LIBAN: Saad Hariri impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent sale selon Le Parisien

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L’Ancien Premier Ministre Libanais Saad Hariri serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en provenance des cartels de la drogue colombien, annonce le quotidien français Le Parisien, dans son édition du dimanche 24 avril alors que le bureau de ce dernier dément tout lien avec l’affaire en cours.
LIRE sur https://libnanews.com/saad-hariri-implique-affaire-de-blanchiment-dargent-sale-selon-parisien/
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FRANCE (opération « Cedar »): les Hariri, logeurs de la famille Chirac, sont-ils impliqués dans un réseau de blanchiment

Le chef du Courant du Futur, Saad Hariri. Photo d’archives AFP/Patrick Baz

Un réseau d’une quinzaine de personnes, toutes libanaises et opérant à travers l’Europe, a été démantelé en janvier dernier dans le cadre de l’opération « Cedar », selon des informations rapportées par Le Parisien.

OLJ
25/04/2016

Le quotidien Le Parisien rapporte, dans son édition de dimanche, que les services américains et français ont démantelé un vaste réseau de blanchiment de l’argent de la drogue de Colombie, « via un système de commerce de montres et de voitures de luxe destinées au Liban ». Selon l’enquête, le réseau bénéficiait au Hezbollah. Mais le nom des Hariri est également cité dans l’enquête. La famille Hariri a démenti tout lien avec l’affaire.

« Un an d’enquête, des dizaines d’heures d’écoute ont permis d’aboutir à l’interpellation discrète, en janvier dernier, d’une quinzaine de personnes à travers toute l’Europe, dont sept au moins ont été incarcérées, certains protagonistes étant libérés sous contrôle judiciaire, d’autres faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international. Tous sont libanais, ce qui a donc valu son nom à cette opération Cedar, traduction anglaise de « cèdre ».

Cette opération est le résultat d’une enquête menée par les policiers français de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), en partenariat avec la DEA, l’agence antidrogue américaine. Des détails sur ce réseau, qui aurait été fondé en 2008, sont livrés par Le Parisien, dans un dossier intitulé « Au cœur de la machine à blanchir des cartels » et signé Nicolas Jacquard.

« Une grande famille libanaise dans la tourmente »
Selon le Parisien, les enquêteurs ont ainsi découvert qu’en arrière-plan le système finançait le Hezbollah. Plus surprenant, le nom des Hariri est également cité dans l’enquête.

Dans les faits rapportés par le Parisien, il s’agirait d’un réseau de blanchiment d’argent provenant d’un trafic de drogue dirigé par des cartels colombiens. L’argent sale, récupéré en Europe par un réseau impliquant des Libanais, est transformé en montres et voitures de luxe à destination du Liban. Le montant des ventes, transformé en argent propre, était ensuite reversé aux cartels colombiens.

« Bien sûr, le service n’était pas gratuit, et chacun prélevait sa dîme au passage, explique le Parisien. Les enquêteurs ont ainsi découvert qu’en arrière-plan, le système finançait le Hezbollah, qui combat aux côtés (du président syrien) Bachar el-Assad ».

Et le journal de poursuivre : « Etonnamment, le nom de la famille de Rafic Hariri, que le même Hezbollah est soupçonné d’avoir assassiné, est également avancé par les protagonistes en tant que bénéficiaire de sommes conséquentes ».

Selon le Parisien, l’argent passait par un homme présenté comme étant l’avocat de Saad Hariri, dont le nom revient à plusieurs reprises dans l’affaire de l’opération Cedar. L’un des membres du réseau de blanchiment, Ali Z., détenu par les autorités, « confie aux enquêteurs que 100.000 euros ont été livrés à son cabinet à Me Béchara T., un avocat libanais installé à Paris », raconte le Parisien. « Ali Z. affirme : ‘C’est l’avocat de Saad Hariri’. Une somme de 30.000 euros avait été déposée à la même adresse le 11 décembre dernier, et le même montant le lendemain », ajoute le quotidien. « Au total, sept millions d’euros ont été remis à l’avocat, au profit de Saad Hariri », confie un autre coursier détenu, Hassan T.

« Ces élites politico-mafieuses »
Répondant à ces informations du Parisien, reprises par le quotidien libanais as-Safir, Saad Hariri affirme dans un communiqué « n’avoir aucun lien professionnel ou personnel » avec Béchara T., et que celui-ci n’est pas son avocat. « Les affirmations des membres détenus du réseau sont donc sans fondement », poursuit M. Hariri.

Le nom de l’ancien Premier ministre n’est pas le seul à figurer dans l’affaire. Le Parisien affirme que celui de son frère Fahd, le plus jeune des Hariri, apparaît également dans les relevés téléphoniques de certains membres du réseau. Contactée par le quotidien français, la famille Hariri dément fermement ces informations. Fahd précise au journal « n’être ni de loin ni de près impliqué dans une quelconque affaire de ce type ».

Pour comprendre le lien entre la famille Hariri et le Hezbollah, le Parisien a interrogé un universitaire libanais, resté anonyme : « On peut (…) imaginer que ces élites politico-mafieuses fassent des affaires entre elles ». Une source proche du dossier affirme toutefois au Parisien : « Si les Hariri ont bien touché ces fonds, pour une raison ou pour une autre, je n’imagine pas qu’ils aient eu connaissance de leur provenance ».

Le Parisien précise que pour l’instant, « ni l’avocat (Béchara T.), ni la famille Hariri n’ont été mis en cause par la justice ».

Lire l’intégralité du dossier dans Le Parisien ici

http://www.lorientlejour.com/article/982850/les-hariri-impliques-dans-un-reseau-de-blanchiment-dargent-au-profit-du-hezbollah.html

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Révélations sur l’appartement des Chirac

Par Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, publié le 04/02/2009

A Beyrouth, le 16 février 2005, le président Jacques Chirac aux obsèques de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, avec son fils AymanEn mai 2007, l’ex-président et son épouse emménageaient à titre « très provisoire » dans un appartement avec vue sur le Louvre, prêté par leurs amis libanais Hariri. Ils y sont toujours. Une installation envisagée, semble-t-il, bien avant leur départ de l’Elysée.

« En France, le provisoire est éternel. » Balzac, fin observateur des faiblesses de la condition humaine, l’avait déjà souligné : le temps s’écoule au rythme des puissants. Ainsi, depuis plus de vingt mois, et son départ de l’Elysée, le 16 mai 2007, le couple Chirac réside-t-il dans un somptueux appartement situé en front de Seine, au 3, quai Voltaire, dans le VIIe arrondissement de Paris. Un logement qui appartient à la famille de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, tué dans un attentat, à Beyrouth, en février 2005.

Au printemps 2007, Le Parisien souligne les conditions particulièrement opaques de cette faveur accordée aux Chirac. Ces informations déclenchent une polémique. Comme le feu couve, et qu’il faut l’étouffer au plus vite, la lance à incendie prend l’allure d’un communiqué, ciselé au mot près, adressé à l’Agence France-Presse (AFP), le 24 avril : « Compte tenu des obligations qui sont les leurs, M. et Mme Chirac n’ont pas encore eu le temps de trouver leur logement. Ils occuperont à titre très provisoire un appartement quai Voltaire qui leur est prêté par M. Ayman Hariri [NDLR : l’un des fils du dirigeant libanais], le temps de trouver leur domicile définitif. « Depuis, les saisons ont passé, l’eau a coulé sous le pont du Carrousel, les Chirac sont toujours là. Et l’enquête de L’Express retraçant le roman vrai de cet appartement d’exception permet de douter en partie de la version avancée à l’époque par l’ex-président de la République…

Malgré les échos d’une circulation dense et une exposition nord-est, limitant l’ensoleillement, il fait sans doute bon vivre dans ces 396 mètres carrés – et non 180 comme évoqué dans un premier temps par de nombreux médias. La vue embrasse la façade du Louvre et file le long du fleuve. « Les trois pièces de réception donnant sur la Seine sont dotées d’une hauteur sous plafond exceptionnelle, souligne un bon connaisseur des lieux. Elles offrent une vue splendide à la nuit tombée, quand s’allument les obélisques du pont du Carrousel. »

Le « document hypothécaire normalisé » de la Direction générale des impôts détaille ces huit pièces :  » Deux entrées, un office, un séjour, un salon, une salle à manger, cinq chambres, deux cuisines, trois salles de bains, une salle d’eau, un rangement, trois débarras, trois WC, une pièce, dégagements et balcon ». Il faut y ajouter un entresol de 31,6 mètres carrés (avec cuisine, séjour et alcôve), ainsi qu’une cave, un garage et l’emplacement d’un véhicule dans la cour pavée. Mieux vaut cependant ne pas s’y aventurer en talons hauts, tant elle est de guingois, à l’image du vieil escalier de service. Pour les colocataires, l’arrivée des Chirac a eu au moins un avantage : le remplacement, aux frais d’une société des Hariri, de la vieille porte cochère, vrillée et vermoulue, par une copie à l’identique, en chêne massif, disposant d’un système moderne d’ouverture automatique.

Un quartier chargé d’histoireLe secteur du VIIe arrondissement de Paris où se situe l’appartement occupé par les époux Chirac est imprégné d’Histoire et de culture. En 1778, Voltaire rendait l’âme un peu plus loin, à l’angle de la rue de Beaune. Baudelaire écrivit dans un hôtel voisin quelques vers des Fleurs du mal. Plus récemment, Montherlant s’y suicida. Le danseur Noureïev demeura très longtemps dans les parages; le styliste Karl Lagerfeld y demeure toujours.

L’immeuble du 3, quai Voltaire n’échappe pas à la légende. La chronique raconte qu’il fut loué de 1695 à 1710 à Louise Renée de Penancoët de Keroualle, « la plus avide des 13 maîtresses du roi Charles II ». Elle y entassa tout ce qu’elle avait pu soustraire aux collections du souverain anglais ! L’hôtel particulier -non classé, à la différence de son voisin immédiat- fut entièrement reconstruit en 1828. En 2001, quand les Hariri décident d’acquérir l’appartement, l’immeuble abrite toujours quelques personnalités, dont un représentant de la famille Hermès et l’une des héritières du fondateur de la galerie Maeght.

L’histoire récente de cet appartement est en soi riche en péripéties. De 1990 à 2000, il a été occupé par des bureaux du groupe de luxe LVMH, qui y avait installé une équipe chargée de créer une ligne de vêtements. Mais la distribution des lieux se prêtait peu à un usage professionnel. En 2000, quand un voisin se propose de l’acheter, LVMH saisit l’occasion. Aussi incroyable que cela paraisse, l’acquéreur vise en fait les cinq… parkings dépendant du logement ! Pour eux, il est prêt à mettre le prix. En 2000, il s’offre donc l’ensemble (appartement + places de stationnement) pour 21 000 000 francs (3 201 430 euros). Il ne sait pas encore qu’il vient de réaliser une affaire exceptionnelle.

Dans le courant de l’année 2001, les Hariri recherchent en effet un nouveau « pied-à-terre » à Paris et sollicitent une agence spécialisée dans l’immobilier de luxe. Bien sûr, ils disposent déjà, à deux pas du Trocadéro, d’un magnifique hôtel particulier, dont la légende dit qu’il fut occupé par Gustave Eiffel afin de surveiller les travaux de « sa » tour. Mais ils prospectent, une fois n’est pas coutume, hors des VIIIe et XVIe arrondissements.

Après avoir envisagé un temps d’acquérir un 300-mètres-carrés situé côté soleil, place des Vosges, ils finissent par opter pour un autre quartier. Un proche de la famille, interrogé par L’Express, explique ce choix par le parcours de l’un des fils de Rafic Hariri, Ayman. Selon cette source, « Ayman avait fait une partie de ses études à Paris avant de les prolonger à l’université Georgetown, à Washington. Son père souhaitait le voir rentrer en France pour favoriser les affaires familiales. Il fallait donc lui trouver un pied-à-terre. Il était sensible au charme du Quartier latin, qu’il avait fréquenté dans sa jeunesse »…

Deux spécialistes de l’immobilier haut de gamme, Belles Demeures et l’agence Féau, proposent alors le 3, quai Voltaire. A l’époque, le représentant des Hariri explique que le logement en question sera destiné à l’une des filles (et non à un fils) de son patron. En tout cas, l’appartement, même en mauvais état et transformé enbureaux par LVMH, plaît.

Faute de guérite, les policiers chargés de la protection de l'immeuble où vivent les époux Chirac (à dr., Bernadette) ne peuvent s'abriter.

Les Hariri ne mégotent pas sur le prix. En juin 2001, leur groupe, par l’intermédiaire de sa filiale immobilière de l’époque, la Fradim, crée spécialement une société civile immobilière (SCI), baptisée « 3, quai Voltaire ». Et, le 14 septembre 2001, la SCI règle comptant 29 000 000 francs (4 421 021 euros).

 

LIRE:  http://www.lexpress.fr/actualite/politique/revelations-sur-l-appartement-des-chirac_738501.html

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NARCO-BUSINESS: l’argent sale transformé en montres et voitures de luxe

Les services américains et français ont démantelé un réseau de blanchiment de l’argent de la drogue de Colombie, via un système de commerce de montres et de voitures de luxe destinées au Liban.

Nicolas Jacquard | 24 Avril 2016

Il est 20 heures, ce 20 janvier au soir. Ali Z. est attablé dans un palace de l’avenue George-V, lorsqu’on vient discrètement le prévenir qu’il est demandé. Le début de quatre-vingt-seize heures de garde à vue.

Quelques minutes plus tôt, à leur arrivée à Roissy en provenance de Beyrouth, c’est l’interpellation de Mazen E. et Mohamad N. qui a lancé le top départ d’un vaste coup de filet à travers l’Europe. Les policiers de l’OCRGDF (Office central de lutte contre la grande délinquance financière) finalisent un an d’une enquête au cours de laquelle ces deux hommes sont apparus comme les coordinateurs d’un tentaculaire réseau de blanchiment.

Des billets dans les sacs de sport

Décembre 2012 : un passeur est arrêté en France avec 390 000 €. En novembre et décembre 2014, deux autres sont appréhendés en Hollande avec respectivement deux millions puis 500 000 €, en marge d’une saisie de 62 kg de cocaïne. Aux Etats-Unis, les agents de la DEA en ont la certitude : tous appartiennent à une seule et même organisation, pilotée conjointement depuis la Colombie et le Liban, avec la France comme plaque tournante.

L’OCRGDF est saisi. Une à une, courant 2015, les petites mains sont identifiées. Il y a Kamel le Kurde, actif en Allemagne, quand son homologue Jimmy se charge de l’Italie, voire de l’Espagne. Jimmy se vante d’avoir trouvé une cache infaillible, sous les essuie-glaces de son Land Rover. Aux ordres de Mohamad, basé au Liban, c’est Hassan T. qui chapeaute le réseau en Europe, et se charge parfois lui-même de rapatrier l’argent de la drogue en France et en Allemagne. L’occasion de se rendre compte des difficultés rencontrées par ses subordonnés. Ainsi renâcle-t-il lorsqu’il découvre, arrivé en Italie, que la somme qu’un certain « Georges » doit lui remettre atteint 600 000 EUR en coupures de 20.

« On n’en veut pas ! », tranche Mohamad au téléphone, les deux hommes étant sur écoute. « Tu ne savais pas ce que c’était avant ? » s’agace Hassan. « Si je le savais, tu crois que je t’aurais envoyé ? s’excuse son boss. Dans un premier temps, c’était 400. Ils sont devenus 600… » Par sécurité, des « token » — sortes de mots de passe — sont utilisés. Le système consiste à se munir d’un billet de 5 € présenté au collecteur. Il en a reçu au préalable le numéro de série, ce qui permet de s’assurer qu’il est bien celui qu’il prétend être. Au téléphone aussi, tout le monde parle en langage codé. On va ainsi au « four » ou au « moulin », soit en Belgique ou en Hollande. Les montants collectés deviennent, oralement, des modèles de voiture. Une « S500 » doit ainsi être récupérée à Naples, selon Mohamad. « Quelle marque ? », lui demandent les policiers en garde à vue. « Je sais pas, j’ai tout oublié. »

Une autre fois, il évoque une « 650, une BMW ». « Ça existe ? » « Faut que je réfléchisse », élude Mohamad, qui finit par avouer qu’il y avait bien 650 000 € à collecter.

Des agents américains infiltrés

C’est un accord d’entraide qui remonte à l’époque de la French Connection. Depuis 1971, les agents américains de la DEA (service de police fédéral qui lutte contre le trafic de stupéfiants) peuvent opérer en France. Ils l’ont fait à deux reprises dans le cadre du dossier Cedar. Une première fois, le 15 mai 2015, deux infiltrés se font passer pour des « cols blancs » voulant faire transiter des espèces. L’argent sera versé à Paris, puis déplacé à l’étranger par « compensation ». En planque, les policiers français ne perdent pas une miette de la scène, qui se joue dans un palace parisien. Les deux agents, un homme et une femme, montent dans la chambre de leur contact libanais. En quelques minutes, l’affaire est conclue. Le 28 août, rendez-vous est pris pour le versement, sur une célèbre terrasse des Champs-Elysées. Il est 23 h 20. Michaël, le coursier du réseau, est à l’approche, au volant d’un discret Renault Scénic. L’homme est nerveux. Il appelle son patron, se plaint de ne voir personne, et s’inquiète que l’endroit grouille de policiers. « Il est niqué ce type ! Il m’a fait changer trois fois d’adresse », se plaint-il en évoquant l’agent de la DEA sous couverture. Finalement, les deux se retrouvent le long de l’avenue. En quelques secondes, à travers la vitre passager, Michaël récupère l’enveloppe. L’ensemble de la scène est immortalisé en photo. Domicilié aux Pays-Bas, le passeur a depuis fait l’objet d’une procédure judiciaire dans son pays de résidence.

Range Rover et Audemars Piguet

Quand l’argent est arrivé à destination, il faut alors le blanchir. Cette fois, les véhicules sont bien réels. Plusieurs intermédiaires sont alors sollicités. Oussama F. s’est fait une spécialité d’acheter en liquide des voitures en région parisienne. Le plus souvent à des garagistes peu regardants sur l’origine des fonds. Chaque année, il expédie au Liban une soixantaine de voitures de luxe, via la Belgique ou le port de Gennevilliers. Son engin de prédilection : le Range Rover, finition Autobiography. Un modèle à 140 000 €. « Je t’envoie le nouveau ! » dit-il à un de ses interlocuteurs. « Je veux le Mercedes. Le Range, au Liban, n’importe qui en a un ! » « Celui-là a une couleur qui n’existe pas là-bas. Magnifique. »

Deux de ces véhicules notamment sont achetés en espèces à un émir installé dans les Yvelines, réglés 158 000 € cash. Oussama reconnaît a minima qu’il avait eu des soupçons sur l’origine des fonds. « Je pensais que c’était de l’évasion fiscale, se défend-il. Je me sentais obligé. Mohamad a rendu mes affaires plus florissantes. » Comme il a fait fleurir celles d’Ali Z., marchand de montres reconnu, toujours en recherche d’espèces. Cela tombe bien, Hassan en a à revendre. Chaque année, Ali Z. acquiert 120 montres en Allemagne, « un pays où les fournisseurs ne se soucient pas du cash ». Avec Hassan, il va en recevoir du « sale », pour le rendre « propre » au Liban, une fois que les montres y ont été revendues. Rolex, Patek Philippe ou IWC, « elles valent en moyenne de 30 000 à 50 000 », calcule Ali. Voire 175 000 pour ce modèle Audemars Piguet exceptionnellement écoulé à Paris. Au total, Ali dit avoir « 180 montres en stock », et freiner les reventes pour ne pas casser le marché libanais. Aucun problème de transport : les boîtes voyagent par colis, les montres avec des passeurs, avec la complicité du directeur de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth, le général D. En sept remises, 1,3 million a été blanchi par Ali en seulement quatre mois.

Pas assez selon lui, son business étant de plus en plus gourmand en espèces. « Il en a profité, mais ne pouvait plus faire machine arrière », tempère son avocat, Me Itzkovitch. Ali finit par remplacer Hassan à la collecte, récoltant 4 millions en six mois. Car Hassan a une détestable manie : prélever pour son compte une part de l’argent qu’il fait transiter. Un petit manège que ses donneurs d’ordre ont fini par découvrir. « Il doit 50 000 à l’un, 65 000 à un autre ! » s’énerve Mazen E., qui dit lui avoir expliqué « qu’il fallait qu’il règle le problème, ou je l’enterrais au centre de Beyrouth ».

Il n’aura pas le temps de mettre sa menace à exécution. Hassan est interpellé début janvier. La semaine dernière, il a été extradé par la France pour y être entendu par la justice.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-argent-sale-transforme-en-montres-et-voitures-de-luxe-24-04-2016-5741047.php

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NARCOBLANCHIMENT: la « libanaise connection », blanchisseuse d’argent, démantelée

Les trafiquants de drogue colombiens se servaient d’un système de commerce de montres et de voitures de luxe pour blanchir leur argent.
La libanaise connection, blanchisseuse d’argent, démanteléele 24 avril 2016

@ PHILIPPE DESMAZES / AFP
De l’argent sale transformé en voitures de luxe et en montres, des dépenses somptuaires dans les plus beaux palaces et restaurants autour des Champs Elysées… Une filière libanaise qui blanchissait l’argent de trafiquants de drogue vient d’être démantelée au bout de quelques mois. Un trafic entre la Colombie et le Liban, qui passait par Paris, ou quelques personnes viennent d’être arrêtées ces derniers temps.

Un trafic parfaitement rodé.

Selon le Journal du Dimanche et Le Parisien, cinq personnes ont en effet été arrêtées en janvier dernier et au total une quinzaine dans toute l’Europe, la plupart de nationalité libanaise. Comme dans un film policier, tout était extrêmement bien rodé. D’un côté de l’Atlantique, des Colombiens qui exportent leur cocaïne en Europe. De l’autre, des collecteurs qui récupèrent l’argent de la vente de drogue en liquide en France, en Italie, en Espagne ou en Allemagne.

Une blanchisseuse d’argent sale.

Un joli magot avec lequel ils achètent des voitures ou des montres de luxe, revendues ensuite à des complices au Liban. Voilà comment on se retrouve avec de l’argent propre qui repart immédiatement en Amérique du Sud grâce à des courtiers libanais installés en Colombie, pas trop regardants sur l’origine des fonds.

Les Américains ont intercepté plus de huit millions d’euros en liquide.

C’est en janvier 2015 qu’une information judiciaire est ouverte en France,  suite à un signalement de la DEA – la police antidrogue des Etats Unis. Car il existe des éléments très probants. Exemple : en décembre 2014, un suspect libanais est arrêté en Hollande, au volant d’une Toyota. Dans un sac noir caché derrière le siège du conducteur, on retrouve pas moins de 500.000 euros, uniquement en petites coupures. Pour donner une idée de l’ampleur de ce système, les Américains ont intercepté plus de huit millions d’euros en liquide entre 2012 et 2014.

http://www.europe1.fr/faits-divers/la-libanaise-connection-blanchisseuse-dargent-demantelee-2728084

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BELGIQUE (Zaventem): la douane intercepte un Brésilien avec 1.76 kilo de cocaïne

Zollmuseum_HH_Zollmütze_BelgienLa douane a intercepté dimanche un Brésilien de 25 ans à l’aéroport de Bruxelles. Il transportait 1,76 kilo de cocaïne dans sa valise.

La drogue était cachée dans la paroi latérale de son sac à dos.

L’homme voyageait depuis Sao Paulo (Brésil) vers Lisbonne (Portugal) via l’aéroport de Zaventem.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2686060/2016/04/25/Un-Bresilien-intercepte-a-Brussels-Airport-avec-1-76-kilo-de-cocaine.dhtml

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LIBAN: 4,5 kilos de cocaïne saisis dans une valise à l’AIB par les douaniers

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Les douaniers de l’aéroport international de Beyrouth (AIB) ont intercepté 4,5 kilos de cocaïne dans la valise d’un voyageur, a rapporté lundi le ministère des Finances dans un communiqué.

Le passager venait du Brésil sur un avion de la compagnie Ethiopian Airlines, précise le communiqué. Le voyageur a été arrêté et déféré auprès des autorités compétentes, ajoute-t-il.

Le 12 avril, le gouvernement libanais avait approuvé la mise en place d’un appel d’offres concernant l’installation et la réhabilitation des équipements devant assurer une plus grande sécurité à l’AIB.

http://www.lorientlejour.com/article/982877/45-kilos-de-cocaine-saisis-dans-une-valise-a-laeroport-de-beyrouth.html

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MAURICE (Narcotrafic): l’escalade!

mauriceSon imposant SUV est garé dans la cour de la bicoque familiale. Dans cette cité des hautes Plaines-Wilhems, tout le monde sait qu’il est dans le business.

Le chemin en face est constamment barré par des groupes de junkies qui, assis sur les talons, attendent leur dose de « brown ».

Ici, les voitures de police patrouillent en groupe. Portant bagues et chaînes en or, ainsi qu’une dentition du même métal, le caïd fait le décompte de ses clients. Ses seconds couteaux équipés de cellulaires sont postés à des points stratégiques. La vente peut maintenant débuter.

Dans la même rue, des voisins dealent du gandia bio et synthétique. Chacun en a pour son compte, sauf ANTIDRUGMAURICEl’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) qui éprouve de grandes difficultés à coincer cette nouvelle génération de trafiquants. Plus rusés, ces derniers jonglent avec les nouvelles technologies pour brouiller leurs communications et en connaissent un rayon sur les moyens de blanchir leurs gains.

Les enquêteurs chevronnés ne savent plus où donner de la tête. Les moyens font défaut et les hommes n’ont pas vraiment le cœur à l’ouvrage. D’autres finissent au service des trafiquants tentés par l’argent facile – d’où des noms figurant sur la liste d’Ally Lazer (voir plus loin).

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EXTRAIT

Les noms soumis aux Français figurent-ils sur votre nouvelle liste ?
Évidemment. Beaucoup sont toujours en liberté. Mais je dois faire ressortir que c’est une famille mauricienne établie à Paris qui est à la tête du trafic de Subutex. Lorsque j’ai soumis ma liste, certains membres de cette famille ont été arrêtés à Maurice comme en France.

LIRE le reportage: http://defimedia.info/trafic-de-drogue-lescalade-26194/

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HONDURAS: Ivis Gonzalo Leiva Rivas trasegaba 378 kilos de cocaína en cabezal

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En compartimientos falsos de este cabezal, fueron encontrados los 378 kilos de cocaína.

Culpable hombre que trasegaba 378 kilos de cocaína en cabezal

Un Tribunal de Sentencia con jurisdicción nacional, declaró culpable por el delito de tráfico ilicito de drogas al conductorgonzalo leiva de una rastra que llevaba 378 kilos de cocaína.

Se trata de Ivis Gonzalo Leiva Rivas,quien el 29 de junio de 2014, fue capturado en horas de la madrugada en el bulevar del sur de San Pedro Sula.

Según la acusación, al momento que las autoridades realizaban un operativo de rutina notaron irregularidades, por lo que, trasladaron al predio de la Policía Nacional un vehiculo pesado, donde agentes y personal de la Fiscalía efectuó la inspección, encontrando 378 kilos de cocaína ocultos en compartimientos falsos.

Durante el juicio, los togadois determinaron que las pruebas presentadas por la Fiscalía Especial contra el Crimen Organizado, eran suficientes, por lo que no tuvoerpon otras aternativa más que declararlo culpable.

Por el delito antes mencionado la ley establece una pena mínima de 15 y una máxima de 20 años de reclusión.

http://www.latribuna.hn/2016/04/25/culpable-hombre-trasegaba-378-kilos-cocaina-cabezal/

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INDIA (Drug Traffickers, Terrorists): should be fought collectively

Finance Minister Arun Jaitley gave his comments while speaking at a General Assembly Special Session. (Reuters File Photo)

United Nations:  Finance Minister Arun Jaitley has called for a tough international fight against the nexus of terrorist networks and drug traffickers that is responsible for decades of attacks on India.

Speaking at a General Assembly Special Session on the drug problem on Tuesday, Mr Jaitley said India has « been a victim of cross-border terrorism funded partly by drug trafficking for the last several decades. »

« The growing nexus of drug trafficking and terrorist networks endangers peace, security and stability across regions, » he said. « We have to continue and toughen our collective fight against these evils.« 

« National efforts, however intense and sincere, cannot adequately deal with the drug problem, » Mr Jaitley said. « Bilateral, regional and international cooperation is essential in this area. Our domestic laws contain adequate provisions for such cooperation among judicial and law enforcement authorities. »

southasiapolitical3He said that India is setting up a regional organisation, South Asia Regional Intelligence and Coordination Centre (SARICC) with India, Nepal, Bhutan, Myanmar, Bangladesh, Sri Lanka, and Maldives as founding members, to jointly fight the drug menace.

« India is bordered by two of the major illicit opium and heroin producing regions of the world, » he said, without naming Pakistan or Myanmar, to bring home the magnitude of the problem faced by India. That and the drug-terror nexus « has defined our approach to the world drug problem, » he added.

« The problems of illicit cultivation of poppy, cannabis and coca crops, multifaceted challenges faced by transit countries and those affected by drug related terrorism should receive particular attention, » he said.

He prescribed alternative development as an important aspect of drug control and called for « international cooperation and increased technical assistance and provisions of additional financial resources for developing countries in their fight against the drug menace. »

Mr Jaitley warned that recreational use of drugs would only aggravate the problem. There is a trend in some places to legalise use of drugs, but he did not directly mention it.

India is the only country permitted under an international convention to produce opium gum for medical and scientific purpose and export it. Because of this, drugs and narcotics control falls under the finance ministry unlike in most countries.

Mr Jaitley said, « As supplier of licit opiate raw material to the world and traditional licit opium cultivator for centuries, India is fully conscious of its own responsibility to eradicate any illicit cultivation, reduce demand and put in preventive and enforcement measures. »

Turning to the problem posed by organised crime, he said its drug syndicates and networks can only be « effectively » busted by disrupting their finances.

Highlighting the direct human cost of the problem, World Health Organization Director-General Margaret Chan said there were 27 million drug users around the world and 400,000 of them died every year.

The Assembly adopted a resolution calling for a comprehensive, integrated and balanced approach to deal with the drug problem. It also said that particular focus should be placed on individuals, families, communities and societies in dealing with the drug menace.

The differences in the approaches to fighting the drug problem came out starkly as western and Latin American countries squared off with Asian and Middle Eastern nations on imposing the death penalty for drug crimes.

The European Union and other countries opposed using the death penalty for combating drug crimes and regretted that the document adopted by the Assembly on the drug problem was silent about it.

Speaking on behalf of a group countries that execute drug criminals, Indonesia defended the use of the death penalty saying every nation had a sovereign right to decide on its own justice system, taking into account its own circumstances. The group included Singapore, Pakistan, Saudi Arabia, Oman, United Arab Emirates, Qatar, Bahrain and Iran.

April 20, 2016

http://m.ndtv.com/india-news/drug-traffickers-terrorists-should-be-fought-collectively-arun-jaitley-1397533

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DRUG (US anti-opium effort in Afghanistan): total failure

johnskopo1John F. Sopko, the Pentagon’s Special Inspector General for Afghanistan Reconstruction, gave a sobering assessment last week of the situation in the country 15 years after the fall of the Taliban.

Corruption is endemic and security practically non-existent.

More than 700 schools have been closed in recent months due to the ongoing insurgency. And despite at least $7 billion in counter-narcotics spending, opium production hit 3,300 tons in 2015—exactly the same level it was in 2001 when the US invaded. « Fifteen years into an unfinished work of funding and fighting, we must indeed ask, ‘What went wrong?' » Sopko said in an address at at Harvard University on April 7, CNN reported.

The debacle is becoming increasingly inescapable. At a House hearing on Afghanistan reconstruction spending March 16, Rep. Thomas Massie (R-KY) pressed Pentagon personnel on what kind of metrics they use to gauge success in their counter-narcotic efforts. « The war on drugs in Afghanistan, » Massie concluded in comments picked up by Reason. « to the extent there is a war on drugs, has been a failure. »

The grim reality was also acknowledged by the outgoing top commander in Afghanistan, Gen. John Campbell, in testimoy before the Senate Armed Services Committee in February. « Afghanistan is at an inflection point » and 2016 could be « no better and possibly worse than 2015, » he said. But as CNN noted, his message was one of staying the course: « Now, more than ever, the United States should not waver in Afghanistan. »

Despite the supposed US « withdrawal, » the war is only escalating, US troops remain involved in the fighting—and opium is clearly a goad of the conflict. The Taliban have now gained five of Helmand province’s 14 districts as fierce fighting continues, the New York Times reported March 16. While the account did not mention it, Helmand is Afghanistan’s opium heartland—so control of this territory and its lucrative poppy plantations is strategic for carrying the war across the country.

And as if the Pentagon didn’t already have its hands full with the Taliban, a growing ISIS insurgency now poses a second threat. In January, the State Department named the ISIS franchise in Afghanistan a « foreign terrorist organization, » giving the US military official authorization to got after the « ISIS-Khorasan » group or ISIS-K, CNN reported.

In the latest outrage, US drone strikes killed at least 17 people in eastern Afghanistan’s Paktika province April 8. The Pentagon claimed all those killed were militants. But local officials said they were civilians, including a tribal elder, Radio Free Europe reports. Great recruitment propaganda for the Taliban and ISIS, guys.

Ironically, military experts anticipate an imminent lull in the fighting—but only long enough for the opium harvest. Army Brig. Gen. Wilson A. Shoffner, the main spokesman for NATO’s Operation Resolute Support, told a Pentagon briefing March 14, according to Military.com: « Within the province from south to north as the weather allows, and we expect to see the same sort of pattern this year. And so we anticipate that spike in activity [by the Taliban] will continue until about the latter part of March and then there should be a lull as the harvest gets under way. »

Cross-post to High Times and Global Ganja Report

http://ww4report.com/node/14780

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BALOCHISTAN (Drug haul): FC intercepts drug mules carrying hashish shipment

PHOTO: APP
Published: March 31, 2016

QUETTA: The paramilitary Frontier Corps, Balochistan, during a raid in the mountainous stretches of killa Abdullah district, seized 544 kilogrammes of hashish that was being smuggled in to Pakistan from Afghanistan in sacks loaded on donkeys.

Col Commandant of FC Malik Sarwar led the raid in the Roghani area close to the Afghan border near Chaman.

donkeyAccording to the FC spokesman, the smugglers fled on seeing the paramilitary troops approaching, leaving behind drugs worth millions of rupees.

In a separate raid, the paramilitary force that enjoys policing powers in Balochistan destroyed poppy crop spread over 150 acres in the Dukki area of the Loralai district.

Representatives of the local government and the district administration were also present during the operation.

Published in The Express Tribune, March 30th,  2016.

http://tribune.com.pk/story/1075361/drug-haul-fc-intercepts-drug-mules-carrying-hashish-shipment/

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FRANCE: trafic d’héroïne entre Marne et Ardennes

marneardennesPublié le Samedi 23 Avril 2016

Le corbeau permet de démanteler un trafic d’héroïne entre Marne et Ardennes

Justin Daniel Freeman

L’enquête démarre à la suite d’un courrier anonyme, dénonçant la présence d’un couple qui vendrait de l’héroïne dans la commune de Saint-Eulien (52) en mars 2015.

Elle prend un sacré coup d’accélérateur lorsque, six mois plus tard, l’un des fournisseurs du couple – un éducateur spécialisé – est arrêté au volant de son véhicule de fonction à Vitry-Le-François, positif à l’héroïne.

L’homme, qui travaille à Vouziers, serait l’un des fournisseurs du couple alto-marnais. Il se fournissait dans une cité de Charleville-Mézières, «  un self-service  » où les voitures sont en file «  de 9 à 21 heures  »

LIRE: http://www.lunion.fr/707732/article/2016-04-20/le-corbeau-permet-de-demanteler-un-trafic-d-heroine-entre-marne-et-ardennes

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SÉNÉGAL: l’armée détruit des champs de cannabis en Casamance

Au Sénégal, l’armée a annoncé dimanche 24 avril avoir affronté des rebelles lors de la destruction de très nombreux champs de cannabis dans le sud du pays – accrochages qui se sont soldés par de « lourdes pertes » côté trafiquants. La Casamance est une zone importante de production de cannabis au Sénégal, un trafic qui a notamment servi à financer la rébellion indépendantiste.

Militaires et gendarmes ont mené l’opération dans le nord du département de Bignona, près de la frontière gambienne. Ils ont fauché les champs de cannabis puis les ont incendiés, ce qui ne s’est pas fait sans résistance. Des affrontements entre forces de l’ordre et trafiquants se sont soldés, selon l’armée, par un blessé léger côté militaires, et par plusieurs blessés par balle côté trafiquants.

Selon la direction des relations publiques des armées, l’étendue des surfaces détruites est « immense » et le but était de rendre « nulle » une économie criminelle servant à acheter des armes. L’armée se refuse cependant à donner plus de détails ; notamment sur le nombre de personnes arrêtées ou encore sur l’identité exacte de ces trafiquants qualifiés de « bandes armées ».

Ce genre de campagnes n’est pas une nouveauté. Les forces de l’ordre sénégalaises détruisent régulièrement des champs de cannabis, et les autorités ont l’habitude de procéder à des saisies et à des incinérations de drogues.

En raison de son climat et de son isolement, la Casamance est l’une des plus importantes zones de production de cannabis au Sénégal, en particulier le long de la frontière avec la Gambie. Ce trafic a notamment été utilisé par les indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), pour financer la rébellion.

http://www.rfi.fr/afrique/20160424-senegal-destruction-champs-cannabis-trafic

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