Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
20/11/2017 – 06h00 Saint-Avé (Breizh-info.com) – Depuis le début des années 2000, on assiste à l’explosion de la consommation de cannabis en France. Le coût sanitaire et économique n’est pas communiqué, si tant est qu’il y ait une volonté politique de le mesurer. Un fléau importé qui s’ajoute aux ravages de l’alcoolisme et même les dépasse.
Les hôpitaux psychiatriques s’en trouvent affectés, dont l’EPSM (établissement public de santé mentale) de Saint-Avé, dans le Morbihan, au centre d’un trafic de drogue dont nous avons été alertés et que nous avons pu vérifier.
Un constat
Il suffit de traverser le parc de l’hôpital pour observer le trafic illicite.
Il s’y déroule, désormais à peine dissimulé, et organisé en relation directe avec les quartiers « difficiles » de Vannes (Ménimur et Kercado) où des opérations de police ont gêné les affaires. On dit qu’ils’est déplacé à l’EPSM dont la réputation en la matière n’est plus à faire bien au-delà de ses murs.
Le commerce se déroule derrière les bosquets, devant le garage mais aussi derrière la cafétéria à quelques mètres du panneau d’information sur la vidéo-surveillance du site, solution prétendument efficace à la sécurité et au trafic de drogue. Il s’en vend même sous les fenêtres des services et jusque dans les services d’hospitalisation.
Les personnes hospitalisées et leur famille témoignent. Des patients ont peur, se plaignent de menaces, de subir harcèlement et pressions pour consommer des toxiques, pour en introduire dans les unités de soins, pour en dissimuler dans leur chambre. Certains se plaignent d’être incommodés par la fumée ou l’odeur du cannabis jusqu’en dehors des espaces fumeurs. Certains revendeurs tentent de s’imposer à la concurrence. Des trafiquants étrangers à l’hôpital y entrent avec leurs véhicules, sous les caméras de vidéosurveillance, et y stationnent à proximité de la cafétéria pour se livrer à leur commerce en toute impunité.
Leurs voitures sont identifiées. L’observation n’est pas nouvelle, puisque des témoignages rapportaient déjà une grande variété de toxiques dans certains coffres.
Une famille s’est plainte qu’un proche malade était devenu toxicomane lors d’une hospitalisation à l’EPSM. Une autre ironise sur les pancartes de la campagne d’incitation à l’arrêt du tabac.
Treize personnes suspectées d’être impliquées dans un vaste trafic de drogue ont été interpellées mardi dernier dans l’Est de la France.
Plusieurs centaines de milliers d’euros en liquide et des véhicules de luxe ont été saisis.
Ce sont des individus présentés comme étant particulièrement « dangereux » qui ont été interpellés dans les départements des Vosges et de la Meurthe-et-Moselle. Treize personnes suspectées d’être impliquées dans un vaste trafic de stupéfiants ont été arrêtées et placées en garde à vue, mardi, par les policiers du SRPJ de Nancy, de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) des Vosges et du groupe d’intervention régional (GIR) de Lorraine, apprend 20 Minutes de source policière.
Les hommes du Commandant de Brigade des Stupéfiants Mamoutou Togola viennent de mettre hors d’état de nuire un grand bandit spécialisé dans le trafic des stupéfiants. M. Aly Sabara a été arrêté le 04 novembre dernier avec 500 kg de Cannabis destiné au marché malien.
Depuis quelques temps, les limiers du Commandant de Brigade des Stupéfiants sont en train d’enregistrer des exploits dans l’exécution de leur mission. Le dernier en date remonte seulement au 04 novembre 2017. Date à laquelle, ils ont mis la main sur un des gros trafiquants de Cannabis.
Une tonne serait en permanence disponible, et de cinq à dix tonnes seraient importées chaque mois.
Au premier étage du commissariat du 9e arrondissement de Lyon, il n’est pas rare de voir un dealer de quartier, arrêté par les policiers, réclamer la restitution de son stock de cannabis en sortant de garde à vue. « Ils ne doutent de rien, ils ont l’impression que le shit fait partie de leur fouille, il faudrait leur rendre ! », raconte un officier du groupe d’enquêtes antidrogue (GEAD). L’anecdote en dit long sur la banalisation du cannabis. Alors que l’instauration d’une amende pour réprimer l’usage de cannabis est une option qui séduit le gouvernement pour alléger le travail de la police et de la justice, Le Monde a souhaité dresser un état de lieux de l’impact de sa consommation à l’échelle d’une grande ville.
En traversant l’agglomération lyonnaise, il suffit de lever les yeux et de humer l’air pour se rendre compte à quel point cette substance illicite flotte massivement dans le paysage urbain….
Vendredi 17 novembre, quatre trafiquants de drogues ont été jugés au tribunal correctionnel de Nouméa. D’origines lituanienne et lettone, ils avaient été arrêtés au large des Tonga avec à bord de leur navire 1400 kg de cocaïne pure.
La drogue avait été saisie sur un voilier Afalina, en haute mer, au large des îles Tonga.
Son équipage, composé de quatre hommes de nationalité lituanienne et lettone âgés de 19 à 41 ans, était étroitement surveillé par les autorités françaises, puis avait été arrêté le 27 juillet dernier.
Vendredi 17 novembre, les prévenus jugés pour trafic de stupéfiants ont été jugés par le tribunal correctionnel de Nouméa. Le capitaine de l’Afalina a écopé de sept ans de prison avec maintien en détention, les trois marins ont, eux, été condamnés à six ans de prison et dix ans d’interdiction de territoire français.
L’opération réalisée par l’armée de terre appuyée par 4 hélicoptères de l’armée de l’air a permis la saisie de 450 kilos de feuille de coca hachée, de 10 kilos de cocaïne en cours de traitement, de 2.341 de chlorhydrate de cocaïne et de détruire un laboratoire installé sur le territoire de la municipalité de Tumaco à la frontière avec l’Équateur.
Agentes de la Policía Nacional, de manera conjunta con funcionarios del Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y la Policía Judiciaria de Portugal, han desarticulado una organización de narcotransportistas dedicada al tráfico de fardos de hachís entre España y Portugal.
En esta operación han sido incautadas más de cuatro toneladas de hachís y se ha detenido a 19 individuos, catorce de ellos han ingresado en prisión, que utilizaban embarcaciones semirrígidas dotadas de motores de gran potencia para transportar la droga desde la costa oeste de Marruecos hasta la zona occidental de Huelva y la región portuguesa del Algarve.
La investigación se inició cuando los agentes detectaron la existencia de una organización criminal que se estaría dedicando al transporte a gran escala de hachís, para lo cual utilizaban embarcaciones semirrígidas dotadas de motores de gran potencia, entre la costa oeste de Marruecos hasta las proximidades de la costa portuguesa o española en pocas horas. La red estaba liderada por un español y tenía una estructura perfectamente organizada, con jerarquía y reparto específico de tareas.
En agosto de 2016 los agentes descubrieron que los narcotraficantes disponían de una embarcación semirrígida en el Puerto Deportivo de Vilamoura (Portugal). A partir de ese momento se desarrolla la investigación conjuntamente con la Policía Judiciaria de Faro, para tratar de identificar y detener a todos los miembros de este entramado.
1.979 kilos de hachís en Ayamonte
Meses más tarde se realizó una primera actuación en la zona de caños de Canela, en la localidad onubense de Ayamonte, en la que los agentes se incautaron de 1.979 kilogramos de hachís, distribuidos en 61 fardos, en el momento en el que eran fondeados, tras producirse un trasvase de la mercancía desde la embarcación investigada a dos lanchas menores.
En el mes de junio los investigadores tienen noticias de que uno de los pilotos de la organización se había desplazado hasta la localidad de Quarteira (Portugal) para llevar a cabo los preparativos necesarios en la embarcación con el propósito de realizar un nuevo transporte de sustancias estupefacientes. Uno de los trámites que realizan es una prueba de navegación en mar abierto y el reportaje de la embarcación con mil litros de combustible, lo que hace sospechar a los investigadores que en cuestión de horas se va a llevar a cabo un envío de mercancía ilícita desde Marruecos a la costa de Huelva o el Algarve portugués.
2.100 kilos de hachís y 7 detenidos
Días más tarde la embarcación sale del Puerto Deportivo de Vilamoura con dos tripulantes. En coordinación con la Policía Judiciaria de Faro se llevó a cabo un dispositivo para la localización de la embarcación cargada, para lo que contaron con el apoyo de la Unidad Nacional de Combate del Tráfico de Sustancias Estupefacientes de la Policía Judiciaria, la Unidad de Control Costero de la GNR y la Fuerza Aérea portuguesa. Cuando la embarcación alija en una playa de la localidad de Sagres (Portugal) los agentes detienen a siete personas, de origen portugués, en el momento que alijaban 2.100 kilogramos de hachís repartidos en numerosos fardos, que habían sido descargados de la embarcación momentos antes.
12 detenidos más, entre ellos el líder
Finalmente se detiene al máximo responsable del grupo, junto con once componentes más. En total la operación se ha saldado con la detención de 19 personas y la incautación de 4.079 kilos de hachís. Además, se ha intervenido una embarcación semirrígida con dos motores fuera borda, dos embarcaciones de recreo, 88.625 euros en efectivo, tres vehículos, dos motos náuticas, dos motocicletas, gran cantidad de medios de comunicación, entre los que se incluyen teléfonos satelitarios, dos balizas de seguimiento y localización y documentación en la que se recoge la contabilidad.
En novembre 1992, le pilote Raymond Boulanger et ses trois complices s’envolent, à partir de la Colombie, à bord d’un Convair 580 chargé de 4000 kg de cocaïne. Au terme d’une longue poursuite aérienne, le pilote pose son avion à Casey, en Haute-Mauricie. La drogue est saisie et les trafiquants arrêtés. Retour sur l’une des plus importantes tentatives d’importation de stupéfiants au Canada.
Algunos de los vehículos incautados en los allanamientos realizados por Gendarmería. Foto: Ministerio de Seguridad
La caída de una importante organización narco expuso en un mismo operativo varios de los principales temores locales sobre la expansión de esa clase de grupos criminales.
Uso habitual de avionetas para el transporte de drogas cada vez más lejos de la frontera norte, transformación de la ruta de contrabando de marihuana en un sostén logístico para el tráfico de cocaína, grupos de protección de las zonas de acopio sustentados en armas largas y vínculos directos entre bandas transnacionales que buscan ganancias en el mercado europeo con los proveedores narcos del conurbano.
El denominado Operativo Quijote puso en evidencia que esos riesgos proyectados por especialistas antidrogas ya son una realidad local.
Les douaniers auvergnats ont découvert le 16 novembre près d’une tonne de cannabis. L’information du journal La Montagne révèle que la drogue était cachée dans un camion intercepté au niveau du péage de Montmarault (Allier) sur l’A71.
Par F3 Auvergne
Publié le 17/11/2017 à 10:21
Les douaniers auvergnats ont découvert le 16 novembre près d’une tonne de résine de cannabis. L’information du journal La Montagne révèle que la drogue était cachée dans un camion intercepté au niveau du péage de Montmarault (Allier) sur l’A71.
Le camion qui venait d’Espagne transportait des gravats. La benne du véhicule avait été aménagée pour dissimuler cette importante quantité de drogue.
L’affaire a été confiée à la JIRS basée à Lyon (Rhône). La Juridiction Interrégionale Spécialisée intervient notamment dans les dossiers complexes du trafic de stupéfiants.
L’Albanie du premier ministre social-démocrate Edi Rama a longtemps fait figure de « bon élève européen » dans les Balkans. Mais depuis 2014, la production et le trafic de drogue explosent, pesant près d’un tiers du PIB.
Les Occidentaux haussent le ton face aux scandales à répétition qui impliquent le pouvoir et tous les partis.
Tirana (Albanie), envoyés spéciaux.– Lundi 16 octobre à l’aube, la police de Catane, en Sicile, lance un coup de filet contre un gang albanais. La bande contrôlait un vaste trafic d’armes et de drogue, qui a généré un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros ces quatre dernières années.
Sept individus sont interpellés et un vent de panique balaie rapidement le gouvernement albanais.
Près de quatre tonnes de cocaïne d’une valeur estimée à plus de 100 millions d’euros ont été saisies en Espagne et au Maroc lors d’une opération internationale, a annoncé vendredi le ministère espagnol de l’Intérieur. Quarante personnes ont également été arrêtées.
Lors de cette opération, entamée en 2016, la Garde civile a saisi 1,3 tonne de cocaïne et plus de 13 millions d’euros (environ 15 millions de francs) en liquide en Espagne, a expliqué le ministère dans un communiqué. La Direction générale de surveillance du territoire (DGST) marocaine a de son côté saisi 2,6 tonnes de cocaïne. L’agence antidrogues américaine (DEA) et les polices allemande et italienne ont également participé à l’opération.
Cela a permis, selon le ministère espagnol, de « démanteler une importante organisation criminelle basée en Espagne et au Maroc et dirigée depuis le Venezuela par un citoyen espagnol qui est recherché ». L’argent tiré des ventes de drogue était envoyé au Venezuela à travers des « personnes avec peu de moyens économiques », qui « cachaient l’argent dans leurs bagages ».
Trente-quatre hommes et six femmes, de nationalités espagnole, britannique et marocaine, ont été arrêtés au Maroc et en Espagne. Un Espagnol a également été arrêté en Allemagne, alors qu’il « tentait de fuir au Venezuela ». Selon le communiqué du ministère espagnol, il était basé à Francfort et est accusé d’avoir blanchi de l’argent en vendant et achetant des véhicules.
Un trafiquant de drogue qui conditionnait sa résine de cannabis sous forme de coeurs n’a pas ému la justice du Kirghizstan qui l’a condamné vendredi en appel à treize ans de prison.
La Guardia Civil de España, junto con policías de Alemania, Italia, Marruecos y la Oficina Antidroga de EEUU, la DEA, desmantelaron una organización internacional dedicada al tráfico de cocaína, con 40 detenidos en España y Marruecos y la intervención de 4 toneladas de droga entre ambos países.
Los arrestados, 34 hombres y 6 mujeres, son de nacionalidad española, británica y marroquí y trabajaban para una organización principal asentada en Venezuela, según informó hoy la Guardia Civil.
Unidades del Servicio Nacional Aeronaval (Senan), logró el decomiso de 900 paquetes de droga durante una operación en el área de Santa Isabel en la provincia de Colón.
La sustancia ilícita se ubicó en una caleta con 36 bultos y una lancha.
A través de su cuenta de Twitter, el Ministerio Público (MP), publicó que « en las últimas 24 horas las Fiscalías de Drogas han logrado incautar más de dos toneladas de sustancias ilícitas ». Por este hecho no se conoce detenciones, se mantienen operativos en el lugar.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères a accusé vendredi à Madrid le Hezbollah de prendre le Liban en otage, utilisant ses ports pour le trafic de drogue et ses banques pour blanchir l’argent.
« Il n’est pas possible qu’une milice armée opère en dehors du contrôle du gouvernement », a déclaré le ministre saoudien Adel al-Jubeir après une rencontre avec son homologue espagnol Alfonso Dastis. « Nous voyons le Hezbollah utiliser le système bancaire libanais pour blanchir de l’argent, les ports du pays pour le trafic de drogue, nous le voyons mener des activités terroristes et s’ingérer en Syrie, à Bahreïn et au Yémen », a-t-il affirmé.
Une nouvelle vague d’interpellations a été menée, cette semaine, par la police judiciaire de Lille…
Jeudi, cinq trafiquants de drogue présumés, trois hommes et deux femmes, ont été mis en examen et écroués a-t-on appris, vendredi, de source policière. Cela porte à treize le nombre de placements en détention des membres d’un même réseau « extrêmement actif » travaillant, notamment, à Lille et s’approvisionnant en Belgique.
Tous résidaient dans le quartier de Fives
L’opération, menée par la police judiciaire (PJ) de Lille, a commencé, mardi. …
Comment des lance-roquettes prêts à tirer, comme ceux saisis par la police le 8 novembre, peuvent-ils atterrir dans un garage, à Lucé, entre les mains de trafiquants de drogue ?
La délinquance n’échappe pas aux évolutions sociologiques et géopolitiques. Au contraire même. Un juge d’instruction, aujourd’hui spécialisé dans le terrorisme, mais passé par les affaires de drogue et de braquages, explique comment la délinquance aussi a changé de siècle : « Aujourd’hui, tous les trafics sont liés ».
Les milieux du terrorisme, du grand banditisme et des trafiquants de drogue, qui s’ignoraient, se sont croisés, puis ils sont très vite devenus poreux, voire même interdépendants
Invité de franceinfo, Fabrice Rizzoli, spécialiste du crime organisé, est revenu sur le parcours de l’ancien chef de la Cosa Nostra, mort vendredi, en prison.
Il rappelle que « les mafieux italiens ne sont rien sans leurs complicités politiques« .
Salvatore « Toto » Riina, lors d’un procès, en Italie, dans les années 1990. (AFP)
Salvatore Toto Riina est mort vendredi 17 novembre. L’ancien chef suprême de Cosa Nostra était emprisonné depuis son arrestation en janvier 1993. Invité de franceinfo vendredi 17 novembre, Fabrice Rizzoli, spécialiste de la mafia italienne et du crime organisé, revient sur le parcours de l’un des parrains les plus redoutés de l’histoire de la mafia sicilienne.
franceinfo : Toto Rina nous replonge dans l’Italie des années 80-90, était-ce le parrain par excellence ?
Fabrice Rizzoli : Vous avez raison, c’est surtout l’histoire de l’Italie qui remonte à nous, l’histoire de 50 ans de gouvernance de la démocratie chrétienne qui, en fait, s’est servie des mafias pour évincer les communistes et faire une certaine politique. Toto Rina prend le pouvoir en 1982 et, pendant dix ans, va commettre, commanditer 1 000 assassinats. Il a 120 condamnations aujourd’hui. En 2012, il a encore été condamné à vie pour un assassinat à Milan il y a trente ans.
Comment a-t-il fait pour avoir autant de pouvoir et aussi longtemps ?
Précisément parce que les mafieux italiens ne sont rien sans leurs complicités politiques. Bien qu’il [Toto Rina] était un paysan de Corleone, d’une famille pauvre, il avait déjà un oncle dans la mafia. Une fois passé le vol de bétail, il est rentré dans le business de l’économie légale du bâtiment puis le trafic de drogue. Il est surtout devenu indispensable aux politiciens pour gouverner d’abord la Sicile puis un peu le reste de l’Italie pour que la démocratie chrétienne reste au pouvoir. Comme par hasard, il est arrêté en 1993, une fois que le mur de Berlin est tombé, quand toute cette période s’est finie, quand on avait plus besoin de lui, quand la démocratie chrétienne n’existait plus. Il était totalement protégé. Il avait déjà été arrêté dans les années 60. Il a fait sept ans de prison à l’âge de 18 ans. A plus de 20 ans, il a fait encore plus de six ans de prison, mais il n’est pas condamné en 1969 à Bari lors de son procès, car les témoins ont été achetés. C’est ce qui me fait dire qu’à l’époque c’était possible parce qu’on avait besoin de lui. A partir de la fin des années 80, ses protections sont tombées et il est parti pour 30 ans de prison et c’est une autre mafia qui arrive au pouvoir.
Toto Riina doit-il sa chute à sa cruauté ?
Je n’y crois pas car sa cruauté était déjà énorme dans les années 80. Il posait des bombes pour tuer des magistrats, il faisait tuer ses victimes une demi-heure avant le journal télévisé, car il savait que la mort d’un rival allait être repris en boucle. Et comme la violence est un langage, tout le monde savait que le chef de Cosa Nostra avait fait tuer untel. Il avait déjà fait tuer des fils de repentis. Mais c’est vrai que les assassinats [des juges antimafia Giovanni] Falcone et [Paolo] Borsellino à la bombe ont eu un retentissement énorme. Je crois que c’était la fin d’une histoire, la fin de la démocratie chrétienne qui est restée au pouvoir pendant des années. La magistrature a démontré que [Giulio] Andreotti, [qui a été notamment président du Conseil], l’homme le plus puissant de la première République italienne était complice de la mafia. C’est écrit dans une décision de justice.