DEA (Drug Enforcement Administration): pour en savoir un peu plus!

Connue de nom tel le FBI ou la NSA, la DEA reste pourtant bien mystérieuse. Ce service de police fédérale américain dénommé Drug Enforcement Administration se charge de lutter contre le trafic de stupéfiants.

Créée en 1973 durant la présence de Nixon à la Maison Blanche, elle collabore avec les diverses agences locales, régionales et fédérales des Etats-Unis pour faire la guerre à la drogue.

Sa mission tentaculaire et ses résultats sont impressionnants.

Ses moyens

2,88 milliards de dollars. C’est le budget annuel du service pour ordonner les opérations et qui compte 11.055 employés, dont 5.249 agents spéciaux. Une bagatelle comparée aux frais du FBI qui s’élèvent à 8,3 billions de dollars (7,3 milliards d’euros).

Son musée

C’est tout près de Washington, à Arlington (Virginie), que se trouve le musée de la DEA. Il raconte l’histoire de la drogue aux Etats-Unis, la controverse sur certaines substances utilisées à des fins médicinales, les origines de l’institution, etc. Il propose aussi des ateliers interactifs pour que les enfants s’immergent dans le métier d’agent fédéral plutôt que celui de dealer. Son but est d’avant tout «éduquer les populations» au problème des stupéfiants.
Une partie du musée de la DEA, situé à Arlington (Virginie), s’attarde sur la controverse sur certaines substances utilisées à des fins médicinales.

Une section du musée de la DEA s’attarde sur sur certaines substances utilisées à des fins médicinales. Fabiano / Sipa

Ses bourdes

Les filles de joie sont un des cadeaux favoris des cartels pour corrompre les agents de l’institution américaine. En mars 2015, sept membres de la DEA ont été suspendus entre deux et dix jours pour avoir pris part à des soirées agitées lors de missions en Colombie entre 2009 et 2012.

Ses petits succès

630.000 adolescents se sont drogués en 2014 aux Etats-Unis. Cela représente 15% de moins qu’en 2000, preuve du succès des opérations mises en place par la DEA. Durant cette période, les consommateurs de marijuana ont baissé de 12%, ceux de méthamphétamine de 80%, quant aux amateurs d’ecstasy, ils ont chuté de 67%.

Son allié principal

La plupart des stupéfiants vendus et consommés illégalement aux Etats-Unis proviennent d’Amérique du Sud. Aussi, le gouvernement a choisi de financer la lutte anti-drogue en Colombie, Etat emblématique des substances illicites et pourvoyeur de la majorité de la cocaïne sur le territoire de l’Oncle Sam.

Ses saisies

919 tonnes de cocaïne ont été saisies par la DEA entre 2000 et 2014 sur le territoire américain. Sur la même période, les fédéraux ont aussi mis la main sur 11,6 tonnes d’héroïne et un peu plus de 5.704 tonnes d’herbe de cannabis!

Source: 20 minutes

PAYS BAS: au royaume du narcotrafic maritime

Urk, port pittoresque sur la côte de la mer du Nord néerlandaise est une petite ville tranquille habitée par des chrétiens conservateurs mais aussi par trois pêcheurs qui ont facilité le débarquement de cocaïne pour le compte de trafiquants.

Aux Pays-Bas on juge actuellement trois pêcheurs de Urk, accusés d’avoir passé en contrebande de la cocaïne durant l’été 2017 pour une valeur de 6,5 millions d’euros.

261 Kilogrammes de cocaïne récupérés au large d’un navire porte-conteneurs sur leur bateau nommé « Z181 » et introduit dans le pays selon l’acte d’accusation.

Un des trois pêcheurs a fait une confession. Il avait reçu 300 000 euros, mais était également soumis à une pression massive exercée sur sa famille par des narcos de l’organisation composée entre autres d’un intermédiaire néerlandais avec des racines pakistanaises et d’un criminel du Monténégro.

Pour 3 pêcheurs jugés! Combien en réalité pratiquent ce type de pêche ?

Source: SPIEGEL online

CALIFORNIE: à Oakland, dans la fabrique de cookies au cannabis

Tablettes de chocolat au cannabis. Les « edibles », produits comestibles à base de cannabis, sont en train de détrôner les traditionnels joints. – AFP

Créée il y a dix ans, VCC Brands a lancé une ligne de produits comestibles au cannabis, une forme de consommation qui prend le pas sur les joints. Kenny Morrison n’a pas eu le temps de fêter Noël cette année. Ce vendredi de veille de fêtes, il a rendez-vous avec l’un de ses fournisseurs en huile au cannabis dans son usine d’Oakland (Californie). Cookies, brownies, barres énergétiques, boissons pétillantes, thé… : pour VCC Brands, la marijuana se marie avec tout ce qui se mange et se boit. « Ce que vous allez voir ici est aussi ennuyeux que dans n’importe quelle usine agroalimentaire. La seule différence, c’est qu’on rajoute cette huile », assure son PDG en déambulant dans les chambres de réfrigération. LIRE la suite https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0301067091993-a-oakland-dans-la-fabrique-de-cookies-au-cannabis-2141741.php