le lancement du second satellite est prévu en 2018.
COLOMBIA (Arroyo de Piedra): golpe del Gobierno nacional al Clan del Golfo en Bolívar
La Armada colombiana incautó de 271 kilos de cocaína que estaban ocultos en las playas cercanas al caserío de Arroyo de Piedra, en el departamento de Bolívar.

En Arroyo de Piedra, corregimiento en el norte de Cartagena, Bolívar, soldados de la Armada Nacional y detectives de la Dijín, en una labor conjunta, decomisaron 271 kilogramos de clorhidrato de cocaína que estaban enterrados en zona de playa.
La droga pertenecía al Clan del Golfo, el mayor grupo armado del país, que « en el último mes han aumentado ostensiblemente su actividad criminal de tráfico de estupefacientes en diferentes modalidades », agregó la Armada en un comunicado.
El operativo se realizó como parte de una campaña de registro y control de las playas próximas a Cartagena de Indias, con el fin de evitar que sean utilizadas por narcotraficantes para embarcar cargamentos de cocaína hacia el exterior.
Leer mas
https://www.publimetro.co/co/noticias/2017/10/27/golpe-del-gobierno-nacional-al-clan-del-golfo.html
COLOMBIE (La Guajira): la DIJIN arrête une ambulance avec un chargement de cocaïne

A Uribia, une ambulance, non enregistrée pour le transport de malades, a été arrêtée chargée de près de 200 kilos de cocaïne.
Le véhicule se dirigeait vers la Alta Guajira pour transférer la drogue sur un navire à destination des USA ou de l’Europe.
Ce sont les forces spéciales de la DIJIN de Bogota qui ont réalisé cette opération.

Source: Blu Radio
DOUANE FRANÇAISE: l’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre
Retour sur une « AFFAIRE » à Roissy, alors que Corinne Cleostrate (aujourd’hui cheffe de la DNRED) était la directrice régionale à Roissy voyageurs.
Ça fait plus de deux ans, qu’après deux ans d’investigations, l’instruction devait toucher à sa fin et que le dossier devait être rapidement communiqué au parquet pour le règlement en vue du procès en correctionnelle, avait dit à « Sud Ouest » un porte-parole du parquet de Bobigny.
Les poursuites n’iront donc pas au-delà des suspects à l’origine de l’affaire.
Cet aboutissement paraît tronqué quand on prend connaissance d’un rapport de police de 2012, que « Sud Ouest » s’était procuré.
Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.
Ceux-ci adoptent de plus en plus souvent cette méthode pour faire voyager l’argent, évitant les circuits financiers, donc l’électronique et les ordinateurs du renseignement. Le pot aux roses a été découvert par hasard.
Des millions placés en Andorre
Tout commence le 12 avril 2012, quand une valise contenant 640 000 euros en grosses coupures provenant du trafic de drogue et destinée à la République dominicaine disparaît mystérieusement à Roissy. Chez les policiers français de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants), c’est la stupéfaction. Ils suivaient, grâce à une information, la piste de deux trafiquants, espérant ainsi mettre au jour toute la filière.
Les policiers examinent les enregistrements de vidéosurveillance de la zone de tri des bagages du terminal 2C. Un douanier peut y être vu se faisant remettre trois valises suspectes avant leur embarquement en soute, puis n’en ramener que deux. Les enquêteurs constatent que cet agent appelle un de ses collègues, qui prend l’avion le soir même pour Toulouse. Il est appelé à son arrivée par un numéro de la principauté d’Andorre, micro-État et paradis fiscal pyrénéen dont les co-princes sont le roi d’Espagne et le président français. Les conversations sont écoutées : l’argent est plus tard déposé dans une banque, où un conseiller propose même des placements avantageux.
Les policiers arrêtent trois douaniers le 19 juin 2012, et leurs premières déclarations amènent quatre autres interpellations le lendemain. De fortes sommes en espèces sont saisies. Six des sept suspects passent aux aveux. Les recherches effectuées en Andorre donnent des résultats effarants : six des douaniers y possèdent des comptes créditeurs de plusieurs centaines de milliers d’euros et leurs historiques montrent qu’ils y ont déposé et retiré dans le passé des millions d’euros en espèces, sans que cela effarouche outre mesure les banquiers andorrans.
Source: Sud Ouest
ESPAÑA (Andalucia): cae una banda internacional que transportaba hachís de España a centroeuropa
La operación se ha dividido en tres fases y las detenciones y aprehensiones se han realizado en las localidades de Murcia, Lucena (Córdoba) y Sagunto (Valencia), ha informado hoy la Policía en un comunicado.
Ocho personas han sido detenidas por la Policía como presuntas integrantes de una banda internacional dedicada al transporte de hachís en camiones de gran tonelaje desde España hasta centroeuropa, en una operación que se ha saldado con la intervención de 2.900 kilogramos de esta sustancia.
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GENDARMERIE NATIONALE (Besançon): plus de 3 kg d’héroïne saisis et quatre interpellations

Une belle prise. En procédant, le mardi 24 octobre à Mandeure, à l’interpellation de quatre jeunes, les enquêteurs de la section de recherches de Besançon et de la brigade de recherches de Montbéliard ont mis à mal un réseau de trafic de stupéfiants (héroïne, cocaïne et résine de cannabis) qui sévissait dans la commune depuis plusieurs mois avec un rayonnement local.
Avec l’appui du GIGN, du PSIG et d’équipes cynophiles, le tout dans le cadre d’un dispositif de sécurité abouti, les enquêteurs ont donc mis la main cette semaine lors de cette opération d’envergure sur 3,2 kg d’héroïne, 150 g de cocaïne et 3,8 kg de résine de cannabis. Ces produits alimentaient une cinquantaine de clients réguliers du voisinage, générant des troubles à l’ordre public récurrents.
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USA (Ohio): huit ans de taule pour un pilote de Mirabel (Québec)
Un pilote d’avion de Mirabel, arrêté après un atterrissage d’urgence aux États-Unis alors que son appareil transportait 132 kilos de cocaïne, a été condamné vendredi à huit ans de pénitencier.

Sylvain Desjardins, 48 ans, a écopé de cette peine à la suite de négociations entre la défense et les procureurs fédéraux de la poursuite de l’Ohio.
Plus sur:
NARCO-LOGISTIQUE: des narcos-logisticiens qui « torpillaient » de la coke à travers l’Atlantique ont été torpillés par la justice

Ce vendredi, dix-neuf trafiquants ont été condamnés à des peines de prison allant de un à dix ans ferme.
Basé aux Antilles, le réseau se servait de torpilles fixées à des cargos pour expédier sa cocaïne vers la métropole.
DOUANE FRANÇAISE: la bonne filière pour une belle carrière, c’est la DNRED!

Il y a quelques mois, la DNRED subissait un tremblement de terre d’une force non encore chiffrée sur l’échelle de Richter.
A l’époque, le boss Jean Paul Garcia avait jeté l’éponge et la très controversée DG de la Douane française Hélène Crocquevieille avait même dû plier bagage.
Jean-Paul Balzamo et Jean-Michel Pillon, en charge notamment des techniques d’enquête (aviseurs, infiltrations…), eux, avaient été mis sur la touche.
Aujourd’hui,
-Jean Paul Balzamo a été nommé DI (Directeur interrégional) à Rouen en Seine-Maritime.
-Jean Michel Pillon a été nommé directeur de la DR (Direction régionale) à Toulouse en Haute-Garonne.
FRANCE (La Roche-sur-Yon): saisie de drogue après la course-poursuite
Une voiture en fuite, deux policiers blessés, plus de dix kilos de cannabis saisis, de l’argent… A La Roche-sur-Yon, la nuit de dimanche a été agitée. Un individu a été interpellé.
Source: OUEST France
FRANCE (Île-de-France): 175 kilos de cannabis dans le garage de trafiquants de voitures volées, dans l’Essonne

Ils pensaient avoir affaire à des trafiquants de voitures volés. Ils sont tombés sur une bande qui faisait aussi dans les stupéfiants !
« C’était complètement inespéré de trouver ça », racontent les enquêteurs, qui ont eu cette surprise, mardi 24 octobre, alors qu’ils procédaient à la perquisition d’un garage qu’ils pensaient n’être destiné qu’à « planquer » des voitures volées.
JUSTICIA (Santo Domingo): Francés que ayudó en la fuga de pilotos deberá cumplir cinco años de prisión en Najayo
El juez del Séptimo Juzgado de la Institución del Distrito Nacional, mediante el conocimiento de un juicio penal abreviado, condenó a cinco años de prisión al francés Christophe Naudin, quien ayudó a dos compatriotas suyos a fugarse del país.
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BIRMANIE (Etat Shan): saisie de 250 kilos de métamphétamine
TRIANGLE D’OR
L’armée a arrêté un homme en possession de 250 kilos de drogue de cristal méthamphétamine. La drogue était dissimulée dans son véhicule.
Source: 24heures.ch
SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): Christophe Naudin condamné à 5 ans de prison
Christophe Naudin a été condamné jeudi 26 octobre à cinq ans de prison pour « association de malfaiteurs et violation de la loi sur les drogues » par la justice de la République dominicaine pour son rôle dans l’affaire dite « Air Cocaïne ».
En prime, une amende de 33 000 dollars.
Possible transfert en France.