Cette réussite conforte tous les espoirs qu’enfin nos cyber-régaliennes s’intéressent aux centaines d’annonces pour vendre stups, armes, faire la promotion d’actions terroristes et diffusion d’annonces à caractère pédophile qui polluent Twitter en particulier!
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L’enquête est baptisée Opération Venetic au Royaume-Uni, Emma 95 en France et Lemont aux Pays-Bas.

La National Crime Agency (NCA) du Royaume-Uni, Europol et Eurojust ont annoncé les résultats d’une enquête commune pour démanteler EncroChat, un réseau téléphonique chiffré largement utilisé par les criminels.
Sur son site, EncroChat rassure qu’il n’y aurait « aucun moyen d’associer son appareil ou la carte SIM au compte client. Un utilisateur peut forcer l’effacement de ses propres messages sur l’appareil d’un autre utilisateur à l’aide d’un compte à rebours. Au démarrage, l’appareil se vérifie en interne pour s’assurer que personne n’a altéré les fichiers système. Le but des téléphones cellulaires chiffrés Encrochat est de maintenir la sécurité ».
Encrochat était l’un des plus grands fournisseurs de communications chiffrées et offrait un service de messagerie instantanée de téléphone mobile sécurisé, mais contrairement à ce que l’entreprise disait à ses clients, les autorités judiciaires ont pu trouver le moyen d’accéder aux messages du téléphone.
À ce jour, les agences britanniques ont arrêté 746 suspects et saisi 77 armes à feu, deux tonnes de drogue, 28 millions de pilules illicites, 55 voitures de « grande valeur » et plus de 67,4 millions de dollars en espèces. L’entreprise avait environ 60 000 utilisateurs dans le monde et près 10 000 au Royaume-Uni. Selon la NCA, le seul usage que les utilisateurs faisaient du service était de coordonner et de planifier la distribution de produits illicites, le blanchiment d’argent et le complot pour tuer des criminels rivaux.
Étant donné que les messages étaient chiffrés sur les appareils eux-mêmes, la police ne pouvait pas toucher les téléphones ni intercepter les messages comme les autorités le feraient normalement.
À l’insu des utilisateurs d’Encrochat, leurs messages n’étaient pas vraiment sécurisés. Les autorités françaises avaient pénétré le réseau Encrochat, mis à profit cet accès pour installer un outil technique dans ce qui semble être une opération de piratage de masse, et lisaient tranquillement les communications des utilisateurs depuis des mois. Les enquêteurs ont ensuite partagé ces messages avec des agences à travers l’Europe.
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