Hier, ou avant hier, nous avons redécouvert les activités de l’homme qui avait été cité (et un temps jeté en cellule au Mali, en compagnie d’un assassin) lors de l’arrivé en plein désert à Tarkint d’un avion-cargo à réaction qui n’avait pas réussi à redécoller et avait été complètement incendié. Il n’avait ensuite pas laissé de traces, préférant on le suppose se faire oublier. Or voici qu’en enquêtant sur une autre affaire d’avion transportant de la drogue et parti du Mali, nous avons recroisé, justement, ses traces. Il habite désormais au Bénin, où il a déménagé ses activités… et ses appareils, comme on va le voir, et recommencé les mêmes activités d’aéro-taxi, dans des conditions tout aussi rocambolesques qu’à Bamako. Avec de la même façon une proximité avec le pouvoir local, qui semble l’avoir bien aidé dans son entreprise. Sachant son (lourd) passé, on a du mal à imaginer qu’une poignée de ministres ou même la présidence aient pu autant lui accorder aussi facilement leur confiance…
Vous vous souvenez de l’épisode du croisement, en juillet 2011, d’un petit Cessna avec le gros 208B d’Africa Air Assistance (J5-GAS) au Maroc (dans l’épisode « f » de cette série) ? Eh bien c’est par hasard une piste qui va nous conduire au nouveau Vernet, ou plutôt au déménagement de tout ce qu’il pouvait y avoir à Bamako dans un autre pays, et un autre aéroport. Reprenons d’abord la piste du petit Cessna se posant, avec au loin la mosquée si reconnaissable de Tia-Mellil, au Maroc :
Le Cessna, immatriculé TY-TPB, était alors sur la route de l’Italie. C’est un Cessna 172 qui à l’origine était parti… de Cotonou pour rejoindre Amiens (et retour).

« Quelques chiffres de notre périple: 3 650 nautiques parcourus (6 760 kilomètres), 47 heures de vol, 1175 litres d’essence, 19 atterrissages, 10 jours de voyage, 8 pays survolés ou visités et 2 continents … sans compter le démontage et remontage des capots avants, plusieurs fois…… » écrit l’auteur du périple (à gauche à son arrivée à l’étape de Saint Louis – Nouadhibou).
LIRE la suite
0000