Les 489 kilos de cocaïne ont été retrouvés « dans 19 mallettes » dans le conteneur chargé de produits cosmétiques.
La saisie a eu lieu « grâce à un effort coordonné » entre les polices guatémaltèque et colombienne.
Pertes de mémoire, boulimie, psychose, angoisses…
Tous ont commencé parce que «c’était cool de fumer», «cool de rouler le plus gros joint», «on t’invitait en soirée», ça crée des liens au moment où l’humain en a le plus besoin, lors de l’adolescence. Avec du recul, tous les interviewés identifient une frontière entre le récréatif et l’addiction pure, sans plaisir : «le moment où tu commences à fumer tout seul chez toi», retranscrit Gabrielle. Si au début les effets sont «amusants», après des mois voire des années de consommation, certains effets négatifs apparaissent. Pour la plupart, cela consiste en une perte de mémoire et des troubles de concentration. «En plus de la perte de mémoire, j’ai eu des troubles alimentaires», révèle Louise, qui avait envie de manger à chaque fois qu’elle tirait sur un joint. Gabrielle, elle, a surtout remarqué son humeur changeante : «j’étais sur les nerfs en permanence. Je pouvais m’énerver pour un rien, et mes proches me le reprochaient. Je pensais que c’était mon caractère, mais c’était un effet secondaire de la drogue», estime-t-elle aujourd’hui.
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La matière grise attaquée
Sans surprise, l’impact cérébral est le plus fort chez les plus gros consommateurs d’alcool. Ceux qui s’autorisent plus de 30 unités par semaine (1) sont six fois plus à risque de présenter une atrophie de l’hippocampe. Cette zone du cerveau joue un rôle dans la mémorisation et l’évolution dans l’espace.
Plus inquiétant, la matière blanche elle-même perd son intégrité. Des dégâts sont observés chez les plus gros adeptes d’ivresse ; leurs fonctions cognitives sont affectées. Ces derniers souffrent aussi de plus de déclin du langage. Les chercheurs l’ont évalué par un test simple, qui consiste à faire citer le plus de mots commençant par une lettre spécifique.
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Le tabagisme est une cause majeure de maladies, associée à un très fort impact sanitaire sur la santé des populations. C’est la première cause de mortalité évitable, avec environ 75 000 décès estimés en 2015, soit environ 13% des décès survenant en France métropolitaine. En moyenne, un fumeur régulier sur deux meurt des conséquences de son tabagisme.
Il n’existe pas de seuil au-dessous duquel fumer ne représente pas de risque. Par exemple, le risque d’être victime d’un cancer du poumon dépend du nombre de cigarettes que l’on fume chaque jour, mais également de l’ancienneté de son tabagisme. Le seul moyen efficace pour réduire ce risque est l’arrêt du tabac.
La ministre de la Transition écologique souhaite « débattre sereinement, se baser sur des faits et pas seulement sur des opinions ou des ressentis » sur le sujet du cannabis et des drogues plus largement.
« Je suis clairement pour que les tabous sautent sur le sujet du cannabis et des drogues en général », a déclaré Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, vendredi 7 mai sur franceinfo. Le débat est revenu sur le devant de la scène politique avec la publication mercredi 5 mai d’un rapport de parlementaires favorables à une « légalisation encadrée » du cannabis « récréatif », alors qu’Emmanuel Macron avait exclu tout changement législatif.
La ministre de l’Écologie prône une approche « pragmatique », sans entrer dans le détail. « En France, et cela fait des années que cela dure, il y a cinq millions de consommateurs de cannabis. On est largement au-dessus de la moyenne européenne sur les consommateurs et notamment les jeunes consommateurs. Donc, face à cela, il faut qu’on réussisse à trouver la meilleure réponse », a estimé Barbara Pompili.
« On a des tabous qui nous empêchent de réfléchir clairement sur la question. Je suis pour qu’enfin, on mette ce sujet sur la table et qu’on puisse en débattre sereinement, se baser sur des faits et pas seulement sur des opinions ou des ressentis », a conclu la ministre.