FRANCE 🇫🇷 (Marseille): ses docks et son trafic conteneur n’entrainant aucune saisie…

COKE SUR LES DOCKS

Dans le plus grand port français, les saisies de drogue sont rares. De là à imaginer que la ville de la French n’existe pas sur la carte d’un trafic mondial, qui explose ? GQ a enquêté dans un des lieux les plus fermés de la cité phocéenne.
 
Entre passé, présent et futur, entre activités traditionnelles et digitalisation, immobilier et data, le port de Marseille cherche un avenir. Curieusement, les statistiques des prises de drogue y sont notoirement faibles depuis des années, contrairement aux autres grands ports européens, où elles explosent. Ça valait le coup d’aller voir et respirer l’air sur les docks, alors qu’il s’agit d’ouvrir de nouveaux horizons à ces 12 km qui ourlent la ville.
C’est ce qu’ont fait Olivier-Jourdan Roulot et  Xavier Monnier.
C’est une enquête à lire dans le numéro de mai de GQ (en kiosques cette semaine).
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EXTRAIT

Un rapport confidentiel de la DNRED (Direction nationale du renseignement douanier) et de  l’OFAST (l’Office anti-stupéfiants), que GQ a pu consulter, est explicite : depuis 2014, à peine 379 kg de cocaïne ont été saisis dans le premier port de France.

Surtout, et pire encore, pas un gramme depuis 2016. Seule une cargaison de 400 kg avait été découverte par un mécanicien lors de la réparation d’un navire à Fos en 2018. Un bilan étonnant alors que la production mondiale de cocaïne explose, que les conteneurs ont les faveurs des trafiquants et que les saisies dans les grands ports européens, d’Algésiras à Barcelone en passant par Anvers ou Rotterdam, se chiffrent chaque année en demi-douzaines voire en dizaines de tonnes.

« Pour les trafiquants, Marseille-Fos représente un important marché potentiel. Il concentre un trafic de plus d’un million de conteneurs et accueille un des premiers armateurs mondiaux, CMA-CGM », s’inquiète le renseignement douanier dans son rapport de 2019 sur le trafic de stupéfiants dans les ports commerciaux français. Avant de tempérer les angoisses naissantes : ce « port de destination finale présente un degré de sensibilité (…) inférieur aux hubs portuaires tels que le port du Havre ». Sur l’ampleur du trafic, il convient néanmoins de rester prudent. « Les saisies s’avèrent assez aléatoires et faibles en nombre, ce qui peut s’expliquer par un trafic de conteneurs moins important et le nombre limité de lignes directes depuis l’Amérique du Sud. » Pour autant, le rapport invite à « s’interroger sur l’exploitation par les trafiquants des lignes sans transborde-ment en provenance des pays du Maghreb et à destination de Marseille-Fos ».
Des lignes jugées « particulièrement à risque ».
Et les rédacteurs de conclure sur les difficultés à obtenir du renseignement, « amplifiées pour la zone de Marseille-Fos, particulièrement difficile à pénétrer ». « Évidemment, de la drogue passe par le port et on en a raté énormément », peste une magistrate du parquet, pointant les obstacles aux investigations : le grand port maritime Marseille-Fos s’étire sur trois sites et d’immenses superficies, notamment à Fos, et les bureaux des services douaniers chargés des enquêtes et du renseignement sont à l’extérieur – même si 220 gabelous travaillent au quotidien dans l’enceinte du port.  » Il faut dire les choses, reprend la parquetière, on n’a aucun informateur sur les quais. »

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C’est pas étonnant qu’il n’y ait aucun informateur qui vienne toquer à la porte de l’Échelon de la DNRED de Marseille quand on sait comment la Douane Française a traité l’un de ses meilleurs infiltrés !

Marc Fievet AKA NS 55 DNRED est un exemple accablant de la lâcheté et du manque d’honneur des DG de la Douane Française puisque malgré des informations de première ordre donnée à la DNRED, la Douane française l’a laissé partir pour une odyssée carcérale de 3888 jours en Espagne, Angleterre, Canada et en France.

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Années 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994): qui est donc Marc Fievet ?

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« En décriminalisant les drogues, ça permettrait aux gens d’avoir leur drogue de choix, de la même façon que quelqu’un peut aller à la SAQ pour obtenir de l’alcool et consommer de façon sécuritaire « , martèle Frankie Lambert.

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