COKE en STOCK (CXLIV) : «El Chapo» et les avions (12). Avant l’Europe, Fort Lauderdale et l’Equateur

La CIA n’est pas une vieille histoire, dans le trafic, et on s’en aperçoit encore plus quand la coke déboule à la tonne en Europe.  Descendue le plus souvent de containers apportés par des cargos, en Espagne, au Portugal, mais aussi en Italie ou en Hollande, voire même en France. A se demander ce qu’est la « guerre contre la drogue » déclarée Outre-Atlantique, ou ce que sont les résultats de la DEA, voire son but réel.  À se demander si le nouveau président mexicain Enrique Nieto, élu en 2012, est vraiment à la hauteur de l’enjeu, qui est énorme, on le sait (1).  Mais avant d’en arriver là, il va falloir à la fois revenir à Fort Lauderdale et en Equateur…

lire: http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxliv-el-chapo-et-les-avions-12-avant-leurope-fort-lauderdale-et-lequateur/

0000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Flics contre juges): les stups en plein bad trip…Et mieux vaut être policier que douanier!

Flics contre juges, les stups en plein bad trip

Par Pascal Ceaux et Anne Vidalie, publié le

De fortes tensions opposent policiers et magistrats sur les méthodes de lutte contre le trafic de drogue. Entre les uns et les autres, la défiance est à son comble.

Récit de l’intérieur.

Il n’est pas près d’oublier ce jour-là. Dans les bureaux de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) à Nanterre (Hauts-de-Seine), la colère a éclaté avec la violence d’un orage trop longtemps contenu.

« Le mouvement a été spontané, raconte ce policier qui préfère garder l’anonymat. On s’est réunis. On avait le sentiment de n’être soutenus ni par le ministère, ni par la direction de la police judiciaire. On s’est dit, puisqu’ils ne veulent pas prendre notre défense, on va faire quelque chose de marquant. »

C’est ainsi que les quelque 70 enquêteurs de l’Office ont décidé, lundi 16 octobre, le dépôt des armes pour la durée d’une semaine. Certains ont pris des vacances. D’autres ont eu recours au congé maladie, ou ont tout simplement levé le pied, au risque de paralyser la chasse aux trafiquants de drogue.

L’OCRTIS se débat depuis des mois dans les rets de plusieurs procédures judiciaires qui ont déjà coûté son poste au charismatique patron du service, François Thierry. Au début d’octobre vient le tour de l’un de ses adjoints, le commissaire Stéphane L., et celui d’un chef de groupe, tous deux mis en examen pour « complicité de trafic de stupéfiants ».

Entre policiers et magistrats, le duel s’envenime

« A ce moment-là, on s’est dit que cela pouvait arriver à n’importe lequel d’entre nous », reprend le policier. La popularité, au sein de l’Office, du commissaire cible des juges ne fait qu’attiser le mécontentement. Stéphane L. est réputé pour son courage sur le terrain. En 2000, il a été grièvement blessé lors d’une interpellation à Argenteuil (Val-d’Oise). Une balle de fusil l’a atteint au thorax, malgré son gilet pare-balles.

Flics contre juges. Le duel est presque aussi vieux que le monde et ses trafics. Sauf que, cette fois, entre police et justice, le conflit s’envenime. Un combat âpre et silencieux, loin des caméras et des micros. D’un côté, les policiers de l’Office des stups, en poste à Nanterre ou à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, qui luttent au quotidien contre les trafiquants de drogue. « Et qui restent plus motivés que jamais », insiste l’un d’eux.

De l’autre côté, les 16 magistrats de la juridiction interrégionale spécialisée de Paris (l’une des huit « Jirs » de France), experts de la criminalité organisée et de la grande délinquance financière. Entre les uns et les autres, la défiance est à son comble.

« Quelques juges d’instruction, propolice, nous soutiennent, nuance un fonctionnaire de l’Office. Mais d’autres pensent que nous sommes borderline et n’ont qu’une idée en tête: casser nos méthodes. Leur éthique est heurtée, car ils pensent que nos indicateurs, impliqués dans la logistique des livraisons de drogue sur lesquelles ils nous informent, tirent un bénéfice de ces opérations! »

Dans l’environnement de la Jirs de Paris, ce classement insidieux entre bons et mauvais indigne. Il n’est, dit-on, rien d’autre qu’une « stratégie de défense » et ne correspond en rien à la réalité. « Quand des policiers dérapent, précise une source anonyme, j’espère qu’il y aura toujours des juges pour les sanctionner. »

« Les pratiques de l’OCRTIS sont contraires à l’esprit de la loi »

Un magistrat instructeur naguère en poste à la Jirs soutient ses anciens collègues: « Ils répugnent à annuler des procédures, car ils ne veulent pas casser le moral des policiers et mettre à terre leur travail. Mais ce qui est inacceptable, c’est qu’on essaie, parfois, de nous enfumer en passant sous silence le rôle trouble d’un informateur. »

Un magistrat spécialisé, en poste en province, ne retient pas ses mots: « Les pratiques de l’OCRTIS sont contraires à l’esprit de la loi », tranche-t-il. Visée, entre autres, l’enquête ouverte à Créteil (Val-de-Marne) qui empoisonne l’ex-numéro 3 de l’Office, Stéphane L., et un officier. En mars 2014, le commissaire L. et son groupe saisissent 132 kilos de cocaïne à l’aéroport d’Orly. Mais, très vite, les juges d’instruction soupçonnent les policiers d’avoir initié ce trafic avec l’aide de deux indicateurs, pour mieux démanteler le réseau à l’oeuvre. Ce que la loi interdit expressément.

Sur le procès-verbal, les deux « tontons » accablent les fonctionnaires des stups. « J’ai agi sous les ordres de l’OCRTIS », assène « José le Portugais ». « A moi, on m’a demandé d’être la personne qui serait à l’origine du pseudo-passage au fret d’Orly », précise son comparse, « Lionel ». Lorsqu’il est entendu par le juge en mai 2015, le commissaire conteste avoir agi dans l’ombre.

« On obtient des informations, déclare-t-il au magistrat, et les choses sont faites en transparence avec le parquet de Créteil, qui donne des instructions. On ne prend pas de décisions seuls dans notre coin sur ce genre de choses. » Pas suffisant pour rétablir la confiance…

Pour l’interpellation et la garde à vue de « Lionel », le juge a préféré désigner la section de recherches de la gendarmerie de Paris. Dans cette affaire, la hiérarchie de la police judiciaire, elle, joue la montre. « Mireille Ballestrazzi [la directrice centrale de la PJ] est venue nous voir plusieurs fois pour nous dire qu’il était urgent d’attendre sous prétexte qu »on ne sait pas quels éléments a la justice dans le dossier d’Orly' », regrette un fonctionnaire.

Un contentieux de plus en plus lourd

Entre la Jirs de Paris et l’Office des stups, le contentieux s’est encore alourdi le 17 octobre 2015. Ce jour-là, la Douane met la main sur 7 tonnes de cannabis stockées dans trois camionnettes garées dans le XVIe arrondissement de Paris. Au fil des mois, cette affaire dévoile les liens très étroits entretenus par François Thierry, l’ancien patron des Stups, avec l’un de ses indicateurs, gros importateur de cannabis marocain.

« Cette opération était une livraison surveillée [un transport de stupéfiants sous l’œil de la police, avec l’accord de la justice, pour identifier les trafiquants], affirme un policier de l’OCRTIS. Le parquet était parfaitement au courant. Des preuves de ces échanges existent. » Bémol apporté par un magistrat de la Jirs: « Tout dépend du niveau d’information qu’on nous donne… »

Les fonctionnaires des Stups 

Les fonctionnaires des Stups dénoncent cette « précarité », cette « insécurité juridique totale ». « Un magistrat dit OK, puis un autre remet en cause la méthode », regrette l’un d’eux. Pour résoudre ce casse-tête, un de ses collègues suggère « la tenue d’une table ronde avec la Direction centrale de la police judiciaire, le ministère de la Justice et la juridiction spécialisée de Paris ».

Message reçu 5 sur 5 au sommet de l’Etat, où cette guerre intestine entre policiers et magistrats inquiète. Ainsi, le garde des Sceaux a récemment mis en place un groupe de travail chargé de plancher sur les deux sujets qui fâchent: les fameuses livraisons surveillées et le rôle des indicateurs.

Les stups boudent la juridiction de Paris

En attendant, les fonctionnaires de l’Office des stups boudent la juridiction spécialisée de Paris.

« Tant que les magistrats qui nous sont hostiles resteront en poste, nous nous interdirons de commencer la moindre affaire qui pourrait leur être confiée, affirme l’un.

En revanche, nous travaillons mieux avec les Jirs de province. »

Certes, l’OCRTIS a réalisé récemment deux belles opérations, main dans la main avec les magistrats de Bordeaux, en saisissant 1,7 tonne de cocaïne en juin dernier sur une plage de Mimizan (Landes), puis plus d’une tonne du même produit et 350000 euros en cash à Lacanau voilà trois semaines. Dans les six autres Jirs, pourtant, beaucoup renâclent à travailler avec les spécialistes parisiens des Stups.

« S’ils s’imaginent que nous, magistrats provinciaux, sommes prêts à rentrer dans leurs magouilles, ils se trompent!, s’étrangle un procureur. Dans ma juridiction, nous avons eu des soucis similaires à ceux de Paris; alors, plus question de saisir l’Office. »

A Nanterre, l’ambiance est morose. « Beaucoup de collègues ont envie de changer de service, constate un fonctionnaire. Il y a eu des départs, il y en aura d’autres, et nous avons de plus en plus de mal à recruter. » Pendant que les spécialistes parisiens des Stups travaillent, de leur propre aveu, « avec le frein à main », les trafiquants, eux, peuvent se frotter les mains.

Entre 2015 et 2016, les saisies de cannabis ont reculé de presque 7 tonnes, passant de 77,6 à 70,9 tonnes, et celles de cocaïne ont chuté de 10,9 à 8,5 tonnes…

Deux poids, deux mesures?

Mieux vaut être policier que douanier.

Au printemps dernier, le corps d’élite des gabelous, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), a été décapitée par le DG Rodolphe Gintz sans autre forme de procès. (Jean Paul Garcia, le Boss de l’ « Agence », a jeté l’éponge à la demande du DG de la Douane.)

Motif: elle aurait fermé les yeux sur les trafics de l’un de ses indics en l’échange de tuyaux en or massif.

Entre les mutations forcées et les placards pas tous dorés, de nombreuses têtes sont tombées.

Rien de tout cela à l’Office des stups, soupçonné lui aussi d’avoir franchi la ligne jaune avec certains informateurs. Seul François Thierry a dû quitter son poste. L’ancien numéro 1 de la lutte antistups a d’abord été exfiltré à la SDAT, la sous-direction antiterroriste. Mis en examen en août pour « complicité de trafic de stupéfiants » et privé par la justice, deux mois plus tard, de son habilitation d’officier de police judiciaire, il a été affecté à la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité.

source: L’Express

Revoir:

0000000000000000000000000000000000000000000

ESPAÑA (Almeria): decomisados 170 kilos de hachís en un pesquero

Operación antidroga en el Puerto de Almería.

La Dirección Adjunta de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria (AEAT) han detenido a seis personas tras incautarse de 170 kilos de resina de hachis con la ayuda de los agentes del EDOA de la Guardia civil.
Según testigos, la operación se precipitó a media tarde del viernes, cuando los pesqueros regresaban de faenar. Los agentes de la Guardia Civil irrumpieron en las dársenas y arrestaron a los miembros de la tripulación de un barco propiedad de una familia almeriense.

Según los primeros datos conocidos sobre el suceso, los agentes habrían decomisado 170 kilos de resina de hachís que se transportan en el barco pesquero y que, presuntamente, se habrían cargado en alta mar.
Los agentes arrestaron a los miembros de la tripulación acusados de un presunto delito contra la salud pública por tráfico de drogas.

Fuente: La Voz de Almeria

SÉNÉGAL (Djifère): un trafiquant tombe avec 500 kilos de drogue

La brigade maritime des Douanes de Joal a saisi dans la nuit d’hier, lors d’une patrouille en mer près de l’île aux oiseaux, 500 kg de chanvre indien.

La drogue était dissimulée dans 17 colis.

FRANCE (Justice): pour trafic de cannabis, 15 ans requis contre un caïd de la drogue à Bordeaux

Quinze ans de prison ferme ont été requis à Bordeaux contre Mohamed Benabdelhak, figure du grand banditisme connu pour une spectaculaire évasion et une tentative avortée en Belgique, pour un trafic de cannabis entre la France et le Maroc, via l’Espagne, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.

Par AFP
Publié le 08/12/2017 à 19:30
Le tribunal correctionnel de Bordeaux a mis son jugement en délibéré au 22 décembre.

Dix « go fast » en 2011 et 2012

Le ministère public a réclamé des peines de 6 mois de sursis à 12 ans de prison ferme pour 19 autres prévenus, principalement originaires de Creil (Oise) et jugés depuis le 27 novembre pour ce trafic de drogues organisé entre novembre 2011 et novembre 2012 via dix « go fast ». Ils sont poursuivis pour un ou plusieurs de ces voyages.

Pour le plus important (1,6 tonne de cannabis saisie à Urdos, dans les Pyrénées-Atlantiques), Mohamed Benabdelhak a obtenu précédemment un non-lieu. Il est pourtant considéré dans ce procès comme « l’organisateur, le commanditaire depuis le Maroc des « go fast » avec un réseau très criminel, dangereux », a déploré un de ses avocats, Hugues Vigier.

Mohamed Benabdelhak, surnommé « bombé », est notamment poursuivi pour complicité de transport et vente de stupéfiants « en récidive » et association de malfaiteurs.

Le principal prévenu, qui ne souhaitait pas comparaître « pour raisons médicales », est finalement venu à deux reprises cette semaine au tribunal.

La défense demande le renvoi pour « impartialité du tribunal »

Ses avocats avaient demandé au premier jour d’audience le renvoi de cette affaire, remettant en question « l’impartialité du tribunal ». Leur client, âgé de 38 ans, a en effet porté plainte en 2016 contre une juge d’instruction qui exerce aujourd’hui des responsabilités au tribunal correctionnel de Bordeaux, pour selon lui « un arrangement avec un témoin dans une affaire connexe ».

LIRE la suite

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/trafic-cannabis-15-ans-requis-contre-caid-drogue-bordeaux-1381317.html

FRANCE (Tours): trois kilos de cannabis et 200 g de cocaïne saisis

LIRE

https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/trois-kilos-de-cannabis-et-200-g-de-cocaine-saisis