Les stupéfiants auraient transité par le train de nuit Paris-Briançon avant d’être acheminés à Gap.
Un nouveau coup de filet dans le milieu des stupéfiants à Gap (Hautes-Alpes), deux semaines après la saisie record de 80 kg de drogue découverts dans le box d’un immeuble du quartier du Forest d’Entrais.
Dans cette affaire, un Gapençais a été mis en examen et écroué.
Une information judiciaire a été ouverte. L’enquête est pilotée par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).
Dissimulée dans le placard d’une chambre d’hôtel
Le mardi 9 avril en fin d’après-midi, deux individus sont interpellés par la police alors qu’ils se rendent dans une chambre d’hôtel de Gap. Leur complice présumé arrive à s’enfuir. Les policiers avaient découvert plus tôt, dans plusieurs sacs entreposés discrètement, dans le placard de la chambre d’hôtel, 31 kg de résine de cannabis et 1 kg de cocaïne. Les deux individus qui s’apprêtaient visiblement à réceptionner la drogue sont placés en garde à vue ; un troisième le lendemain, l’homme qui les aurait conduits en voiture ; et un quatrième le surlendemain, celui qui est soupçonné d’avoir réservé la chambre d’hôtel. Reste à savoir si l’un d’entre eux était la « mule » chargée de transporter la drogue depuis Paris vers les Hautes-Alpes.
source
————————–
Le train bleu en 1966
En d’autres temps, c’était le « Train Bleu » qui était utilisé par des mules pour monter à Paris l’héroïne savamment raffinée sur Marseille.
Ces mules étaient insoupçonnables et dans ces années là, pas de « chiens douaniers » pour provoquer des catastrophes… par des saisies inopportunes! La ‘mule’ arrivait à Saint Charles avec sa valise pris en charge par un porteur…

Ce qui était courant à l’époque, et après un passage au wagon-restaurant, la mule rejoignait son compartiment couchette de première classe! A Paris, encore un porteur, qui prenait alors en charge le bagage jusqu’à la voiture de la mule qui l’attendait sagement à la Gare de Lyon.
L’ombre de la French planait sur le Train Bleu
À peine condamné dans l’affaire du Combinatie, Nick Venturi *, tout en aidant Gaston Defferre, continue de faire « des affaires », notamment outre-Atlantique. Les parrains français trafiquent l’héroïne. Ils font venir la drogue de Turquie, ils la transforment dans des laboratoires autour de Marseille et l’envoient à leurs « cousins » mafieux de Cosa nostra aux États-Unis. C’est la fameuse « French Connection ».
Nick est épinglé dans un rapport d’un agent des narcotics américain datant du 6 février 1962, où il est cité comme étant un des principaux chefs du réseau. Cette thèse est reprise par un rapport du Congrès américain sur « le crime organisé et le trafic illicite de drogues » de 1964. Lui et son frère Jean sont cités dans des fiches détaillées. Jean Venturi ferait l’intermédiaire, profitant de son statut de représentant chez Ricard au Canada. Mais faute de preuves, ils ne peuvent être confondus.
*Dominique Venturi, dit « Nick » Venturi, né en 1923, se comporte en vrai résistant durant la Seconde Guerre mondiale. Il aide même Gaston Defferre à s’emparer du journal Le Petit Provençal en août 1944, qui sera rebaptisé Le Provençal. Porte-flingue du maire de Marseille, il est soupçonné de contrebande de cigarettes et surtout de trafic d’héroïne en direction de l’Amérique du Nord, mais pas que vers l’Amérique. Le Sénat américain le présente même comme l’un des parrains de la ‘French Connection’ avec son frère Jean Venturi, officiellement représentant de la marque Ricard au Canada. Ricard…Vous avez dit Ricard!
Nick est mort le 6 avril 2008.
HSBC, la banque des narcos, avec comme « Internal audit » François Mongin un ancien DG de la Douane Française.
Au milieu du bottin mondain des Français de « SwissLeaks » et autres financiers d’al-Qaida et trafiquants d’armes possédant un compte à la banque HSBC à Genève, celui de Jean-Christophe Rapetto pouvait passer totalement inaperçu. Né en 1966 à Marseille, dirigeant de sociétés, il n’a eu que des broutilles à expliquer à la justice. Elle ne lui a infligé que dix mois avec sursis pour « recel du produit de blanchiment de fraude fiscale » en 2013. Certes, il est le petit-fils de « Nick » Venturi, considéré comme l’un des derniers grands parrains du milieu corse de Marseille et de la French Connection. Mais, comme il l’a dit lui-même, « il ne s’est pas posé de question sur la provenance des fonds détenus par son grand-père, lequel était taisant sur ses affaires ».
00000000000000000000000000000000