AVISEUR INTERNATIONAL

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FRANCE (Dunkerque): les douaniers saisissent 3 tonnes de cigarettes, le chauffeur roumain prend 6 mois

Le tribunal correctionnel de Dunkerque a condamné un chauffeur routier roumain à six mois de prison avec sursis pour « trafic de marchandises prohibées » après avoir été interpellé avec 3 tonnes de cigarettes de contrebande.

En prime, une amende douanière d’un million d’euros!

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FRANCE (Seine-Maritime):  24,5 kilos d’héroïne découverts, trois hommes écroués

Une vaste opération de police permettant la découverte d’héroïne a été menée mercredi 11 octobre à Oissel (Seine-Maritime). Les quantités de drogue saisies n’avaient pas encore été révélées. Vendredi 13 octobre 2017, le procureur de la République de Rouen a indiqué par un communiqué que 24,5 kilos de drogue ont été trouvés.

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https://actu.fr/normandie/oissel_76484/importante-saisie-dheroine-pres-rouen-245-kilos-drogue-decouverts-trois-hommes-ecroues_13001545.html

FRANCE (Lille): qui est Karim Hadadcha, le principal suspect du trafic de drogue démantelé à Lille ?

Un vaste coup de filet a eu lieu le week-end dernier. Fait rare, la tête de réseau présumée a également été arrêtée par les forces de l’ordre. Il s’agit de Karim Hadadcha, un homme de 41 ans.

Il a été interpellé samedi dans la métropole lilloise alors qu’il revenait de Belgique avec quinze kilos de cocaïne ainsi que de l’héroïne.

Lire plus: http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/qui-est-karim-adadcha-principal-suspect-du-trafic-drogue-demantele-lille-1346869.html

USA (Narcotrafic): la CIA est aussi la branche du crime organisé du gouvernement étasunien

La CIA, 70 ans de crime organisé

Lars Schall : – Il y a 70 ans, le 18 septembre 1947, la Loi sur la sécurité nationale a créé la CIA. Douglas, vous dites que la CIA est « la branche du crime organisé du gouvernement étasunien ». Pourquoi donc ?

Douglas Valentine : – Tout ce que fait la CIA est illégal, c’est pourquoi le gouvernement lui fournit la protection du secret total. Alors que les gardiens du mythe que sont les médias présentent les États-Unis comme un bastion de paix et de démocratie, les agents de la CIA gèrent des organisations criminelles dans le monde entier. Par exemple, la CIA a engagé l’un des principaux trafiquants étasuniens, dans les années 1950 et 1960, dont le nom est Santo Trafficante, pour assassiner Fidel Castro. En échange, la CIA a permis à Trafficante d’importer des tonnes de stupéfiants aux États-Unis. La CIA créé des entreprises d’armement, de fret et de financement pour aider les organisations criminelles qui trafiquent la drogue à faire le sale boulot. L’argent de la mafia se mélange à l’argent de la CIA dans des banques offshore, au point que les deux deviennent indiscernables.

Mais le trafic de drogue n’est qu’un exemple.

– Qu’est-ce qui est le plus important à comprendre au sujet de la CIA ?

– L’histoire de cette organisation qui, si elle est suffisamment étudiée, révèle comment la CIA réussit à garder le secret. C’est la contradiction essentielle, au cœur des problèmes des États-Unis : si nous étions une démocratie et si nous jouissions vraiment de la liberté d’expression, nous pourrions étudier et parler ouvertement de la CIA. Nous serions alors mis face au racisme et au sadisme institutionnalisé de cette institution. Mais nous ne le pouvons pas, et donc notre histoire reste inconnue, ce qui signifie que nous ne savons pas qui nous sommes, en tant qu’individus ou en tant que nation. Nous nous imaginons être des choses que nous ne sommes pas. Nos dirigeants connaissent des morceaux de la vérité, mais ils cessent d’être des dirigeants une fois qu’ils commencent à parler des choses vraiment diaboliques que fait la CIA.

– Un terme intéressant lié à la CIA est le « déni plausible ». Pourriez-vous nous l’expliquer ?

– La CIA n’entreprend  rien qu’elle ne puisse dénier. C’est Tom Donohue, un officier supérieur retraité de la CIA qui m’en a parlé la première fois.

Permettez-moi d’abord de vous présenter un peu ma source. En 1984, l’ancien directeur de la CIA, William Colby, a accepté de m’aider à écrire mon livre, « The Phoenix Program ». Colby m’a présenté à Donohue en 1985. Donohue avait géré la branche « action secrète » de la CIA au Vietnam, de 1964 à 1966. De nombreux programmes qu’il a développé ont été incorporés à Phoenix. Parce que Colby m’avait présenté, Donohue fut très accueillant et m’a beaucoup expliqué la façon dont fonctionne la CIA.

Donohue était un officier typique de la CIA de première génération. Il avait étudié la religion comparée à Columbia et comprenait la transformation symbolique. Il était un produit et un praticien de la politique du comté de Cook, qui avait rejoint la CIA après la Deuxième Guerre mondiale lorsqu’il a compris que la Guerre froide était « une industrie en pleine croissance ». En fin de carrière, il était chef de station de la CIA aux Philippines et, au moment où je lui ai parlé, il était en affaire avec un ancien ministre philippin de la Défense. Il mettait ses contacts à profit, ce qui était normal à l’époque. C’est ainsi que la corruption fonctionne pour les anciens hauts fonctionnaires.

Donohue m’a donc expliqué que la CIA n’entreprend aucune action à moins qu’elle ne satisfasse à deux critères. Le premier critère est le « bénéfice potentiel pour le renseignement ». Le programme doit bénéficier à la CIA ; avant d’expliquer comment renverser un gouvernement, comment faire chanter un fonctionnaire, où un rapport est caché ou comment exfiltrer un agent à travers une frontière, l’action doit avoir un « bénéfice potentiel pour le renseignement » c’est à dire une certaine utilité pour la CIA. Le deuxième critère est que cette action puisse être niée. S’ils ne peuvent trouver un moyen de structurer le programme de l’opération sans déni possible, ils ne l’entreprendront pas. Le déni plausible peut être aussi simple que de fournir à un agent une couverture militaire. La CIA peut alors dire : « C’est l’armée qui l’a fait ».

Le déni plausible est surtout une question de langage. Au cours des audiences du Sénat sur les complots d’assassinat de la CIA contre Fidel Castro et d’autres dirigeants étrangers, l’ancien directeur adjoint des opérations de la CIA, Richard Bissell, a défini le « déni plausible » comme « l’utilisation de la circonlocution et de l’euphémisme dans des discussions où, si l’on utilisait des définitions précises, cela dévoilerait les actions secrètes et provoquerait leur arrêt ».

Tout ce que la CIA fait est niable. Cela fait partie de son mandat auprès du Congrès. Le Congrès ne veut pas être tenu responsable des choses criminelles que fait la CIA. Le seul moment où ce que fait la CIA devient de notoriété publique – autrement que par de rares accidents ou par un lanceur d’alerte – est lorsque le Congrès ou le Président pense qu’il est utile, pour des raisons de guerre psychologique, de laisser les Étasuniens savoir que la CIA le fait. La torture est un bon exemple. Après le 11 septembre, et jusqu’à l’invasion de l’Irak, le peuple américain a voulu se venger. Il voulait que le sang musulman coule, alors l’administration Bush a laissé fuiter qu’elle torturait les méchants. Elle l’a joué en douceur et a appelé cela un « interrogatoire amélioré », mais tout le monde a compris le symbole. Circonvolution et euphémisme. Déni plausible.

– Les employés de la CIA savent-ils qu’ils font partie de « la branche du crime organisé du gouvernement étasunien » ? Dans le passé, vous avez suggéré, en liaison avec le programme Phoenix par exemple : « Parce que la CIA est compartimentée, j’ai fini par en savoir plus sur le programme que n’importe quel employé de la CIA. »

– Oui, ils le savent. Je parle longuement de cela dans mon livre. La plupart des gens n’ont aucune idée de ce que font vraiment les policiers. Ils pensent que les policiers ne sont là que pour vous donner une amende pour excès de vitesse. Ils ne voient pas que les flics sont aussi associés aux criminels professionnels et gagnent de l’argent dans le processus. Ils croient que lorsqu’un homme met un uniforme, il devient vertueux. Mais les gens qui entrent dans les forces de l’ordre le font pour le pouvoir qu’ils peuvent exercer sur d’autres personnes et, dans ce sens, ils sont plus proches des escrocs avec lesquels ils s’associent que de ceux qu’ils sont censés protéger et servir. Ils cherchent à intimider et sont corrompus. C’est cela les forces de l’ordre.

La CIA est peuplée du même genre de personnes, mais sans aucune contrainte. L’officier de la CIA qui a créé le programme Phoenix, Nelson Brickham, m’a dit ceci à propos de ses collègues : « je décris le renseignement comme une manière socialement acceptable d’exprimer des tendances criminelles. Un homme qui a de fortes tendances criminelles, mais qui est trop lâche pour en être un, pourrait se retrouver dans un endroit comme la CIA s’il a un niveau suffisant de formation. » Brickham a décrit les officiers de la CIA comme des aspirants mercenaires « qui ont trouvé une façon socialement acceptable de faire ces choses et, je pourrais ajouter, d’être très bien payés pour cela ».

Il est bien connu que lorsque la CIA choisit des agents ou des personnes pour mener des milices ou des unités de police secrètes dans des pays étrangers, elle soumet ces candidats à un dépistage psychologique rigoureux. John Marks dans « The Search for the Manchurian Candidate » a raconté comment la CIA a envoyé son meilleur psychologue, John Winne, à Séoul pour « sélectionner le cadre initial » de la CIA coréenne : « J’ai mis en place un bureau avec deux traducteurs, a déclaré Winne à Marks, et j’ai utilisé une version coréenne du Wechsler. » Les psys de la CIA ont soumis à un test d’évaluation de la personnalité deux douzaines d’officiers militaires et de la police, « puis ont écrit un rapport d’une demi-page sur chacun d’eux, énumérant leurs forces et leurs faiblesses. Winne voulait connaître la capacité de chaque candidat à suivre les ordres, sa créativité, ses troubles de la personnalité, sa motivation, pourquoi il voulait quitter son travail actuel. C’était principalement pour l’argent, surtout avec les civils ».

C’est de cette façon que la CIA recrute des forces pour une police secrète dans tous les pays où elle opère, y compris en Irak et en Afghanistan. Pour l’Amérique latine, Marks a écrit : « La CIA (…) a trouvé que le processus d’évaluation était très utile pour montrer comment former la section antiterroriste. Selon les résultats, les hommes ont fait preuve d’un esprit très dépendant ayant besoin d’une direction autoritaire. »

Cette « direction » provient de la CIA. Marks a cité un évaluateur qui disait : « Chaque fois que la Compagnie a dépensé de l’argent pour former un étranger, l’objet était qu’il fonctionnerait finalement pour nous. » Les agents de la CIA « ne se contentaient pas de travailler en étroite collaboration avec ces organismes de renseignement étrangers ; ils ont insisté pour y être incorporés, et le Système d’évaluation de la personnalité a fourni une aide utile ».

Ce qui est moins connu, c’est que le personnel de direction de la CIA est beaucoup plus préoccupé de choisir les bons candidats pour servir de fonctionnaires de la CIA que de sélectionner des agents pour l’étranger. La CIA consacre une grande partie de son budget à la façon de sélectionner, de contrôler et de gérer sa propre force de travail. Elle commence par instiller l’obéissance aveugle. La plupart des agents de la CIA se considèrent comme des soldats. La CIA ressemble à l’organisation militaire avec une chaîne de commandement sacrée qui ne peut être violée. Un supérieur vous dit quoi faire, vous le saluez et vous exécutez. Sinon vous êtes viré.

D’autres systèmes de contrôle, tels que les « programmes d’endoctrinement et de motivation », font que les agents de la CIA se considèrent comme spéciaux. De tels systèmes ont été perfectionnés et mis en place au cours des sept dernières décennies pour façonner les croyances et les réponses des agents de la CIA. En échange de la suppression de leurs droits légaux, ils bénéficient de systèmes de récompense ; en particulier, les agents de la CIA sont à l’abri de toutes poursuites pour leurs crimes. Ils se considèrent eux-mêmes comme des Rares Protégés et, s’ils embrassent de toute évidence une culture de domination et d’exploitation, ils peuvent chercher à occuper des emplois bien rémunérés dans le secteur privé lorsqu’ils prennent leur retraite.

Le personnel de direction de la CIA compartimente les différentes divisions et succursales afin que les agents individuels de la CIA puissent rester ignorants. Très endoctrinés, ils obéissent aveuglément au principe du « pas besoin de savoir ». Ce système institutionnalisé d’ignorance auto-imposée soutient, dans leurs esprits déformés, l’illusion de la droiture américaine, dont dépend leur motivation pour commettre toutes sortes de crime au nom de la sécurité nationale. Cela et le fait que la plupart sont des sociopathes.

C’est aussi un système autorégulateur. Comme l’a expliqué l’agent du FBN, Martin Pera, « Si vos atouts sont que vous pouvez mentir, tricher et voler, ces caractéristiques deviennent des outils que vous utiliserez dans la bureaucratie ».

Lire plus: https://www.mondialisation.ca/la-cia-70-ans-de-crime-organise/5613072

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NARCO-MONDIALISATION: histoire et géopolitique du trafic des opiacés en Asie du Sud-Est

En 1972, l’universitaire américain Alfred McCoy, professeur à l’université du Wisconsin, publiait un ouvrage désormais classique: La politique de l’héroïne en Asie du Sud-Est.

Il y étudiait dans la (longue) durée le trafic des opiacés dans cette région du monde, pointant les relations troubles de pouvoir entre États, agences de renseignement (notamment la CIA), armées régulières, guérillas, contrebandiers, confréries mafieuses et populations traditionnelles, tous pris dans la nasse de la guerre froide.

En s’appuyant en partie sur McCoy et sur d’autres travaux, retraçons ici la géopolitique de cette région-clé dans le trafic international d’opiacés, dont l’âge d’or fut les années 1960-1980.

Publié le 25 Septembre 2017
par  Alexandre Marchant, ENS, Cachan

L’économie coloniale de l’opium

L’opium a une vieille histoire en Asie du Sud-Est. Les populations Hmongs (ou Méos) des régions montagneuses du Laos, de Thaïlande ou du Vietnam, ou encore les communautés chinoises du Yunnan, cultivent traditionnellement le pavot depuis des siècles. Mais les premiers acteurs géopolitiques qui firent de cette région du monde un foyer majeur du trafic de stupéfiants furent les États.

Au XIXe siècle, les Britanniques inondèrent l’Empire de Chine d’opium indien à la suite de deux guerres authentiquement impérialistes (1839-1842, 1856-1860), afin d’ouvrir un juteux marché les armes à la main. Dès lors, l’économie de l’opium fut au cœur des empires coloniaux qui se mirent en place au XIXe siècle. Dès la conquête de l’Annam et du Tonkin, les colons français du Second Empire puis de la IIIe République comprirent le profit qu’ils pouvaient tirer de la culture et de la vente de l’opium. D’une «ferme de l’opium» mise en place dans les années 1860, l’administration coloniale mit en place en 1881 le régime de la Régie directe, en situation de monopole. Une manufacture d’opium fut installée à Saïgon, raffinant de l’opium acheté principalement aux Indes (et non dans les régions périphériques du pays), à destination des pharmacies mais aussi des fumeries. Au début du XXe siècle, un quart des recettes dans le budget de l’Indochine, soit environ 8 millions de piastres, provenait de la vente d’opium à prix fixé par la Régie1. Ailleurs, les colonisateurs établirent le même type de régime, comme les Néerlandais en Indonésie, ou privilégièrent la libre concurrence des compagnies d’opium, comme les Britanniques à partir de leurs concessions chinoises. Le gâteau chinois était aussi partagé par les Français qui jouirent, entre 1898 et 1945, de la possession d’un petit territoire côtier, Kouang-Tchéou Wan ou Fort Bayard.

À partir de 1914, l’administration française y créa une petite Régie, raffinant l’opium et le vendant à des intermédiaires commerciaux (y compris des contrebandiers chinois) pour l’exporter vers la Chine continentale2.

Lire aussi: INDOCHINE (Saïgon): quand la Douane vendait de l’opium pour le gouvernement français…

Cependant, cette économie florissante se retrouvait en porte-à-faux avec le système des conventions internationales, institué à la conférence de La Haye en 1911, perfectionné après la Grande Guerre sous l’égide de la Société des Nations (SDN)3. La catastrophe sanitaire de l’opiomanie en Chine fournissait les images de décadence pointées par les ligues de vertus en Europe et aux États-Unis. Mais toutes les administrations coloniales violèrent hypocritement, pendant des années encore, la prohibition internationale. Le profit était trop important: en Indochine française, par exemple, les recettes des ventes d’opium passèrent à 30 millions de piastres dans l’entre-deux-guerres. Le Japon eut une trajectoire différente, imitant les méthodes des Européens: il raffina industriellement de l’opium cultivé massivement dans le protectorat du Mandchoukouo, en injectant une grande partie dans la contrebande internationale. La SDN considérait en 1937 que 90% des opiacés illicites vendus dans le monde venait des Japonais. Le Japon dissimula à Genève la production de plus de sept tonnes d’héroïne dans les années 1930 et se lança jusqu’à la fin de la guerre dans une politique d’intoxication des populations occupées aussi bien en Chine qu’en Corée4. Il fallut la guerre et la décolonisation pour mettre un terme à ces économies semi-légales. L’ONU se chargea de rappeler après-guerre les règles du contrôle des stupéfiants au Japon vaincu. En 1949, la Chine devint communiste et Mao lança une véritable guerre à la drogue, assimilée à un poison déversé sciemment par les colonisateurs occidentaux. Cependant, au début des années 1960, les Américains soupçonnaient la persistance de cultures clandestines dans la province du Yunnan, avec la complicité des autorités, malgré le discours antidrogue de Pékin. De grosses quantités d’opium auraient franchi la frontière sino-birmane ou sino-thaïlandaise, leur vente servant à financer, par des revenus occultes, le parti communiste chinois. Pour transformer cet opium, des laboratoires clandestins fonctionnaient à Hong Kong, en Thaïlande, à Singapour, au Laos ou encore à Macao, et utilisaient depuis les années 1950 une main d’œuvre essentiellement composée de Chinois, dont la diaspora avait historiquement essaimé dans toute l’Asie du SudEst5. Enfin, toute activité de production légale d’opium cessa en Indochine à l’indépendance en 1954, mais la contrebande régionale survécut.

Armées, agences de renseignements et contrebandiers au temps des guerres indochinoises

Après les États, la géopolitique de la drogue fut aussi façonnée par les armées et surtout les agences de renseignements («l’État profond») qui participèrent à leur manière à l’effort de guerre, sachant que la péninsule indochinoise fut ensanglantée pendant presque trente ans. Pendant la guerre d’Indochine, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), autrement dit le contre-espionnage français, encouragea la culture du pavot par les Hmongs et les Thaïs des montagnes du nord et organisa son transport et sa revente, ramenant ensuite les fonds récoltés aux producteurs. Les commissions prélevées permirent de financer une partie des opérations militaires. Cette «Opération X» fut découverte en 1953 à la suite d’irrégularités comptables pointées par un officier trésorier du Groupement de commandos mixtes aéroportés (GCMA), émanation du SDECE créée en 1951. Elle dévoilait les responsabilités du général Salan, de l’armée régulière, et du colonel Belleux, du SDECE. Un avion Dakota avait transporté 1,5 tonne d’opium depuis le Laos en janvier 1953, marchandise ensuite stockée dans les locaux du GCMA à Saigon. L’opium était ensuite confié pour la revente locale et internationale aux Bihn Xuyen, confrérie criminelle de Cochinchine dont le quartier général, la salle de jeux du «Grand Monde», était basé à Saïgon et dont le chef, le parrain de la pègre Le Van Vien, était un ancien révolutionnaire qui s’était désolidarisé du Vietminh. Alfred McCoy fut l’un des premiers à évoquer cette trouble affaire dans son ouvrage de 1972, sur laquelle d’autres historiens ont travaillé depuis6.

En réalité, utiliser les ressources de la drogue pour financer un conflit n’avait rien d’exceptionnel, et l’Armée populaire du Vietminh ne se gênait pas pour faire de même de son côté, sur des surfaces bien plus conséquentes. Le financement des forces françaises par ce biais demeurait modeste: le trafic de piastres avait dans le même temps rapporté bien plus. Il s’agissait avant tout de s’attacher les populations montagnardes, opposées aux ethnies annamites constituant le Vietminh, afin d’obtenir des renseignements dans une zone stratégique, non loin de la frontière chinoise, puis de créer des maquis chargés de prendre à revers les forces d’Ho Chi Minh. Après la découverte du pot-aux-roses, le GCMA proposa de faire transiter les cargaisons par Bangkok mais Paris n’écoutait plus et le trafic fut stoppé net.

En 1954, tous les Français ne quittèrent pas l’Indochine. Des contrebandiers-aventuriers restés à Saïgon, à Ventiane ou à Phnom-Penh, reprirent le flambeau du commerce informel de l’opium, mais aussi de la morphine et de l’héroïne, produits par les laboratoires clandestins de la région. Ils se dissimulaient derrière la façade d’hôtels, de restaurants ou de sociétés de transports, tel un certain Roger Lasen propriétaire et exploitant de la bijouterie Mondia de Ventiane ou Henri Flamant lançant à Bangkok une affaire de produits alimentaires congelés. Parmi eux, on trouvait de nombreux Corses. Ils pouvaient aussi s’appuyer sur la corruption des administrations de ces pays, jeunes et encore fragiles (hormis la Thaïlande), parmi les hauts dignitaires de l’armée ou du gouvernement. Les trafiquants décidèrent à partir de 1962 d’abandonner la voie terrestre pour recourir au transport aérien, moins risqué. Avec la complicité de certains employés de la compagnie Air Lao, des lâchers d’opium, empaqueté dans des boîtes de conserve enveloppées de mousse, furent organisés par Dakotas au-dessus de la mer de Siam. La marchandise était ensuite récupérée par des bateaux de pêche mettant le cap vers Hong Kong ou Singapour. D’autres lâchers avaient lieu au-dessus du Sud Vietnam, rongé par la guérilla révolutionnaire, et dont les autorités, particulièrement corrompues, cherchaient à financer le conflit en faisant flèche de tout bois. Ainsi, l’organisation de Roger Lasen avait passé un accord avec le vice-président du Sud Vietnam, le général N’guyen Cao Ky, afin d’utiliser les aéroports militaires du pays. Cet accord tacite n’empêchait cependant pas les officiers sud-vietnamiens de procéder à des saisies arbitraires sur des appareils pilotés par des militaires laotiens. D’autres lâchers, enfin, étaient effectués dans les hautes montagnes, avec la complicité du général Ouan Rattikoun, chef d’état-major de l’armée laotienne. Ce dernier fournissait aux trafiquants la protection de ses troupes: les avions chargés de stupéfiants atterrissaient sur des bases où le personnel de l’armée les déchargeait. Si un pilote devait atterrir à l’étranger, comme en Thaïlande, l’état-major laotien exerçait des pressions pour le faire libérer. Mais, avec le début de l’intervention militaire américaine au Vietnam en 1964, le survol de la région devint plus risqué: radars et canons antiaériens abattirent plusieurs avions chargés en opium et morphine-base7.

CIA Air Operations in Laos, 1955-1974

Air America C-123 on ramp at Long Tieng, 1970. Photo courtesy of D. Williams

C’est alors que les services de renseignement américains rentrèrent en scène en reprenant l’habitude des collaborations troubles de leurs collègues français.

Recueillant nombre de témoignages au Laos, c’est ce que démontra Alfred McCoy dans son ouvrage en 1972. La compagnie aérienne Air America, utilisée par la CIA pour ses opérations clandestines en Asie depuis 1946 (soutien aux nationalistes chinois, puis aux forces anticommunistes d’Indochine), transportant déjà des marchandises de ravitaillement, fut mobilisée pour acheminer… de l’opium cultivé par les Hmongs et les Thaïs. Les buts de guerre étaient les mêmes que dix ans plus tôt: s’assurer du soutien des maquis Hmong contre le Nord-Vietnam et pouvoir compter sur de brillants meneurs d’hommes comme le général Vang Pao. Le trafic ainsi mis en place dura de 1965 à 1971. Mais il fut lourd d’effets pervers: produit à hauteur de 200 tonnes annuelles, l’opium était raffiné en héroïne dans des laboratoires clandestins de Ventiane ou de Long Tien, sous le couvert de généraux laotiens comme Rattikoun. Puis le produit se retrouva dans les veines des soldats américains en mal de paradis artificiels dans l’enfer de la jungle8. Ces opérations secrètes de la CIA cessèrent (curieusement…) l’année même où le président Nixon lançait aux États-Unis la «guerre à la drogue». Pour autant, l’agence continua d’un autre côté de soutenir le gouvernement thaïlandais, farouchement anticommuniste, fermant les yeux sur l’implication de certains militaires dans le trafic des opiacés.

Guérillas, pouvoirs corrompus et contrebandiers: la genèse du «triangle d’or»

Au début des années 1970, ressources en pavot, pouvoir corrompu et réseaux de contrebandiers faisaient la fortune du Laos dans le trafic d’héroïne en Asie du Sud-Est. Par exemple, un rapport franco-américain sur cette question, en 1971, indiquait que «Georges Campello, patron de bar français à Vientiane, un certain Michel Théodas, le général Kouprasith Abbhay, commandant de l’armée à Vientiane ont réussi à introduire en France de grandes quantités de stupéfiants dans les bagages du Premier ministre du Laos, Souvanna Phouma. Pour la contrebande de ces drogues, ces trafiquants utilisent les bagages diplomatiques, le personnel de la mission culturelle française et les membres de la mission militaire française au Laos. En retournant chez lui en France, chaque membre de cette mission a droit à 350 kg de bagages, avec le privilège d’être étiquetés diplomatiques, pouvant servir au transport de stupéfiants»9. L’utilisation de valises diplomatiques (et la corruption permettant d’accéder à ce type de contenant) est un moyen classique du grand trafic… Tandis que les notables français de l’ex-Indochine jouaient toujours un rôle prépondérant, tel un certain Michel Théodas, évoqué ci-dessus. Notable très en vue à Vientiane, directeur de la Société générale d’exploitation hôtelière et touristique du Laos entre 1963 et 1976, délégué au Conseil supérieur des Français de l’étranger entre 1967 et 1970, il assura, durant cette période, la vice-présidence du Rotary Club. Proche du ministère des Affaires étrangères laotien, il était en étroite relation avec Tiao Sopsaisana, ambassadeur du Laos en France et un dénommé Roger Zoile, trafiquant notoire et associé de la compagnie Lao Air Charter dont les cales servirent à la contrebande d’opiacés. En 1956, Théodas œuvrait pour le compte de la Mission officielle des États-Unis au Laos (USOM) et en utilisait les moyens pour amener des stupéfiants en contrebande à Saïgon et à Hong Kong. Dans les années 1960, il usa de ses réseaux diplomatiques pour envoyer des opiacés dans le reste de l’Asie et même en Europe. Mais aucune enquête ne parvint à débusquer cet intouchable: «En 1968, le service de police en civil de Bangkok a enquêté sur la famille Théodas à l’ambassade française de Vientiane. On lui a répondu que la famille Théodas était au-dessus de tout soupçon et qu’elle était étroitement liée d’amitié avec le Premier ministre Souvanna Phouma.»10… En 1975, la prise du pouvoir par les communistes obligea Théodas à revenir en France mais il poursuivit ses activités de contrebandier. En 1977, la Direction de la surveillance du territoire (DST) identifiait l’un des restaurants asiatiques parisiens dont Théodas était désormais le gérant, le Hang Tcheou, comme un point de passage obligé dans la revente d’une héroïne en provenance d’Asie du Sud-Est11.

À partir de 1975, le régime communiste laotien, la réunification du Vietnam par le Vietminh et la tragédie des Khmers rouges au Cambodge entravèrent pour un temps la production d’opium. Mais un pays indochinois épargné par le péril rouge avait pris la relève: la Birmanie. Le pays n’était pas pour autant stable, ne connaissant que la junte militaire comme forme de gouvernement depuis 1962. Ce qui favorisait les cultures illicites dans les régions frontalières difficiles d’accès et la vente d’opium comme moyen de financer un autre type d’acteurs: les guérillas politiques. Dès la fin des années 1960, le gouvernement birman, afin de lutter contre des groupes ethniques dissidents et contre la présence de groupes armés du Kuomintang (KMT) chinois, chassés de Chine populaire depuis 1949, et contrôlant des régions entières de Birmanie, créa des milices d’autodéfense (KKY). Ces dernières furent autorisées à pratiquer la culture et le commerce de l’opium pour se financer. De son côté, le KMT avait mis en place, dans le même but, des cultures et des raffineries de morphine-base employant des Chinois de Hong Kong. De même, deux chinois de Birmanie, les frères Lo Hsing-Han et Lo Hsing-Minh, fondèrent l’Armée révolutionnaire de l’État Shan-ARES, mouvement sécessionniste en apparence, paravent d’un gigantesque trafic d’héroïne à l’échelle asiatique qui enrichit considérablement les frères Lo. La junte militaire finit par les laisser faire, l’ARES s’imposant comme un utile instrument de lutte contre la démultiplication des maquis communistes. Alliée à des reliquats du KMT, elle bénéficia de soutiens financiers de la part de la CIA, en échange de l’envoi d’agents en Chine «rouge». Même la Thaïlande aida en douce l’ARES, convaincue que son activité affaiblissait directement ou indirectement ses ennemis héréditaires birmans et chinois12.

De leur côté, dissoutes en 1973, les KKY ne rendirent pas les armes mais entrèrent à leur tour en dissidence contre le pouvoir central, à commencer derrière un certain Chan Shee-Fu, surnommé Khun Sa (http://www.liberation.fr/portrait/1995/12/26/khun-sa-61-ans-seigneur-birman-du-triangle-d-or-se-range-des-voitures-apres-avoir-mene-une-vie-qui-s_151421). Ce dernier s’imposa vite sur les couvertures de magazines occidentaux comme le terrible «Seigneur de l’opium», à la tête de la Shan United Army. Dans sa lutte contre le gouvernement de Rangoon, la production et le commerce du pavot constituaient aussi l’essentiel de son financement. Comprenant les potentialités du marché des GI englués au Vietnam, Kuhn Sa accrut sa production annuelle à 400 tonnes13. Mais le départ des Américains au mitan de la décennie l’obligea à trouver de nouveaux débouchés pour éviter la surproduction. Cependant, la réputation du «triangle d’or» (zone frontalière entre Birmanie, Laos et Thaïlande) était désormais faite: des trafiquants d’autres régions du monde vinrent directement s’approvisionner à la source, tel l’Américain Frank Lucas, le «parrain de Harlem», à qui Ridley Scott consacra un film en 2008 (American Gangster). L’héroïne partit donc directement vers l’Amérique du Nord. Dès 1973, les policiers canadiens constataient qu’une héroïne ayant transité par Hong Kong ou Bangkok entrait clandestinement via le port de Vancouver14. Puis ce fut le tour de l’Europe. En 1974, un passeur d’héroïne chinois fut interpellé dans un aéroport parisien: pour l’OCRTIS, la Chinese Connection était née, même si cette expression des policiers français était un peu trop simplificatrice.

Mondialisation du trafic: la Chinese Connection (1974-années 1980)

L’ouverture du triangle d’or vers le marché international était d’autant plus nécessaire que le Laos produisait à nouveau. Dès 1978, afin d’acheter la paix avec les populations Hmongs en sécession, l’État laotien reprit ses mauvaises habitudes en autorisant dans l’ombre: achat, raffinement et transport de l’opium cultivé dans les montagnes. La production, de 50 tonnes en 1984, passa à 250 tonnes en 1987, le pavot devenant la première ressource agricole du Laos15. De son côté, Kuhn Sa se vantait toujours d’une production en centaines de tonnes d’opium. En 1988, interviewé au cœur de la jungle birmane par le journaliste australien Stephen Rice, il proposa, goguenard, au gouvernement australien de lui acheter sa production des huit années à venir pour 50 millions de dollars, afin de mettre un terme au trafic international. Un an après, il narguait les États-Unis en proposant une offre similaire16.

Les laboratoires clandestins d’Asie diversifiaient également les héroïnes acheminées depuis le triangle d’or et proposées sur le marché clandestin à Bangkok, Kuala-Lumpur, Singapour et Hong Kong puis dans le reste du monde. Il y eut l’héroïne brune ou brown sugar, de piètre qualité, coupée à la strychnine ou à la caféine, destinée normalement à être fumée par les consommateurs de Hong Kong mais injectée par les toxicomanes en Europe et en Amérique. Il y eut aussi une héroïne blanche de très grande qualité, purifiée à l’éther après acétylisation: surnommée White China aux États-Unis, sa pureté avoisinait celle de la «marseillaise» de la French Connection. Enfin, au début des années 1980, on trouvait aussi une héroïne «rose» (dite «chinoise» en France) qu’il fallait s’injecter rapidement car elle gélifiait dans la cuillère17. La réexpédition de ces marchandises vers le monde occidental était le fait d’un autre type d’acteurs: les organisations criminelles, les mafias asiatiques étant de gigantesques réseaux transnationaux aux sociabilités très ritualisées et régnant sur le monde du jeu, de la prostitution et de la contrebande. La nouvelle filière internationale de l’héroïne asiatique fut donc dominée dès les années 1970 par les «triades» chinoises implantées dans les communautés chinoises extérieures à la République populaire de Chine: la 14 K, de loin la plus puissante, originaire de Canton, puis repliée sur Hong Kong ; la Ka Ki Nang, basée en Thaïlande ; la Gi Kin San, opérant depuis Singapour et la Sap Baat Chai, ou groupe des 18 Immortels, implantée en Malaisie. Les passeurs recrutés pouvaient être vietnamiens, cambodgiens, laotiens, malais, etc. Des relais, prenant appui sur les diasporas asiatiques, s’implantèrent partout dans le monde: en Europe, c’est aux Pays-Bas que les chefs de la 14 K, composés pour beaucoup de criminels en fuite s’installèrent pour réceptionner et distribuer la marchandise aux autres pays, tel Li Hin Hing, ancien policier de Hong Kong corrompu, devenu trafiquant et dirigeant une maison de jeux à Rotterdam18. Les largesses de la loi néerlandaise anti-opium de 1919 autorisaient les immigrés asiatiques à fumer l’opium dans leurs arrière-salles de boutiques, ou dans des fumeries semi-légales, à condition que ces consommateurs s’abstiennent de tout prosélytisme envers la jeunesse batave19. Le nouvel Opiumwet de 1976 revint sur ces libéralités mais la brèche avait été entrouverte, créant un appel d’air pour les trafiquants asiatiques quand il s’agit d’exporter les surplus du triangle d’or et répondre à la hausse de la demande en Europe. Enfin, n’oublions pas ces particuliers qui, en dehors de toute mafia, se rendirent massivement dans les années 1970-1980 en Thaïlande ou en Malaisie pour acheter de l’héroïne, brune ou blanche, et en ramener pour leurs proches: ce trafic de «fourmis» dépeint par Armand Lercot dans son roman autobiographique Les chiens de Bangkok (1982). Usager-revendeur parti à Bangkok, il se fit trafiquant amateur avant d’être arrêté en 1977 et de connaître pour quelques années les sordides établissements pénitentiaires du pays20.

La filière asiatique de l’héroïne s’essouffla à la fin des années 1980. Les pressions diplomatiques sur les pays producteurs avaient fini par payer: les autorités thaïlandaises appliquaient désormais de façon drastique l’interdiction des produits servant à transformer l’opium et contrôlaient mieux leur frontière au nord de Chiangmai ; le nombre de laboratoires clandestins de production d’héroïne décrut progressivement au Laos et au Cambodge21. Puis les Drug Lords birmans se rendirent: en 1992, Lo Hsing-Han se reconvertit officiellement en homme d’affaires, à la tête de l’Asia World Group, entre Rangoon et Singapour, continuant cependant son activité trafiquante en sous-main ; Khun Sa déposa les armes en 1996 en échange de la promesse de la junte militaire de ne pas être extradé vers les États-Unis. Surtout, le triangle d’or subit la forte concurrence du «croissant d’or», en Asie centrale, qui le supplanta définitivement dans les années 1990: l’Afghanistan est depuis le premier producteur mondial d’opium.

Pour autant, la géopolitique de la drogue en Asie du SudEst n’est pas un domaine forclos. Des guérillas et des mafias restent actives dans le triangle d’or et de nouveaux barons de la drogue, tel le sino-birman Wei Shao Kang, à la tête de la United Wa State Army, une nouvelle guérilla fédérant cette fois l’ethnie Wa, ont mis en place dès les années 1990 des laboratoires de drogues de synthèse. L’ecstasy et surtout la méthamphétamine (yaa baa), après avoir saturé le marché thaïlandais, déferlent désormais sur toute l’Asie…

  • 1. PauleS X. L’opium, une passion chinoise (1750-1950). Paris: Fayard, 2011.
  • 2. Matot B. Fort Bayard: quand la France vendait son opium. Paris: François Bourrin, 2013.
  • 3. Marchant A. Une brève histoire des conventions internationales sur les stupéfiants au XXe siècle. Swaps 2015 ; 80-81: 3-4.
  • 4. Jennings J. The Opium Empire: Japanese Imperialism and Drug Trafficking in Asia, 1895-1945. Wesport: Preager, 1997.
  • 5. United State Senate, Rapport Organized crime and illicit traffic in narcotics. 1965: 680-8.
  • 6. Lepage JM. Les services secrets en Indochine. Paris: Nouveau Monde 2012: 104-11.
  • 7. Dossier Trafic des stupéfiants dans le sud-est asiatique. Archives de l’OCRTIS 1971, 38
  • 8. McCoy A. La politique de l’héroïne en Asie du Sud-Est. Paris: Flammarion, 1992 (1972).
  • 9. Dossier Trafic des stupéfiants dans le sud-est asiatique. Archives de l’OCRTIS 1971, 38
  • 10. Fiche de renseignement sur Michel Theodas. Archives de l’OCRTIS, 1972.
  • 11. Note «trafic de drogue Laos – France» juillet 1972 ; note «détection de restaurants chinois susceptibles de servir de couverture à des trafics de stupéfiants». OCRTIS, mai 1977.
  • 12. Dasse M. Les réseaux de la drogue dans le triangle d’or. In: Cultures et conflits 1991 ; 3: 75-86.
  • 13. Labrousse A. Géopolitique des drogues. Paris: PUF 2004: 20-2.
  • 14. Dasse M. Les réseaux de la drogue dans le triangle d’or. In: Cultures et conflits 1991 ; 3: 75-86.
  • 15. Le problème de la drogue au Canada, 1972-1973. OCRTIS.
  • 16. Khun Sa (Chan Chee Fu), master of the heroin trade, died on October 26th, aged 73. The Economist 8 novembre 2007.
  • 17. LeteurS.Lesproduitsstupéfiants. École nationale de police, 1989.
  • 18. Synthèse des affaires chinoises. OCRTIS 1984.
  • 19. Kort(de)M.Tüssenpatientendeliquent; Het Geschiedenis van het Nederlandse Drugsbeleid.Rotterdam:Verloren 1995: 81-115.
  • 20. LercotA.LeschiensdeBangkok. Paris: Grasset, 1982.
  • 21. Revue internationale de Police criminelle novembre 1988; 415, et janvier 1990; 422.

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NEPAL: two held with 22 kg hashish, 2 kg opium from Balkhu

KATHMANDU: The Narcotics Control Bureau of Nepal Police arrested two persons in possession of 2 kilogram of opium and 22 kilogram of hashish from Balkhu, KMC-14 on Monday.

Issuing a press statement today, NCB said 36-year-old Darj Bahadur Tamang of Kiranchowk Rural Municipality-8 in Dhading district and 36-year-old Raj Kumar Moktan of Raksirag Rural Municipality-2 in Makwanpur were apprehended at around 3:00 pm yesterday.

Read more

https://thehimalayantimes.com/kathmandu/two-held-with-22-kg-hashish-and-2-kg-opium/

COLOMBIE: un sous-marin, découvert dans le Rio Patia, capable d’emmener 7 tonnes de cocaïne

Pour les autorités, le sous-marin était capable d’emmener quatre membres d’équipage et disposait d’un système de navigation des plus perfectionné.

Recouvert d’une bache de plastique de couleur noire, le submersible était caché au milieu de la végétation du Rio Patia dans une zone proche de l’Equateur.

Lors de la découvertede ce sous-marin, constat a été fait qu’il était prêt à prendre la mer. Des vivres en quantité ainsi que les pleins de carburant laissent penser qu’il était sur le départ.

Ne rester plus qu’à le lester de quelques tonnes de cocaïne.

DROGUE (Coke, héro, hachis, amphétamines): les nouveaux moyens de distribution

INFO DOUANE

A la recherche de nouvelles routes et de nouveaux marchés, les cartels mexicains de la drogue ont diversifié leur trafic, principalement aux États-Unis, en mélangeant de la marijuana, des méthamphétamines, de la cocaïne ou de l’héroïne avec des produits conçus pour un public de gourmets.

Au Mexique, les organisations qui opèrent dans le pays utilisent déjà des sauces, des jus de fruits, du café, des produits en conserve, de la crème hydratante apparente, des cubes de cactus mou mariné, voire du goudron de coing.

Tout est bon pour que la drogue arrive sur le marché américain.

Ça ne devrait pas tarder à arriver en Europe!

En France, la Douane habilitée à contrôler ces activités de narcotrafic perd des BSI régulièrement!

Des zones géographiques vont donc devenir plus accessibles pour livrer des consommateurs de plus en plus nombreux!

AERO-NARCOTRAFIC: quand des services officiels étaient les maitres incontestés en la matière

On enterre le biréacteur en plein désert !

Sur place, on décide de la découper au lieu de l’incendier, et d’enterrer les morceaux les plus grands, les plus petits étant brûlés !

Avant cela, trois Chevrolet Suburban avaient été nécessaires pour la vider la Caravelle: elle contenait en effet environ entre 8 et 10 tonnes de cocaïne !

La police arrêtera plus tard un convoi de 16 véhicules de la police des transports dans lesquels avait été transvasé les 3/4 de la drogue contenue dans la Caravelle.

Les conducteurs de camion étaient tous… officiers de la police fédérale mexicaine !

C’était elle, l’organisatrice du réseau : l’avion avait vu entre temps ses ailes d’avion démantelées, ses équipements électroniques enlevés, et le reste avait été enterré dans le sable, comme on le retrouvera plus tard (voir l’image ci-dessous).  L’opération avait en fait été élaborée de bout en bout, par le chef du bureau mexicain des narcotiques, Mario Ruiz Massieu, qui était en réalité le maître de tout le réseau de cocaïne du pays. Les investigations de la police américaine poussèrent plus haut encore, et conclurent également à l’implication du frère aîné du président mexicain, Raul Salinas de Gortari. Pour effectuer de tels transferts, il faut remonter jusqu’au plus haut sommet de l’Etat.

Aux USA, l’imbroglio entretenu des immatriculations

Sous Clinton, avait été également mis en place tout un système, dont les ravages continuent aujourd’hui, en particulier la valse des numérotations d’appareils, jamais vérifiée par les officiels de l’aviation US (la FAA): « Abbott m’a dit que la CIA volait des avions de l’aviation générale Aux États-Unis pour son utilisation propre (et celui du Conseil de Sécurité Nationale) et pour les envois de drogues illicites. Ce qui coïncidait avec ce que plusieurs d’entre mes informateurs m’avaient déclaré ces dernières années, et tel que l’avait décrit aussi Reed Terry, ancien de la CIA dans son livre « Compromised ». Certains des avions volés avaient été enregistrés au nom de la société Pacific Sea Food. L’avion volé avait été repeint et de nouveaux numéros de série lui avaient été appliqués, après quoi il avait volé en Amérique centrale et en Amérique du Sud avec des chargement d’armes, puis sur les vols de retour avec de la drogue. « L’opération « rachat » – « BuyBack » impliquait l’Operation Pacific Seafood Company de la  CIA. La drogue était  emballée dans des containers de crevettes et expédiés à divers endroits aux Etats-Unis. « Il s’agissait d’une opération commune DEA-CIA ; comme celle du « Snow Cone » – une opération voisine de contrebande de drogue en Amérique centrale ».  De la drogue et des fruits de mer, des crustacés ou du poisson, pour déjouer l’odorat des chiens détecteurs.

En Afrique, on effectuera la même chose avec les poissons des grands lacs… les fameux Tilapias. Avec un autre précurseur… anglais, cette fois-ci, Christopher Barrett-Jolley, qui travaillait pour le trafiquant belge Ronald Rossignol. A l’époque, pour embarquer des caisses de Kalachnikovs, on ne s’embarrasse pas trop : on les pose sur les sièges d’un BAC-101 qui était pourtant destiné à la ferraille… l’équilibrage d’un avion est tout un art, on le sait !!!

Des balises disséminées pour guider les avions

Pendant ce temps, la CIA ne chômait pas, en créant tout un circuit de passage d’avions déterminé par des points de contrôles savamment disséminés. Sans GPS, à l’époque, voilà qui aidait particulièrement bien les pilotes de nuit ! De véritables autoroutes à coke avaient ainsi été tracées… au détriment des brigades anti-drogues US : « Les différentes opérations sous Snow Cone comprenaient notamment le fonctionnement « Watch Tower », qui se composait de balises radio secrètes stationnées à des endroits éloignés les uns des autres entre la Colombie et le Panama. Les pilotes suivent les balises d’aide de la CIA pour voler de l’Amérique centrale au Panama au ras du niveau de la mer sans être détectés par des avions US d’interdiction de la drogue volant à haute altitude Les pilotes des vols de drogue suivaient les signaux basse fréquence émis par les balises pour atteindre leur destination d’Albrook Army Airfield au Panama. »

L’infrastructure mise en place par la CIA était donc très lourde pour assurer le trafic !!!

LIRE: http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cvii-lincroyable-histoire-de-la-caravelle-enterree-au-mexique/

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While the US government publicly appears to be fighting the war on drugs, it is actually the principal supplier to the millions of drug users in America. While it sends recreational drug users and small time dealers to prison, it is making billions of dollars from their covert CIA drug smuggling operations.

Here are just a few:

Operation Snow Cone – Parent Central American drug smuggling operation. Various operations under Operation Snow Cone include: *Operation Watch Tower – Operation Watch Tower consists of secret radio beacons stationed at remote locations between Columbia and Panama. The beacons help CIA drug pilots fly from Central America to Panama at near-sea-level without being detected by high flying U.S. drug interdiction aircraft. Pilots of the drug flights home in on the low frequency signals emitted by the beacons to reach their destination at Albrook Army Airfield in Panama.

Operation Toilet Seat – The CIA uses Boeing 727 and C-130 aircraft to haul drugs from Central and South America. The drugs are dumped out the rear ramps of the aircraft into waters offshore of the U.S. in waterproof containers. There the drugs are retrieved by boat and brought into the U.S.

Operation Whale Watch – Consists of using offshore oil drilling rigs as a cover for drug smuggling. The drugs are offloaded by ship onto the oil drilling platforms. The drugs are then flown by helicopter to nearby U.S. coastal areas. Companies owning the oil rigs included Rowan International and divisions of Zapata Corp., such as Zapata Petroleum and Zapata Off-Shore. Zapata Corp. is partly owned by former President George Bush.

Operation Buy Back – Operation involving CIA front Pacific Seafood Company. Drugs are packed in shrimp containers and shipped to various points in the U.S. This is a joint DEA-CIA operation.

ADDITIONAL CIA DRUG SMUGGLING OPERATIONS:

Operation Indigo Sky – Massive CIA heroin smuggling operation based in Lagos, Nigeria. Heroin is grown and processed in Nigeria, then shipped for packaging to Amsterdam, Netherlands. From there the heroin is shipped to Europe and various points in the U.S., including bonded warehouses on the East Coast and Boeing Field in Seattle.

Operation New Wave – CIA heroin smuggling operation based in Thailand. CIA front Van Der Bergen International is responsible for getting the drugs out of the Orient. Typically the heroin is smuggled aboard freighters and cruise liners heading from the U.S. Transshipment points in the U.S. include San Diego, San Francisco, Seattle and Los Angeles. Other operations include: Operation Short Field * Operation Burma Road * Operation Morning Gold * Operation Backlash * Operation Triangle.

source: http://nstarzone.com/DRUG.html

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FRANCE (Métropole lilloise): un très important trafic de cocaïne et d’héroïne démantelé

C’est l’un des plus gros coups de filet anti-drogue de ces dernières années sur la métropole lilloise.

La police judiciaire de Lille a interpellé seize personnes impliquées dans un trafic de cocaïne et d’héroïne, dont l’homme à la tête de ce réseau qui sévissait notamment dans les quartiers de Fives et Moulins.

Ce dernier, âgé de 42 ans, était fiché au grand banditisme. Il a été arrêté alors qu’il revenait de Belgique avec quinze kilos de cocaïne ainsi que de l’héroïne.

DOUANE FRANÇAISE (BSI de Romans-sur-Isère): convoi de 3 véhicules intercepté au péage de Valence sud sur l’A7

Dans l’un des trois véhicules, les douaniers ont découvert 55 kilogrammes de haschis.

Un Sayoyard d’une trentaine d’années et deux Espagnols de 60 et 30 ans, ont été interpellés.

FRANCE (Clisson): un homme arrêté pour trafic de cocaïne dans le vignoble

Les gendarmes de Clisson ont interpellé un habitant de Saint-Lumine-de-Clisson, près de Nantes, lundi 9 octobre. Il est suspecté d’être à la tête d’un trafic de cocaïne sur le vignoble clissonnais depuis plusieurs années.

Lire la suite

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/clisson-un-homme-arrete-pour-trafic-de-cocaine-dans-le-vignoble-5302839

FRANCE (Trafic de cannabis): un tentaculaire réseau de blanchiment démantelé

La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) vient de donner un sérieux coup d’arrêt au blanchiment d’argent provenant du trafic de résine de cannabis.

Un vaste réseau de « collecteurs et blanchisseurs » d’espèces a été démantelé la semaine dernière aux quatre coins de la France avec l’interpellation de 23 suspects.

Des donneurs d’ordre sont soupçonnés d’avoir blanchi 32 millions d’euros issus d’un trafic via un système illégal de changes et de revente de voitures.

LIRE la suite

http://www.lepoint.fr/faits-divers/trafic-de-cannabis-un-tentaculaire-reseau-de-blanchiment-demantele-11-10-2017-2163551_2627.php

UK: la banalité de la cocaïne.

Gordon Ramsay prétend que l’usage de cocaïne est devenu si banal que les convives lui ont même, parfois, demandé de saupoudrer de la cocaïne sur leurs puddings.

Aujourd’hui Gordon Ramsay nous avertit que l’utilisation de la cocaïne dans son secteur d’activité est «hors de contrôle».

J’ai vu de la cocaïne assez tôt dans ma carrière. Je l’ai servi. J’en ai reçu‘, a déclaré Gordon. On m’a demandé de la cocaïne au-dessus des soufflés, de la mettre en sucre glace … de la coke partout. …

Ça échappe à tout contrôle.

Speaking to Radio Times ahead of his upcoming documentary about the production of the drug, Ramsay said: « When dessert arrived the couple came to me and said, ‘Look, everyone on the table is happy you’re here, but can you make a soufflé like never before and combine icing sugar with coke and dust it?’

ITALIA (operazione « La Romana- Fireman »): sequestrati 500 chili di cocaina

Cocaina purissima dalla Bolivia a Milano Malpensa “passando” per Roma. Collettore della droga da smerciare in tutt’Italia una potentissima ‘ndrina calabrese, la famiglia Alvaro. Fra i vertici dell’organizzazione criminale il capo dei capi degli “Irriducibili”, la tifoseria ultrà della Lazio, Marco Turchetta, 54 anni, amico fraterno dell’ultrà biancoceleste Fabrizio Piscitelli, per la curva nord” Diabolik. Già arrestato per narcotraffico nel 1998, Black Beach e nel 2003, quando ha visto gli agenti della Dia li ha accolti con la solita battuta: “Non avete mandato Richy Memphis?” riferendosi alla fiction televisiva “Distretto di Polizia” ambientata nel suo quartiere, il Tuscolano, Roma. Nomi eccellenti fra gli arrestati, soprattutto personaggi gravitanti, negli anni di piombo, nel sottobosco criminale della destra eversiva romana.

Come Michele Andolfo, classe 1958. Michele “il Gufo” nato a Messina, passato per Ostia Lido, grazie al lavoro come addetto ai bagagli a Malpensa si era rifugiato nel capoluogo lombardo abbandonando i “camerati” lidensi vicini ai Nar di Valerio “Giusva” Fioravanti per abbracciare nuovi ideali, quelli legati ai grandi cartelli produttori di coca. Con lui l’amico Maurizio Bianco, 57 anni. Nella vecchia “batteria” di trafficanti legati a Turchetta altri personaggi “eccellenti”, si fa per dire: come Benedetto Ceraulo e Orazio Cicala, gli esecutori materiali dell’omicidio di Maurizio Gucci, lo stilista ucciso nel ’95 a Milano su mandato dell’ex moglie Patrizia Reggiani. Cinquecento i chili di polvere bianca sequestrati, 19 trafficanti arrestati.

Ancora latitante, invece, uno sbirro infedele, Santos Medina Familia detto “er Banana” perché nascondeva la droga nei carichi di frutta. Alto ufficiale della Policia Nacional in servizio all’aeroporto “La Romana”, nella Repubblica Domenicana, Medina, con il compito di controllo sull’immigrazione e, soprattutto, quello di stivare la droga nei container. A coordinare il Gico, Gruppo Investigativo Criminalità Organizzata della Guardia di Finanza, la squadra mobile di Roma, gli agenti del commissariato Fidene – Serpentara e i baschi verdi di Milano Malpensa il procuratore della Direzione Antimafia della capitale, il pm Michele Prestipino. Secondo gli inquirenti sarebbe un broker, Mauro De Bernardis, il cervello del gruppo criminale che importava da Santo Domingo quantità industriali di coca.

De Bernardis è il collegamento in grado di trattenere i difficili rapporti tra gruppi di finanziatori delle partite di droga e produttori domenicani. In manette, tra gli altri, quattro dipendenti dell’aeroporto di Milano Malpensa fra i quali Andolfo il “Gufo”. Cocaina a fiumi quella nascosta nei container che partivano da Santo Domingo. La coca diretta a Cagliari e allo scalo milanese veniva nascosta nelle stive degli aerei o negli “ake” del catering passeggeri. Arrivata in Italia, grazie agli aeroportuali infedeli di Malpensa, veniva ritirata da componenti dell’organizzazione. Questi ultimi la nascondevano in doppifondi ricavati in auto prese a noleggio e con queste la portavano a destinazione.

I sequestri che hanno fatto partire le indagini: il 31 maggio e il 16 agosto del 2015, a Malpensa, di 32 chili e mezzo e 18 chili e mezzo di cocaina provenienti da “La Romana”. Indagini difficili quelle portate avanti per oltre due anni dagli uomini migliori delle Fiamme Gialle e della “mobile” capitolina, spesso incentrate su intercettazioni impossibili, telefoniche e, soprattutto, ambientali. Grazie a queste viene alla luce la cosca Alvaro di Sinopoli, Reggio Calabria, principale committente della droga. In una prima fase, autunno 2013, la polizia individua Turchetta, De Bernardinis e Sandro Zumpano, oggi passato a miglior vita, come i “cavalli” di un grosso carico, 35 chili di coca, 20 di marijuana, dieci di hashish. Da questo primo sequestro i poliziotti arrivano a intercettare nel porto di Cagliari ben 252 chili di cocaina nascosta in un container imbarcato su una motonave partita dal porto domenicano di Caucedo. Tempo un mese e la polizia caraibica trova altri 53 chili di coca su un aereo in partenza da “La Romana” e diretto a Milano-Malpensa.

Collaboratori del broker sono Bianco e Claudio Chigarelli, dell’Infernetto. La banda effettua varie operazioni via aerea e via mare, tra i Caraibi e il Belpaese, due di queste grazie a una potente rete di narcotrafficanti centroamericani in grado di garantire la fornitura costante di droga. Passa un anno ed è la Finanza a bloccare un altro carico di roba: 76 chili di polvere della miglior qualità, ben nascosti (ma nemmeno troppo) su un volo proveniente sempre da “La Romana” e arrivato a Malpensa.

È il Gico diretto dalla Dia di Reggio Calabria a mettere in collegamento il carico alla ‘ndrina di Vincenzo Alvaro, 45 anni, Francesco Forgione, 39 anni, Angelo Romeo 44 anni di Sinopoli e Davide Maria Boncompagni, 49 anni di Roma, in contatto diretto con il broker romano. Romeo viene arrestato a Milano nel maggio 2016 perché appartenente a una cellula ‘ndranghetista operante a Gioia Tauro e latitante da un anno. A “tradirlo” un falsario pasticcione: fermato per un controllo alla stazione centrale, Romeo mostra documenti falsi. Mossa che non solo gli vale l’arresto ma anche la scoperta del suo covo milanese. In manette, infine, due cittadini domenicani residenti a Rovigo, Rony Berroa Telleria e Rosa Angelica Zarzuela Rivas, 48 e 47 anni, in collegamento con il “Banana”. Grazie al broker romano la droga passava indenne dal porto di Cagliari. Fondamentale la complicità dei fratelli Francesco e Davide Carta, 42 anni, di Giovanni Piero Falconi 46 anni e di Paolo Montisci, 41 anni. Tutti, tranne Davide Carta, arrestati. Il broker garantiva, inoltre, l’immunità per i carichi di droga in arrivo via aerea a Milano, grazie alla connivenza garantita da un gruppo di dipendenti aeroportuali infedeli: Michele Andolfo, Ivano Cabrini, Roberto Nicolini e Pierluigi Maino, rispettivamente 59, 52, 62 e 44 anni.

Per dare un’idea dell’operazione solo oggi sono stati impegnati 200 agenti della Guardia di Finanza e della polizia di Stato a Roma, Civitavecchia, Fiumicino, Anzio, Badia Polesine, Rovigo, Olbia, Sassari, Desulo, Fonni, Orgosolo, Nuoro, Reggio Calabria, Siracusa, Massa e Cozzile, Potenza, Varallo Pombia, Novara, Angera e Gallarate, Varese, Castano Primo e Milano.

http://m.ilgiornale.it/news/2017/10/10/roma-sequestrati-500-chili-di-cocaina-19-arresti/1451149/

FRANCE: 700 kg de cannabis saisis et des caïds du trafic de drogue arrêtés par les gendarmes

654 kg de résine de cannabis, 43 kg d’herbe, 40 000 € d’argent liquide mais aussi des armes…

Tel est le bilan de l’interception de deux convois, jeudi et vendredi. Au terme de 14 mois d’une enquête menée à plein temps par dix militaires, sur commission rogatoire de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Bordeaux, onze personnes ont été interpellées, mises en examen et placées en détention.

Tout commence jeudi à Portet-sur-Garonne lorsqu’un convoi en provenance du Maroc via Gibraltar et l’Espagne, formé de trois véhicules,o s’arrête pour décharger sa marchandise. Avec l’appui d’un hélicoptère, du groupe observation et surveillance spécialisé dans les filatures, du GIGN et l’ensemble des services du groupement de gendarmerie 31, 321 kg de résine de cannabis et 43 kg d’herbe sont saisis. Quatre personnes, à bord des puissantes voitures sont interpellées.

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http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/10/2662512-700-kg-cannabis-caids-serres-gendarmes.html

FRANCE (Gironde): les gendarmes de la section de recherches de Bordeaux Bouliac ont saisi plus de 100 kilogrammes d’herbe de cannabis stockés compressés,

Quatre hommes ont été interpellés par les gendarmes girondins et placés en garde à vue après cette découverte dans un hangar du Créonnais.

Une nourrice chargée de garder un œil sur la marchandise, un chef d’entreprise d’import-export de drogue, des hommes de main et dealers… quatre individus ont été interpellés le week-end dernier dans le Créonnais. Les gendarmes de la section de recherches de Bordeaux Bouliac agissaient dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge bordelais.

Samedi, au cours de cette opération montée minutieusement, les enquêteurs ne s’y sont pas trompés. Plus de 100 kilogrammes d’herbe de cannabis stockés compressés, conditionnés dans un souci de gain de place et de facilité de transport ont été découverts dans un hangar surveillé.

lire la suite: http://www.sudouest.fr/2017/10/10/plus-de-100-kg-d-herbe-de-cannabis-retrouves-dans-un-hangar-du-creonnais-3849173-2849.php

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DOUANE FRANÇAISE (BSI de Dax – Landes): le fourgon jaune d’escorte de convoi exceptionnel immatriculé en Espagne était lesté de 374 kilos de cannabis

Jeudi dernier, les douaniers de la brigade de Dax (Landes) ont contrôlé sur une route départementale landaise une camionnette portant la mention « Convoi exceptionnel », avec bandes fluorescentes rouge et blanche règlementaires, ont indiqué mardi les Douanes dans un communiqué.

Le chauffeur de la fourgonnette immatriculée en Espagne, un Néerlandais résidant en Espagne, avait indiqué revenir à Mont-de-Marsan, après avoir escorté un convoi exceptionnel jusqu’à Irun (Espagne).

Les douaniers ont été intrigués par le fait qu’un caisson en bois, situé sous une couchette à l’arrière, n’avait pas de dispositif d’ouverture. Avec une caméra endoscopique ils ont pu y repérer des paquets, tandis qu’un chien anti-stupéfiants marquait un intérêt pour le caisson.

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FRANCE (Affaire François Thierry): l’ex patron de l’OCRTIS n’est plus OPJ

La procureure générale de la cour d’appel de Paris, Catherine Champrenault, a donc décidé de sanctionner François Thierry en lui retirant sa qualité d’OPJ.

Catherine Champrenaut reproche à Francois Thierry un«manque de loyauté» à l’égard de l’autorité judiciaire, des «négligences graves dans la surveillance des transports de quantités massives de stupéfiants», des agissements consistant à priver les autorités hiérarchique, disciplinaire et judiciaire de toute possibilité de contrôle, et par-dessus tout un «manque de professionnalisme et de discernement».

Catherine Champrenaut pense aussi que certains résultats judiciaires spectaculaires auraient conduit François Thierry à «s’installer et à se conforter dans un sentiment de toute puissance».

La sanction devrait faire l’objet d’un recours de la part de son avocat, Me Szpiner, devant la Cour de cassation, puis le cas échéant devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Maître Szpiner considère en effet que Catherine Champrenault, la procureure, est à la fois juge et partie dans ce dossier.

Quid de la responsabilité des magistrats qui autorisaient les livraisons surveillés de L’OCRTIS?

lire aussi: OCRTIS France: quel est le juge des libertés qui a avalisé la garde à vue fantôme de Sofiane Hambli?

ITALIE (Rome): Guardia di Finanza et Police arrêtent 19 membres de la N’drangheta

Dix-neuf arrestations et plus de 500 livres de cocaïne saisies par la police et la Guardia di Finanza à Rome pour le trafic de drogue contrôlé par le Ndrangheta.

L’organisation criminelle basée à Rome et ses filiales à l’étranger importaient de la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud et la distribuaient en particulier par l’Alvaro de Sinopoli (Reggio Calabria).

Source: AGI News