En station de ski, un rail de coke et ça repart et en station, il vaut mieux compter les gens qui n’en prennent pas, ça va plus vite.

L’alcool ne suffit plus et c’est souvent à ce moment-là qu’ils s’en remettent à la deuxième mamelle du métier. La poudre.
On n’imagine pas combien de saisonniers trouvent dans la cocaïne une solution miracle pour tenir jusqu’à la fin de saison. Je m’en ouvre à Adrien:
- Une association m’a parlé d’un chiffre, 70 % des saisonniers en prendraient?
- Oh oui, facile, facile!
- C’est énorme.
- Tu sais… En station, il vaut mieux compter les gens qui n’en prennent pas, ça ira plus vite.
Tant de coke dans les stations de ski? Il y a des brèves dans les journaux, à chaque fois qu’un dealer se fait attraper. Mais je n’avais jamais imaginé que c’était tellement répandu, en particulier chez les saisonniers. Pour démarrer cette enquête, et avant d’aller voir dans d’autres stations comme Verbier en Suisse, de parler à la police et aux hôpitaux (les autorités ayant refusé de me répondre), j’ai passé du temps avec deux d’entre eux, interrogés séparément, dans une petite station familiale de Haute-Savoie.
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