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ARIZONA (narcotrafico): encuentran 110 libras de cocaína en auto de agente fronterizo

FRANCE (Justice): Laurent Fiocconi a écopé de 6 ans

Pas de retraite pour El mago

French connection / Milieu / 6 novembre 2015 / Olivier-Jourdan Roulot

Dans le procès de la Papy connection, qui se tenait à Marseille depuis deux semaines, le tribunal a prononcé des peines de 2 à 12 ans de prison avec des mesures de sûreté. Laurent Fiocconi écope de 6 ans. A 74 ans, je l’ai retrouvé vieilli, boitant et s’appuyant sur une canne… Il y a quatre ans, j’avais publié son portrait dans le quotidien corse 24 Ore.

La poudre d’escampette

Mardi, sur France 2, Laurent Fiocconi évoque Pablo Escobar, une vieille connaissance. En matière de came, le Corse est un expert — de Marseille à New York, de la French aux narcos mexicains, en passant les clans italo-américains et les cartels colombiens. Une légende vivante.

Dans le métier, Fiocconi — « Charlot » pour les intimes — est ce qu’on appelle un gros bonnet. Le genre de clients avec qui mieux vaut éviter de jouer « les mariolles », comme il le dit lui-même, sous son panama. Charlot, c’est du calibre de ces mecs dont on se raconte l’épopée, les soirs de cavale, quand le Libecciu souffle, la nuit tombée.

La Leçon du parrain. Le Milieu est sa famille. Chez lui, on est truand de père en fils, d’oncle en neveu. Gamin, son oncle Jean-Félix, caïd à Toulon, l’envoyait faire de petites commissions chez Antoine Guérini. Dans la boîte de nuit du Calenzanais, puissant parrain de Marseille, c’était la grande vie : les filles, les costumes, le champagne coulant à flot, les vedettes de passage venues s’encanailler.

« Quand Antoine faisait son entrée, après minuit, tout le monde était content de lui faire la bise, se souvient-il. Lui, grand seigneur, remettait sa bouteille. Sauf que les mecs en avaient déjà bues une… centaine avant ! »

On appelle ça le sens des affaires. Une leçon utile.

Antoine Guérini, vie et mort d’un parrain…

Les filles. Pour se faire la main, Fiocconi prend quelques filles sous sa coupe. Débuts classiques. Avant de croiser ceux dont les noms vont rester dans la légende du Milieu. À côté du sien. Avec Zampa, le premier contact est délicat. Pour un peu, la rencontre tourne mal. Une histoire de fille, forcément…

Quand il arrive au Canotier, le bar qui servait de QG à Tany, une centaine d’hommes compose le comité d’accueil… Charlot s’en sort sans une égratignure.

« On lui précisé que la fille était avec mon cousin, désormais. Du coup, il n’y a plus eu de problème ».

Un autre jour, toujours à Marseille, on ramasse un macchabée sur le trottoir. Alors qu’il est en train de se battre avec Fiocconi, un coup de feu part et le mec devient aussi lourd qu’un pantin… Refroidi ! Charlot prend la tangente. Sa première cavale. Finalement, accompagné de son oncle, qui a ses relations, il se présente au commissariat. Et ressort libre, comme si de rien n’était.

Laurent “ Charlot “ Fiocconi en 1970…

Baraka ! Comme souvent, une rencontre va tout changer. Celle avec Jean-Claude Kella (autre légende du milieu marseillais, Kella est décédé en juillet 2014). Les deux hommes ne se quittent plus. Et optent pour la came. Bien plus lucratif que les armes, les bracos ou les filles.

« On a tout de suite gagné énormément d’argent. On nous avait surnommé « la baraka » : tout ce qu’on touchait se transformait en or ! »

Très vite, Kella et Fiocconi deviennent incontournables dans les flux de blanche qui inondent les villes américaines. Ils font équipe avec Francis Vanverberghe, dit « le Belge ». C’est l’âge d’or de la French. L’héroïne marseillaise va faire de Charlot un millionnaire. Kella est à New York, le Corse à Marseille. La capitale mondiale de la drogue.

« Aux États-Unis, se souvient Fiocconi, ils ne voulaient que celle-là. Les Italo-américains n’ont jamais retrouvé la même ».

Les deux amis sont en business avec les Gambino et Cirillo, deux des familles de Cosa Nostra. L’argent coule à flot. Charlot change de voiture tous les trois mois. « Et encore, tous les trois mois, ce n’est même pas sûr ».

Baraka ou pas, ils finiront tout de même derrière les barreaux. Au moment où Charlot passe devant les juges, à New York, le French connection de William Friedkin sort sur les écrans américains. La sentence tombe : 25 ans. Puis 19 ans de plus, à Boston.

Laurent “ Carlito “ Fiocconi, un siècle plus tard…

Don Pedro… L’histoire s’accélère. Au bout de la… quinzième tentative, Fiocconi s’évade du pénitencier de haute sécurité d’Atlanta. Et repart en cavale, à 33 ans. Pour de longues années de clandestinité, en Amérique du sud — et entrecoupées de séjours derrière les barreaux et de deux nouvelles évasions, dont une de La Picota, la prison de maximum sécurité de Bogotá. Au même moment, les Colombiens bouleversent la géopolitique de la came mondiale. Ils font de la cocaïne une activité industrielle.

Forcément, à court de liquidités, Fiocconi s’y met. Et met à profit son réseau — « un des plus beaux du Milieu français », siffle ce policier, admiratif. En Amérique du sud, il est « don Pedro ». Se déplace en avion privé. Pour aller à la banque, il prend une camionnette bourrée de sacs de billets.

Pablo… Cette vie passée à fuir, la DEA (le service anti-stups des Américains) aux trousses, et organiser des livraisons de poudre, Fiocconi l’a racontée dans un livre (1). Il a aussi pratiqué les cartels mexicains. Les rencontres sont nombreuses. Avec Carlos Lehder, le fondateur du cartel de Medellin, dont l’île aux Bahamas servira de plaque tournante à la coke à destination des villes américaines. Celles avec Escobar restent parmi les plus marquantes.

« C’était un mec impressionnant, souffle Charlot, désormais revenu dans son village de la montagne corse. Brillant et très déterminé. Il se moquait de mal finir. Il disait qu’il avait tout eu et tout goûté, ce qui était vrai ».

Pablo Escobar, “ un mec impressionnant “…

Charlot, lui, est un survivant, dans un univers où on ne fait pas de vieux os, après un parcours de près d’un demi-siècle. À la fin de la décennie 80, il sera balancé par Scapula « la balance ». Et une enquête sur 323 kg de cocaïne colombienne lui vaudra une dernière interpellation, en 2003, et 24 mois de prison.

Quand on l’interroge sur le jugement dernier, Charlot esquisse un sourire. Quand il se présentera devant Dieu, il lui dira quoi ?

« Ce que je lui dirais ? Que j’ai fait de mon mieux ! Voilà. De mon mieux avec ce qu’on m’a donné entre les mains ».

Olivier-Jourdan Roulot

(1). Le Colombien, des parrains corses aux cartels de la coke, éditions du Toucan/Manufacture de livres.

La couverture du livre sorti en 2009…
 https://medium.com/france/pas-de-retraite-pour-el-mago-9b2649287485#.htrx5rvfo
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RENSEIGNEMENT (DNRED – TRACFIN): Enfin! Il existe désormais des officiers de liaison de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanière (DNRED) à la DGSI, à Tracfin et au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) et un agent de Tracfin est mis à la disposition de la DGSI

Lutte contre le terrorisme : Bercy évidemment à la rescousse

Franchement, ça en devient caricatural : on a à peine oublié le précédent billet qui narrait les récupérations toutes plus lamentables les unes que les autres des récents attentats pour faire passer tout et n’importe quoi, que déjà Bercy déboule en bousculant tout le monde, comme un gros patapouf arrivé après la curée en criant « moi aussi, moi aussi, laissez m’en un morceau ! ».

Et pour ce Ministère qui ne sait ni économiser, ni financer quoi que ce soit, il est « subitement » apparu qu’il fallait intervenir un grand coup pour attaquer les djihadistes au portefeuille.

Présentant un copieux projet de loi visant à mettre enfin de l’ordre dans toutes ces libertés échevelées dont les Français disposent joyeusement pour acheter, vendre, et commercer sans rendre de comptes à personne, le ministre des Finances, un certain Michel Sapin, s’est expliqué de la subtile stratégie que son ministère va employer pour gêner les terroristes :

LIRE sur http://news360x.fr/lutte-contre-le-terrorisme-bercy-evidemment-a-la-rescousse/

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Avatar de Marc FievetThe international informant

French Finance Minister Michel Sapin, the Finance ministry's anti-money laundering panel TRACFIN head Bruno Dalles and Jean-Paul Garcia, director of the National Customs Intelligence and Investigations Directorate - DNRED, attend a press conference on the fight against the financing of terrorism on November 23, 2015 at the Economy Ministry in Paris. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

French Finance Minister Michel Sapin, the Finance ministry’s anti-money laundering panel TRACFIN head Bruno Dalles and Jean-Paul Garcia, director of the National Customs Intelligence and Investigations Directorate – DNRED, attend a press conference on the fight against the financing of terrorism on November 23, 2015 at the Economy Ministry in Paris. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

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Bruno Dalles (TRACFIN)  et  Jean-Paul Garcia (DNRED)

« C’est le sens de la présence à mes côtés de Bruno Dalles, qui est à la tête du service chargé du renseignement financier, Tracfin, et…

Voir l’article original 948 mots de plus

ECUADOR (narcotrafico): incautaron 584,7 kilos de cocaína

El pasado domingo, siete miembros de una familia, entre ellos tres mujeres, fueron detenidos cuando transportaban 20 paquetes de cocaína, con un peso de 20,3 kilos.

La coronel Tanya Varela, comandante de la Zona 8 de Policía, explicó que los sospechosos se movilizaban en dos vehículos y que eran seguidos desde el cantón Durán.

No obstante, cuando llegaron a Guayaquil, fueron interceptados en las calles Boyacá y Piedrahíta, en el centro. Allí, luego de una inspección a las dos camionetas en que se movilizaban, encontraron el alcaloide.

Dos menores que iban con los hoy detenidos fueron entregados a la Dinapen.

Otra incautación de alcaloide se produjo en el puerto marítimo. En un contenedor que llegó de Buenaventura, Colombia, y tenía como destino Manzanillo, México, se hallaron 172, 3 kilos de cocaína.

Mientras que en un cabezal marca Hino, abandonado cerca del Planetario, en el sur de la urbe, la Policía halló 392,2 kilos de la misma droga. (I) 

http://www.eluniverso.com/noticias/2015/11/24/nota/5259336/incautaron-5847-kilos-cocaina

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COLOMBIA (Narcotrafico): cayeron en isla de Bocagrande con 685 kilos de cocaína que iban a EE.UU.

Los tres ecuatorianos, cuya identidad no fue revelada, deberán responder por tráfico y tenencia de sustancias estupefacientes.
Lunes, Noviembre 23, 2015

Résultat de recherche d'images pour "municipio de Tumaco"En poder de las autoridades quedaron tres ocupantes de una embarcación en la que fue encontrado un voluminoso alijo de estupefacientes que tenía como destino el mercado negro de los Estados Unidos.

La detención de los tres tripulantes de nacionalidad ecuatoriana se produjo en inmediaciones de la isla de Bocagrande, jurisdicción del municipio de Tumaco, por miembros de la Armada Nacional.

Tras la interceptación de la embarcación fue incautada más de media tonelada de clorhidrato de cocaína, el cual está avaluado en más de 20 millones de dólares en el mercado internacional.

Los ecuatorianos al notar la presencia de las autoridades emprendieron la huida, pero millas más adelante las autoridades navales lograron detener la embarcación, en cuyo interior había 15 bultos con paquetes de clorhidrato de cocaína. Así mismo fueron halladas 24 canecas con combustible de contrabando.

Los bultos fueron transportados hasta la Estación de Guardacostas de Tumaco, en donde personal de la Sijín de la Policía realizó la Prueba Inicial Preliminar Homologada -Piph, dando positivo para 685 kilogramos de cocaína y 384 galones de combustible ecuatoriano.

Los tres extranjeros capturados fueron puestos a disposición de las autoridades competentes para su judicialización por tráfico, fabricación o porte de estupefacientes

http://diariodelsur.com.co/noticias/judicial/cayeron-en-isla-de-bocagrande-con-685-kilos-de-cocaina-que-i-171674

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DNRED (Douane Française): Jean-Paul Garcia, directeur de la DNRED, a créé cet automne un réseau de correspondants locaux « terrorisme », en lien avec les services de terrain de l’Intérieur.

Comment Bercy s’attaque au financement des terroristes

Publié le 23-11-2015

Assécher les finances de Daech est difficile mais Bercy s’est bien armé pour traquer le financement du terrorisme en France.

Michel Sapin a détaillé les initiatives de Bercy pour renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. (c) ERIC PIERMONT / AFPMichel Sapin a détaillé les initiatives de Bercy pour renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. (c) ERIC PIERMONT / AFP

Le nerf de la guerre, c’est l’argent et donc tracer l’argent aide à traquer les terroristes. Tel était le message, ce matin, du ministre des Finances Michel Sapin, qui tenait, après les attentats du 13 novembre, à montrer la contribution de son ministère au combat contre le terrorisme en détaillant ses initiatives pour renforcer la lutte contre son financement. Dans cette lutte, il y a deux volets: d’un côté essayer d’assécher les finances de Daech, de l’autre tenter de compliquer le financement d’attentats pour les djhadistes en Europe.

Le premier sujet, très international, est surtout l’affaire des militaires –les alliés se sont récemment mis à bombarder les installations pétrolières de l’Etat islamique (EI)- et des diplomates -qui doivent mettre la pression sur la Turquie, haut lieu de contrebande, sur les monarchies du Golfe, qui comptent de fortunés « mécènes » de l’EI, sur la Suisse dont le port-franc de Genève est soupçonné de faciliter le trafic d’antiquités, sur le Royaume-Uni, qui reconnaît lui-même que « la City est un exportateur net de finance terroriste ». « La France est à l’offensive sur ces sujets dans toutes les instances internationales, au sein de l’Union européenne, dans les G20 mais c’est forcément laborieux », commente Sapin… et ça dépasse largement le cadre de Bercy.

Elargir le radar aux sommes modestes

En revanche, le ministère des Finances s’emploie à avancer sur la lutte financière pour contrer la préparation d’attentats en France ou traquer ceux qui les ont perpétrés. Problème: commettre un massacre ne coûte pas très cher. Il suffit de quelques milliers d’euros pour acheter au noir un fusil d’assaut, fabriquer des explosifs artisanaux, louer des voitures, payer deux ou trois nuits d’hôtel, acheter des mobiles jetables… Du coup, le financement ne provient souvent pas de Syrie ou d’Irak mais est plutôt bricolé avec les moyens du bord par les jihadistes sur place. Ce constat avait déjà été fait suite aux attentats de janvier, qui avaient conduit Michel Sapin à produire, le 18 mars, un plan d’action avec trois séries de mesures. L’idée aujourd’hui est d’accélérer son application et de le renforcer, notamment via le prochain projet de loi sur la transparence de la vie économique, au 1er semestre 2016.

D’abord, il s’agit, de « réduire l’anonymat dans l’économie qui permet aux terroristes de préparer leur logistique sans risquer d’être repérés ». Depuis septembre, le plafond de paiement autorisé en cash dans les commerces a ainsi été baissé de 3.000 à 1.000 euros et, à partir de janvier 2016, il faudra présenter une pièce d’identité dès 1.000 euros de conversion de devises à un bureau de change contre 8.000 euros aujourd’hui. A partir de janvier 2016 également, les banques devront automatiquement signaler à Tracfin, la cellule en charge de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme de Bercy, tout retrait ou dépôt d’espèces de plus de 10.000 euros, et les nouveaux comptes de paiement de type « Nickel », ouvrables chez le buraliste en toute discrétion, seront aussi rattachés au fichier FICOBA de l’administration des finances publiques qui recense tous les comptes bancaires nationaux … rendu accessible prochainement en direct aux officiers PJ de police et gendarmerie.

Cibler les cartes de crédit anonymes

Le ministre a rajouté une nouvelle mesure, suite aux enquêtes post-attentats qui ont révélé l’usage par certains terroristes de cartes bancaires prépayées. Ces cartes d’un nouveau type, non liées à un compte bancaire, sont achetables en ligne ou dans le commerce puis rechargeables. Elles fonctionnent comme des cartes de crédit permettant retraits, achats et même transferts d’argent, mais sans possibilité de découvert. Au départ destinées aux interdits bancaires, aux personnes modestes qui veulent éviter tout agio, aux méfiants qui refusent de donner leurs coordonnées bancaires sur le Web, elles s’avèrent très pratiques pour les trafics en tous genres car leur usage peut rester anonyme jusqu’à un montant de 2.500 euros d’opérations par an. Bercy prépare donc un décret pour durcir leurs conditions et limiter leur utilisation.

Autre train de mesures, celles visant à « renforcer les capacités de gel des avoirs des acteurs ou financeurs du terrorisme ». A l’heure actuelle, les ministères des Finances et de l’Intérieur peuvent ordonner le gel pour six mois renouvelables des comptes bancaires de suspects. Bercy veut étendre cette possibilité aux avoirs immobiliers et mobiliers (véhicules notamment)… et aussi bloquer tout versement de prestations sociales (!)

Mieux mutualiser les renseignements

Enfin, et c’est probablement le point critique, le gouvernement s’est décidé à imposer une meilleure coopération entre services de renseignements de tous ordres, qui se superposent en strates et ne partagent pas volontiers leurs informations, au point de risquer des ratages. Michel Sapin et Bernard Cazeneuve ont ainsi convenu, en janvier dernier, d’affecter des officiers de liaison, chargés de faire le lien entre les services de renseignements financiers de Bercy, en l’occurrence Tracfin mais aussi la discrète Direction du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) (qui s’intéresse à la contrebande, aux trafics et fraudes, aux circulations de valises de billets…), avec les services de renseignement de l’Intérieur (DGSI), la police, la gendarmerie, et même l’état-major de l’armée.

GARCIA« Ces efforts de coordination représentent une avancée primordiale, souligne Jean-Paul Garcia (photo à gauche), directeur de la DNRED, qui a créé cet automne un réseau de correspondants locaux « terrorisme », en lien avec les services de terrain de l’Intérieur. L’amélioration est très nette dans les échanges, les recoupements, et nous pouvons fournir des informations utiles très complémentaires sur l’environnement financier des suspects. »

« Après les attentats du vendredi 13 novembre, Tracfin a été averti dès samedi matin de l’identité des tueurs présumés, renchérit Bruno Dalles (photo à droite FRANCE (Ministère des finances): Bruno Dalles, est passé de la SNDJ au TRACFIN), directeur de l’organisme. Nous avons travaillé tout le week-end, en mobilisant les banques qui ont un devoir de communication, pour éplucher leur situation financière et constituer un dossier à disposition de la police… qui lui a permis d’avancer dans l’enquête menant finalement à l’assaut à Saint-Denis ». Pour aller plus loin, Sapin a annoncé que son prochain projet de loi prévoira d’élargir les pouvoirs de Tracfin. D’abord ses agents pourront bientôt consulter directement le « Fichier des personnes recherchées » (FPR). L’accès à ce fichier de police, qui comprend notamment les fameuses « fiches S » des personnes soupçonnées de radicalisation, était jusqu’ici « extrêmement limité » a souligné Sapin, devant passer par les « officiers de liaison ». Autre nouveauté, Tracfin sera désormais autorisé à directement communiquer des informations aux établissements financiers et leur signaler des personnes suspectes afin qu’ils puissent « faire preuve de vigilance renforcée ». Ces derniers devraient notamment se montrer plus regardants sur l’octroi de crédits à la consommation, une pratique courante des jihadistes. En janvier, il avait ainsi été révélé qu’Amedy Coulibaly, l’auteur de la tuerie de l’épicerie casher de la Porte de Vincennes, avait obtenu un crédit de 6.000 euros auprès de Cofidis, en donnant un faux employeur et un numéro de téléphone  non attribué.

Avec cet arsenal, Bercy pense avoir fait le maximum, à son niveau, pour traquer le financement du terrorisme. Mais la portée de l’action est limitée tant que la coopération internationale reste si timide. Sapin compte se rendre prochainement à Washington pour discuter du sujet avec son homologue Jack Lew.

http://www.challenges.fr/challenges-soir/20151123.CHA1893/comment-bercy-s-attaque-au-financement-du-terrorisme.html

LIRE ou relire: NARCOTRAFIC: ou comment obtenir des « indulgences »* pour les dealers?

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AERONARCOTRAFIC: environ 40 kilos de cocaïne saisis dans la soute d’un avion Air France à Roissy

Un avion Air France devant le terminal 1 de Roissy (illustration)avec AFP
le 24 novembre 2015 à 13h35 , mis à jour le 24 novembre 2015 à 13h42.

Crédits : Nicolas Dolbeau de la Roche
La saisie a été opérée ce matin par les enquêteurs de la Gendarmerie du transport aérien qui contrôlaient, « à l’occasion d’une rotation », un vol en provenance de Saint-Martin. L’appareil devait ensuite se rendre à Bamako, au Mali.
La drogue était cachée dans quatre sacs de voyage. Quelque 41 kilos de cocaïne ont été découverts mardi matin à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle dans la soute à bagages d’un vol Air France en provenance de Saint-Martin. La saisie a été opérée par les enquêteurs de la Gendarmerie du transport aérien (GTA) qui contrôlaient, « à l’occasion d’une rotation », un vol en provenance de cette île des Caraïbes et qui devait se rendre ensuite à Bamako, au Mali, a indiqué une source judiciaire.
Selon une porte-parole d’Air France, la cocaïne a été saisie à bord d’un A340, un avion gros porteur, assurant le vol AF499. Il avait décollé lundi à 16h43 locale et atterri mardi à 6h20 à Roissy. Cette liaison est assurée quotidiennement par la compagnie. Le parquet de Bobigny a confié l’enquête à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).
En 2014, près de 200 tonnes de stupéfiants, parfois dissimulés dans des caisses d’avocats, des pots de cornichons ou des thermos, ont été saisies par les douanes. Il y a un an, plus de seize kilos de cocaïne avaient été découverts à Roissy dans un autre vol en provenance de Saint-Martin.

SANTO DOMINGO: Grand guignol à Punta Cana ( suite 5)

drogue silandra

19 novembre 2015

Tout n’a donc pas été « orchestré »comme on a pu le lire, mais tout a été fabriqué dans le sens de faire mousser des gens, et pas nécessairement les deux pilotes dans cette histoire. L’extrême droite agit toujours ainsi, on l’a vu, et ça se confirme encore une fois à Punta Cana. Et tout se retrouve dans le vocabulaire employé pour « vendre » aux médias une opération et s’en targuer. Là encore, on retrouve donc Christophe Naudin à la manœuvre. Il est en effet venu annoncer fièrement aux médias que lors de l’opération barbouzarde que lui et ses amis, des anciens de l’Aéronavale,  » « on a fait le travail de l’État« . C’est le rêve de tout homme d’extrême droite en effet que de se substituer à un état toujours jugé comme « faible ». J’ai beaucoup lu le forum du Gaulois qui a dépasse les 600 pages sur l’affaire de Punta Cana. Il est plein d’enseignements. Beaucoup d’anciens militaires, plutôt orientés à droite (toute ?)  y sont apparus, tenant des propos similaires. Le 20 août, j’y avais relevé cette perle signée « Jean-Charles » :

« Nos autorités politiques » ?

Vous voulez rire !!

Ce ne sont pas des bras cassés, comme ceux qui nous « gouvernent » actuellement ,qui auront les couilles de faire leur travail consistant pourtant à défendre deux de leurs ressortissants dans un pays qui semble totalement ignorer et même bafouer les règles du droit international…..

Nos autorités politiques…… Laissez moi rire….. bien que l’occasion ne soit pas la meilleure pour çà….

Je pense que pour que le problème ait des chances d’être réglé il va falloir attendre que les français osent enfin se doter de véritables dirigeants enfin dignes de leurs fonctions…

Ça risque de faire long, je sais….mais il me semble que c’est la seule chance pour ces deux pilotes de revenir vite en France….. »

france2Un propos bien représentatif, d’autres posts évoquant la « trahison » des autorités françaises à propos des deux hommes, fiertés de leur pays, puisqu’ils « avaient porté l’arme nucléaire » selon leur avocat. N’ayant jamais vu de bombe nucléaire sous un Alpaha Jet ou un Crusader, j’avais mis en doute l’assertion. C’est l’ami Falcon qui m’a rappelé qu’à une époque on avait bel et bien fait des essais de bombinette atomique sous un Etendard IV, à mon grand étonnement (1) . Il n’empêche : si on imaginait ce genre de pilote comme étant obligatoirement fort raisonné, et pas simplement une machine à tuer sans distinctions, on déchante un peu à voir l’attitude des deux  revenants de Punta Cana, notamment Brunos Odos lors de sa mémorable prestation à France 2. Prêts à entonner avec leurs soutiens « une trahison des élites » chère à l’extrême droite… entretenue par une mise en scène de « l’exfiltration » des deux mêmes pilotes (terme résolument militaire, choisi exprès) car un petit malin a aussi mis en ligne sur le même forum des photos venues certainement de proches des anciens de l’Aéronavale montrant un trio étonnant de touristes à bord d’un voilier… piloté par Christophe Naudin.bateau rapide Odos et Fauret, décrit par ce même Naudin comme « recueillis en mer » (« j‘ai recueilli en mer Bruno Odos et Pascal Fauret et après je les ai exfiltrés jusqu’à Saint-Martin« ) ont donc été emmenés jusque Saint-Martin sur un bateau de croisière, loué ou prêté sur place? La photo des deux pilotes « exfiltrés » par un « commando« , tous fiers à bras avec leurs gilets de sauvetage, à bord d’un canot de touristes, est donc une photo de propagande organisée. C’est celle d’une excursion vers l’île de Saona, (l’adresse est ici) dont on a dramatisé la prise de vue.  Car c’est tranquillement à bord d’un voilier de croisière que la seconde partie du voyage du retour s’est faite et non en hors-bord rapide. En photo, on a retrouvé le promène-couillons dominicains qui leur a permis de se faire passer pour des touristes. C’est bien le même bateau rapide pour touristes comme l’indiquent les détails soulignés par les flèches.).

Les autorités dominicaines ayant été bernées par la géolocbarge bac Punta del Maralisation des téléphones portables des deux pilotes, donnés à des tiers restés dans les alentours de l’hôtel où ils étaient consignés. Sur France 3, Naudin pouvait donc parader, et glauser sur l’Etat français qui n’a « pas su faire ce qu’il a fait, lui »: une croisière d’extradition. Mieux encore, quand on apprend quel  a été leur compagnon de virée ! On retrouve le même canot rapide accosté à Punta del Mar, d’où ils sont donc partis, juste à côté d’un bac… militaire, arborant un drapeau tricolore indéterminé (français ?), visible ici à droite. Sur leur esquif, l’un d’entre eux à accroché un petit drapeau français bien visible devant l’objectif. On soigne la mise en scène, à coup sûr !!! En tout cas, ils sont visiblement partis d’un endroit où étaient aussi présent des militaires !!!

escapade nautiqueCar un troisième individu est apparu depuis (d’abord flouté, comme sur notre premier épisode, puis montré, ici à droite). Le sommet de l’aventure, à coup sûr, et pas non plus un intellectuel, à ce qu’il a pu écrire sur sa propre personne dans « Paroles d’Actu » là encore un faux nez du FN  sur le net : fondé par Nicolas Roche, alias « Phil Defer », le site consacre la majeure parti de ses « actus »… au Front National ! On y trouve par exemple des liens directs vers Joffrey Bollée  le directeur de cabinet de F. Philippot. Élu au Comité Central du Front National; l’individu s’intitule lui-même « décodeur bleu marine N°1″ ou DBM pour répandre la propagande frontière.  Et c’est souvent gratiné, en effet, on appelle ça du « fact-checking » aux USA, une pratique inaugurée par le TeaParty. En somme, commenter façon extrémiste l’actualité.  Le quatrième individu en petit chapeau blanc de touriste de l’expédition, celui qui tient en main le téléphone satellitaire (on pense à un Thuraya) se présente donc ainsi : « je n’ai pas fait d’études. Je ne supportais pas ce monde carcéral que l’on appelle « éducation nationale ». Ça commence fort en effet, puis il explique ce qu’il est devenu après ce désintérêt pour l’éducation : un soldat, pardi ! « À dix-sept ans, je me suis demandé comment servir mon pays du mieux possible. J’ai donc pris mon sac et suis parti m’engager dans la Légion étrangère. Après quelques mois passés au sein de cette nouvelle famille, j’ai signé pour cinq ans au sein de l’Armée de Terre (j’y ai servi huit ans en tout). Engagé comme deuxième classe en tant que pilote de chars Leclerc, je terminerai chef de patrouille pour une mission de six mois au Liban. »

malinowskiC’est donc bien ça : l’un des « marins » recrutés pour amener les deux fugitifs sur le 14 mètres de Naudin est un ex-légionnaire devenu conducteur de chars de plus de 50 tonnes ! Surprenant, non ? Mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Ce qui laisse véritablement par terre, c’est qu’il s’agît de… Pierre Malinowski, le fameux assistant parlementaire de Jean-Marie (photographiés ensemble ici à gauche), décrit à l’épisode précédent ! Voilà aussi qui en dit long sur les choix du « menhir« , lui-même ancien parachutiste !!! Et voilà qui commence à faire beaucoup d’extrême-droitistes au m2 dans cette histoire ! En regardant bien, sur le petit bateau à moteur on en distingue même un de plus, barbu, à gauche sur la photo : le pilote de l’embarcation. Ils sont donc 5 à bord avec celui qui la prend, la photo. Un homme qui pourrait très bien être Chauprade en personne, vu ce qu’il a expliqué depuis sur la fuite organisée. Pour mémoire, et pour comparer au nouveau venu, Pascal Fauret l’un des deux pilotes de Punta Cana, s’était engagé lui à  18 ans, le 8 mai 1978, comme élève pilote dans la Marine Nationale. La « communauté d’esprit » est aussi à chercher là.

Une communauté qui a choisi, dès le départ de scinder les accusés de Punta Cana en deux camps bien distincts. On a pu lire ici et là que l’accident provoqué par une moto (invraisemblable aussi celui-là : aurait-on essayé d’attenter à sa vie ?) touchant Castany avait empêché son départ avec les deux pilotes. Or il n’en a jamais été question : la lecture attentive des modifications de l’article de Wikipedia sur le sujet est à ce sujet sans appel en effet. On y découvre aussi du trollage d’article à partir de la même adresse IP l concerne lui en priorité :  « je viens de reverter un utilisateur Careful149 (d · c · b) qui n’intervient manifestement que pour Castany. Comme par hasard créé aujourd’hui et sans présentation. L’idée persistante est de le faire passer pour un pilote alors que ce n’est pas le cas. Est-ce une perruque de ton IP anonyme? » peut-on lire. Visiblement, c’est bien Castany, le broker, l’élément le plus « gênant » des quatre, Pisapia étant partout présenté comme un simple homme de main. Or ce fameux Castany, personne du comité de défense ne souhaitait, bien avant la fuite, le rapatrier comme l’indique un participant à la page Wiki : « bonjour Hilti99, je le sais parce que je suis dans le comité de soutien cité en référence dans l’article. Je n’en suis donc pas sure, j’en suis certaine à 100% !!! Je vous informe donc que le comité de soutien composé de plus de 2000 personnes, soutenu lui même par le SNPL, par AIR FRANCE, et par les affaires étrangères, ne soutient pas du tout PISAPIA et CASTANY. Ces deux là ne touchent aucun financement de quoi que ce soit pour se loger, nourrir ou se défendre. A l’inverse les liens du comité avec l’ambassade sont forts, et jamais les 4 co accusés ne sont reçus en semble : uniquement Pascal et Bruno. De même, les élus français font bien la différence. Simplement, et c’est normal, la protection consulaire est due à tous les compatriotes français, coupables ou innocents ». Etonnante participation qui affirme que le gouvernement français via son ambassade avait déjà aussi… choisi un camp ! De là à en déduire un petit coup de main, ou de fermer les yeux…

Les voilà donc en tout cas en train d’essayer de retrouver en pleine mer le bateau à voiles qu’à dégoté notre as de la sécurité. Il a vu bien grand, notre videur de poubelles fan de biométrie : après avoir hésité tout d’abord en faveur d’un Bavaria 40 ou 41, on découvre, grâce à ses barres arrières doublées, son profil bien plus bas sur l’eau et sa largeur qu’il s’agît plutôt d’un Sun Odyssey 469 de chez Janneau (ils ont voyagé « français » cocorico !), un engin de 14 mètres de long (c’est en effet un 50 pieds) déplaçant 10 tonnes doté de 3 ou 4 cabines (selon l’aménagement souhaité par le client) et doté de presque 1002 de toile… qui ne semble pas avoir été vraiment utilisée. Un bateau à voiles  donné pour 10 personnes et occupé par trois seulement, visiblement : drôle de choix.  En fait, c’est plutôt le moteur Yanmar de 54 cv qui semble avoir fait la traversée… vers Saint Martin, en cinq bonnes journées de retour, car, à l’évidence, le bateau a démarré là son périple. Les vérifications des aménagements intérieurs confirment bien que l’on est à bord d’un Odyssey, avec sa cuisine linéaire à droite de la descente de pont... et ses trois lits double… : on n’a pas lésiné sur le confort (à moins que d’autres « ex-agents soient montés à bord ?). S’il s’agît d’une location, les tarifs sont de 2500 euros la semaine, chez un loueur des îles Vierges au départ de Tortola. En tablant large sur deux, pour l’aller Tortola-Bahihaye (la côte de St-Domingue, puis direction St-Martin et retour à Tortola, on compte donc 5000 euros, pas plus (la pleine saison d’hiver n’est pas encore arrivée !). De Marin en Martinique, c’est à peu près les mêmes tarifs. Le bateau paraît largement disproportionné, donc : aussi songe-t-on plutôt qu’à un engin loué, à un bateau prêté par un des nombreux « amis » (corses ?) que possède le FN  sur place, à Saint-Martin. Au quel cas la note de frais aurait fondu de 5000 euros… Une autre photo prise de la vedette accompagnatrice confirme bien notre découverte : c’est bien un Sun Odyssey 469 qui leur a servi. à s’échapper :

compar

Le forum de Paroles de Gaulois nous a apporté plein de renseignements et des photos inédites de l’expédition, dont celle ci-dessus (quant à leur origine, cela mélange les amis de la famille). Ci-dessous, les photos extraites du forum ayant mis en ligne celles faites par les fuyards durant leur expédition comparées aux dépliants publicitaires) :

bateau décrit

garminComme autres équipements, les lascars avaient un GP Garmin 72H, qu’une de leurs photos montre en gros plan, et pour entrer en relation avec le bateau rapide de touristes un talkie-walkie, type Kenwood ou Sencor SMR 20. On est loin de l’équipement « militarisé » de mercenaires ou de spécialistes de la DGSE. On parle « exfiltration », mais on la réalise avec un bateau d’excursion pour touristes, un voilier de vacances et des gadgets à 100 euros maxi chacun. On est loin, très loin, de la somme totale annoncée par Naudin pour les frais de l’expédition, même en comptant les tickets d’avions, même pris au dernier moment (on apprendra un peu plus loin qu’ils avaient été gracieusement offerts par des pilotes de ligne compatissants…).

plan bateau

Mais il nous a a aussi apporté des détails qui en disent long sur la façon de présenter l’aventureuse expédition, for amateur plutôt que professionnelle :  » Naudin a expliqué que le voilier, en cours de route, s’était retrouvé à cours de gasoil. « Le choix a donc été fait de faire toute la route au moteur, sans doute pour éviter de tirer des bords dans l’alizé. Et sur 500 miles, le réservoir du voilier s’est vidé avant d’arriver à Saint Martin, c’est bien normal car un voilier bien que doté d’un moteur, est fait avant tout pour naviguer à la voile. Naudin dit aussi qu’ils ont fait une escale discrète pour acheter du gasoil. Cette escale a peut-être eu lieu à Tortola (british) plutôt qu’à St Croix (U.S.) puisque Fauret de son côté a dit que pendant tout le temps passé dans les eaux américaines, ils n’étaient pas tranquilles. » La capacité en gas-oil de l’Odyssey est de 240 litres. Un forum US estime la consommation, d’un Yanmar 54 à 1,1 gallon par heure (4,16 litres de gasoil) ce qui donne 57 heures ininterrompues (deux jours) : avec une escale à Tortola, effectivement, et avec 2 fois 240 litres, ça fait bien 4 jours a moteur… ce sont tout sauf de fins régatiers ! Enfin me direz-vous, on ne va pas demander à des aviateurs de se transformer du jour au lendemain en des Tabarly ! la réflexion du posteur amène une autre interrogation : si effectivement une escale a été tentée à Tortola, les passagers du 14 mètres avaient intérêt à avoir leurs papiers en règle. Ce qui ferait aussi de Christophe Naudin le fournisseur des faux passeports dont ils ont été munis pour prendre ensuite l’avion, en deux fois, en prime. Selon le même Naudin, ils auraient récupérées leurs cartes d’identité véritable : pourquoi pas, mais en ce cas, on ne peut que supposer une complicité dominicaine, car la justice locale avait à coup sûr dû les confisquer, comme procédure classique d’assignés à résidence. Si les coûts de location, victuailles ou mazout et tickets d’avions en vols commerciaux de dernière minute paraissent peu élevés pour la facture totale de l’opération, les 100 000 euros annoncés par le même Naudin incluraient donc comme frais annexes du graissage de patte. Exactement ce que laissait entendre l’ancien général à la télévision dominicaine : cette fuite ne peut pas s’expliquer sans corruption à un stade de sa réalisation.

bateaux comparés

prise drogue SeqoyahUne corruption et peut-être bien aussi une protection… de la Marine française ? C’est à quoi on aboutit en effet comme réflexion, à regarder l’étonnant dispositif déployé dans l’arc antillais par les français, mais aussi les américains les canadiens et les anglais. Car dans le secteur, les semaines précédentes, sinon les jours qui précédaient, un navire de la Royale, la frégate Ventôse, a réalisé un score mémorable de saisie de coke. Une vidéo d’interception de bateau à voiles suspect, mise en ligne à la suite de l’intervention du 3 octobre dernier montre en effet l’efficacité des marins pour prendre possession ce jour-là de 808 kg de cocaïne, saisis à bord d’un 15 mètres arborant faussement  pavillon américain. L’annonce médiatique évoquant ce voilier « arraisonné samedi 3 octobre 2015 au matin par la frégate de surveillance « Le Ventôse », dans le cadre d’une action de coopération internationale associant la France, les États-Unis et le Canada. Les moyens des forces armées aux Antilles et de la Douane ont été mobilisés sous l’autorité du Préfet de la Martinique, délégué du Gouvernement pour l’action de l’État en mer ». « Le fruit d’une enquête menée sur une année par les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) y était-il ajouté. Le voilier, siglé « Sequoyah – Oklahoma City ». « Listé grâce au concours d’un avion de patrouille maritime CP 140 Aurora des forces armées canadiennes et d’un Falcon 50 de la Marine nationale, le voilier Sequoyah a été intercepté le 3 octobre 2015 au matin par la FS Ventôse. La cargaisosilandran saisie à son bord du sloop s’élève à 808 kg de cocaïne pure. » L’engin était en fait un Beneteau de 51.5 pieds (15 mètres), pour 11 passagers, de type Cyclades, comme le modèle en location sur lîle de Tortola ou Saint Martin, visible ici (pour 4395 dollars la semaine). Un engin fort semblable au yacht de touristes de nos trois compères ! Un bateau de ce type; le « Knot Guilty » fabriqué en 2008 était en vente à Antigua (au nord de la Guadeloupe) pour 169 000 dollars. Il était également proposé en location par Virgin Island Sailing. Le 6 suivant, c’était un go-fast que la frégate avait intercepté avec trente-trois ballots de marijuana, pour un poids de près de 800 kg avec l’aide des USA (« la Joint Inter Agency Task Force South ») Et le 13,  à 400 milles nautiques (740 km) des Antilles c’est un bateau belge (d’un modèle bien plus ancien semble-t-il) qui commençait à entamer sa traversée pour l’Europe que le Ventose avait encore intercepté avec 535 kg de cocaïne pure à bord. « ’équivalent après coupage de « plus de 2,6 millions de sachets de 1 gramme sur le marché de détail », selon le communiqué de la Préfecture.

Là encore, le Falcon 50 de surveillance de la Marine avait joué un rôle prépondérant (2). « Cette opération est la 4e prise en moins de 15 jours réalisée par les forces armées aux Antilles, pour un volume de près de 2,1 tonnes de stupéfiants interceptés. Elle porte le bilan total de cette année 2015 à 8,3 tonnes de drogue interceptées en mer par l’action conjointe des services français dans la zone maritime Antilles, dont 6,3 tonnes par les frégates de la Marine nationale » écrit France-Antilles. voilier

drogue silandraEn avril, l’interception de trois individus à bord du voilier  avait été plus mouvementée : « cette opération est le fruit d’une enquête de deux ans menée par le renseignement douanier français, en lien avec des services espagnols et britanniques. Elle a mobilisé un avion et deux vedettes garde-côtes des douanes mercredi vers 21H00 (heure locale), à quelque 200-220 kilomètres au large de la Martinique. » Les suspects avaient tenté de filer, grâce à la puissance de leur voilier  (eux au moins semblaient savoir naviguer !) : « Il a fallu une bonne demi-heure pour arraisonner le « Silandra » , du fait de sa grande pointe de vitesse poussée par son énorme surface de voile. Il tentait d’échapper à ses poursuivants. Ce qui ne les a pas empêché d’appréhender les trois occupants de l’embarcation en toute sécurité, comme l’ont confirmé Éric Corbaux, le procureur de la République, Gisèle Clément, directrice régionale des garde-côtes pour les Antilles-Guyane, Simon Riondet, chef de l’OCRTIS pour la Caraïbe et Michaël Lachaux, patron de la DNRED et l’amiral représentant le préfet, délégué de l’État pour l’action en mer. » Pas évident en effet : « Les trois suspects, qui se trouvaient à bord d’un voilier de 20 mètres, ont refusé de se soumettre au contrôle. Nous avons dû faire stopper le bateau de nuit, par une mer déchaînée », a raconté à l’AFP Michaël Lachaux, de la DNRED. Dans le bateau, le « Silandra », qui voyageait sous un faux pavillon américain, les forces de sécurité ont trouvé pas moins de 80 ballots dans lesquels la cocaïne était conditionnée. « Il y en avait partout », a-t-on commenté aux douanes ». Selon les douaniers, à bord «  il y en avait partout »… ce que montrent en effet les photos de la saisie (voir ici la vidéo). Selon le Parisien, le Silandra reliait à une autre engeance encore : « les enquêteurs surveillaient un bateau acheté 500 000 euros en liquide, le «Silandra» dont le nouveau propriétaire espagnol était connu pour avoir appartenu à l’organisation séparatiste basque ETA dans les années 80« .  L’homme étant José Luis Folgueras Álvarez,  avec comme compagnon l’espagnol Luis Roberto Sánchez Arija et le vénézuélien  Juan Carlos Yovera. (DNRED (Douane française): la DED permet la saisie de 2,25 tonnes de cocaïne)

Ce jour-là, c’est un Cessna 406  « Vigilant » des douanes (ici le F-ZBGD) qui avait repéré le yacht. La France possède 14 avions de ce type. On peut ici en voir un à l’œuvre en train d’intercepter un go-fast semi-rigide puis un deuxième revenants d’Espagne à vide. Un bateau de cette taille et de cette allure payé en liquide : on croît rêver ! Tout en se disant que des valises de billets peuvent aussi servir à acheter des transporteurs à cocaïne : yachts de 50 pieds, petits bimoteurs à turbopropulseurs, go-fast ou … Boeing 727, pour les plus gourmands !

seizure irlandLes opérations de saisie de coke sont bien le fait d’une coopération entre pays : l’un des plus beaux exemples étant la  longue poursuite en septembre 2014 d’un autre voilier, le Makayabella, un voilier de 60 pieds (18,90m de longueur) battant pavillon des Îles Vierges britanniques, parti du Venezuela et arrêté au large de… l’Irlande, après une surveillance commencée au Portugal puis en Martinique : « la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED), basée à la Martinique. Le groupe de travail fonctionne en collaboration avec un siège international à Lisbonne (Portugal), qui surveille les navires suspects dans les eaux territoriales européennes. Ce bateau faisait l’objet de surveillance, entre autres par les douaniers de Martinique depuis le mois d’août 2013 ». A bord, il y avait une tonne de cocaïne ! Dawne Powell, 56 ans, James Hill, 31 ans, David Webster, 44 ans, et Philip McElhone, 29 ans, arrêtés, seront condamnés à 11 ans de prison. Le couple Powell détenait un autre bateau, le Sea Breeze, acheté 18 000 livres en cash par son mari Stephen, condamné lui à 16 ans de prison. Ils avaient fait preuve d »un bel amateurisme  : le second navire (un 7 mètres à moteur) devait servir à transvaser les 41 ballots de coke et les amener à terre, mais il était bêtement tombé en panne d’essence et avait dû appeler les secours du bateau de sauvetage du RNLI de Rosslare le 19 septembre. La grand-mère de la famille faisait partie de l’équipe !!! Le bateau (un sloop en aluminium) avait été construit… en France, à Antibes (par Ferru Yachting), en 1986, et avait été acheté 140 000 livres (173 000 euros) par les trafiquants anglais du Yorkshire à John Nicholson et Susan Bruce, organisateur de croisières. Le bateau sera racheté par un irlandais 70 000 euros seulement ; le grand gagnant de l’affaire ?

atr72_air_caraibes_grand_casse-b6834Une fois arrivé en vue de Saint-Martin, c’est le débarquement et la montée dans un premier avion pour nos fuyards. Un ATR42 d’Air Caraïbes, pour se rendre à… Fort de France-Lamantin, et prendre un long courrier Airbus A330-300 de Corsair (3) pour rentrer un métropole. En bénéficiant de l’aide, là encore de personnes navigantes selon le Monde « Pour le vol retour vers la métropole, l’équipe de M. Naudin aurait, selon nos informations, utilisé des billets réservés au personnel (les « GP » dans le jargon, pour « gratuité partielle » [ les « GP », même si les choses se sont un peu améliorées, voyagent souvent dans des conditions à la limite de la fraude avec la complicité du personnel de bord]) de la compagnie Air Caraïbes grâce à la complicité d’un commandant de bord, qui les aurait fait monter à bord sans passeport. « Il n’y a pas eu de fraude documentaire », a seulement détaillé de son côté M. Naudin. »… Comme pilotes, on peut penser à quelques uns qui sont liés au Front National, tel l’ineffable William Gachignard, copilote âgé de 43 ans chez Air France,  le porte-parole du fort conservateurs Syndicat national des pilotes de ligne mais aussi conseiller municipal «Bleu Marine» à Compiègne; mais sous le prénom de François… ou bien de Patrick Mignon,  » Commandant de Bord à Air France sur 777, 30 ans de service, 20.000 heures de vol, ancien Instructeur, Contrôleur et Officier de Sécurité des Vols, » venu expliquer ici pourquoi il a fait grève, en oubliant de préciser sa deuxième casquette. Ou sa troisième, vu qu’il est passé lui du FN à Debout la France de Dupont-Aignan, qui, il est vrai ne trouve pas Marine LePen détestable, loin de là. Il est venu sur Boulevard Voltaire, site complotante d’extrême droite (4) pour défendre les deux pilotes. A noter que Air Caraïbes et Corsair ont failli avoir le même patron, Jean-Paul Dubreuil, pilote lui-même de Beechcraft à ses heures. A ses tous débuts,dans les années 80, alors gérée par famille Rossi, la compagnie appelée Corse Air International volait  sur quatre Caravelle SE-210. C’est le A-330 de Dubreuil, aujourd’hui 157e fortune française, qui est devenu le célèbre « Air Sarko One » avant de devenir celui de l’actuel président Hollande. Lors de la tentative de rachat, l’homme de fer de Dubreuil, Marc Rochet, s’était heurté à une question tabou chez les pilotes de Corsair (dont le PDG est un ancien d’Air France) : la productivité, la même qui plombe aujourd’hui Air France et ses syndicalistes FN du SNPL… ironie du sort, de son licenciement par Air France, le PDG  de Corsair avait argué de la perte de ses tickets de vols gratuits ….

clostermannLes pilotes et le FN ? Décidément, c’est la saison des amours : on trouve encore un autre commandant de bord à Air France… et qui possède un nom prestigieux, puisqu’il s’agit de Jacques Clostermann, le propre fils du héros du « Grand Cirque » (décidément, après les guignols voici les clowns !). « Cet ancien pilote de chasse (sur Mirage III), devenu commandant de bord chez Air France, est passé par le RPR puis le Rassemblement Bleu Marine. Il se définit comme un gaulliste souverainiste et social. Pas question toutefois de renier son engagement pour Marine Le Pen. «Je souhaite son accession à l’Élysée et Gilbert Collard est le cordon ombilical qui relie Mon Pays la France au RBM, puisqu’il est président d’honneur de Mon pays la France et secrétaire général du RBM et moi-même je suis administrateur du RBM», explique-t-il. De fait, le RBM se veut une structure d’accueil d’autres mouvements «attachés à la souveraineté de la France et aux valeurs de la République», comme le SIEL (Souveraineté Indépendance et Libertés) animé par Karim Ouchikh, ou le PEC (Patrie et Citoyenneté) présidé par Bertrand Dutheil de La Rochère (5) ancien chevènementiste » écrit l’Express. Renseignement pris, on reste effaré par la tenue de son blog, qui véhicule tous les poncifs extrémistes, notamment islamophobes, et soutient ouvertement Vladimir Poutine. Ou met en ligne sur Twitter une belle couverture signée Minute, sur laquelle figure… Aymeric Chauprade,  qui parle « d’élimination » des français candidats au Jihad… chez Agoravox, j’avais évoqué ici Jacques Clostermann, il était venu soutenir l »UFJ de Philippe Karsenty, l’ami de la furie Pamela Geller, avec  Christian Roger, ancien leader de la patrouille de France (en 1966 sur Fouga ; c’est lui, accroupi !). J’avais alors écrit : « on sait que ça vole bas, au FN, il devrait pouvoir servir à quelque chose…. (6)

Capture d’écran 2015-11-07 à 20.49.57Tout ce déploiement des forces et ces prises réussies quelques jours à peine avant la promenade de santé de nos deux pilotes anciens de l’Aéronavale nous amène à une réflexion évidente, que d’autres ont indiqué également sur le net en termes simples : « ce qui est certain, c’est que personne n’a jugé utile de les prendre en chasse, si les Américains avaient voulu les rattraper, ils l’auraient fait sans aucune difficulté car ils disposent de moyens énormes sur la zone caraïbe, et la croisière n’aurait jamais atteint Saint Martin «  nous a dit « Dany7 ». Et il ne semble pas avoir tort en effet, tant il est impossible à un voilier de ce genre de ne pas subir de surveillance sur le trajet où  a navigué, et ce sur plus de 700 km. Personne à ce jour n’a fait le lien entre la saisie du 3 octobre et la fuite des deux aviateurs à peine deux semaines après, à bord d’un bateau similaire, dans un endroit où plusieurs forces nationales passent leur temps à scruter la mer à l’affût du moindre transfert douteux. Jusqu’à quel point la Marine française ignorait-elle la présence de ce bateau pour ne pas l’avoir intercepté ?ventôse

Le Ventôse:

Depuis juillet 2014, le nouveau commandant de la Ventôse est le capitaine de frégate Yves-Pierre Pilfert, un ancien plongeur-démineur de formation, en remplacement du  CF Savoyant, entré à l’Ecole navale en 1993. Il avait reçu en 2012 la croix de Chevalier de la Légion d’honneur pour son travail à la tête du groupement des plongeurs démineurs de la Manche.   En 2000, déjà, Pilfert avait effectué un stage dans les Antilles contre le narco-trafic, avant même de devenir démineur : c’est un problème qu’il connaît donc très bien.

Une vidéo indiquée par l’ami Fievet soulève des interrogations: c’est celle qu’a enregistrée Philippe Labro sur le sujet. Lui aussi ne comprend pas trop pourquoi ce voilier a pu autant voguer sans être inquiété… semble-t-il, terminant de façon ironique et attristée sur son peu d’espoir de voir un jour la vérité apparaître dans cette incroyable affaire !!!

UnknownCar de tout cela il ressort une chose évidente : l’envahissement des idées du FN au sein même de l’armée, et spécialement de la Marine Nationale (*).

(*) Un article de presse paru en novembre 2013 dans le Figaro Magazine consacré aux« Réseaux secrets du Front national », avait montré qu’il y avait matière à s’inquiéter en effet :  « l’article rappelle évidemment le rôle de l’amiral Jean-Yves Waquet, ancien pacha du Redoutable, « rallié au FN depuis 2008 et candidat à la mairie de Toulon en mars prochain », qui « s’occupe des dossiers de défense pour Marine Le Pen ». (Lire notre article sur le programme Défense du FN).« En coulisses, poursuit l’article, plusieurs piliers du monde militaire travaillent discrètement pour Jean-Yves Waquet. Il est en lien avec quelques officiers supérieurs en activité qui l’ont contacté spontanément. L’amiral est surtout épaulé par un tandem de choc, composé d’un ancien combattant d’Indochine et d’un ancien officier de la DGSE. Le premier, ami de longue date de Jean-Marie Le Pen, cultive ses relations parmi ses ex-comparses. « Nous sentons le pouls des armées en direct », dit-il. Le second, fin connaisseur de l’Asie, rallié à Marine Le Pen depuis 2008, reçoit toutes les études des think tank sur la défense. Les deux sont des membres actifs de plusieurs associations d’anciens combattants, ou de militaires comme la très influente Association de soutien à l’armée française (Asaf), présidée par le général Henri Pinard-Legry, un invité régulier de Radio Courtoisie. Ils soutiennent les critiques virulentes contre les restrictions budgétaires émises par le général Vincent Desportes, ou par les Sentinelles de l’Agora, un groupe d’officiers, relayé notamment par le général Jean-Claude Thomas »…  L’article, cité par le vigilant Daniel Merchet, ajoutait un chapitre après cette mise en garde. Un chapitre aujourd’hui… prophétique : « enfin, le Figaro Magazine nous apprend qu’Aymeric Chauprade, spécialiste de géopolitique exclu de son enseignement au Collège interarmées de défense en 2009, a fait son coming-out, en apparaissant, « pour la première fois », à la tribune de l’université d’été du FN, le 14 septembre. Selon le Fig Mag, Aymeric Chauprade conseille Marine Le Pen « depuis quatre ans ». Ce blog avait, en son temps, critiqué la sanction visant cet intellectuel, sans partager ses convictions. Il nous a confirmé, avant la campagne présidentielle, qu’il s’apprêtait à rejoindre Marine Le Pen, mais ne souhaitait pas alors rendre publique cette information »….  aujourd’hui, il semble passé à l’action, fort de ses soutiens dans  l’armée…

étendard bombe(1) C’est en effet étonnant, mais compréhensible : les marins s’étaient sentis exclus de cette capacité-là, réservée alors aux seuls Mirage IV de l’armée de l’air. Voici ce qu’en a pensé Jean-Louis Saget, pilote d’essai chez Dassault :  « l’Armée de l’air avait donc la bombe atomique sur le Mirage IV. et les marins nous avaient demandé dans le creux de l’oreille: Est-ce que vous ne pourriez pas nous la monter sous l’aile de l’Étendard ? Elle faisait quand même pas loin de 1500 kg!
On l’a mise sous l’aile droite, et sous l’aile gauche on a mis un bidon de 13001, ce qui fait que l’Étendard était catapulté à 11,51, sensiblement au-delà de ses masses normales de catapultage. On avait fait les essais, c’était techniquement pensable, pas facile, mais techniquement pensable. Ça faisait une grosse dissymétrie, ensuite il n’était pas questiobombe atom étendardn d’apponter dans cette configuration. C’est comme ça qu’un jour Goupil s’est fait catapulter devant le général de Gaulle qui passait sur le porte-avions. Ils balancent l’avion avec sa bombe atomique. Évidemment, les aviateurs qui étaient là, tout à fait surpris, de Gaulle, pas au courant… Alors on se catapultait à Bedford avec 11,51, et en plus on avait du vent arrière sur la catapulte, je peux vous dire qu’on avait 5,5 g à chaque coup ! On était chaque fois à la charge limite. Ça s’est bien passé, les qualités de vol étaient bonnes. L’Étendard est un avion finalement très sain, on pouvait lui faire des tas de misères ! ». E
n photo ci-dessus la bombe atomique, dissimulée dans un pot de roquettes. [Melun, octobre 1997]. Et surprise au détour de la biographie de Pascal Fauret, que découvre-t-on ? Ceci « Pilote de chasse – Chef de patrouille – Qualification appontage de nuit – Qualification  nucléaire –Super-Etendard (SUE) »

(2) « En dehors des côtes françaises de la métropole et de la zone Antilles/Guyane, les Falcon 50 de la marine sont aussi régulièrement déployés en Afrique de l’ouest et dans l’océan Indien ».

(3) « D’après nos informations, Christophe Naudin, qui est aussi fin connaisseur dans le domaine des faux papiers et l’usurpation d’identité, était même assis à côté d’eux, à bord des avions qui les ont ramenés à Paris. D’abord sur le premier vol, un vol Air Caraïbes entre Saint-Martin, île franco-néerlandaise des Antilles, et Fort-de-France, en Martinique. Puis sur le second, en direction de la France, un vol Corsair entre Fort-de-France et Orly, arrivé samedi matin ». 

images(4) « fondé par Dominique Jamet, ancien rédacteur en chef au Quotidien de Paris et ancien rédacteur de nombreux journaux (France-Soir, L’Événement du jeudi, Marianne…), est partisan d’une liberté d’expression totale hormis les appels à la haine, à la torture et au meurtre. Au début des années 1980, il a été membre des Comités d’action républicaine de Bruno Mégret/ En juillet 2012, il a rejoint le parti politique Debout la République et en est élu vice-président le 16 novembre 2013. Il sera à la tête de la liste présentée par ce parti aux élections européennes en Île-de-France en 2014 ». Le gag, c’est qu’en 1997, Mignon avait combattu Dupont-Aignan  (qui a aussi été RPR, ne l’oublions pas :  « c’était en 1997. Le jeune Nicolas Dupont-Aignan, qui a ravi la mairie d’Yerres deux ans plus tôt, se présente sous le sigle RPR aux élections législatives. Il a parmi ses adversaires un certain Patrick Mignon, militant Front national. Ce dernier obtient près de 15% des suffrages. Pas assez pour empêcher NDA de l’emporter au second tour face au sortant socialiste. Depuis, les cartes ont été rebattues. L’adversaire FN d’hier est devenu aujourd’hui un allié de Nicolas Dupont-Aignan qui présentait mardi matin les huit candidats que son parti Debout la République (DLR) a investi dans l’Essonne. Patrick Mignon, habitant de Gif-sur-Yvette, est candidat DLR dans la 5e circonscription ».

(5) lié familièrement à Ludovine Dutheil de La Rochère, de la « Manif pour tous » : « elle a lâché un nom à particule pour un autre. Ludovine Dutheil de La Rochère, née Mégret d’Étigny de Sérilly, est la présidente de la Manif pour tous, VRP de la famille MST (mocassins-serre-tête) sur les plateaux de télé où Frigide lui avait chauffé (!) la place. Une barjot de Dieu « aux convictions religieuses traditionalistes », selon son ancien directeur à la revue Commentaire. « Je me situe dans l’Église catholique pleinement et entièrement », répondait-elle dans un portrait que lui consacrait Libération en juin 2013. « Catho tradi, non. Disons plutôt classique, portée par de très fortes convictions chrétiennes avec, parfois, un très fort dogmatisme », rectifie un proche cité par la Croix. » Que ce monde extrême-droitiste est donc petit !!!

(6) Comme le précise ici Peter Davies dans « The National Front in France: Ideology, Discourse and Power » (sorti en 2012) , le père de Clostemann, mort en 2006 avait déjà été récupéré par le FN, bien avant sa disparition : « Au pouvoir, les premiers élus FN n’ont pas eu peur d’agir. Non seulement cela, mais nous pouvons détecter un énorme symbolisme dans les mesures politiques spécifiques. Par exemple, seulement un mois après les élections municipales de de conseillers FN à Marignane sont créées deux nouvelles commissions, qui prennent  la responsabilité du «tourisme» et des «vétérans». La second e décision particulièrement digne de mention, reflétant comme il le fait le respect et la vénération du FN pour tous les Français qui ont combattu et se sont sacrifiés pour la nation. De la même façon, la tâche triviale de renommer des ronds-points , on pourrait  lefaire valoir, a révélé beaucoup sur la philosophie des élus FN. En mars 1996, la presse a révélé qu’un groupe de ronds-points sur l’avenue du 8 Mai à Marignane devaient être renommé d’après quatre soldats morts pour la France: Pierre Clostermann, le général  général, le Maréchal Koenig et Raoul Salan. Cette décision semble confirmer la volonté du conseil d’honorer de grands héros nationaux et, en effet, de révéler ses penchants ».

 

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-5/

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BOLIVIA (Anzoátegui): un funcionario y una menor detenidos por tráfico de cocaína

El vehículo quedó retenido para averiguacionesEl vehículo quedó retenido para averiguaciones

Funcionarios de la GNB incautaron más de 45 kg de cocaína en Clarines

23.11.2015 11:42 AM La mercancía fue hallada en la parte interna de las puertas traseras de una camioneta Ford Explorer, 2004, placa AF6920M procedente de Caracas

Foto: Cortesía

Puerto La Cruz.- Funcionarios del Comando de Zona N° 52 de la Guardia Nacional confiscaron un nuevo alijo de sustancias estupefacientes en el Punto de Control Integral ubicado en Clarines.

Hernán Gil Barrios, jefe del CZ 52, afirmó que la detención Jhon Alexander Guaripaca (34), Miguel Ángel Guaripaca (43), este último es funcionario activo de la Policía del estado Miranda, y una adolescente de 17 años, arrojó el decomisó de 45,770 kilogramos de cocaína.

Los 43 envoltorios de tamaño regular de cocaína fueron hallados en la parte interna de las puertas traseras de una camioneta Ford Explorer, 2004, placa AF6920M color beige, gracias a las labores de los castrenses del Destacamento 522 y de la Unidad Regional de Inteligencia Antidrogas.

El General Gil en compañía del Tcnel. Jaime Alcántara comandante del Destacamento 522, informó que tras las investigaciones se pudo conocer el trío venía procedente del populoso sector 23 de Enero de Distrito Capital con destino al oriente del país.

Otro procedimiento

Tras realizar el chequeo a los elementos criminalísticos, fue detenido otro vehículo en el estado Monagas el cual fungió como alerta ante las autoridades, se trata de un Volkswagen, modelo Gol, siglas AA151BY, el mismo había sido detenido en el PCI anzoatiguense sin novedad.

Hasta la fecha, militares apostados en el punto de control de la población de Clarines en la carretera nacional que une el centro con el oriente venezolano, han incautado más de 856 kilogramos de distintos tipos de alucinógenos en lo que va de año, en la entidad, son más de 1.365 kilos de droga los que han sido sacados de las calles.

http://eltiempo.com.ve/sucesos/drogas/funcionarios-de-la-gnb-incautaron-mas-de-45-kg-de-cocaina-en-clarines/202360

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Los individuos informaron que proceden desde la ciudad de Caracas

Los individuos informaron que proceden desde la ciudad de Caracas

La madrugada de este domingo fueron detenidos un funcionario policial y una menor de edad tras la incautación de más de 45 kilos de cocaína en el Punto de Control Integral de Clarines en el estado Anzoátegui.

Efectivos de la Guardia Nacional Bolivariana (GNB) apresaron a los ciudadanos Guaricapa Jhon Alexander, de 34 años de edad; Guaricapa González Miguel Ángel de 46 años, quien laboraba con funcionario de la policía del municipio plaza del estado Miranda; y una adolescente de 17 años de edad.

Los individuos informaron que proceden desde la ciudad de Caracas, sector 23 de enero, con destino a los estados orientales del país.

2015-11-23

http://www.2001.com.ve/en-la-calle/116289/un-funcionario-y-una-menor-detenidos-por-trafico-de-cocaina-.html

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NARCOTRAFICO (Cataluña): 83 detenidos en la macrorredada contra el menudeo de cocaína y heroína en varios municipios catalanes

los-mossos-despliegan-una-macroredada-contra-el-menudeo-de-cocaina-y-heroina

PHOTO: http://www.elconfidencial.com/espana/2015-11-23/los-mossos-despliegan-una-macro-redada-contra-el-menudeo-de-cocaina-y-heroina_1104710/

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La policía catalana ha informado de que la operación se ha iniciado hacia las 04.30 horas

  • EL MUNDO
  • Barcelona

Actualizado 23/11/201515:05

Los Mossos d’Esquadra han desplegado a primera hora de este lunes una macrorredada contra dos clanes dedicados al menudeo de droga, principalmente cocaína y heroína, en la que han detenido a 83 personas en una quincena de municipios.

La operación ha comenzado a las 4.30 horas, con 71 registros, y el epicentro en los barrios del Besòs de Barcelona y de La Mina, en Sant Adrià de Besòs (Barcelona).

El conseller de Interior, Jordi Jané, ha apuntado que se han desarticulado dos grandes grupos que vendían la droga « a todas las escalas ». Se han intervenido 60.000 euros en efectivo, armas y drogas como heroína, cocaína y marihuana.

El conseller ha destacado que se ha actuado a raíz de las continuadas quejas vecinales por este tráfico de droga, y que incluso en algunos casos se utilizaban pisos vacíos para la venta. « Es el dispositivo policial más grande que han hecho los Mossos d’Esquadra », según el conseller, ya que se han utilizado 1.300 agentes.

La investigación comenzó en 2014 cuando la policía detectó un aumento de nuevos puntos de droga en pisos ocupados, principalmente en estos barrios.

Los Mossos iniciaron dos investigaciones paralelas, una liderada por la comisaría de Sant Martí, en Barcelona, y otra en Badalona, que han sido tuteladas por los juzgados 3 y 4 de Badalona.

http://www.elmundo.es/cataluna/2015/11/23/5652d51622601dfb328b4592.html

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PARAGUAY (aeronarcotrafico):al mes, 10.000 kilos de cocaína “vuelan” sobre el pais

Diariamente, al menos un avión con un promedio de 350 kilos de cocaína surca los cielos en Paraguay, según datos manejados por inteligencia antidrogas.

Al mes totalizan 10.000 kilos de droga.

El fiscal Marcelo Pecci reconoció que son números alarmantes y que representan un problema de suma complejidad para los organismos del Estado, por las ramificaciones de este delito. En ese sentido, señaló que en la actualidad los paraguayos prácticamente se han apoderado de este negocio, cuando anteriormente este manejado por patrones brasileños.

Los números manejados por inteligencia del movimiento de droga a gran escala en el país dan cuenta de que una aeronave surca los cielos del país de manera diaria con una carga aproximada de 350 kilos, números que pueden sufrir variaciones, apuntó

Pecci sostuvo que las estructuras se aprovechan de la vulnerabilidad de la conciencia de quienes deberían combatir el flagelo, como policías, militares y agentes de la Secretaría Nacional Antidrogas, aunque cabe destacar a los buenos oficiales que realizan una labor comprometida en el día a día, expresó el agente del Ministerio Público a Canal 100.

El componente judicial también despierta preocupación en la lucha antidrogas, debido que también está en la mira de las organizaciones dedicadas al tráfico de estupefacientes. “Son tan poderosos que intentan obtener sentencias que no responden a la realidad y nuestra misión es la de revertir los fallos no acordes al narcotráfico”, dijo.

Consultado acerca de la vinculación política con las organizaciones criminales, Pecci considera que el problema mayor se da cuando las influencias apuntan a vulnerar el sistema de prosecución penal de una causa ligada al narcotráfico; por ello, lo más adecuado sería contar con personas que actúen con firmeza en el área penal.

http://www.abc.com.py/nacionales/circulan-10000-kilos-de-cocaina-al-mes-1429282.html

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SICILIA (Italia): traffico di eroina e cocaina, 24 arresti in tutta la Sicilia

italie-3Fermi e perquisizioni nelle province di Siracusa, Catania, Trapani e Vibo Valentia. Altre due operazioni a Catania ed Agrigento
di SILVIO SCHEMBRI

23 novembre 2015

Traffico di eroina e cocaina, 24 arresti in tutta la Sicilia
(ansa)
Traffico di eroina e cocaina, 24 arresti in tutta la Sicilia

Operazione antidroga dei carabinieri di Siracusa. Smantellata un’organizzazione dedita al traffico e allo spaccio di sostanze stupefacenti. Arresti e perquisizioni hanno interessato le province di Siracusa, Catania, Trapani e Vibo Valentia. I carabinieri del comando provinciale di Siracusa, con la collaborazione dei militari dei comandi provinciali di Catania, Trapani e Vibo Valentia e del Nucleo Cinofili di Nicolosi e di un elicottero del nucleo di Catania, hanno eseguito 24 ordinanze di custodia cautelare in carcere. Gli indagati sono tutti pregiudicati e la maggior parte delle quali residenti nella zona sud della provincia di Siracusa. I provvedimenti sono stati emessi dal gip del Tribunale di Catania su richiesta della Procura Distrettuale Antimafia. L’indagine, condotta dai Carabinieri della Compagnia di Noto, ha consentito di accertare l’esistenza di un’organizzazione ben strutturata, dedita allo spaccio di sostanze stupefacenti, principalmente di eroina e cocaina.

Altre due operazioni antidroga sono state portate a termine a Catania ed Agrigento. Viaggiavano da Reggio Calabria verso Agrigento su due diverse autovetture: in una delle due Fiat Punto seguite dalla polizia c’erano Antonino Mangione, 35enne di Raffadali (Agrigento), e Roberto Lampasona, 38enne di Santa Elisabetta (Agrigento), già noti alle forze dell’ordine e già arrestati nell’ambito di un’operazione antimafia. Sull’altro mezzo, quello dove era nascosta la droga, c’era invece Vincenzo Politanò, 64enne di Melicuccà (Reggio Calabria) insieme ad una donna, F. F. R. di 31 anni. Gli agenti della squadra mobile di Agrigento, che stavano pedinando quei mezzi già da tempo, hanno fermato entrambe le auto sulla strada statale 640, all’altezza di Canicattì (Agrigento). Poi la perquisizione e la « sorpresa »: due involucri rispettivamente di 598,5 e 593 grammi di cocaina, così come accertato dal narco test. Droga che, una volta immessa nel mercato, avrebbe fruttato oltre centomila euro. L’indagine (coordinata dal procuratore aggiunto Ignazio Fonzo e dai sostituti Salvatore Vella e Andrea Maggioni della Procura di Agrigento) ha consentito di bloccare un carico destinato quasi certamente al mercato della provincia agrigentina. Politanò, Mangione e Lampasona sono stati arrestati con l’accusa di detenzione ai fini di spaccio di sostanze stupefacenti. La donna che viaggiava con l’uomo calabrese, invece, è stata denunciata a piede libero. L’operazione della squadra mobile è iniziata la notte tra sabato e domenica scorsa.
Gli agenti stavano seguendo i quattro soggetti che, in piena notte, stavano viaggiando dalla Calabria verso Agrigento. Poi il blitz e la perquisizione, che ha dato ragione ai sospetti dei poliziotti che stavano già indagando da tempo su quel traffico. Mangione e Lampasona non sono volti nuovi per la squadra mobile della questura di Agrigento: i due, infatti, erano già stati arrestati nel giugno del 2013 nell’ambito dell’operazione antimafia « Nuova cupola ».

http://palermo.repubblica.it/cronaca/2015/11/23/news/traffico_di_eroina_e_cocaina_24_arresti_in_tutta_la_sicilia-127968458/?refresh_ce

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FRANCE (Brigade des Stups – Paris): saisie de 18 kilos de cocaïne et 20 kilos de cannabis

Par AFP 23 novembre 2015 à 20:16
 18 kg de cocaïne et 20 kg de cannabis saisis par la police, le 23 novembre 2015 photographiés à la PJ
18 kg de cocaïne et 20 kg de cannabis saisis par la police, le 23 novembre 2015 photographiés à la PJ Photo KENZO TRIBOUILLARD. AFP

Avec l’aide de la PJ de Marseille, les enquêteurs ont saisi en Seine-Saint-Denis 18 kg de cocaïne, 17 kg de résine de cannabis, cinq armes de poing, un détonateur et 400 grammes d’explosif de type TNT

La police judiciaire parisienne a réalisé dimanche sa «plus grosse saisie de cocaïne de l’année», lors d’une opération menée de concert avec la police judiciaire de Marseille, a-t-elle indiqué lundi lors d’une conférence de presse.

Les enquêteurs ont saisi 18 kg de cocaïne, 17 kg de résine de cannabis, cinq armes de poing, un détonateur et 400 grammes d’explosif de type TNT, ainsi que plusieurs centaines de cartouches, deux brassards de police, plusieurs véhicules dont un Porsche Cayenne et plus de 300000 euros en liquide. «La PJ marseillaise nous a prévenus qu’elle travaillait sur un réseau qui s’approvisionnait en Ile-de-France», a expliqué Christophe Descoms, chef de la brigade des stupéfiants de Paris. Les policiers parisiens ont alors pris en filature, à partir du centre de la France, une équipe venue «s’approvisionner» dans la nuit de mardi à mercredi.

«Malheureusement ce premier épisode échoue à cause des attentats. Il y avait trop de policiers partout. Comme ils venaient en Seine-Saint-Denis et que c’est ce jour-là qu’a eu lieu l’assaut à Saint-Denis, ils sont redescendus à vide», raconte le chef de la brigade des stupéfiants. L’équipe réapparaît dans la nuit de samedi à dimanche. Pris en filature toute la journée, ils effectuent une première transaction à Goussainville (Val d’Oise) puis à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) où ils sont interpellés en flagrant délit.
Logique de grand bandistime

Trois Marseillais d’une trentaine d’années ont ainsi été interpellés en possession de 2 kg de cocaïne, ainsi que trois fournisseurs présumés. Quelque 6kg de cocaïne ont été retrouvés dans un véhicule laissé à Goussainville, et les enquêteurs ont saisi dans un appartement 10 kg de cocaïne ainsi que le cannabis, l’argent, et les armes.

«On est clairement dans une logique de grand banditisme. Ils sont tous connus pour être des importateurs de stupéfiants et pour fréquenter le grand banditisme», selon Christophe Descoms, pour qui la présence de détonateurs et d’explosifs sont «assez souvent le matériel utilisé par le grand banditisme».

Au même moment à Marseille, la police, qui attendait le flagrant délit parisien, démantèle le réseau marseillais et interpelle onze personnes. «Notre objectif est de faire tomber les réseaux et de mettre les gens en prison», a souligné Christophe Descoms.

AFP

http://www.liberation.fr/france/2015/11/23/18-kg-de-cocaine-la-plus-grosse-saisie-de-l-annee-pour-la-pj-parisienne_1415621

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NARCO TERRORISME: l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation quoiqu’en dise Gérard Schoen, DI de la Douane Française

Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

E. Follis témoigne de sa carrière au sein du service de lutte antidrogue de la brigade des stupéfiants (DEA). Pendant 27 ans, il a négocié des marchés de plusieurs millions de dollars à bord de jets privés, acheté des kilos de cocaïne, est devenu intime avec les plus gros trafiquants de drogue, qui étaient parfois des agents d’Al-Qaida ou des membres de cartels.

Publié le 11 Novembre 2015
Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

Atlantico : L’infiltration est comme un art selon vous. Qu’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on est infiltré dans une organisation terroriste comme les narcotrafiquants ?

Edward Follis : J’ai toujours voulu travailler dans l’univers de la police. Quand j’étais chez les marines j’ai travaillé avec la police militaire et c’est là où j’ai commencé les infiltrations. J’ai toujours été fasciné par les drogues, non pas pour en consommer bien entendu. J’étais fasciné par les trafiquants de drogues et leur façon de fonctionner. On rencontre tous les types de criminels dans le marché de la drogue, que ce soit aux Etats Unis ou à l’étranger. Après un diplôme en criminologie je suis devenu un agent de la DEA [Drug Enforcement Administration].

L’infiltration est le moyen le plus fort et le plus méthodique pour comprendre les trafiquants de drogues et les terroristes et leur façon de fonctionner. C’est la façon la plus sûre de pénétrer pour démanteler ces narcotrafiquants dans n’importe quel pays dans le monde. Lorsque l’on est à l’intérieur d’un groupe on a une vue plus claire, compréhensive et plus détaillée qu’à l’extérieur. Vu de l’intérieur on peut constater les faiblesses autant que les forces d’une organisation ainsi que du leader de l’organisation. On a de meilleures possibilités de démanteler l’organisation.

Lorsque l’on est infiltré il faut totalement se fier à son intuition et la petite voix dans sa tête parce qu’il y a tellement de tourments autours. Il faut faire confiance à sa propre intelligence. De plus on ne peut pas gagner la confiance de quelqu’un si on ne leur offre pas une petite partie de soi. Eux même donnent une partie d’eux même en retour encore plus grande. Si on ne fait pas attention pendant une certaine période on peut commencer à développer une véritable relation avec l’ennemi. Il faut toujours mettre des barrières, des paramètres sur soi-même.

Je me suis construit mes propres barrières intellectuelles. Même au moment où le danger était extrême je restais toujours conscient de qui j’étais. C’est comme le jonglage, il faut être suffisamment proche tout en restant très éloigné. En prenant trop de distance on ne peut plus rentrer dans leur monde et être efficace. Il faut donc s’investir au maximum.

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Atlantico: Les nouvelles technologies ont tout bouleversé dans le renseignement. Pour vous piloter un drone c’est comme jouer à un jeu vidéo : en appuyant sur un bouton on tue des personnes. Comment l’infiltration va-t-elle être affectée par celles-ci ?

Edward Follis :Il faut se souvenir de ceci: nous sommes dans un monde de guerre. Il y a la Syrie, des dictatures, Birmanie, des tueries de masse, un nombre énorme d’ennemis qui ont essayé de prendre le contrôle de l’horreur et de profiter du malheur des autres. C’est pour cela qu’il est très important que l’Ouest de l’Europe, l’Australie, les Etats Unis, le Canada continuent à respecter le droit. Quand le droit est absent, nous sommes en plein chaos. Quand le chaos arrive, le pire chez l’être humain arrive et les plus faibles en souffrent. Notre système judiciaire c’est ce qui nous définit en tant qu’individus en Europe de l’Ouest, aux Etats Unis, au Canada. L’utilisation de nouvelles technologies pour tuer ne revient qu’à se débarrasser de quelques personnes. Ce n’est pas le genre de procédé admissible dans un tribunal. Au contraire, tous les infiltrés doivent avoir une passion  qui peut les amener devant un jury et accepter de témoigner. Il faut avoir envie d’être sur une estrade après avoir prêté serment. Si on ne veut pas faire ça, c’est le moment d’être un garde du corps ou tout autre job. Il faut avoir la volonté de côtoyer les bandits, être dans la même pièce qu’eux, gagner leur amitié, comprendre leur fonctionnement, leur financement, comment ils blessent des gens, comment ils transportent de la drogue, tout leur business model. Après tout cela il faut aller dans un tribunal et témoigner devant un juge.

Les nouvelles technologies étaient souvent utilisées pour le maintien de l’ordre. Elles peuvent capturer des dialogues, des infos, des images, des vidéos. Mais pour que les nouvelles technologies soient utilisées pour le maintien de l’ordre, avec notamment l’enregistrement d’une conversation, il faut une autorisation judiciaire. C’est alors admissible, mais il faut quelqu’un derrière les nouvelles technologies. Il faut surtout se rappeler qu’il est difficile d’avoir une influence réelle dans un groupe ou une organisation criminelle.

 On ne peut pas rejeter l’élément humain ainsi que le côté procédural. Les militaires eux oui bien entendu ils peuvent tout démolir, absolument rien laisser. Ils peuvent tout démolir ça ne pose pas de soucis.
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Atlantico: Après avoir lutté toute votre vie contre le trafique de drogue quel bilan peut on faire ? Où en est-on ? Va-t-on réellement en finir un jour avec ?

Edward Follis : L’héroïne, la méthamphétamine, la LSD, l’ecstasy, toutes ces drogues volent des âmes. Elles détruisent totalement la vie des gens. Parce qu’une fois addicts, ils ne pensent à rien d’autre dans leur vie. A chaque moment de leur vie. Elles détruisent tout sur leur passage : des vies, des carrières, des familles, des corps. Les drogues dites plus douces comme l’alcool, le café, la marijuana, n’ont pas le même impact. Les gens peuvent l’observer. Je pense qu’aux Etats Unis avec la marijuana médicale qui devient de plus en plus à la mode, cela devient logique qu’elle devienne légale. Elle doit être régulée par nos représentants et notre gouvernement. Je ne connais absolument personne qui a un minimum de jugeote qui voudrait que les drogues dures soient légales puisqu’elles détruisent les gens.

Je pense que l’éducation et la prévention sont absolument impératives. Elles vont équiper des gens avec un savoir. Mais combien de personnes peuvent réellement contrôler leurs pulsions ? Tout le monde a une addiction. Ça peut être l’alcool, les cigarettes, des films, l’internet, des jeux vidéo, un voyage, foot, baseball. Les gens ont une satiété. Le problème c’est quand on satisfait son appétit avec des drogues dures. Ces moments de satisfaction peuvent aboutir à un esclavage. Pas besoin d’être un scientifique pour savoir ça. Quand j’étais petit, j’avais déjà de la peine pour les addicts. Ce sont toutes les organisations de narco terrorisme qui en profitent. Il n’est pas possible de prendre de la drogue sans être totalement addict. Je suis très fier d’avoir pu passer ma vie dans une mission aussi noble que la lutte antidrogue.

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Gérard Schoen à partir de la minute 4.15

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DNRED (Douane française): décès d’un agent de la DNRED (Echelon de Marseille) dans le Var

Décès d'un agent des douanes dans le Var
Michel SAPIN et Christian ECKERT témoignent aux familles de leur soutien et de leur émotion.

Un terrible évènement vient de nouveau frapper la communauté douanière déjà endeuillée lors des attentats de Paris du vendredi 13 novembre 2015.

Le 23 novembre 2015, à Toulon, alors qu’ils effectuaient une opération douanière de lutte contre le trafic d’armes, des agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières de Marseille se sont présentés au domicile du destinataire d’un colis contenant une culasse d’arme automatique. En descendant de son appartement pour réceptionner le colis, le destinataire présumé a fait feu immédiatement sur les agents des douanes. L’un d’eux est décédé et l’autre blessé au bras.

Dans la course poursuite qui s’est engagée, un policier de Marseille a également été blessé.

La personne en cause a été interpellée.

Dans un message qu’ils ont immédiatement adressé aux agents des douanes, le ministre des finances et des comptes publics, Michel sapin, et le secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, ont fait part de leur soutien aux agents des douanes.

Hélène Crocquevielle, la directrice générale des douanes a fait part de son émotion et de l’émotion ressentie par toute la communauté douanière.

Le communiqué de presse ministériel

Auteur : Bureau de l’information et de la communication
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FRANCIA (Aduana): muere un funcionario de aduanas francés en un tiroteo en Toulon

A.Hernando

Lunes, 23 de noviembre del 2015 – 12:26

  • El tiroteo ha ocurrido en el distrito de Saint-Jean-du-Var, en Toulon.
  • Dos policías han resultado también heridos.
Un funcionario de aduanas de Toulon, en Francia, ha muerto este lunes en un tiroteo desencadenado por un registro, según ha informado la prensa internacional. El tiroteo se ha producido después de que la policía acudiera a la casa del presunto asesino, que estaba siendo vigilado por los servicios de aduanas.

El hombre, que ha sidoarrestado, ha abiertofuego con un m16 al tratar de huir de las autoridades. En eltiroteotambién han resultadoheridos dos agentes de Policía, según ha informadoelportalfrancés Var-matin.

Las primeras informaciones apuntan a que el detenido estaba implicado en una operación de venta ilegal de armamento y tenía un largo historial. Asimismo, el fiscal y el asistente de Dirección Departamental de Seguridad Pública se han desplazado al lugar donde se ha producido el tiroteo, que ha sido acordonado.

http://noticias.lainformacion.com/atentados-en-paris/muere-un-funcionario-de-aduanas-frances-en-un-tiroteo-en-toulon_XEB6OeyqaIWArYJgcnt473/

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FRANKREICH: Zöllner bei Razzia in Toulon getötet

Frankreich: Zöllner bei Razzia in Toulon getötet (Bild: APA/AFP/Franck Pennant)Frankreich: Zöllner bei Razzia in Toulon getötet

Bei einer Razzia in der südfranzösischen Stadt Toulon ist Berichten zufolge ein Zöllner getötet worden. Ein weiterer Zöllner und ein Polizist wurden verletzt, wie das Finanzministerium mitteilte. Der Schütze habe mit einem Sturmgewehr auf die Beamten gefeuert, als diese Montagfrüh sein Haus wegen des Verdachts auf Waffenschmuggel durchsuchen wollten, berichteten französische Medien.

http://www.krone.at/Welt/Frankreich_Zoellner_bei_Razzia_in_Toulon_getoetet-Schuetze_verhaftet-Story-483510

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SANTO DOMINGO (Air cocaïne): mandat d’arrêt contre Aymeric Chauprade, Christophe Naudin et Pierre Malinowski

La justice dominicaine a émis un mandat d’arrêt contre trois Français , le député européen Aymeric Chauprade, Christophe Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, et Pierre Malinowski pour leur participation à l’évasion de République dominicaine de deux pilotes français condamnés à la prison dans une affaire de trafic de drogue, dite Air Cocaïne.

IINTERPOL

WANTED

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               Aymeric Chauprade                                                                                       Christophe Naudin

Pierre Malinowski (au milieu)

source: http://www.liberation.fr/direct/element/bruxelles-en-etat-dalerte-presidentielle-en-argentine-air-cocaine-le-point-sur-lactu-ce-matin_24271/

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FRANCE (Narcotrafic): une torpille pour passer de la cocaïne en Europe

Méthode connue et utilisée depuis des décennies sur les plages de Belgique et des Pays Bas

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LE MONDE | 23.11.2015 à 11h31 • Mis à jour le 23.11.2015 à 11h33 | Par Luc Leroux (Marseille, correspondant)

La torpille chargée de drogue saisie à Rotterdam en avril 2013.

Les narcotrafiquants rivalisent d’imagination pour importer la cocaïne en Europe. Le procès de l’affaire « Torpille », qui se tient du lundi 23 novembre au 30 novembre devant le tribunal correctionnel de Marseille, illustre cette ingéniosité.

En avril 2013, l’équipe de délinquants chevronnés s’apprêtait à récupérer dans le port de Rotterdam un long tube d’acier contenant 101 kg de cocaïne. La « torpille » était soudée, sous la ligne de flottaison, à l’arrière de la coque du Laguna-D, un chimiquier néerlandais en provenance du Venezuela, via l’île de Curaçao. Marc Armando, tête pensante de l’opération, Lofti Bengadim et Samir Laribi avaient été arrêtés à proximité du navire. Ils étaient en possession d’un impressionnant matériel de plongée professionnelle, dont deux propulseurs pour se déplacer sous l’eau et deux parachutes de levage, chacun permettant la remontée d’une charge d’une centaine de kilos. Suffisant pour ramener à la surface ce tube d’acier de trois mètres de long et trente centimètres de diamètre contenant 79 paquets de drogue. D’autres interpellations avaient eu lieu en Corse et dans les Alpes-Maritimes.

Depuis une dizaine de mois, cette bande de Corses et de Niçois ne quittait pas les radars des magistrats de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. Le 17 juin 2012, à 3 heures du matin, des gendarmes maritimes étaient intervenus, en pleine « séance de répétition générale ». Les militaires avaient été alertés…

la suite http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/23/une-torpille-pour-importer-de-la-cocaine-en-europe_4815592_1653578.html

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FRANCE (Customs office): a French customs officer was killed and another seriously injured left injured in a shooting in the southern city of Toulon

French customs officer killed in Toulon shooting A customs officer was shot dead on Monday in Toulon. Photo: France 3/Screenshot
French customs officer killed in Toulon shooting

Published: 23 Nov 2015 12:13 GMT+01:00

The shooting occurred in the Saint Jean du Var neighbourhood of the Riviera town of Toulon on Monday morning.

According to reports the shooting happened during an operation to target arms traffickers.

During the raid, a gunman pulled out an16 assault rifle and began firing on customs officers.

One was killed and another was let seriously injured. There were also initial reports that two police officers were also hurt.

A spokeswoman for France’s customs force, known as the Douanes, told The Local that their officers delivered a package containing part of an automatic weapon to the man’s address, with the intention of making an arrest.

« He answered the interphone but when he came downstairs to pick up the parcel he just opened fire, killing one officer and seriously injuring another, » said the spokeswoman.

« There was then a short chase with police, during which an officer was injured. »

The man is not thought to have been known to police nor was he the subject of a « File S » fore radicalisation.

« It was a fairly routine operation that we carry out all the time to target drug or arms trafficking, » said the spokeswoman.

A police source told BFM TV the shooter was later arrested although another man is believed to be on the run, although the spokeswoman for France’s customs police could not confirm this.

Since the Paris terror attacks on November 13th police have carried out hundreds of raids across the country, many of which have been targeted at arms traffickers, although Monday’s operation was not part of this crackdown.

The French government has been under pressure increasing to stop the flood of arms into the country and to prevent them ending up in the wrong hands.

Dozens of weapons have been seized, including a rocket launcher during one raid in Lyon.

In the Paris region alone nearly 300 searches have been carried out, police chief Michel Cadot said on Monday.

He added there were 10,200 police and 6,400 soldiers deployed across the region that includes the capital — prioritising stations, airports, large public spaces, government buildings, cultural sites, media companies and hospitals

The Local/AFP (news.france@thelocal.com)

source: http://www.thelocal.fr/20151123/toulon-french-customs-official-killed-in-shooting

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