GUYANE 🇬🇫 : l’exécutif acte l’échec de la lutte contre le trafic de drogue

Sur le principe, le Syndicat de la magistrature voit plutôt la mesure d’un bon œil. « La répression ne peut pas être l’alpha et l’oméga de la lutte contre la drogue », explique Kim Reuflet, présidente du syndicat, au magazine Marianne du 15 septembre. « Si on regarde cette directive pénale, c’est une gestion pragmatique de ce à quoi le procureur doit être confronté en Guyane. Il met la priorité sur la lutte contre les réseaux, et pas sur la lutte contre les mules. Les mettre en prison pour faire diminuer le trafic, ça n’a jamais marché, sinon on le saurait depuis un moment. Nous soutenons depuis toujours que ces personnes sont les victimes, plus que les coupables, du trafic de stupéfiants. Ce sont des personnes exploitées du fait de la misère. Il faudrait que ces jeunes femmes trouvent d’autres moyens de gagner de l’argent. »

Un message « dévastateur »

Contraint d’appliquer les directives, les douaniers ont donc procédé depuis le 1er juillet à une seule « procédure simplifiée » pour les personnes transportant jusqu’à 1,5 kg de cocaïne, principalement « in corpore » c’est-à-dire sous forme d’ovules ingérées par des « mules » en partance pour l’aéroport d’Orly. La personne, une fois interpellée, était libérée avec une simple interdiction de paraître à l’aéroport de Cayenne « pendant six mois » et une « inscription au FPR » (Fichier des personnes recherchées). Entre 1,5 et 4 kg, le suspect recevait directement une convocation pour comparaître au tribunal. Au-delà de 4 kg, le trafiquant était présenté au parquet.

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EUROPE 🇪🇺 (Belgique 🇧🇪) : le narcoterrorisme s’installe

Dans un lieu tenu secret, le ministre Van Quickenborne se livre à la RTBF : « Nous n’allons jamais abandonner » la lutte contre la mafia de la drogue

A-t-on sous-estimé la menace des groupes criminels en Belgique ?

« Je pense qu’on est arrivé dans une nouvelle situation. C’est la situation du narcoterrorisme. C’est le monde souterrain, criminel, qui essaie de déstabiliser la société et qui essaye de s’en emparer. Nous avons plus d’enquêteurs que jamais qui y travaillent. Nous avons plus de magistrats que jamais qui y travaillent et nous sommes encore en train de recruter à la police et à la justice. Il y aura un procureur pour le port d’Anvers qui va diriger tout. Nous avons voté une loi importante avant l’été pour sécuriser mieux nos ports. Il y a jusqu’à 20 ans (ndlr de prison) pour le personnel portuaire qui se laisse berner par ces criminels. On a fait voter avant l’été des traités importants, notamment avec Dubaï, pour extrader ces criminels de drogue. Et il y a encore beaucoup de mesures que nous avons déjà prises et que nous sommes en train d’exécuter. C’est une lutte qu’on mène depuis le début de ce gouvernement avec beaucoup de convictions ».

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BELGIQUE 🇧🇪 (ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne) : derrière le projet d’enlèvement du ministre belge, l’ombre des mafias de la drogue

Quatre suspects ont été arrêtés ce week-end aux Pays-Bas dans l’enquête sur un « projet d’enlèvement » du ministre belge de la Justice Vincent Van Quickenborne, qui a mis en cause « la mafia de la drogue ».

Âgés de 20 à 48 ans, ils sont liés aux puissantes mafias de la drogue qui prospèrent depuis que les ports néerlandais de Rotterdam et belge d’Anvers sont devenus les portes d’entrées de la cocaïne en Europe.

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