Comment le business de la drogue s’est uberisé?
Les community managers sont-ils l’avenir des dealers ? En
démantelant, le 11 juin dernier, un réseau d’une dizaine de trafiquants
de Villejuif, les stups sont tombés sur une véritable start-up du shit baptisée Caliweed – weed, comme « herbe », et Cali en référence à la ville du narcotrafiquant Pablo Escobar.
Pour faire tourner ce
point de vente, l’un des plus gros du Val-de-Marne, les patrons
n’avaient pas hésité à prendre le tournant du numérique en animant
plusieurs comptes sur Snapchat et Instagram. Les abonnés pouvaient ainsi se tenir informés des disponibilités et offres spéciales en cours, à l’aide de vidéos promotionnelles ou de « menus du jour ».
Utilisation croissante des nouvelles technologies
Les dealers en profitaient aussi parfois pour passer des messages à caractère « sanitaire » : début juin, en raison des chaleurs, ils ont par exemple expliqué à leurs clients qu’ils arrêtaient momentanément la
distribution de space cakes maison. Une secrétaire était chargée de prendre les commandes via un numéro uniquement joignable sur WhatsApp.
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