NARCOTRAFIC MARITIME: évolution des techniques de transport

Narco Sub developments and trends
At the end of December 2017 the US Coast Guard cutter Steadfast returned from a 50 day deployment to the Eastern Pacific off the Mexican and Central American coasts where she intercepted five separate drug-smuggling vessels. One of those vessels, intercepted on the 30th November with just over 1.5 tons of cocaine on board, was a so-called « Narco Sub »:

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http://www.hisutton.com/NarcoSub_03-2018.html

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PANAMA: saisie de plus de mille 700 paquets de cocaine

Les autorités panaméennes ont annoncé aujourd’hui avoir saisi 1 770 colis de cocaïne dans la baie de la capitale panaméenne, dans un bateau dont les deux membres d’équipage de nationalité colombienne ont été arrêtés.

La drogue a été interceptée dans la baie de Panama « dans le cadre d’une opération de renseignement coordonnée » avec le ministère public, a indiqué la police nationale sur son compte Twitter.

Le Bureau du Procureur a précisé dans un bref communiqué que la confiscation avait été effectuée après la poursuite par la police du navire « Leydis », tenu par les deux colombiens, dont les identités n’ont pas été divulguées.

Source: latribuna

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CHINE: arrestation de six suspects accusés de trafic de drogue

KUNMING, 24 juin (Xinhua) — La police dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest) a placé en garde à vue six suspects accusés de trafic de drogue et a saisi 82 kilos de drogues.

A la mi-mai, la police du district autonome Dai et Yi de Jinggu a reçu une information selon laquelle des trafiquants de drogue prévoyaient de se livrer à un trafic de stupéfiants en provenance de l’étranger vers la province chinoise du Hunan, via le Yunnan.

La police a arrêté deux suspects dans un hôtel le 24 mai, et a découvert 16 blocs d’héroïne et 23 sacs de méthamphétamine, pesant au total 36 kilos. La drogue était cachée dans un camion stationné dans un garage dans le district autonome Lahu de Lancang, a précisé la police de Jinggu.

Lors du deuxième cycle d’opérations lancé le 16 juin, la police a trouvé 45,8 kilos de méthamphétamine dans un logement loué dans le même district. Quatre autres suspects ont été arrêtés.

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http://french.xinhuanet.com/2018-06/24/c_137277597.htm

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BRASIL: incautaron 448 kilos de cocaína escondidos en un bloque de hormigón para casas prefabricadas

La Policía Federal de Brasil incautó 448 kilos de cocaína que habían sido escondidos dentro de un bloque de hormigón usado en la construcción de casas prefabricadas.

La carga era transportada en un camión que fue detenido por las autoridades en una carretera del sur del país, a la altura de la ciudad de Santiago, a unos 400 kilómetros de Porto Alegre y próxima a la frontera entre Brasil y Argentina.

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https://www.infobae.com/america/america-latina/2018/06/24/

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COLOMBIE: saisie d’une tonne de coke destinée au marché européen via le port d’Anvers en Belgique

Une tonne de chlorhydrate de cocaïne dissimulée dans un conteneur chargé de fruits a été saisie par la police antinarcotique lorsque le camion porte-conteneur entrait dans le port de la ville.

Le véhicule avait quitté Bogotá avec une cargaison de groseilles à maquereau et de gulupa . (herbe médicinale) et, selon la police, pendant le voyage, plusieurs cartons ont été contaminées par la cocaïne .

Lors de l’examen de la documentation de la cargaison, présentée par le conducteur, il a été noté que le conteneur était destiné à Anvers, en Belgique.

Source: Elherald.co

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COKE en STOCK (CLXXXVI): l’installation progressive des trafiquants brésiliens au Paraguay

La frontière était en ébullition depuis des années maintenant avec le trafic de drogue.

Pas de trafics sans violences, devenues incontrôlables dans la région. Un trafic à la base d’objets électroniques sur lequel est venu se greffer celui de la coke. C’est le journaliste Christopher Chriv qui restitue ici clairement le problème avec une description assez apocalyptique de Curuguaty, à 250 km au nord-est d’Asuncion, là où des heurts avec la police avaient fait 16 morts, en juin 2012, dont 7 policiers.

« Située à l’est du pays, à la triple frontière entre le Paraguay, le Brésil et l’Argentine, près des célèbres chutes d’Iguaçu, la ville était considérée jusqu’en 2007 comme le troisième centre commercial mondial après Hong-Kong et Miami. La ville est un immense marché à ciel ouvert, bâti depuis 1957 par plus de 70 nationalités venues y tenter leur chance. Les « shopping center » sont partout ; certains ont des caractères coréens, ourdous, russes pour devanture ; d’autres s’appellent « Monte Carlo », « Jebai », ou « Vendôme ». Apple, Chanel, Sony, Dior, ont là-bas des boutiques officielles – mais les contrefaçons et les produits piratés sont également légion lorsqu’on écume les étalages des petits marchands, qui ont colonisé les trottoirs du centre-ville. Ici, tout se trouve, et tout se vend ».

« Les clients viennent de tout le continent mais les Brésiliens sont, de loin, les plus nombreux. « Un reflex Canon est taxé à 40 % à Rio mais il n’est ici taxé qu’à 5 % ! » s’enthousiasme un client. Comme lui, environ 20 000 visiteurs traversent chaque jour la frontière pour acheter des produits 30 à 50 % moins chers dans cette immense zone franche, qui a généré plus de 12 milliards de dollars en 2010. Le Brésil a réagi en interdisant les importations d’une valeur supérieure à 300 dollars par mois et par personne ; mais la mesure a surtout fait exploser le marché de la contrebande, devenu la grande spécialité de la ville. Vers 14h, on peut ainsi voir des sacoleiros s’affairer dans tous les centres commerciaux de Ciudad del Este pour proposer leur service : faire passer illégalement les achats excédentaires de l’autre côté de la frontière, pour 100 000 guaranis (20€) par paquet. D’autres « spécialistes » peuvent également « remodeler » votre véhicule pour lui permettre de dissimuler des marchandises que l’on souhaiterait cacher aux douaniers ».

Une situation en forme de pétaudière qui fait du secteur une favela-bis : « Aujourd’hui, le Comando Vermelho prend petit à petit le contrôle de la ville de Pedro Juan Caballero. Sur les murs, les « CV » taggués en rouge ne souffrent d’aucune concurrence et « la ville devient petit à petit une favela de Rio », selon une épicière installée dans la ville depuis quarante ans. « Parfois, on les voit sur leurs pick-up, debout » ; l’impression qu’ils défilent en terrain conquis. La police est impuissante à les arrêter ; par manque de moyens et manque de volonté. Le Comando Vermelho est mieux équipé, mieux armé, mieux entrainé – et de leur propre aveux, il vaut mieux accepter les pots-de-vin que de vouloir jouer les héros. Le Comando verserait ainsi environ 5000 € par semaine aux autorités (policiers, douaniers, procureur, marine) pour avoir les mains libres. Et, pour éviter une répression qui serait lancée par un État forcé d’agir devant l’évidence, ils maintiennent un subtil équilibre entre corruption, discrétion, pressions sur la population, et « œuvres sociales ». Car le Comando sait que pour s’implanter durablement, il doit gagner les Paraguayens à sa cause ou les soumettre par la peur. Rénovations, investissements, création d’emploi, protection – comme il le faisait dans les favelas, le Comando soigne son image et prétend proposer une échelle sociale aux Paraguayens les plus démunis. Dans les faits, ces derniers sont souvent des soldats subalternes, presque vassaux, employés aux tâches les plus ingrates – mais entrainés au maniement des armes ».

Source:

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-clxxxvi-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-21/

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ALGÉRIE (Trafic de drogue): Ouyahia réclame la peine de mort contre les narcos

Le patron du RND Ahmed Ouyahia est revenu, ce samedi, sur l’affaire des 701 kg de cocaïne. Outre la lecture mettant en avant une agression et une tentative de déstabilisation, M. Ouyahia s’est distingué avec un appel qui sort du commun. Pour tout ce qui a trait au trafic de drogue, le patron du RND réclame la peine capitale.

S’exprimant en marge d’une conferance de presse ce samedi, le patron du RND s’est présenté comme le porte voix de sa formation politique en reclamant la peine de mort contre les trafiquants de drogue.

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https://www.algerie-focus.com/2018/06/trafic-de-drogue-ouyahia-reclame-la-peine-de-mort/amp/

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FRANCE (Cocaïne): à quand le test pour dépister les décideurs politiques et administratifs

En lisant le reportage consacré à William Sheller qui évoquait ses problèmes de santé, finissant pas avouer qu’il avait pris beaucoup de coke. ‘Je me suis bien poudré le nez dans les années 1960 et 1970‘.

Aujourd’hui, William a arrêté la drogue mais estime qu’il avait plus de talent auparavant. « C’est là qu’est le danger: j’étais réellement meilleur. C’est un stimulant psychique, intellectuel, physique. C’est comme les amphétamines, ça fait travailler le cerveau, et je trouvais vite les solutions aux choses. »

Doit-on faire passer un test à nos décideurs politiques et administratifs?

Il semblerait que cela n’intéresse personne, et pourtant, cela devrait être obligatoire.

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COLOMBIA (Antioquia): incautan cargamento de 746 kilogramos de cocaína del Clan del Golfo que sería enviado al exterior

En la vereda Salazar del municipio de Belmira, la Policía Antioquia adelantó un operativo, con información de inteligencia, en la que se evidenciaba que un vehículo que era conducido por un hombre de 48 años, transportaba camuflados en costales 746 kilogramos de clorhidrato de cocaína.

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http://www.wradio.com.co/noticias/regionales/antioquia-incautan-cargamento-de-cocaina-del-clan-del-golfo-que-seria-enviado-al-exterior/20180623/nota/3765843.aspx

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SANTÉ (haschisch): la consommation de cannabis altère le cerveau des adolescents

La consommation de cannabis précède les premiers troubles psychotiques chez l’adolescent, conclut une vaste étude canadienne menée à Montréal (Canada). Pendant quatre ans, plus de 3 700 collégiens de 13 ans ont répondu à un questionnaire régulier sur les troubles de la pensée qu’ils pouvaient avoir et leur degré de consommation de la drogue.

Une analyse statistique a permis de conclure que les symptômes psychotiques (entendre des voix ou voir des images, croire entendre les pensées des autres, etc.) apparaissaient en général après avoir pris l’habitude de fumer du cannabis, et augmentaient avec cet usage.

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https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/la-consommation-de-cannabis-altere-le-cerveau-des-adolescents_125191

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FRANCE (Chatellerault): leur train de vie somptueux les a trahi, mais ils restent libres en attente de jugement

L’enquête débute courant mars.

Lors d’un contrôle, les policiers sont amenés à fouiller un homme sur lequel ils trouvent 3700 euros en liquide. Rien d’illégal mais connaissant l’individu, déjà condamné pour trafic de drogue, ils s’en étonnent. L’homme repart libre mais les policiers flairent un trafic illicite.

Hôtels de luxe et voyage à gogo

Ils commencent donc à s’intéresser de très près à cet individu et découvrent qu’il mène un train de vie des plus luxueux : grands hotels, voyages en Espagne au Maroc, articles de luxe acheté comptant. L’homme est pourtant sans emploi.. L’enquête leur permettre de repérer un autre homme, également chatelleraudais et lui aussi déjà condamnés pour trafic de stupéfiant. Même train de vie pour cet homme officiellement déclaré comme auto entrepreneur avec un salaire de 1200 euros.

11 paires de chaussures de luxe d’une valeur de 10 mille euros

De fil en aiguille, les policiers découvrent l’origine des fonds qui permettent à ces deux hommes de vivre comme s’ils gagnaient chacun 20 mille euros par mois. La drogue bien sur. La belle vie pour le duo et pour leur complice s’est donc arrêté mardi dernier. Au domicile du second trafiquant présumé, les policiers ont découvert de nombreux objets de luxe et notamment onze paire de chaussures dont le prix total atteint les dix mille euros. Dans l’appartement de la revendeuse présumée, ou s’est déroulée l’interpellation, ce sont plus de 20 000 euros d’objets de luxe qui ont été trouvés et notamment des chaussures de marque Louboutin. Mais aussi un fusil à pompe.

Présentés au parquet de Poitiers vendredi à l’issue de leur garde à vue, tous les quatre ont été remis en liberté dans l’attente de leur comparution devant le tribunal correctionnel.

L’Etat de droit jusqu’à l’extase !

Source: Francebleu.fr

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ESPAÑA: desmantelan un laboratorio de aceite de hachís en Riba-roja

La Guardia Civil ha desmantelado un laboratorio en el que de producía aceite de hachís en una vivienda de una urbanización de Riba-roja de Túria. Además, durante esta operación, denominada « Canit », la Benemérita ha detenido a tres personas de nacionalidad italiana y española por supuestos delitos contra la salud pública y por defraudación de fluido eléctrico. Asimismo, los agentes se han incautado de los materiales que empleaban para la elaboración del aceite de hachís.

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https://www.levante-emv.com/comunitat-valenciana/camp-de-turia/2018/06/08/desmantelan-laboratorio-aceite-hachis-riba/1729121.html

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INDE: la police intercepte une cargaison de drogues dissimulée dans des ustensiles de cuisine

De la kétamine ainsi que de l’opium étaient dissimulés dans des casseroles indiennes.

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https://www.illicit-trade.com/fr/2018/06/inde-police-intercepte-drogue-dissimulee-ustensiles-cuisine/

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FRANCE (Val-d’Oise): Le juge est malade! Les narcos partent en ballade …

Les suspects devaient comparaître devant le tribunal correctionnel Pontoise de mardi à vendredi, aux côtés de quatre autres personnes, dans une affaire portant sur l’importation depuis les Pays-Bas de stupéfiants (cannabis, cocaïne, héroïne, kétamine, ecstasy) destinés à être vendus « dans le milieu festif de la région bordelaise », selon un communiqué remis à l’AFP.

Le procureur Eric Corbaux

Du coup, les sept hommes ont été placés sous contrôle judiciaire… « avec des obligations et interdictions strictes » (interdiction d’entrer en contact avec les coauteurs ou complices, obligation de pointer une fois par semaine au commissariat ou à la gendarmerie, interdiction de sortir du territoire), écrivent dans un communiqué commun la présidente du tribunal de grande instance (TGI) de Pontoise Gwenola Joly-Coz et le procureur Eric Corbaux, confirmant une information de la radio Europe 1.

Que des contraintes que les narcos chanceux vont respecter à la lettre, soyons en sûr!

Source: l’Express

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FRANCE (Bretagne): un vaste trafic de cocaïne entre Lannion, Guingamp et la Guyane démantelé

Dix personnes ont été interpellées mardi autour de Lannion et de Guingamp dans les Côtes-d’Armor.

Tous originaires de Guyane, elles sont soupçonnées d’un vaste trafic de cocaïne entre le département d’outre-mer et la Bretagne, rapporte Le Télégramme.

L’enquête, pilotée par la section de recherche de la gendarmerie de Rennes, a duré plusieurs mois.

Parmi les personnes arrêtées figurent trois mules, qui avaient ingéré trois kilos de cocaïne, ainsi que le commanditaire présumé, précise Ouest-France.

Les mules étaient pistées depuis leur arrivée à l’aéroport de Roissy. En garde à vue à Lannion, les dix personnes, ont été présentées ce jeudi au juge chargé de l’enquête.

Source: 20minutes.fr

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NARCOTRAFIC MARITIME (cocaïne): le port d’Anvers en Belgique est le principal point d’entrée de la cocaïne en Europe

Sur le port d’Anvers, les douaniers effectuent 43 % du total des saisies de cocaïne en Europe.

Le ministre de l’Intérieur belge a sorti un plan de lutte centré sur le port d’Anvers puisqu’il s’avère que la croissance du trafic de containers à Anvers conduit à des contrôles des cargaisons moins nombreux.

D’autre part, les cartels n’ont pas de raisons de se détourner de cette porte vers leur marché européen en évitant soigneusement le port du Havre (Seine-Maritime) qui est le plus gros port à containers de France.

« 100 % des containers sont contrôlés »

Pour contrôler les marchandises qui y transitent chaque jour, les douaniers français peuvent compter sur leur cellule de lutte contre le trafic illicite par containers (Celtics).

Composée de 30 agents-cibleurs, cette tour de contrôle est chargée de détecter les containers suspects avant même leur arrivée dans les eaux havraises.

LIRE aussi:

FRANCE (Le Havre): la CELTICS (Cellule de lutte contre le trafic illicite par conteneurs)

Provenance, expéditeur, destinataire, type de marchandises transportées… « Nous recevons des informations sur tous les containers, plus de deux millions par an, huit-dix jours voire jusqu’à un mois avant leur chargement dans le port de départ », pose d’emblée Anne-Elisabeth Gouesse, la cheffe du pôle orientation de contrôles (POC) de la direction régionale des douanes du Havre.

Le ciblage s’effectue alors en plusieurs étapes, grâce au système européen de contrôle des importations (ICS). Mis en place après les attentats du 11-Septembre, cet outil informatique analyse automatiquement les risques après avoir passé au crible les données reçues.

Rien n’est censé arriver sans que nous ne le sachions, car 100 % des containers sont contrôlés, au moins par le système automatisé, insiste-t-elle. Avec ICS, nous favorisons l’efficacité du flux de marchandises licites puisque nous nous concentrons dès le départ sur celles qui présentent un risque.

Source: Le Soir.be – Actu.fr

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Il serait temps d’uniformiser les contrôles en Europe.

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OCÉAN ATLANTIQUE (Canaries): un voilier arraisonné par le SVA de la Douane espagnole avec 1 tonne 850 de cocaine

Les agents du Service de Surveillance Douanière (SVA) et des policiers ramènent actuellement ce voilier escorté par le ‘Petrel‘, le patrouilleur de haute mer du SVA (Agencia Tributaria).

Plus d’informations dimanche dès l’arrivée au Port de la Luz et de Las Palmas – CANARIES

Source: Ministère de l’intérieur

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ALGÉRIE (Affaire de la cocaïne): le chauffeur arrêté n’est pas celui du général El Hamel (DGSN)

La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a indiqué, vendredi dans un communiqué concernant les informations relayées au sujet de l’implication présumée de l’un de ses chauffeurs dans l’affaire des 701 kg de Cocaïne, que le suspect est un chauffeur “des services du parc automobile de la Direction et non pas le chauffeur personnel du Directeur général de la Sûreté nationale”.

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https://m.huffpostmaghreb.com/entry/affaire-de-la-cocaine-le-chauffeur-arrete-nest-pas-celui-du-general-el-hamel-dgsn_mg_5b2d1dbae4b0040e274293e3

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FRANCE (Douanes, Stups, «36»): la paix a-t-elle été signée ou la guerre fratricide des services continue t-elle

Retour sur un article paru dans Libération le 29 novembre 2016

Par Willy Le Devin

«On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre

Responsables policiers et douaniers feraient bien de lire Jean Jaurès, eux qui expliquent à qui veut l’entendre qu’en matière de trafic de stupéfiants, il est urgent pour leurs services de faire la paix.

Lorsque des journalistes parviennent à leur arracher quelques minutes, flics et gabelous (le surnom des douaniers) rivalisent d’ailleurs de métaphores pour minorer les tensions intestines dans leur travail quotidien.

Ainsi, ce ponte du ministère de l’Economie et des Finances qui assurait il y a quelques mois à Libération que les interactions entre son service, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), et l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), étaient «viriles mais correctes».

A la lecture des milliers de pages de l’enquête judiciaire sur la saisie d’Exelmans, c’est au contraire les coulisses d’un affrontement fratricide qui apparaissent. Pour des raisons essentiellement structurelles, qui tiennent en premier lieu de l’organigramme baroque de la lutte antidrogue en France, la DNRED, l’OCRTIS, mais aussi la brigade des stupéfiants de la préfecture de police de Paris (BSP) – normalement cantonnée à la capitale et sa petite couronne – n’ont de cesse de se tirer dans les pattes.

Une réalité qui devrait légitimement enjoindre le politique à infléchir la course aux chiffres, tant cette dernière attise les flammes en faisant la pluie et le beau temps sur les carrières.

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Ramifications.

A ce propos, l’histoire de Sofiane Hambli, indic fidèle durant de longues années à l’ex-patron de l’OCRTIS, le commissaire Thierry, est une éloquente illustration. Sans le précieux concours des «tontons», aucun trafic ne tombe. Recruter les meilleurs – voire institutionnaliser leur monopole comme c’est le cas, poussé à l’extrême, pour Sofiane Hambli. – constitue donc une bonne part de la mission des services enquêteurs. Le 4 mars 2009, lorsque Sofiane Hambli est interpellé en Espagne, l’OCRTIS s’aperçoit vite qu’il est disposé à coopérer avec les services. Et les immenses ramifications de son réseau intéressent tout ce que la France compte d’enquêteurs spécialisés.

Sofiane Hambli doit alors purger une peine de prison pour une condamnation antérieure, déjà pour trafic de stups. Finalement remis aux autorités françaises, il est incarcéré à Nancy. Très vite, François Thierry se charge de protéger sa poule aux œufs d’or. Le 7 novembre 2012, le commissaire de l’OCRTIS écrit à son homologue de la DNRED : «Avez-vous démarré des investigations sur un nommé Sofiane Hambli ?» Réponse : «Nous avons désengagé notre source qui était au contact de son organisation. Tu avais évoqué la possibilité de nous associer à une des phases opérationnelles de ton enquête eu égard aux actions qui avaient été initialement mises en œuvre par notre source.» Un argumentaire a priori apaisant mais qui ne convainc pas Thierry, persuadé que l’indic des douanes tourne toujours autour de Sofiane Hambli : «Je ne comprends pas très bien pourquoi votre informateur est de nouveau sollicité par vos soins…»

La guerre est déclarée.

Quelques mois plus tôt, Thierry s’était déjà évertué à calmer les ardeurs de la BSP. L’un de ses groupes d’enquête soupçonne alors Sofiane Hambli de diriger depuis sa prison son réseau d’importation. Le chef de l’OCRTIS tire une nouvelle fois le rideau, indiquant que le natif de Mulhouse est une source de son service.

L’affaire périclite temporairement.

Début 2015, la BSP revient à la charge. Un de ses tontons, Jacques G., qui n’est autre que l’ex-codétenu de Sofiane, livre des informations de première main sur une livraison imminente de 14 tonnes de cannabis. La BSP envoie alors une note à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), qui encadre l’OCRTIS, pour lui demander de se positionner. Cette dernière sollicite l’avis de François Thierry, qui l’expose dans une note datée du 8 avril 2015.

«Frénésie».

En préambule, le commissaire expose «que Sofiane Hambli a maintenu actifs ses contacts dans ce milieu [des stups] pour pouvoir renseigner l’OCRTIS qui l’a convaincu de coopérer». Pour protéger sa source, il minore ensuite son implication dans le trafic : «La frénésie dont le chef de la BSP fait preuve pour susciter des ennuis judiciaires à Sofiane Hambli nous paraît dépasser l’appréciation normale portée par un service d’enquête sur les agissements d’un délinquant.» Enfin, il torpille ce qu’il estime être un coup de poignard de ses frères ennemis : «Le traitement de faveur dont Sofiane Hambli fait l’objet à la BSP tient à n’en pas douter à son statut d’informateur à l’OCRTIS.»

Cette fois-ci, la guerre est totale.

Le coup de sifflet final intervient donc le 17 octobre 2015 avec la saisie par la DNRED de 7 tonnes de cannabis boulevard Exelmans. Une opération réalisée en toute connaissance de cause, qui conduira à l’interpellation de Sofiane Hambli, en février en Belgique. François Thierry, lui, sera muté à la Sous-direction antiterroriste de la PJ (Sdat) au printemps.

Aux juges, Sofiane Hambli déclare, lucide, «s’être retrouvé dans une guerre entre l’OCRTIS et les douanes». Selon nos informations, c’est par l’un de ses indics, également infiltré dans l’empire de Sofiane Hambli, que la DNRED a pu adresser son baiser de Judas à François Thierry.

Des relations «viriles mais correctes», vraiment ?

Marie-France Monéger-Guyomarc’h

Nommée en septembre 2012 par Manuel Valls à la tête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), Marie-France Monéger-Guyomarc’h a rapidement imprimé sa marque dans une maison gangrenée par les réseaux. Son service est doublement saisi dans l’affaire des Stups, chargé de faire la lumière sur l’affaire «Exelmans» et plus généralement sur les méthodes troubles de l’Ocrtis.

Mireille Ballestrazzi

Mireille Ballestrazzi occupe le plus haut grade de la police judiciaire française depuis le 1er janvier 2014. Directrice centrale, elle était hiérarchiquement supérieure à François Thierry lorsque ce dernier dirigeait l’OCRTIS. Elle se retrouve à ce titre en première ligne dans le scandale qui se profile. En novembre 2012, Ballestrazzi est élue pour quatre ans présidente du comité exécutif d’Interpol, poste qu’elle vient de céder au vice-ministre chinois de la Sécurité publique, Meng Hongwei.

Philippe Veroni

Patron de la Sous-direction de lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière (SDLCODF), le contrôleur général de la police, Philippe Veroni, est le véritable taulier de Nanterre : il chapeaute les principaux offices centraux, dont l’OCRTIS, situés dans ces locaux des Hauts-de-Seine. Son nom apparaît dans de nombreux mails internes, aussi bien lors du recrutement de Sofiane Hambli comme indic qu’au moment de la mise en place de l’opération d’infiltration «Janissaire».

François Thierry

François Thierry, 48 ans, sort de l’école de police en 1994. Sa première affectation le mène à Nantes où il ‘fréquente’ les douaniers de l’échelon DNRED. Il se fait rapidement repérer. Ensuite, c’est à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), poste très exposé, qu’il démontre son appétence pour les stups. En 2001, les unités opérationnelles de l’OCRTIS lui sont confiées. Cinq ans plus tard, il décroche les rênes du très mystérieux Service interministériel d’assistance technique (Siat), chargé des infiltrés. En 2010, il devient l’omnipotent patron de l’OCRTIS, avant sa mutation à la Sous-direction anti-terroriste (Sdat) au printemps dernier.

LIRE aussi

DNRED (DOD-DRD-DED) – OCRTIS: les méthodes de lutte contre les trafics de drogue sont remises en question.

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COKE en STOCK (CLXXXVI): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (21)

Invariablement, dès que l’on parle trafic de drogue par voie aérienne, arrive le problème des forts jeunes pilotes recrutés par les narcos au sortir même de leur formation: des boliviens , comme on a pu le voir. Certains ne semblent pas avoir retenu des leçons de sagesse durant celle-ci. Comme on va le voir, ils se permettent en effet en plein ciel des évolutions extrêmement dangereuses, dans des endroits, le plus souvent, les plus propices aux trafics, à savoir les régions frontalières. En ce sens, la ville de Curuguaty au Paraguay, sorte de Miami (Vice) locale, exerce une forte attraction et c’est pourquoi aussi elle est devenue le lieu de heurts violents et récurrents entre factions mafieuses, dans lesquels les jeunes délinquants sont très présents, et parfois aussi bien aidés par une population qui vit en fait carrément de leurs divers larcins. Aussi assiste-t-on parfois à des scènes fort surprenantes, dans lesquelles la population locale est venue à leur secours…

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-clxxxvi-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-21/

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