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L’article d’Ignacio Mendoza dans Aire Digital est sans ambiguïté :« depuis au moins quinze ans, le sombre complot des vols clandestins de trafic de drogue se répète à plusieurs reprises dans tout le centre et le nord de la province » écrivait-il pour le débuter le 27 septembre 2020. C’est le moins que l’on puisse dire en effet, tant la région autour de cette ville proche de Parana, avec laquelle elle est reliée d’ailleurs par un tunnel subfluvial,concentre les atterrissages d’avions chargés de drogue ces dernière années.
Ils ont été arrêtés récemment, dévoilant l’ampleur du trafic menant directement à… Malaga en Espagne !
« Depuis au moins quinze ans, le sombre complot des vols clandestins de trafic de drogue se répète à plusieurs reprises dans tout le centre et le nord de la province. Le dernier cas est celui mené par Juan Adrián Fleitas González, le 22 février (2020) sur une route rurale du département de San Justo à plus de cent kilomètres de la ville de Santa Fe. Ce jour-là, le Paraguayen nationalisé argentin a écrasé l’avion Cherokee 140, Numéro d’enregistrement ZP-X060 dans lequel on soupçonne qu’il a transféré 200 kilos de marijuana du Paraguay, qu’il a ensuite transportés avec l’aide d’un ancien policier dans la capitale provinciale » ; Je vous ai fait part de cette atterrissage plutôt mouvementé ici-même dans l’épisode CCXCVIII sur le trafic pendant la crise du Covid19.
D’emblée, l’article de Mendoza mettait l’accent sur la provenance de la drogue : le Paraguay, pays-relais andin de la drogue , dont l’importance expliquée ici en détail voici deux ans n’a cessé de s’accentuer.
Giuseppe Romeo, AKA ‘le fou’, ‘le nain’, en cavale depuis 2018, arrêté à Barcelone le 11 mars, est rentré à Rome sous bonne escorte de la police italienne vendredi 14 mai.
Article extrait du numéro spécial « Politique de la ville : 40 ans d’échecs payés par les Français ».
Sur le terrain. Olivier C., jeune policier de 27 ans, opère dans une cité de la banlieue parisienne. Il raconte son quotidien à Contribuables Associés.
« Des groupes de jeunes à plusieurs points stratégiques, chargés de surveiller toutes les personnes qui s’aventurent à pied ou en véhicule, avec des plaques d’immatriculation inscrites sur les murs pour identifier les véhicules banalisés de la Police nationale.
Des conducteurs de moto-cross ou de scooters sans casque traversent le quartier à longueur de journée durant les horaires d’ouverture des points de deal pour veiller au bon déroulement des ventes de produits stupéfiants.
Plusieurs chaises installées au pied des tours ou des canapés dans les halls avec des groupes d’individus en train de fumer la chicha en attendant le client.
Des consommateurs accros qui défilent et sont facilement identifiables par les services de police. Ils se présentent et passent leur commande aux fumeurs de chicha.
À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition.
Un autre individu est positionné dans les étages supérieurs avec les doses sur lui, mais en petite quantité en cas d’interpellation, se charge de vendre de la résine de cannabis, de l’herbe, de l’héroïne ou de la cocaïne en fonction de la demande. Cela ne dure que quelques instants.
Quand la quantité s’amenuise, il va se réapprovisionner chez une « nourrice », qui conserve la drogue en grande quantité chez lui.
À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition. Les mouvements sont limités et l’éclairage public subit des coupures programmées.
Une livraison par un go-fast va avoir lieu pour réapprovisionner le trafic.
Aucune sanction !
Bienvenue au cœur d’un quartier livré à lui-même.
Si le site est classé en QRR (quartier de reconquête républicaine), il sera fait appel à des renforts supplémentaires de policiers pour tenter de mettre un coup d’arrêt à ces trafics.
À la sortie du quartier, les acheteurs sont contrôlés par des policiers en véhicule sérigraphié ou banalisé.
Si la dose est découverte, l’acheteur sera verbalisé via la nouvelle amende forfaitaire délictuelle d’un montant de 150 euros.
De quoi remplir les caisses de l’État, les tableaux statistiques des commissaires de police et réduire les procédures judiciaires qui sont très coûteuses et ne débouchent sur aucune sanction.
Démanteler le point de deal prend plusieurs mois voire des années.
Lorsque les policiers entrent dans le quartier, les guetteurs donnent l’alerte en sifflant et tous les oiseaux s’envolent.
Au pied de l’immeuble, les jeunes se laissent contrôler plus ou moins facilement et ne sont jamais trouvés porteurs de substances sur eux.
Démanteler le point de deal est un travail difficile, qui prend plusieurs mois voire des années. Il est impossible d’obtenir des informations de la part des habitants qui vivent sous la loi du silence et dans la peur de subir des violences.
Quid de la nouvelle plateforme « moncommissariat.fr » mise en place par le ministère de l’Intérieur pour signaler les points de deal ? Les délinquants vivent désormais selon l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés ».
La présence policière nuit au bon fonctionnement du commerce local et les trafiquants ont bien compris qu’il fallait maintenir le calme au sein du quartier pour ne pas être dérangé.
En cas d’incident ou d’émeute, à la suite d’une interpellation qui tourne mal ou du démantèlement d’un réseau, des forces mobiles sont envoyées par le préfet pour des périodes allant d’une à trois semaines.
Les CRS procèdent à quelques interpellations et apaisent les tensions.
Plus personne n’est visible jusqu’à leur départ, le plus rapide possible pour le réseau, et le commerce reprend ses droits.
Une annonce mal vécue !
Le président de la République a annoncé le « Beauvau de la sécurité » fin janvier [2021, NDLR], pour une durée de quatre mois avec des réunions thématiques tous les 15 jours.
L’objectif ? Trouver comment retisser le lien police/population, revoir la doctrine du maintien de l’ordre, renforcer le statut des policiers, etc.
99,6 % des interventions se déroulent sans incident.
L’annonce de la mise en place d’une plateforme pour dénoncer les discriminations commises par les fonctionnaires de police a été très mal vécue par l’institution.
À chaque affaire de violences commises par quelques-uns, c’est sur l’ensemble de la Police nationale que l’opprobre est jeté, alors que 99,6 % des interventions se déroulent sans incident.
Les politiques lâchent et discréditent complètement les agents chargés de la protection des personnes, des biens et des institutions. Un sondage de 2017, avant l’élection présidentielle, indiquait que 52 % des policiers votent pour le Rassemblement National.
La pression du chiffre : Ce ne sont pas les renforts supplémentaires de policiers, la mise à disposition temporaire des unités mobiles, ou le « Beauvau de la sécurité » qui permettront de juguler la criminalité ou la délinquance dans les quartiers.
Encore moins la pression du chiffre imposée par les commissaires de police aux effectifs présents sur le terrain. Il est plus intéressant de verbaliser ou d’interpeller les clients que le vendeur lui-même.
Le vendeur représentera un bâton dans les tableaux statistiques alors que les multiples clients, facilement identifiables, garniront gracieusement les comptes bancaires des commissaires de police via des primes de résultats exceptionnels par des tableaux bien remplis.
Plus qu’une politique répressive, c’est par une politique de prévention efficace que le travail doit se faire. La reconquête des quartiers doit s’appliquer par un retour des services publics.
Là où la République est absente, le séparatisme apparaît et des micro-sociétés se forment.