Archives mensuelles : décembre 2014
Cannabis Wars: Lebanese Pot Growers Arm-Up Against ISIS Invaders
A suspected mule found in possession of €123,000 worth of cocaine has been handed an 8 year sentence, with final 4 years suspended.
Mexico’s Drug War Matters
An Amsterdam shopping trip
As I walk along the canal bank, bathed in the neon glow of the Red Light District’s window brothels, I am overcome with a profound realization that I might quite soon get a knife in the kidney. I’m walking as I negotiate with a fairly affable cocaine dealer, but he warns me that his associate might not take kindly to my refusal to purchase his product after already taking a free sample. The realization kicks in when the associate in question, a hook-nosed and powerfully built shady fucker of the highest order emerges from behind, looms over my shoulder and tells me “This is bullshit. There are no free samples. You buy the fucking gram.”
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Marisol Touraine veut interdire la e-cigarette au cannabis mais sans THC
La première cigarette électronique à l’extrait de chanvre est menacée d’interdiction par le gouvernement pour incitation à la consommation de cannabis. Le concepteur du produit, a pourtant assuré ce mardi 16 décembre qu’elle est « 100% légale ».
« Je suis opposée à ce qu’un tel produit puisse être commercialisé en France », a déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine. « Cela constitue une incitation à la consommation de cannabis (…) potentiellement répréhensible par la loi », a-t-elle estimé sur la radio RTL.
La ministre a demandé à ses services « d’étudier de façon très précise la situation de ce produit » et a affiché « l’intention de saisir le juge pour faire interdire la commercialisation de cette cigarette électronique au cannabis ».
Pourtant Antonin Cohen, un des deux concepteurs de l’appareil baptisé Kanavape, a pris soin de souligner que cette e-cigarette contenant de l’huile de chanvre « n’avait aucun effet psychotique et psychotrope et…
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Le vaporisateur à cannabis est-il légal ?
WHERE IN THE WORLD IS MARIJUANA LEGAL?
SERBIE: Les réseaux de Darko Šarić, baron de la cocaïne : le livre qui fait scandale
Propos recueillis par Philippe Bertinchamps et Jean-Arnault Dérens.

Stevan Dojčinović est le rédacteur en chef du Centar za istraživačko novinarstvo Srbije, le Centre pour le journalisme d’investigation de Serbie (CINS).
Le Courrier des Balkans (CdB) : Votre livre Šarić a fait l’objet d’une intense campagne de dénigrement dans certains médias serbes…
Stevan Dojčinović (S.D.) : En effet. Le dernier exemple en date remonte au début du mois de décembre. Des passages de mon enquête sur les nébuleuses relations d’affaires entre la Prva Banka, un établissement bancaire contrôlé par la famille du Premier ministre du Monténégro Milo Đukanović, l’homme d’affaires controversé Stanko « Cane » Subotić et le narcotrafiquant Darko Šarić ont été publiés en feuilleton dans le quotidien d’opposition monténégrin Vijesti.
LIRE sur http://balkans.courriers.info/article26194.html
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FRANCE – Narco-distribution: de la cocaïne livrée par La Poste
L’approvisionnement de drogues par internet et voie postale se développe en France, et la « pureté » des produits consommés est en hausse, constate l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, dans une étude publiée lundi, qui note aussi une paupérisation croissante de certains usagers.
Petites doses, petits prix
Cette précarisation accrue de certains usagers – qui ne font pourtant pas partie des couches sociales pauvres – est observée avec « l’adaptation de l’offre de drogue », qui se caractérise par « des doses de plus en plus fractionnées, pour être vendues à des prix plus accessibles », notamment pour la cocaïne, dévoile l’étude Trend (Tendances récentes et nouvelles drogues) de l’OFDT portant sur 2013 et début 2014.
De même, « la pratique de l’achat en groupe d’un simple gramme », le détournement de médicaments, la modification des voies d’administration (passage du sniff à l’injection pour les usagers de cocaïne, renforcement des consommations d’amphétamine, considérée comme la « cocaïne du pauvre ») sont d’autres signes de cette paupérisation de certains usagers.
Drogue par correspondance
L’étude souligne par ailleurs une diversification des modes de diffusion des substances illicites. Si internet continue de jouer un rôle majeur dans le développement des nouveaux produits de synthèse (NPS), « l’approvisionnement par voie postale se développe en parallèle », et concerne aussi des produits comme le cannabis, la cocaïne ou la MDMA (principe actif de l’ecstasy). Mais ce mode de trafic ne véhicule pour l’instant que de petites quantités.
Autres innovations, les ventes via les sites du « deep web » ou « dark net », qui échappent aux moteurs de recherche et sont centrés sur des activités illicites, semblent plus fréquentes, tout comme la production locale d’amphétamines ou de MDMA, qui était jusqu’ici très rare en France.
Des produits de plus en plus « purs »
Enfin, l’étude constate une « hausse des teneurs moyennes » des différents produits. Déjà sensible ces dernières années, la pureté du cannabis sous ses deux formes (herbes et résine) s’est intensifiée : les teneurs moyennes en principe actif de l’herbe ont doublé en cinq ans et celles de la résine en dix ans.
Un phénomène similaire touche la MDMA sous sa forme poudre, mais concerne désormais également la forme comprimés connue sous le nom d’ecstasy.
La pureté de l’héroïne est elle aussi en hausse (teneur moyenne de 13%, et 8% des saisies comportaient plus de 30% d’héroïne). Si le phénomène se confirme, « une croissance du nombre de surdoses d’héroïne est à craindre », note l’OFDT, qui met aussi en lumière l’augmentation de la pureté moyenne de la cocaïne alors que le produit se caractérisait ces dernières années par de faibles teneurs.
LIRE sur http://www.ouest-france.fr/drogues-de-la-cocaine-envoyee-par-la-poste-3056566
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Russie: près de 174 tonnes de drogue saisies les cinq dernières années (FKSN)
© Photo : RIA Novosti. Egor Aleev
Par La Voix de la Russie | Plus de 175 tonnes de drogues ont été saisies en Russie durant ces cinq dernières années, a annoncé vendredi le directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN) Viktor Ivanov.
« La police a saisi 26 tonnes d’opiacés dont 11,5 tonnes d’héroïne afghane, 131 tonnes de dérivés du cannabis dont 121 tonnes de marijuana et 10 tonnes de haschisch, ainsi que 18 tonnes de drogues synthétiques », a indiqué le responsable lors d’une réunion de son ministère.
Selon lui, la police a par ailleurs fermé 50.000 tripots et de laboratoires de fabrication de drogue.
« Durant ces cinq dernières années, 1,2 million d’enquêtes criminelles et administratives ont été lancées à l’encontre des personnes impliquées dans le trafic de stupéfiants. La police a mis un terme à l’activité de 26.000 groupes criminels organisés », a précisé le directeur du FSKN.
RIA Novosti
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_12_15/Russie-pres-de-174-tonnes-de-drogue-saisies-les-cinq-dernieres-annees-FKSN-7845/
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Canadian woman caught sneaking $200,000 of cocaine into New York border
500 pot plants seized from New Kent County home
Galerie
Cette galerie contient 7 photos.
Arabie Saoudite : un narcotrafiquant décapité
La justice saoudienne a reproché à Nasser Ben Amiq Ali al-Inzi d’avoir pris part au trafic de « grandes quantités » d’amphétamine dans le royaume, selon le communiqué du ministère de tutelle relayé par l’agence officielle SPA.
Son exécution a eu lieu mardi à Al-Jawf (nord).
Le même ministère a récemment annoncé la saisie de 41 millions de comprimés d’amphétamine et l’arrestation de 1600 autochtones et étrangers pour narcotrafic.
ITALIE (Rome): « Mafia Capitale » : l’enquête s’élargit vers le sud

Ils ont ainsi procédé à l’arrestation de deux entrepreneurs calabrais -Rocco Rotolo et Salvatore Ruggiero-, membres présumés de l’organisation criminelle originaire de la région située dans la pointe de la Botte. Ils auraient eu des contacts étroits avec le leader présumé de l’organisation romaine, Massimo Carminati.
Plusieurs organisations criminelles à Rome?
Cet élargissement de l’enquête pourrait avoir une conséquence importante. Si les magistrats arrivaient à établir que le réseau romain relève du crime organisé, ses acteurs tomberaient de ce fait sous le coup des lois spécifiques anti-mafia, qui renforcent la répression par rapport au droit commun, rapporte Reuters.
Le procureur de Rome, Giuseppe Pignatone, a par ailleurs mis en garde jeudi, s’exprimant devant la Commission parlementaire anti-mafia: « A cette grande opération ‘Mafia Capitale’ d’autres feront suite ». Il a en effet assuré qu’à Rome les organisations mafieuses locales sont multiples.
« Seulement 257 personnes incarcérées pour corruption »
Le premier ministre italien, Matteo Renzi, s’est pour sa part indigné jeudi 11 décembre sur Twitter: « Sur 50 mille personnes incarcérées, 257 seulement le sont pour corruption: ce n’est pas sérieux ». Avant de promettre: « L’indignation ne suffit pas: des règles plus sévères (seront proposées) demain en Conseil des ministres ».
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MALI: saisie de cocaïne pure à l’aéroport de Bamako

Par Augustin K. FODOU – 13/12/2014
Le Chef de la Cellule Aéroportuaire Anti-Trafics / Antenne de l’Office Central des stupéfiants a présenté à la presse ce vendredi 12 décembre, deux saisies sur une Sénégalaise et deux Nigérians.
Une jeune sénégalaise répondant au nom de Maguette Thiam a été arrêtée à l’aéroport international de Bamako-Sénou en début de semaine. Elle venait de Lomé via Addis Abeba à bord d’un vol d’Ethiopian Airlines et devait rallier Dakar par la voie terrestre. C’est grâce à la coopération entre la Cellule Aéroportuaire Anti-Trafics/Antenne de l’Office Central des stupéfiants (CAAT/AOCS) et les autres aéroports que la jeune dame a été interpellée et fouillée, a indiqué le capitaine Alhader Yoro Maïga, Chef de la CAAT/AOCS. « Au cours de la fouille, nous avons constaté que dans son sac à dos, il y avait un cartable et une doublure dans le croisement intérieur du sac. Après avoir déchiré la doublure, nous avons trouvé un premier paquet. Une autre plaque a été dissimulée dans le cartable que nous avons déchiré. Une analyse rapide a révélé une réaction à la cocaïne » a expliqué le capitaine Alhader Yoro Maïga. Les deux plaques pèsent 1.689kg.
© JDM
- Des capsules contenant de la cocaïne
La deuxième affaire concerne deux Nigérians, l’un en en provenance de Sao Paulo et l’autre de Rio de Janeiro. Tous deux ont transité par Lisbonne avant de débarquer à Bamako. A leur arrivée à l’aéroport vers 1h40, ils ont été ciblés et soumis à un test urinaire. Lors de l’interrogatoire, Obirefu et Adiegwa ont déclaré avoir avalé des capsules contenant de la cocaïne et pèsent entre 17 et 20g. Ils n’ont pas fini de faire ressortir toutes les capsules contenant de la cocaïne pure au moment où la saisie a été présentée à la presse qui en a dénombré une centaine. « C’est après l’enquête qu’on pourra peser le tout et donner le poids réel » a poursuivi le capitaine.
La jeune sénégalaise est actuellement à la disposition de la justice, les deux autres le seront, lorsque l’enquête préliminaire sera terminée.
Quelle est la destination finale des saisies ?
« Beaucoup s’interrogent sur la fiabilité des saisies. La lutte contre la drogue est une chaîne. Après l’interpellation, la justice fait son travail, les saisies sont mises sous scellé et envoyées à la direction de la pharmacie et du médicament pour destruction, mais d’abord un test d’échantillonnage est fait pour vérifier si c’est ce qui a été réellement saisi » a déclaré M. Kanouté, chargé de communication à la direction de l’office central des stupéfiants.
Pour plus d’efficacité, les agents demandent des meilleures conditions de travail notamment la motivation pour éviter la tentation, surtout que les saisies se font tout le temps. « Ceux qui sont dans la lutte contre les stupéfiants et leur famille sont exposés à tout, même au narcotrafiquant. Si le personnel est bien motivé, ça va les mettre à l’abri de beaucoup de choses » a souligné le capitaine. Actuellement le kilo de cocaïne sur le marché européen varie en 60 et 70 Millions de FCFA a ajouté le chef de la CAAT.
On se rue sur les plages espagnoles pour récupérer de la drogue échouée
Environ soixante-dix personnes ont été arrêtées ces derniers jours par les autorités espagnoles…
Merci Yann Bourguignon
Cocaine Found In Milk, Custard Powder Bags Inside Woman’s Luggage At JFK
PÉROU: depuis fin 2012, premier producteur de feuilles de coca dans le monde.
Coke en stock (LXXVI) : au Pérou, des trafiquants filmés en pleine action !
Le Pérou est désormais – depuis fin 2012 – le premier producteur de feuilles de coca dans le monde. Comme le précisait l’article l’annonçant ; le « prix du kilo de chlorhydrate de cocaïne au Pérou est bien inférieur qu’en Colombie ». Logique donc d’y trouver depuis un bon nombre d’avions de trafiquants sillonnant son ciel. Destinés à faire de courts voyages, vers le voisin bolivien ou brésilien, ces avions sont de petite taille, ce sont très souvent des petits Cessna monomoteurs à aile haute (le modèle 206 étant le plus répandu), qui n’ont donc pas vocation comme les bimoteurs aperçus en Amérique Centrale à tenter de traverser l’Atlantique pour rejoindre l’Afrique de l’Ouest. Ce qui ne les empêche pas d’emporter une charge maximale de plus de trois cent kilos à chaque trajet ! Des reporters péruviens affutés viennent d’en surprendre plusieurs en plein trafic : leurs vidéos saisissantes montrent l’ampleur du trafic et son organisation sans faille. De quoi désespérer pour ceux qui luttent contre le narcotrafic et ses ravages.
Dans mon article du 7 mai dernier, je vous avais en effet parlé du travail d’IDL-Reporteros, et de l’engagement de ses acteurs, pour faire connaître au public extérieur l’ampleur du problème de trafic de drogue dans le pays, ce que les dirigeants ne souhaitent visiblement pas. Je vous avais montré une carte, ou plutôt un de leurs deux clichés des bords de l’Ene, où l’on pouvait répertorier des piste clandestines bien visibles (il y en avait 10 de répertoriées dans un seul cliché), dont certaines fabriquées au bulldozer, et qui, une fois détruites par la police péruvienne sont aussitôt rebouchées et remises en état. Hier, IDL-Reporteros a fait plus fort encore, en proposant en un premier temps un autre cliché remarquable, que voici :

Sur ce coude de la rivière Pichis Palcazu, les reporters de IDL ont en effet localisé d’autres pistes clandestines, pas moins de cinq supplémentaires, mais aussi un bien étrange bâtiment, construit en pleine clairière. Un simple échauffaudage, surmonté d’une tôle ondulée. Un promontoire pour voir arriver de loin les appareils de contrebande, ou les avertir de l’arrivée des hélicoptères de l’armée péruvienne. Une tour de contrôle de contrebandiers !!! Nos vaillants reporters (Esteban Valle Riestra, Antonio Tello, Romina Mella, Gustavo Gorriti – le directeur de publication- assistés de Cecilia Narváez pour l’administration), se sont en effet donnés comme mission d’informer le public, comme ils l’expliquent eux-même sur leur site : « La plupart des sujets sur lesquels travaille IDL-R sont d’importantes recherches révélant la corruption ou d’abus, de l’État et du secteur des entreprises et, bien sûr aussi, sur la criminalité organisée. Aussi, IDL-R a fait des reportages en profondeur pour faire connaître les questions d’importance nationale dont on parle peu ; qui sont peu connues et sur lesquelles on est mal informé. Le rapport de Romina Mella sur les cartels de cocaïne est un exemple de cela. Mais aussi celui de Patricio Ortega sur l’oligopole bancaire ; ou le rapport lauréat de Milagros Salazar sur la fraude massive dans le secteur de la pêche ». Cette fois, il frappent un grand coup, en mettant en ligne des documents que vous verrez très bientôt je suppose sur vos téléviseurs. Ils ont en effet réussi à filmer, parfois dans des circonstances acrobatiques, plusieurs opérations de chargement de drogue à bord des avions de contrebande, et même également une intervention de la police au moment même d’un des chargements. Ces documents vidéos apportent énormément de renseignements sur les procédés utilisés et les méthodes mises en place par les trafiquants. Tous ont été filmés sur les rives de la rivière Apurimac, près du village de Mayapo, dans le district de Llochegua. En tout premier, on a la préparation de l’arrivée de l’avion, avec les porteurs de coke amenant leur fardeau auprès de la piste choisie :

La séquence suivante s’intitule sobrement « 6 minutes » car c’est le temps (restreint) que dure tout le processus d’atterrissage, de chargement et de redécollage d’un avion qui repart lesté de plus de 300 kilos de cocaïne. Elle a été filmée récemment, le 27 octobre derrnier. Comment le précise IDL-Reporteros ; « ce n’est certes pas la première vidéo d’un avion de la drogue, mais c’est de loin la plus claire, la plus informative et la plus révélatrice. Les faits sont une minorité à côté des centaines d’avions de la drogue qui se font avec succès pour les trafiquants de drogue grâce à leur logistique mobilisant impliquant des dizaines de personnes dans chaque expédition. Cette vidéo montre, grâce à un travail extraordinaire de surveillance, passée des heures caché dans la brousse, tout le processus des trafiquants -, les acteurs, les méthodes et le temps nécessaire. » La piste d’atterrissage clandestine que vous voyez dans la vidéo est sur les rives de la rivière Apurimac, presque à côté de deux autres pistes qui se ressemblent et sont d’utilisation récente.

Cette vidéo montre, pour la première fois, la préparation rapide pour la livraison de la drogue en quelques minutes des pistes d’atterrissage clandestines avant l’arrivée de l’avion. Dans la séquence avant l’arrivée de l’avion du transfert de drogue on peut apercevoir en plus de deux sentinelles et deux autres individus qui apparaissent armés, douze « cargachos » (chargeurs), ou ici des porteurs, plutôt, qui apparaissent un à un avec des sacs de cocaïne à l’épaule. Le groupe traverse ce qui ressemble à une aire atterrissage à l’apparence rustique, parmi les trois pistes activées, deux l’une près de l’autre. Au bout de l’une des deux pistes sélectionnées, des apprentis « contrôleurs » de la circulation aérienne porteurs d’une banne de rouge-orangé, indiquent au pilote qui se rapproche sur quelle piste il doit atterrir à la fin de son vol en provenance de Bolivie. L’avion s’affiche alors dans son axe et descend, tous flaps (volets) sortis … de façon bien téméraire : ; il faut faire très vite, car la région est aussi truffée de bases militaires !
« Dans la séquence que vous venez de voir, l’atterrissage de l’avion et le roulage vers la piste », les révélations sont abondantes, ajoute IDL, et en effet. A 1’23 » minutes de la séquence, on peut voir l’enregistrement de l’appareil, qui est bolivien : il porte l’immatriculation CP-2780. Juste à côté du moteur, les « cargachos » et des répartiteurs, « qui font plus de vingt ans » indique IDL-R, chargent rapidement la drogue dans l’avion. Vingt secondes après le début du chargement, un membre d’équipage donne une valise blanche à un des répartiteurs. Selon des sources parmi les forces de sécurité, selon IDL-R toujours, dans cette boîte, il y a l’argent pour payer la cocaïne. Le chargement proprement dit ne prend que quelques minutes, juste le temps de bien répartir les sacs dans l’avion, dont l’arrière est le plus souvent vidé de tout siège de passager. Dans le même temps et un peu plus tard, un membre de l’équipage se trouve sur les ailes et vérifier les réservoirs de carburant. Puis à gauche sur la terre, on peut voir des fûts vides. Pendant ce temps, le pilote quitte l’avion pour s’étirer un peu le corps engourdi par le vol (des contrôleurs aériens munis de talkies-walkies, postés dans la tour de contrôle de la jungle, le font parfois patienter en lui faisant faire des cercles, s’ils supposent une présence de la police sur le site).
A la cinquième minute de la vidéo, on lui rend envoie la valise blanche dans l’avion, apparemment allégée en poids. Il a payé, et peu donc repartir ! Peu de temps après alourdi d’au moins 300 kilos de drogue de fret de cocaïne base ou plus souvent sous forme de chlorhydrate (raffiné à l’éther en Bolivie à l’acétone au Pérou, pour dissoudre le sulfate de cocaïne) l’avion redémarre son moteur et laborieusement, par la courte piste, s’envole vers d’autres cieux (et un autre pays).
Au bout de la piste, la banderole rouge déployée à nouveau, indique au pilote l’endroit où ses roues doivent quitter le sol s’il ne veut pas terminer sa trajectoire dans le fleuve. Il n’y a pas, on a affaire à des pilotes de talent, ou des chevronnés, capables d’évaluer les risques et de de se poser et de redécoller à pleine charge sur des distances fort courtes. « L’ensemble du processus, depuis l’atterrissage, le chargement la drogue et le décollage des avions a duré seulement six minutes » note IDL-Reporters. « La cocaïne sortant de cette piste à ‘une valeur d’au moins 300 000 dollars. Après l’atterrissage en Bolivie elle prend plus de valeur. Car en fonction de votre destination finale, vous pouvez multiplier cette valeur par dix, cinquante ou même deux cents fois ». On comprend vite pourquoi un tel manège, et une telle organisation mobilisant ici une bonne vingtaine d’individus, voire une trentaine au total (on ne voit pas les guetteurs disposés alentour). Après, également, on a droit à une séquence montrant le lent départ de toute l’équipe de porteurs, qui s’en vont de la zone, une fois l’avion parti à moins que ce ne soit celle d’un attterrissage remis à plus tard… en raison d’une alerte des surveillants- guetteurs.
https://www.youtube.com/watch?v=HOQ…
Nos vaillants reporters retrouveront qui pilotait ce fameux Cessna, ce jour-là. Ou plutôt, c’est l’armée, de la base de Mazamari Le Sinchis, dans le Satipo qui retouvera l’avion et son pilote, dans la jungle, près d’un chemin au bord de la rivière Tambo. C’est son commandant, César Astudillo, qui indiquera que l’avion s’était écrasé, avec son pilote à bord, en tentant d’éviter les hélicoptère de sa base partis à sa poursuite. Avec à ses côtés environ 356 kilos de cocaïne sous forme alcaloïde, évaluée à environ 400 000. dollars et tout un équipement de téléphonie cellulaire et satellite et un GPS. Selon Astudillo, le pilote serait mort… d’overdose de cocaïne ! Aurait-il été trop tenté pendant le vol ?

https://www.youtube.com/watch?v=6A3…
Mais un second document est proposé par IDl, encore plus surprenant, car on peut y voir en direct l’intervention de la police et de l’armée péruvienne lors d’une opération similaire. C’est toujours un petit Cessna qui se présente, à Cerro Verde, dans le district de Llochegua, le 27 octobre dernier (c’est tout récent donc) cette fois-ci sur une piste fabriquée juste derrière un petit village, si bien que tous ses habitants vont aussi voir la scène : dans le village, on peut distinguer une école.
Tout n’est pas très loin de la première scène déjà montrée. L’avion, à nouveau un Cessna monomoteur à aile haute (c’est un Cessna 210 Turbo Centurion), est immatriculé CP-2873. Un 4×4 vient apporter la pâte de base de cocaïne pour la charger à bord, et l’avion s’apprête à redécoller, quand une fusillade éclate : l’armée et la police sont là en effet, elles savaient qu’une opération se produirait ce jour là à cet endroit. Dans son échappée, l’appareil laisse tomber un sac de 30 kilos de pâte de cocaïne sur son chemin. L’avion réussit à s’échapper, les narco- trafiquants commençant à tirer sur un Mi-17 de l’armée arrivé sur place en renfort. Trois jours plus tard, le 30 octobre, l’avion est intercepté près de localité de Ixiamas. On découvre que « l’avion est venu de Bolivie, mais via le
Brésil », indique le ministère de l’air, un information reprise par La Prensa.
L’année précédente, le même manège avait été observé. Nous étions alors vers 12h45 le 11 décembre 2013, et l’avion immatriculé CP-2683 se posait sur une piste clandestine située dans la jungle à Codo del Pozuzo, dans le village de Boca Quintora, appartenant à la province de Puerto Inca. A près un échange de coups de feu, là aussi, taient arrêtés trois trafiquants y compris un pilote… brésilien cette fois, âgé de 63 ans, avec 119,25 kg de cocaïne à bord et des armes à feu.
L’avion était un Cessna 206 Stationair, L’enquête, depuis a révélé des faits étonnants. Comme le précise un remarquable article de Gustavo Gorriti, relatant les faits « Le pilote aurait dû tente de redécoller, comme l’auraient peut-être fait des collègues boliviens téméraires pour qui être pilote est souvent associée à l’accident, ou à la fatalité. Celui-ci, cependant, avait assez d’expérience pour savoir ce qu’il devait faire et que pour lui, le match était terminé. » En effet : « à 63 ans, le brésilien Carlos Alberto Paschoalin avait derrière lui plusieurs décennies en tant que pilote, la plupart d’entre elles dédiées au trafic de drogue. Presque tous ses vols avaient été couronnés de succès, mais il y avait eu des moments aussi où il ne l’avaient pas été, et la documentation de ces ratés laisse une impression intéressante sur une biographie inhabituelle.
Il y a quinze ans, en effet, le 25 octobre 1999, Paschoalin avait été capturé par la police brésilienne sur un autre aérodrome, à la ferme de la Vallée de Gorgulho, dans l’État de Pará, à bord sur un « bimoteur « (immatriculé PT-VKJ c’est en fait un clone brésilien de Piper Navajo, un Embraer 821 Neiva) chargé de 849 kilos de cocaïne à bord. Bien qu’il ait fait partie d’un jugement dans un procès fédéral de l’état de Pará (n ° 99390113678) ; ‘il semble n’avoir passé que peu de temps en prison, parce qu’à peine condamné, il était ressorti libre le 11 juillet de l’année suivante après avoir été condamné pourtant à trois ans de prison, ce dont il avait fait appel immédiatement. Et ainsi libéré, l’ancien pilote a décidé de faire un autre vol, dans le coude de la rivière Pozuzo. Chaque vol représente, selon les informations de la police, un paiement de 25 000 dollars pour le pilote s’il arrive à « exporter » avec succès de la drogue. Pour Paschoalin, actuellement détenu à Piedras Gordas, le vol à Pozuzo pourrait très bien avoir été son dernier emploi comme narcopilote. Vétéran de nombreux vols transportant des drogue, le plus probable, cependant, est que Paschoalin n’écrira pas ses mémoires, ce qui seraient fascinantes pourtant, dans l’enceinte de Piedras Gordas, tranquillement à l’intérieur de la prison ».
L’article mettant le doigt sur un nouveau pays… le Brésil, lui aussi touché par l’épidémie, comme on va le découvrir bientôt dans d’autres épisodes en effet.
Nos reporters en profitant pour faire un bilan des opérations antérieures, qui commence par le Cessna CP-2782 retouvé planté le nez en avant, roulette de nez cassée, dans une bananeraie, au bord d’une piste d’atterrissage clandestine à Ayacucho, le 18 octobre 2013 (je vous en avais fait part ici). Manifestement, on avait tenté de le dissimuler, sous les larges feuilles des bananiers. « L’avion était un Cessna modèle C-206, acheté quelques mois plus tôt, en février à Miami, et piloté à partir de là en Bolivie via Manaus, au Brésil » précisent nos reporters, qui précisent que l’avion avait comme plan de vol de retour l’aéroport de Maravilla, dans le département de Beni, en Bolivie. Un aéroport déclaré comme destination par d’autres vols qui se terminent au Pérou. Puis décrivent le sort du Cessna CP-1800 (ex N6332Z) qui avait atterri sur une piste d’atterrissage clandestine (comme ici à droite) de Pichis Palcazu le 24 novembre, pour tomber sur une embuscade de la police.
A bord de l’appareil on avait retrouvé plusieurs armes à feu, des téléphones satellitaires, des radios VHF, 2 GPS.. et 300 kilos de cocaïne, apparemment déjà chargés et prêts pour le décollage. Dans la fusillade, le pilote, Ange Roca, avait été tué. Or lui aussi était un vétéran des vols de « narcos ». « »Ange Roca, le pilote décédé, avait une longue histoire de dossiers de police derrière lui. Sa première arrestation a été enregistrée en août 1993, dans une opération conjointe de la UMOPAR bolivienne avec la DEA, qui avait alors une forte présence en Bolivie. 18 personnes, deux Colombiens et 16 Boliviens avaient été arrêtés. Ce pilote Ange Roca, était le gestionnaire et le transporteur aérien de la drogue. Des années plus tard, en 2001, Roca avait à nouveau été arrêté dans l’Etat de Goiais, au Brésil et inculpé devant un tribunal fédéral de détention de cocaïne et de possession d’armes prohibées. En 2013, cependant, il était de nouveau libre, et était à nouveau prêt pour un nouveau vol de cocaïne, pour l’apporter à destination, qui, cette fois-ci, était, dans la jungle péruvienne », note IDL.
La mort du traficant vétéran Roca fait dire à certains que c’est bien une vieille organisation qui est derrière ces vols : « selon les enquêtes menées par la Direction antidrogue de la police du Pérou (Dirandro), une filiale du cartel de Sinaloa au Mexique fonctionne en Bolivie. Par conséquent, Rivera soutient que Ange Roca, pilote bolivien décédé le week-end dans le sol péruvien, tout en transportant de la drogue, faisait partie de ce groupe. »Roca intégré une filiale du groupe criminel (Sinaloa de cartel) établi en Bolivie. Il est connu qu’il a effectué chaque semaine jusqu’à quatre voyages clandestins vers le territoire péruvien pour recueillir la cocaïne produite dans le Valle de los Rios Apurimac Ene et Mantaro (Vraem) « a rapporté le journal La República de Lima qui a interrogé les autorités du Dirandro ». Voilà qui n’est pas du tout pour plaire à un ministre… Carlos Romero, ministre du gouvernement bolivien qui très vite affirme que « nous n’avons aucun rapport officiel des autorités péruviennes (en ce sens). C’est une une version journalistique comme source qui doit sûrement être sérieuse mais nous n’avons aucun rapport officiel comme quoi l’homme tué était lié à un Cartel » déclare-t-il niant l’existence du cartel sur ses propres terres.
La Bolivie, visiblement, avec son président qui se veut protecteur des agriculteurs cultivant la coca (en laissant dépasser son cota légal) ne veut pas entendre parler de trafic de drogue !!! Le 7 septembre dernier, ce sont plus de sept tonnes de cocaïne qui avaient été saisies dans un entrepôt de charbon sur la côte péruvienne, en 7264 paquets de cocaïne 500 grammes et un kilo que les douaniers avaient mis 5 jours à trier. La drogue signée du cartel de Sinaloa devait partir par bateau vers l’Espagne et la Belgique… la drogue avait été rassemblée dans les domaines de Haut Huallaga (au nord) et dans la vallée des rivières Apurimac Ene et Mantaro (VRAEM, centre et sud) et ensuite transportée à la côte ; avec le stockage central dans la région de La Libertad, là où différents sites de charbon sont toujours exploités. Aprsè les avions, les bateaux…
Le 26 novembre 2013, un hélicoptère survolant la Pampa Hermosa Dirandro, à Puerto Inca dans l’Huanuco, découvrait les vestiges calcinés d’un appareil. Les habitants diront que l’appareil avait raté son atterrissage en bout de piste clandestine, et les trafiquants l’avaient alors incendié. Seuls restaient un bout de queue avec le drapeau bolivien, un bloc moteur, et une inscription encore visible sur sa plaque d’immatriculation. « C’était le Cessna de CP-1959, dont le propriétaire, Carlos Botero Barbery, avait déjà un dossier judiciaire pour trafic de drogue. Il avait été arrêté en décembre 2010 pour des entrées de cocaïne et de drogues chimiques. Apparemment, il venait juse d’être libéré au moment même où son avion porteur de drogue s’était écrasé sur la piste d’atterrissage clandestine de Huanuco ». Le 29 mars, c’est l’avion immatriculé en Bolivie, CP-1847 qui se posait près de la ville de Santa Rosa, dans la vallée de l’Apurímac. L’avion, un Cessna U206G Stationair (ex-N9478Z) avait déjà été chargé avec 300 kilos de cocaïne et était protégé par un groupe de sécurité armé lorsque la police est intervenue, assistée par un hélicoptère venu à la rescousse. Le pilote péruvien âgé de 48 ans s’appelait Hugo Quiro, et il avait été blessé après lors de l’embuscade,
son copilote de 26 ans, un bolivien qui avait tenté de fuir, Julio Jimenez, blessé par les tirs, étant décédé peu après. Un troisième larron, Ezequiel Guinea avait été lui aussi blessé par les tirs lors de l’arrestation. Personne n’avait remarqué que le Cessna provenait des célèbres adresses de Wilmington, dans le Delaware ; celles qui permettent à la CIA de fabriquer des sociétés écrans comme elle le souhaite. Il faut dire que là on avait été servi, comme prête-nom, avec le Daffy Doc’s Holding Inc, pour le Cessna 206G alors N9478Z !
Trois jours avant, le 26 mars, c’est un Cessna 210 immatriculé LV-CCK (une fausse immatriculation argentine, l’avion en présentant une différente-bolivienne pour l’autre- par côté de fuselage !) qui se pose… faute de combustible, à Charagua. « Des témoins ont vu trois hommes qui portaient des sacs à dos et a fui la scène en laissant le navire presque sur la montagne » pourra-t-on lire sur l’événement.
Le 6 mai, un Cessna T210N Turbo Centurion arborant comme code CP-2518 (ex N210AB, photographié ici en 2009 à Trinidad (en Bolivie) sur l’aéroport Jorge Henrich Arauz (TDD / SLTR), Bolivia) est saisi sur un campement de trafiquants… dans lequel on découvre 1,6 tonne de cocaïne, et 9 radios portatives, des armes et des véhicules.
L’avion était en train d’être chargé de 1 324 paquets de drogue. Le 9 mai, un autre Cessna a des ratés en plein ciel : c’est le Cessna 206 immatriculé CP-2821 qui est tombé au bord de l’Ene, dans la province de Satipo, dans le Junín, après des problèmes mécaniques. Les narcotraficants réussissent à le poser, et à en sortir la cocaïne, et poussent l’appareil dans le fleuve. On peut l’apercevoir, dans les eaux boueuses, les ailes manquantes, le dessus incendié… par les narcotraficants (ici un autre exemplaire ayant subi le même sort, à demi-enterré).

Le 18 juin, c’est au sud-est du Pérou, dans la province de Huanta, au bord du fleuve, qu’atterrit un Cessna 206, immatriculé CP-2813. A bord, il y a 330 kilos de pâte-base et 8,5 kg de cocaïne pure. Les trois occupants arrivent à s’échapper… dans un bateau à moteur avant l’arrivée de la police. Le 22 novembre 2014, un autre Cessna s’écrase dans l’Emerald Valley (district de Junin) dans ce qu’on appelle le « Canyon du Diable », en tentant d’échapper aux hélicoptères de l’armée du commando spécial de l’Apurímac, Ene et Mantaro (ou VRAEM),
en tentant des « manœuvres évasives » dira la police. L’avion (ici à droite filmé par l’armée en train de s’échapper), immatriculé CP-2890 était encore d’origine bolivienne. A bord, on trouvera 356 kilos de cocaïne et le cadavre du pilote. « Nous sommes actuellement dans le processus d’enquête. Dans l’aéronef avons trouvé des téléphones cellulaire, de l’équipement satellitaire, un GPS, entre autres équipements.
Toutes ces informations nous sont précieuses pour faire une bonne enquête », a déclaré à son tour le chef de la Direction antidrogue (Dirandro), Vicente Romero. la cargaison était encore en train d’être pesée ce soir.. » La chute de cet avion aura une répercussion bien particulière : loin de là, à Trinidad (c’est en Bolivie !), lors de l‘Operation Trebol, la FELCN occasionnera l’interdiction de vol de deux appareils bien particuliers.
Un Cessna 210 Centurion immatriculé ZP-BFR (un avion paraguayien, donc) et un
Beechcraft C90 King Air (LJ-1019) immatriculé PT-OEP, à savoir… au Brésil. Un péruvien (Raúl Ruiz) et un brésilien (Sebastao Belho) sont appréhendés, pour être néanmoins libérés le 28 novembre. Les deux appareils auraient attendu la cargaison du Cessna 2890, dans la propriété du Sinaí (en plein site touristique, donc !) et celle de Belén, dans le département de Beni, selon les autorités.
Le 6 décembre dernier encore (c’est tout frais !), toujours dans la même zone de l’Ene et de l’Apurimac (à Puerto Ene, dans le distric du Río Tambo, province de Satipo, toujours dans la région du Junín), c’est un énième Cessna qui se fait pincer par l’armée avec une belle prise : encore un bolivien (CP-2704) avec à bord 250 kilos de cocaïne. Les occupants ont réussi à s’échapper : « l’officier a également déclaré qu’à 700 mètres de l’avion, des patrouilles ont trouvé, dans un bateau, un autre lot de 250 kilos de drogue. On croit que les gangsters attendaient un autre avion pour emporter la cargaison illicite. Au total, 500 kilos de cocaïne ont été saisis. « Pour autant que je ai connaissance, ol n’y a aucune arrestation. Au moment de l’intervention, tous les narcotraficants, y compris le pilote ont fuit la zone, sont entré dans un vimlmage où on ne pouvait arrêter quiconque « , a déclaré le général ».
Une constatation s’impose : ces avions ont tous pour direction soit la Bolivie, soit le Brésil, et non plus vers le nord seulement. Et ce, à un rythme plus qu’inquiétant, estime IDL : « chaque jour c’est entre trois et six vols d’avions de la drogue vers venir à la Bolivie et la VRAE (acronyme de « Valley of the Apurimac and Ene River »). Depuis plus de vingt semaines, plus de 80 mois. Il y en a peut être plus, il y en a peut être moins, mais il est clair que l’interdiction est minime, ce qui représente un coût plus qu’acceptable pour les trafiquants de drogue et absolument inacceptable pour notre pays « . IDL a recensé 900 avions ayant décollé et atterri en Bolivie, en passant par Manaus au Brésil, et le Pérou. « compte tenu de la fréquence des vols quotidiens, dans les avions chargé avec 350 kilos de drogue chacun, des estimations prudentes indiquent que c’est 1,2 tonnes de cocaïne exportée de la VRAEM par l’air chaque jour, soit 28,8 tonnes par mois. » `Des clans péruviens se chargent des transferts, mais sous les ordres d’autres donneurs d’ordres.
Car les pilotes véritables de ces opérations ne sont pas nécessairement péruviens ou boliviens, voire mexicains. De nouvelles têtes sont apparues raconte la Republica ; qui à l’appui nous offre une superbe infographie : « Osmar de Souza Junior (ici à droite) est brésilien ; il a 28 ans et dirige la principale faction du premier groupe Catarinense (PGC), organisation criminelle brésilienne, qui, selon le Dirandro, possède 60% des drogures produits dans notre pays (le Pérou) et part pour à la Bolivie et le Brésil (il a été capturé au Paraguay en 2012 avec 31 kilos de coke sur lui – le texte a été rédigé avant et l’homme a été remplacé depuis bien sûr).
Contrairement aux mexicains qui utilisent la voie maritime pour enlever les expéditions de type alcaloïde, PGC a établi de nouvelles voies, y compris cavalières, routes, rivières navigables et les vols d’avions légers pour le même but. Osmar de Souza, connu comme « Le Pitao » ou « Cabelho » est considéré comme le principal bailleur de fonds de plus de 100 petites « signatures » de trafiquants de drogue opérant dans la région productrice de coca de la vallée de la rivière Apurimac Ene et Mantaro (Vraem).
L’un des ses principaux « partenaires » dans le Vraem est Fortunato Lizarbe Lagos, qui gère le plus grand nombre de laboratoires de drogue installés à Ayacucho et dans la vallée de l’Apurimac et dans la jungle du Junin. Lizarbe Lagos est recherché depuis 2006, lorsque le quatrième tribunal Supraprovincial de la Cour pénale nationale a ordonné son arrestation internationale » (on le surnomme le Roi du VRAE, ici çà gauche). « Il existe des preuves de leur présence en Bolivie, où ils auraient déplacé leurs tentacules production et de collecte de cocaïne Primer Grupo Catarinense (PGC) du Vraem. Selon un rapport confidentiel de la direction antidrogue, à qui a eu accès La República, chaque année environ 350 tonnes de cocaïne sont produites dans l’Alto Huallaga et le Vraem ».
Une histoire de famille de narcos : lorsqu’il qu’avait été arrêté Luis Lagos Lizarbe, alors âgé de 42 ans, le 15 octobre 2007, en Colombie pour être plus tard extradé au Pérou, c’est en effet son frère Fortunato qui avait repris la place du « roi de VRAE ». Pour illustrer son propos, le journal met en avant la capture du Cessna CP-2776, près du fleuve affluent du Rio Tambo, et la ville de Mayapo, dans le district Llochegua, dans la province de Huanta, le 29 juillet 2014. A son bord, il y avait 300 kilos de cocaïne sous forme alcaloïde. L’avion sera incendié par l’armée : l’avion posé sur un simple bras du fleuve aurait été difficile à faire redécoller.
Le Brésil, nous y viendrons bientôt, bien entendu. Mais avant ça, nous allons retourner au Venezuela, si vous le voulez bien, et pour quelques temps, tant il y a à dire sur le sujet…
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvi-au-perou-des-160396
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TRIANGLE D’OR: La production d’opium, base de l’héroïne, s’est stabilisée dans le « Triangle d’Or », aux confins de la Birmanie, du Laos et du Cambodge.

La production d’opium stabilisée en Birmanie, 2e producteur mondial
– Publié le 08/12/2014 à 13:42
- Par Armin Arefi

Pour la première fois depuis 2006, la production d’opium, base de l’héroïne, s’est stabilisée en Birmanie, deuxième producteur mondial derrière l’Afghanistan, mais reste à un niveau « inquiétant » avec une demande régionale en hausse, d’après une enquête de l’ONU publiée lundi.
Dans l’ex-pays paria, 57.800 hectares sont consacrés au pavot à opium contre 57.600 hectares l’an passé, principalement cultivé en Etat Shan, dans le nord de la Birmanie.
« La demande est extrêmement forte et progresse encore, en raison aussi de la simple hausse de la population dans la région », explique à l’AFP Jeremy Douglas, représentant régional de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), auteur de l’étude annuelle publiée à Bangkok.
Dans cette zone dite du « Triangle d’Or » aux confins de la Birmanie, du Laos et du Cambodge, les enquêtes révèlent que les revenus tirés du pavot à opium sont vitaux pour ses cultivateurs, en moyenne plus endettés et plus exposés aux pénuries alimentaires.
Ainsi, au Laos, les chiffres pour 2014 sont bien supérieurs, ce qui pourrait être dû à une « anomalie » de comptage lors de l’enquête annuelle précédente.
Au total, la Birmanie et le Laos comptent 63.800 hectares de culture de pavot permettant de produire 762 tonnes d’opium. Et le Laos, seul, 6.200 hectares.
« Le lien entre la pauvreté, le peu d’alternatives économiques et la culture du pavot est clair », précise Mr. Cheikh Toure, responsable de l’UNODC au Laos. Ces fermiers pauvres qui cultivent de l’opium « vivent loin des centres où ils pourraient vendre leurs produits. Ils ont besoin de solutions viables à la culture du pavot », ajoute-t-il.
La majeure partie de l’opium produit dans le Triangle d’Or est à destination de la Chine voisine, mais l’ONU s’inquiète aussi de la consommation de plus en plus forte sur place.
L’Afghanistan, où la culture du pavot à opium a atteint un record en 2014, reste de loin le premier fournisseur mondial (80% de la production) de cette plante qui fournit la matière première de l’héroïne et alimente un très juteux trafic dans ce pays démuni.
08/12/2014 13:41:43 – Bangkok (AFP) – © 2014 AFP
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La production d’opium se stabilise dans le « Triangle d’Or »
La production d’opium, base de l’héroïne, s’est stabilisée dans le « Triangle d’Or », aux confins de la Birmanie, du Laos et du Cambodge. Des enquêtes de l’ONU révèlent que les revenus tirés du pavot à opium sont vitaux pour ses cultivateurs, en moyenne plus endettés et plus exposés aux pénuries alimentaires.
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