NARCOTRAFIC (IV): coûts sociaux et politiques du narcotrafic au sud

Par Francois Polet 

Dépendances, inégalités et droit du plus fort

C’est un fait, l’industrie de la drogue constitue une alternative économique – de survie ou d’ascension sociale – pour des millions d’habitants des campagnes et des périphéries impliqués dans les cultures illicites (paysans andins, afghans, marocains, etc.) ou le transport du produit fini (les « mules »). Au Mexique seulement, 468 000 personnes environ auraient tiré leurs revenus du secteur en 2008, faisant du narcotrafic le cinquième plus gros employeur du pays (Rios, 2008). Et plus d’un million d’individus seraient impliqués dans le transport d’héroïne à l’échelle mondiale (Onudc, 2010). Ces bénéfices économiques de court terme pour une partie des plus pauvres ne compensent cependant pas les effets sociétaux massivement déstructurants du narcotrafic.

Á l’échelle de la paysannerie tout d’abord, comme le décrivait Olivier Dabène à propos des pays andins, «  l’intérêt des paysans pour la culture du cocaïer a entraîné un relatif abandon des cultures vivrières comme le maïs, le riz ou la pomme de terre, et donc une hausse de leurs prix. Certains groupes ont été déplacés dans des zones amazoniennes totalement isolées, afin d’échapper aux contrôles. Mais lorsque les prix chutent, ces populations sont laissées à l’abandon, sans moyen de subsistance. (…) tandis que leur environnement subit des dommages irréversibles, en raison de l’utilisation intensive de produits chimiques et de la déforestation » (Dabène, 1996). Perte d’auto-suffisance alimentaire locale donc, mais aussi sujétion de territoires entiers à des réseaux criminels dont on attend le rachat des récoltes et des services de protection… ou dont on craint les représailles en cas de velléité d’émancipation.

Ce phénomène de détournement de la main d’oeuvre des activités traditionnelles ne se limite pas à l’agriculture – les revenus disproportionnés que procure la participation au trafic, même à ses plus bas échelons, par rapport aux autres types d’emploi, plongent des populations entières dans une situation de « dépendance économique » au narcotrafic difficilement réversible. Ce lecteur d’un journal régional mexicain ne dit pas autre chose : « Sinaloa est et a toujours été un État où l’argent vient du trafic de drogues. D’où pourrait-il bien venir d’autre ? Les industries agricoles et de la pêche sont fermées. On ne peut même plus tirer d’argent de l’industrie minière car les gens ne veulent plus y travailler. Les trafiquants de drogues paient les mineurs dix fois plus, juste pour surveiller la drogue. Qu’allons nous faire s’il n’y a pas d’autre endroit où obtenir de l’argent ? ». [2]

Du fait de la forte asymétrie dans la répartition des profits, le narcotrafic est par ailleurs facteur de renforcement ou de création de nouvelles inégalités. « En provoquant des changements rapides de train de vie, en produisant de nouveaux statuts, (la drogue) perturbe les rapports sociaux et économiques et remet en cause le système productif, politique et culturel du pays » expliquent Miguel de Barros, Patrícia Godinho Gomes et Domingo Correia dans leur article sur la Guinée-Bissau, où la présence de la drogue est pourtant « relativement faible ». Quand bien même certains parrains s’emploient à soigner leur image de « bienfaiteurs des pauvres » en redistribuant une petite partie de leurs bénéfices sous la forme de cadeaux divers, une partie autrement conséquente de leurs gains sont généralement réinvestis dans la terre, l’immobilier ou des activités de la région, constituant des mini-empires économiques peu compatibles avec un développement local démocratique.

La conséquence la plus spectaculaire du narcotrafic réside évidemment dans le climat de violence qu’il installe dans certaines régions de production ou de transit. Les guerres entre cartels pour la domination des villes frontières avec les États-Unis et la « guerre aux drogues » menée par les militaires ont fait 55 000 morts entre 2006 et 2011 au Mexique, soit le conflit le plus meurtrier de la planète sur cette période. Moins médiatisé, le taux d’homicides serait plus élevé encore dans les petits pays d’Amérique centrale traversés en amont par la même cocaïne. Comme l’indique cependant Luis Astorga dans sa contribution sur le Mexique, les niveaux de violence sont moins tributaires des quantités de drogues en jeu que de la configuration du champ criminel et de la capacité de l’État à réguler la compétition entre gangs.

Dans les périphéries des villes comme dans les zones rurales les plus isolées, le monopole de la violence que détiennent les gangs liés au narcotrafic sur la vie de territoires entiers a généré un archipel de zones de non-droit, ou plutôt de zones où les codes des gangs et l’allégeance au plus fort ont remplacé le droit formel. « Là se configurent de nouvelles strates, des codes où se mêlent les principes libéraux du marché et les règles qui organisent et protègent les activités illégales, comme cela se passe dans les structures organisées du « Primeiro Comando da Capital » et du « Comando Vermelho » de Rio de Janeiro, ou dans les « bacrim » (bandes criminelles émergentes), comme on les appelle en Colombie, telles que le « Bureau Envigado », « Les Urabeños », « Los Rastrojos » dans les quartiers de Medellín » relève Ricardo Soberón Garrido dans sa réflexion sur les paradoxes du narcotrafic en Amérique latine. On y constate la diffusion d’une culture de l’enrichissement personnel rapide par la violence criminelle qui fonctionne comme modèle de réussite sociale crédible, bien que hautement risqué, pour des millions de jeunes sans perspective autre d’ascension sociale.

Enfin le développement du narcotrafic dans une région donnée va généralement de pair avec un accès plus aisé aux drogues et une hausse de la consommation locale. Le phénomène se vérifie dernièrement en Afrique et dans les républiques d’Asie centrale, deux régions où les quantités en transit vers les gros marchés ont singulièrement augmenté. Les défis que cette hausse des niveaux de dépendance implique en matière de santé comme de sécurité publiques sont considérables. Or comme le relèvent Kwesi Aning et John Pokoo dans leur article sur l’Afrique de l’Ouest, «  les centres de soins de santé dans la région sont en sous-nombre et sous équipés, qui plus est les équipes médicales ne sont pas formées à la prise en charge des conséquences de la dépendance à la drogue ».

[2Cité dans Rios (2008)

Source:

http://www.cetri.be/Ravages-du-narcotrafic-naufrage-de

ARGENTINA (Narcologistica): tres millones de pastillas de droga para el verano

Tres millones de pastillas de droga de diseño es la cantidad estimada que el narcotráfico espera vender durante las vacaciones de verano, especialmente en boliches de la costa atlántica, mientras que para evitar los controles utilizarían un camuflaje de chocolate.

El plan narco para vender los tres millones de pastillas tiene su epicentro en las discotecas de la Costa Bonaerense, desde San Clemente hasta Necochea, donde asistirán cientos de miles de jóvenes.

« Lo que tenemos que saber es que, por ejemplo, una táctica de los narcos es que van a camuflar las pastillas con chocolate, incluso utilizando falsos envoltorios como los famosos M&M. Ya se vio la caída de un laboratorio de pastillas camufladas con chocolate »

Leer:

http://m.lanueva.com/mobile/sociedad-impresa/888074/tres-millones-de-pastillas-de-droga-para-el-verano.html

NARCOTRAFIC (III): escalade des profits, asymétrie des bénéfices 

par Francois Polet 

La dimension principale de l’économie internationale des drogues réside dans la valeur ajoutée disproportionnée aux étapes du transport et de la commercialisation du produit. 

Les marges sont énormes lors du franchissement d’obstacles physiques et douaniers – le prix du gramme de cocaïne triple du fait du « simple » franchissement du mur séparant le Mexique des États-Unis – et lors du fractionnement en petites doses sur les marchés de consommation (Labrousse, 2011). Une répartition du profit extrêmement inégale entre les différents intervenants de la chaîne en résulte.

L’exemple de la filière de la cocaïne vers les États-Unis est éloquent (Onudc, 2010) :

en 2008, les dizaines de milliers de cultivateurs de coca alimentant le marché états-unien ont gagné environ 500 millions de dollars, soit 1,5 % seulement du profit global lié à ce trafic ;

les trafiquants dans les pays andins qui ont collecté la matière première, l’ont transformée dans leurs laboratoires et ont vendu la cocaïne à des réseaux internationaux ont touché environ 400 millions de dollars, soit 1% du profit ;

les réseaux colombiens et mexicains qui ont organisé son transport jusqu’aux grossistes états-uniens ont dégagé 4,6 milliards de dollars de bénéfice, soit 13 % du profit ;

ces grossistes ont à leur tour empoché environ 5,3 milliards de dollars, soit 15 % du profit ;

enfin les organisations et individus ayant orchestré et réalisé la distribution de la cocaïne dans les rues états-uniennes ont accumulé jusqu’à vingt-quatre milliards de dollars, soit 70 % du profit global.

La même asymétrie se vérifie s’agissant de l’héroïne afghane (Onudc, 2010). La vente « à la ferme » de l’opium a rapporté 400 millions de dollars aux cultivateurs de pavot en 2009, soit 0,6% seulement du revenu de la filière. Si l’on inclut les profits dérivant de la transformation et du trafic vers la frontière, l’économie afghane de l’opium a généré 2,4 milliards de dollars, soit 3,5% seulement des profits totaux de l’industrie des opiacés (héroïne, opium et morphine) en 2009.

Une économie politique plus complète des filières doit également prendre en compte les acteurs captant indirectement une partie considérable des profits du secteur : forces de sécurité et personnel politique arrosés par les narcotrafiquants, groupes rebelles en tout genre prélevant l’impôt « révolutionnaire », mais également sociétés de comptabilité et autres conseillers financiers facilitant le recyclage des profits et enfin secteurs économiques formels profitant de cet afflux d’argent en quête de respectabilité (immobilier, tourisme, sociétés financières des paradis fiscaux) et des dépenses somptuaires des barons de la drogue (industrie du luxe). D’après la littérature sur le blanchiment, les deux tiers environ des profits du narcotrafic seraient l’objet d’opérations de lavage, soit autour de 220 milliards de dollars par an (Onudc, 2011).

Source:

http://www.cetri.be/Ravages-du-narcotrafic-naufrage-de

HONDURAS: Policía incauta millonario cargamento de cocaína


Agentes de las Fuerzas Unidas de Rápida Acción (FURA) de la Unidad Marítima de Ceiba incautaron esta mañana 25 fardos de cocaína.


Los policías interceptaron en las costas de este municipio una embarcación color azul y blanca que llevaba el cargamento valorado en 12,500,000 de dólares aproximadamente.

Como consecuencia de la intervención, se arrestaron a los tres tripulantes, identificados como Harold Esquilín Montañez, de 34 años, Juan Francisco “Juancho” Carrasquillo Soto, de 59 años, y James Stuart Carrasquillo, de 33 años, todos residentes de Naguabo.

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http://m.primerahora.com/noticias/policia-tribunales/nota/policiaincautamillonariocargamentodecocaina-1193519/

NARCOEXPORT: les grosses saisies de drogue s’enchaînent à Guayaquil, le port de l’Equateur 


En Equateur, les prises se multiplient. Il y a une semaine, la capture de 7,5 tonnes de cocaïne dans un chargement d’aliments pour crevettes en partance pour le Honduras, avait établi le record de l’année 2016. Ce record n’aura tenu que sept jours.

Cette fois c’est à la Belgique, qu’était destinée la cocaïne qui était dissimulée dans près de 500 sacs de sel en grain. Le chargement a été découvert en quatre containers suspects dans le port de Guayaquil. A raison de 25 kilogrammes de drogue par sac de sel, ce sont près de 12 tonnes de chlorhydrate de cocaïne qui ont été saisies, le record de l’année en Equateur. 

Une personne a été arrêtée lors de l’opération dite « Avalanche ». 

Lire:

http://m.rfi.fr/ameriques/20161211-saisies-drogue-cocaine-equateur-guayaquil-operation-avalanche

SRI LANKA: seized over 800 kg of cocaine from an India-bound ship docked at the island’s main Colombo Port

Police spokesman Ajith Rohana said 800 kilos of cocaine was detected aboard a ship that arrived in the capital Colombo from Saudi Arabia’s King Abdullah port.

« The drugs were concealed in a container of timber and addressed to a company in India, » Rohana said adding that they believed that the cargo originated from Ecuador.

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http://www.timeslive.co.za/world/2016/12/09/Sri-Lanka-seizes-biggest-ever-cocaine-haul

http://www.financialexpress.com/india-news/sri-lanka-seizes-over-800-kg-cocaine-from-india-bound-ship/469997/

NARCOTRAFIC (II): esquisse de géographie  

par Francois Polet 

Du fait de la nature illicite des activités concernées, des évolutions complexes et permanentes auxquelles elles-sont sujettes et du manque de données dans un grand nombre de pays, les agences officielles cherchant à identifier les lieux, flux, volumes et acteurs du narcotrafic procèdent par estimations ou recoupements et présentent des fourchettes larges. Cela étant, un certain nombre de réalités dominent la géographie mondiale des drogues et peuvent sans trop de risque être dégagées.

Pour des raisons à la fois climatiques, historiques et politiques, la production mondiale des deux substances illicites les plus rentables – la cocaïne et l’héroïne – n’est le fait que de quelques pays du Sud seulement. La quasi-intégralité de l’offre mondiale de cocaïne est issue de trois pays andins – le Pérou, la Colombie et la Bolivie. La production de l’héroïne est géographiquement plus concentrée encore : environ 85 % provient des cultures de pavot à opium d’Afghanistan. La Birmanie, principal pays producteur jusqu’au début des années 1990, et le Mexique, fournissent le gros du volume restant.

A l’instar de bien des produits tropicaux, les principaux marchés de ces deux drogues sont situés au Nord. Principaux marchés en volume : 65 % de la cocaïne environ et plus de la moitié de l’héroïne y seraient consommés.(1) Mais aussi et surtout principaux marchés en valeur – le gramme de poudre est beaucoup plus cher dans les rues des villes occidentales que dans les métropoles du Sud. La demande du premier monde représenterait donc 80% des profits liés à la cocaïne et près de 70% de ceux de l’héroïne (Onudc, 2010). Effet de la mondialisation, ce tableau est cependant en train de s’infléchir, du fait d’un tassement de la consommation globale de ces deux drogues aux États-Unis et en Europe et de la croissance concomitante de la demande dans les pays émergents, notamment en Amérique du Sud (le Brésil serait devenu le deuxième plus gros consommateur de cocaïne derrière les États-Unis), en Chine et en Asie du Sud-Est. La hausse est également forte en Afrique, où le nombre de consommateurs de cocaïne serait passé d’un million environ à plus de deux millions entre 2004-2005 et 2011 (Onudc, 2013).

Á l’opposé de cette configuration, la géographie du cannabis est on ne peut plus décentralisée : on en consomme et on en produit dans toutes les régions du monde (avec une explosion des culturesindoors en Europe et aux États-Unis). La prédominance de ces circuits courts n’empêche pas l’existence d’un trafic international, dont les principaux flux vont du Maroc et de l’Afghanistan vers l’Europe, et du Mexique vers les États-Unis. Du fait qu’elles ne nécessitent pas de cultures végétales, l’offre et la demande des drogues de synthèse (amphétamines, méthamphétamines, ecstasy, etc.) sont elles aussi plus rapprochées géographiquement, avec cependant l’existence de commerces intra-régionaux notables en Europe, en Asie de l’Est (et Océanie) et en Amérique du Nord (du Mexique vers les États-Unis).

Les activités du narcotrafic ne se limitent bien entendu pas aux pays sources, abritant les cultures et laboratoires qui alimentent le marché mondial, mais affectent également les pays de transit, placés sur les voies reliant les sites de production aux marchés les plus lucratifs. Á la rigueur, du fait des changements de tactiques incessants des trafiquants et de la démultiplication des itinéraires indirects via les territoires moins contrôlés, aucune nation n’est épargnée. Certaines d’entre elles sont néanmoins plus concernées en ce qu’elles sont placées sur les « routes » principales du trafic. Le Mexique et les pays d’Amérique centrale en particulier ont le malheur de servir de voie d’acheminement principale de la cocaïne sud-américaine vers les États-Unis. Le Venezuela, mais aussi le Brésil (dont la frontière amazonienne avec les trois pays producteurs fait plus de 7 000 km) servent quant à eux de tête de pont pour l’envoi (par avion ou bateau) de la production andine vers l’Europe, dont une portion notable transite depuis une dizaine d’années par les pays d’Afrique de l’Ouest.

L’héroïne afghane est exportée suivant trois grandes routes.

La « route des Balkans », qui relie l’Europe via l’Iran et la Turquie et dans une moindre mesure le Caucase. 

La « route du Nord », qui mène à la Russie via les républiques d’Asie centrale. 

La « route du Sud » qui passe par le Pakistan pour ensuite se fractionner en un vaste réseau d’itinéraires reliant l’Asie du Sud-Est, l’Afrique et l’Europe, notamment via les pays du Golfe. 

L’héroïne birmane alimente le marché chinois ainsi que les pays du Sud-Est asiatique, qui servent par ailleurs de transit vers le juteux marché australien. Quant au marché états-unien, il est quasi intégralement satisfait par l’héroïne mexicaine.

1) En incluant la Russie, premier pays consommateur d’héroïne. Quant à l’opium afghan (non transformé en héroïne), il est très majoritairement consommé en Asie, en particulier en Iran (environ 40% pour ce seul pays).

Sourcehttp://www.cetri.be/Ravages-du-narcotrafic-naufrage-de

NARCOTRAFIC (I): ravages entraînés et naufrage  de la « guerre aux drogues » 

par Francois Polet

Sociologue, chargé d’étude au CETRI

Déchaînement de violence, corrosion des institutions, nouvelles inégalités – le narcotrafic s’impose comme un obstacle majeur à la démocratisation d’un grand nombre de pays au Sud. Promu depuis quarante ans par les États-Unis, le modèle de la « guerre aux drogues » a alimenté le phénomène et généré quantité d’effets pervers. Depuis l’Amérique latine notamment, la contestation du régime international prohibitionniste monte en puissance.

Avec autour de 200 millions de consommateurs et plus de 300 milliards de dollars de chiffre d’affaire, le commerce des drogues illicites se porte bien. Il s’agit même d’un secteur porteur: 

entre 2008 et 2011 le nombre d’utilisateurs de stupéfiants aurait augmenté de 18 % d’après le dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc, 2013), bien au-delà du taux de croissance de la population mondiale. Comme d’autres segments de l’économie, l’industrie des stupéfiants profite pleinement de l’augmentation du pouvoir d’achat et des changements de modèle de consommation dans les marchés émergents, en Asie et en Amérique du Sud en particulier.

L’enjeu de cette livraison d’Alternatives Sud est de mettre en lumière les effets de l’économie des drogues – et des politiques mises en oeuvre pour la combattre – sur les sociétés et les États du Sud. Si dans les pays occidentaux les impacts des drogues – de leur utilisation et de leur commerce – sont globalement maîtrisés par les pouvoirs publics, il en va tout autrement dans les nations en développement, où l’insécurité sociale et la faiblesse des institutions démultiplie la puissance économique et politique des narcotrafiquants. Les contributions rassemblées dans ce numéro l’illustrent sans détour : le noeud « narcotrafic – guerre aux drogues » constitue un obstacle majeur à la construction de relations sociopolitiques plus égalitaires et démocratiques dans un nombre considérable de pays du Sud.

Lire:

http://www.cetri.be/Ravages-du-narcotrafic-naufrage-de

COLOMBIA: incautan más de 1,5 toneladas de cocaína en el Pacífico colombiano 

Bogotá.- La Armada de Colombia se incautó de 1.543 kilos de cocaína en un doble operativo realizado cerca de la isla Gorgona, en el Pacífico, y capturaron a cuatro colombianos y dos ecuatorianos, informaron hoy fuentes oficiales.

El alijo estaba en dos lanchas rápidas que intentaron escapar pero fueron perseguidas y neutralizadas por guardacostas de la Armada, dijo la institución en un comunicado.


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http://eltiempo.com.ve/mundo/drogas/incautan-mas-de-15-toneladas-de-cocaina-en-el-pacifico-colombiano/233790

MEDITERRANEO ORIENTAL:  la ruta de la droga flotante

Desde hace tiempo, los investigadores sospechan que la ruta del Mediterráneo oriental está siendo utilizadas por organizaciones situadas en el norte de África que distribuyen la droga en Europa. La iniciativa «estaría aprovechando la desestabilización de los países ribereños del norte de África para cargar importantes cantidades de hachís en buques cargueros y pesqueros con destino a las costas de Oriente próximo, Grecia e Italia», señalan desde la Benemérita de Murcia. Esta situación pone a la Región como puerto de paso de una ruta de narcotraficantes. De ahí que los esfuerzos de la V Zona de la Guardia Civil se centren no sólo en localizar la droga que llega a tierra, sino en interceptarla cuando todavía está en los barcos.
Leer::

http://www.laopiniondemurcia.es/comunidad/2016/12/11/ruta-droga-flotante/789679.html#

ECUADOR: un detenido y cerca de 12 toneladas de cocaína decomisadas en el Puerto de Guayaquil 

La policía de Ecuador se incautó de 11,85 toneladas de cocaína en el puerto de Guayaquil (oeste) , oculta en un cargamento de sacos de sal con destino a Bélgica.
Según un comunicado difundido este sábado 10 de diciembre del 2016, en la operación « Avalancha », que dejó un detenido, miembros del departamento antinarcóticos detectaron cuatro contenedores sospechosos y tras la inspección comprobaron la « presencia de droga en el cargamento de 3 200 sacos de sal en grano ».

Leer:
http://www.ecuavisa.com/articulo/noticias/nacional/218546-detenido-cerca-12-toneladas-cocaina-decomisadas-puerto-guayaquil

http://www.teleamazonas.com/2016/12/policia-incauta-11-toneladas-cocaina-puerto-guayaquil/

EQUATEUR: saisie de près de 12 tonnes de cocaïne destinées à la Belgique


La police équatorienne a annoncé samedi avoir saisi près de douze tonnes de cocaïne dissimulées dans un chargement de sacs de sel destinés à être livrés en Belgique.


Les agents de la brigade des stupéfiants ont découvert dans le port de Guayaquil (ouest), « la présence de drogue dans une cargaison de 3.200 sacs de sel » après avoir procédé à l’inspection de quatre conteneurs suspects, selon un communiqué diffusé à l’issue de l’opération des policiers baptisée « Avalanche ».


Lire:
http://www.voaafrique.com/a/saisie-en-equateur-de-pres-de-12-tonnes-de-cocaines-destinees-a-la-belgique/3631157.html

GRAN CANARIA: la Guardia Civil intercepta una embarcación con 900 kilos de hachís en la costa de Telde 

La Guardia Civil del Servicio Marítimo Provincial (SMP) de la Comandancia de Las Palmas ha interceptado durante la madrugada del 9 de diciembre una embarcación neumática con tres tripulantes y 30 fardos de hachís en su interior que contenían 900 kilogramos, mientras trataba de alcanzar la costa de Telde (Gran Canaria).


Leer:

http://www.lavanguardia.com/vida/20161210/412523763802/la-guardia-civil-intercepta-una-embarcacion-con-900-kilos-de-hachis-en-la-costa-de-telde-gran-canaria.html
http://m.20minutos.es/noticia/2908818/0/guardia-civil-intercepta-embarcacion-con-900-kilos-hachis-costa-telde-gran-canaria/#!kalooga-17217/Telde

MEXIQUE: le neveu de El Chapo arrêté pour trafic de drogue

Mexico – Le neveu du baron de la drogue mexicain El Chapo, Jesús Alfredo Beltrán Guzmán, membre présumé d’un cartel concurrent, a été arrêté dans l’ouest du pays, a annoncé samedi la police fédérale.

Beltran Guzman, surnommé El Mochomito, a été appréhendé avec quatre autre hommes et est considéré comme responsable présumé de trafic de drogues, de prise d’otages et d’autres crimes, a précisé la police sur son compte Twitter.

Son nom complet n’a pas été divulgué mais une source fédérale a précisé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, qu’il s’agissait bien du fils d’Arturo Beltran Leyva, l’un des fondateurs du cartel des Beltran Leyva, arrêté en 2008 avant d’être extradé aux Etats-Unis en 2014.


Lire

http://www.romandie.com/news/Mexique–le-neveu-de-El-Chapo-arrete-pour-trafic-de-drogue/760538.rom

PARAGUAY: la cooperativa de la droga


Capomafiosos italianos, cárteles mexicanos y colombianos, jefes brasileños, productores peruanos y bolivianos. El crimen organizado ha formado una especie de cooperativa mundial para seguir adelante con sus negocios. Paraguay juega un papel clave. 



Leer:

http://m.abc.com.py/especiales/fin-de-semana/droga-inc-la-cooperativa-narco-1545472.html

PUERTO RICO: ocupan gran cantidad de cocaína cerca de la costa de Naguabo 


El sargento Wilberto Pérez calculó que cada cada fardo, todos envueltos en bolsas negras, se pueden guardar de 25 a 35 kilos. (Suministrada)
Tres individuos se encuentran bajo custodia de las autoridades tras ser sorprendidos intentando entrar a la costa de Naguabo con alrededor de 500 kilos de cocaína en medio de una intervención realizada esta mañana por personal de la División Marítima de Ceiba.

Leer:

http://www.elnuevodia.com/noticias/seguridad/nota/ocupangrancantidaddecocainacercadelacostadenaguabo-2270933/

PERU: narcos utilizan los puertos pequeños para sacar droga

Ante el férreo control que se viene ejerciendo en el puerto del Callao, las mafias mexicanas y colombianas ahora apuntan a los puertos pequeños de la costa peruana para seguir sacando droga.



En efecto, la Policía pudo constatar que los 660 kilos de estupefacientes incautados a siete narcos colombianos a unas 180 millas náuticas de San Juan de Marcona (Ica) fueron embarcados en una caleta cercana y tenían como destino el puerto de Buenaventura, en el Valle del Cauca.

El cargamento de droga iba oculto en el yate ‘Mayapez’, de bandera colombiana y con matrícula MC-01-0657. “Esta embarcación navegaba sin autorización de zarpe”, confirmó ayer el capitán AP César Benavides Iraola.


Leer:

http://larepublica.pe/impresa/sociedad/829327-narcos-utilizan-los-puertos-pequenos-para-sacar-droga

FRANCE (Drogue au travail): votre chef autorisé à vous faire un test salivaire

Les tests salivaires ne sont pas des actes de biologie médicale, a estimé le Conseil d’Etat dans une récente décision. Dès lors l’employeur peut les utiliser pour détecter l’usage de stupéfiants par des salariés employés sur des postes à risque.

Le Conseil d’Etat a décidé d’autoriser le test salivaire de détection de stupéfiants pratiqué par l’employeur sur ses salariés occupant des postes « hypersensibles » eu égard à la sécurité. Cette décision du 5 décembre 2016 tranche une procédure lancée par une société du bâtiment du Gard, Sud Travaux, réclamant le droit de procéder à ce type de tests dans le cadre de son règlement intérieur. 

Lire:

http://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/droit-travail/drogue-au-travail-votre-chef-autorise-a-vous-faire-un-test-salivaire_1858918.html

VENEZUELA: GNB incautó cargamento con más de 250 kilos de droga

En un procedimiento realizado este jueves, funcionarios de la Guardia Nacional Bolivariana adscritos al Destacamento 111 del Comando de Zona 11 del estado Zulia incautaron ayer un cargamento con casi 270 kilogramos de cocaína en la cabecera del Puente sobre el Lago de Maracaibo.


Así lo informó el General de Brigada Elio Estrada Paredes, Comandante de la Zona 11. « Los guardias nacionales de servicio en el punto de control fijo Punta de Piedra practicaron la detención de un ciudadano identificado como Germán Márquez Márquez, de 35 años de edad y nacionalidad venezolana, quien conducía un camión tipo cava cargando presunta droga del tipo cocaína”, destacó. 


Leer:

http://www.el-nacional.com/regiones/GNB-incauto-cargamento-kilos-droga_0_973102875.html