
« Le renseignement humain, c’est le travail mené par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) », précise Gérard Schoen.
« Mais les fraudeurs et les trafiquants font de l’entrisme et donnent parfois de faux renseignements pour tester nos méthodes de contrôles. «
Le travail du douanier consiste plutôt à « établir une cartographie du risque ». « Ce qu’on fait, c’est du renseignement économique, on analyse les trafics et on essaie de les comprendre. Face à l’ingéniosité des fraudeurs, les douaniers doivent s’adapter en permanence. Un savant mélange de connaissance du terrain et d’analyse des opportunités. À ce petit jeu, les douaniers de la région sont très forts, assure-t-il. « Notre taux de contrôles positifs est de 20 %. C’est le plus haut de France. »
Les D.I. (Directeur interrégionaux) des autres régions françaises doivent donc souhaiter la venue du « douanier Gérard Schoen » pour qu’enfin, ils puissent eux aussi appliquer ce savant mélange de connaissance du terrain et d’analyse des opportunités.
Quand aux opérations réalisées grâce aux informations transmises par les aviseurs, Gérard Schoen n’en parle pas…C’est vrai qu’il avait déjà raconté tellement de conneries à ce sujet sur un plateau de « Pièces à conviction » sur ordre de Jérôme Fournel qu’il préfère s’appliquer une sorte de « secret défense » sur ces sources qui ont ces derniers mois provoqué tant de soucis à la hiérarchie douanière, révélant alors magouilles, tripatouillage et carabistouilles de douaniers jusqu’alors au dessus de tous soupçons.
C’est vrai, comment imaginer que l’énarque Erwan Guilmin, directeur de la DOD (direction des opérations douanières) ait pu falsifier des documents et participer à du bidonnage en dissimulant des preuves!
La guerre OCRTIS – DNRED ne pouvait se terminer autrement que par l’étalage de toutes les combines de nos plus fins limiers de la DNRED, agissant toujours, on l’a bien compris, dans l’intérêt général.
Depuis, on attend une évolution judiciaire!
Marc Fievet – NS 55 DNRED
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