AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

FRANCE 🇫🇷 – ESPAGNE 🇪🇸: retour sur l’accord de coopération antiterroriste franco-espagnol du 1er décembre 1983 et sur le narco-terrorisme d’Etat

Ces complicités ont gêné la coopération entre Paris et Madrid contre les séparatistes de l’ETA.

Le 16 juin 1982, le commissaire Guy Metge et quatre policiers poussent la porte de la Direction supérieure de la police de Bilbao. Entrés en Espagne comme simples touristes, les fonctionnaires français espèrent assister gracieusement au match du Mundial France-Angleterre, qui se joue le soir même à San Mames de Campos. Aucun problème. La police de Biscaye leur offre des places. Quelques policiers de Bilbao, dont le sous-commissaire Jose Amedo, décident même de les accompagner. Après le match, Metge et Amedo font connaissance. Plus que dans la passion du football, ils se rencontrent dans la conviction que tout n’est pas mis en oeuvre pour lutter contre les clandestins de l’ETA.
Immédiatement, Amedo informe Miguel Planchuelo, son supérieur, qu’il est entré en contact avec un commissaire de la Police de l’air et des frontières (PAF) d’Hendaye. Juste une amitié. Mais le policier de Bilbao est convaincu qu’en établissant des relations personnelles avec certains fonctionnaires français, il lui sera plus facile d’avoir accès aux informations concernant les Basques espagnols réfugiés dans l’Hexagone. Il a raison. Sans en référer à sa hiérarchie, Metge décide d’informer les Espagnols. Un an plus tard, il les rejoint au sein des Groupes antiterroristes de libération (GAL), escadrons informels unis dans l’idée que l’illégalité et la violence sont plus efficaces contre l’ETA que les moyens de police traditionnels.

Présenté à Francisco Alvarez, chef de la police de Bilbao, et Angel Lopez Camillio, responsable policier de Saint-Sébastien, le commissaire de la PAF recrute discrètement ses propres hommes. Jacques Castets, inspecteur principal de Bayonne à la retraite. Gérard M., légionnaire d’active au bureau de recrutement de Bayonne. «Jean-Louis», un gendarme qui va aider les Espagnols à repérer les «barbus de l’ETA». D’autres encore. Voyous, soldats perdus de l’OAS, tueurs pour la solde. Car il y a de l’argent. Beaucoup. Amedo remet à Metge des enveloppes de plusieurs dizaines de milliers de francs contre des adresses, contre des enquêtes, bientôt contre l’action.

En janvier 1983, lorsque Pierre Guidoni est nommé ambassadeur de France à Madrid, les GAL ne sont pas encore passés à l’offensive. Socialiste, ami personnel du Premier ministre espagnol Felipe Gonzalez, le diplomate a deux mandats prioritaires. Le premier est d’aider la nouvelle Espagne à intégrer la Communauté européenne. Le second, ultrasecret, est d’épauler Madrid dans sa lutte contre l’ETA.

A l’heure même où les GAL s’apprêtent à faire couler le sang basque et à dénoncer le «sanctuaire français d’ETA», au moment où la presse espagnole accuse Paris de complaisance sinon de complicité avec les nationalistes, le gouvernement français s’apprête à signer un accord antiterroriste avec l’Espagne.

Côté espagnol, outre Felipe Gonzalez, moins de dix personnes ont accès au dossier dans sa totalité. Jamais communication détaillée de cet accord antiterroriste franco-espagnol ne sera faite au Conseil des ministres. Côté français, sept personnes seulement maîtrisent entièrement les données du plan de bataille. François Mitterrand, Jean-Louis Bianco (secrétaire général de l’Elysée), Pierre Mauroy (Premier ministre), Michel Delebarre (son directeur de cabinet), Robert Badinter (garde des Sceaux), Gaston Deferre (ministre de l’Intérieur) et Pierre Guidoni (ambassadeur de France en Espagne).

Deux préalables sont dictés par la France. En premier lieu, pas de policiers espagnols sur son territoire. Ensuite, aucune initiative locale. «Bilbao puait trop, raconte un haut fonctionnaire, témoin d’une partie du processus. On se méfiait aussi de l’Aquitaine. Tout devait se jouer directement entre Paris et Madrid.»

Le 1er décembre 1983, dans la discrétion la plus totale, l’accord de coopération antiterroriste franco-espagnol est signé. Il porte sur quatre points. Paris s’engage à «intensifier en commun la lutte antiterroriste jusqu’à la mise hors d’état de nuire des bandes armées». Madrid propose une «généreuse politique de réinsertion des condamnés et exilés, des mesures de grâces individuelles et le plein développement du statut d’autonomie». Aucune négociation politique n’est envisagée.

Premier geste des socialistes français, désormais partie prenante du combat contre ETA, la transmission de renseignements concernant 210 activistes présumés, réfugiés entre Hendaye et Bayonne. «C’était effrayant, raconte le haut fonctionnaire, les Espagnols n’avaient rien. On leur a appris à faire des fichiers. Il a fallu leur fournir jusqu’aux numéros minéralogiques des voitures. Nous leur avons même procuré un cadastre de Bilbao en désignant les lieux qui pouvaient servir de cache.»

Mais l’arme française par excellence, planifiée dès la signature de l’accord, c’est l’expulsion, «la mise hors d’état de nuire», comme le dit crûment le haut fonctionnaire. Patiemment, Paris et Madrid contactent des pays d’accueil. Les Espagnols se chargent de l’Amérique du Sud. Les Français sondent l’Afrique et le Panama. Sous trente jours, il est prévu que cents réfugiés seront raflés simultanément et expulsés.

C’est alors que les GAL entrent en scène. Pour deux millions de francs, le commissaire Metge et deux policiers français non identifiés acceptent d’organiser l’enlèvement de trois dirigeants présumés d’ETA, Txomin, Antxon et Txikierdi. Les trois réfugiés devront être interpellés légalement, drogués, entravés et livrés aux Espagnols au col d’Ibardin. Déjà, trois «cellules» sont prêtes à la Cumbre, un château de San-Sébastien, propriété du ministère de l’Intérieur. Mais l’opération ne se fait pas.

En revanche, quelque temps plus tard, le 16 octobre 1983, deux réfugiés basques espagnols, Jose Ignacio Zabala «Joxi» et Jose Antonio Lasa «Joxan», sont enlevés dans une rue de Bayonne. Le 12 août dernier, dans une déclaration au juge d’instruction Bueren, Angel Lopez Carrillio, policier espagnol, affirmait que c’est la procédure Metge qui avait été employée. Les deux jeunes Basques, âgés de 21 et 22 ans, ont été enfermés dans les cellules destinées au premier enlèvement. Interrogés, torturés à mort, enterrés dans de la chaux vive, leurs restes ont été exhumés près d’Alicante en janvier 1995.

Le 4 décembre 1983, avec l’enlèvement à Hendaye de Segundo Marey, homme tranquille confondu avec le réfugié Mikel Goikoetxea, les GAL signent leur première opération officielle. C’est parti. Assassinats sélectifs, mitraillages aveugles, embuscades approximatives, erreurs de cible. Parfois très professionnels, parfois totalement amateurs, les GAL frappent partout où vit le réfugié. Sans se soucier de répondre coup pour coup à la violence de l’ETA, leur mythe fondateur, ils développent leur propre logique. Mieux, il semble qu’ils aient généré des vocations purement hexagonales, faisant dire à Francisco Alvarez, responsable du Commandement unique de la lutte contre-terroriste impliqué dans les GAL, «il y eut le GAL bleu, celui de la police, le vert, celui de la guardia civil, le GAL marron des militaires, enfin, le GAL des policiers français».

Mais voilà que tombent les premiers hommes de main. Canaille sans idéologie, soldats de l’argent arrêtés sur le fait. La police française est prise de malaise. Dans les poches des tueurs, de nombreux documents émanent de ses services ou de la sous-préfecture de Bayonne. Pour identifier leurs cibles, les GAL utilisent des photos que les réfugiés ont eux-mêmes fourni à l’administration française. Au début de l’année 1984, le ministère de l’Intérieur enquête sur la police des Pyrénées-Atlantique. Des fonctionnaires sont mutés, d’autres sanctionnés. Pas de vague.

Pour les abertzale (nationalistes basques), aucun doute. Les GAL sont une créature madrilène, organisés au plus haut niveau de l’Etat espagnol afin d’obliger la France à plus de fermeté vis-à-vis du nationalisme basque.

Et le gouvernement français, s’il n’est organiquement complice, s’est bien peu préoccupé de combattre ces menées criminelles. Mais pour ceux qui connaissaient l’existence de la coopération franco-espagnole, l’inverse s’impose. «Nous étions catastrophés par ces imbéciles, explique le haut fonctionnaire français. A cause des GAL, les réfugiés se planquaient. La rafle prévue n’a pu avoir lieu. Il a fallu les arrêter un par un. Du point de vue de la stratégie antiterroriste, les GAL ont été parfaitement nuisibles, contre-productifs. Nous collaborions étroitement avec Madrid. Alors quel intérêt pour l’Espagne de détruire seule, la nuit, ce que nous construisions ensemble le jour?»

Spectaculaire démonstration de cette coopération entre Etats, l’embuscade tendue le 22 février 1984 par les policiers espagnols à quatre militants des Commandos autonomes anticapitalistes (CAA). Partis du pays basque français en canot pneumatique, avec mission de commettre des attentats en Espagne, ils sont attendus dans la crique de Pasajes. Interpellés puis couchés à plat ventre sur les rochers, ils sont alors froidement exécutés au pistolet-mitrailleur. Les renseignements fournis par la France ont joué un rôle primordial dans le déroulement de l’opération. Quelques semaines plus tard, la fausse carte d’identité que portait au moment de sa mort Rafaël Delas Aizkorbe, l’une des victimes du commando, est glissée dans une boîte aux lettres de Bayonne accompagnée d’une menace de mort signée GAL.

Début septembre 1984, à sa demande, l’ambassadeur Pierre Guidoni reçoit en sa résidence le pédiatre Santi Brouard, nationaliste d’Herri Batasuna qui sera assassiné deux mois plus tard à Bilbao, et lui demande de remettre un mémorandum à l’ETA. Dans ce message en six points, Paris et Madrid proposent, via des ecclésiastiques, de rencontrer la direction clandestine chez les jésuites espagnols de la rue Bourdieu, à Bordeaux, le 22 septembre à 10 heures. La France et l’Espagne seront représentés par des ecclésiastiques. Si l’ETA accepte le principe d’une trêve de 60 jours, Madrid désignera un «officiel habilité à parler politique». En cas de refus, la France menace de mener «la politique d’expulsions et éventuellement d’extradition à son terme».

Le 22 septembre à 10 heures, l’ETA n’est pas au rendez-vous. Pour l’organisation armée, l’ultimatum franco-espagnol est une simple demande de reddition. Le soir même, François Mitterrand signe trois arrêtés d’extradition. Pour la première fois, un gouvernement français livre des réfugiés basques à l’Espagne. Sensibles à ce durcissement, les GAL reprennent néanmoins leurs activités.

Elles ne cesseront définitivement qu’en mars 1986, à la prise de fonction de Charles Pasqua, nouveau ministre de l’Intérieur. Concept radical, l’extradition en «urgence absolue» a finalement eu raison de la bande armée.

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Miguel Dominguez (à gauche) et Jose Amedo
En décembre 1994, après huit années d’emprisonnement, le sous-commissaire Jose Amedo et le policier Miguel Dominguez décident de tout avouer au juge Baltasar Garzon. Le match de foot, les complices français, les ordres de la hiérarchie policière, les contacts avec certains politiciens, l’argent offert pour la tête d’un homme.

En août dernier, d’autres Espagnols du GAL parlent. Ils impliquent une quinzaines de personnalités. Députés, ministres et même Felipe Gonzalez, présenté par certains «Galeux» comme «fondateur et dirigeant» des commandos vingt-sept fois meurtriers.

De ce côté-ci des Pyrénées, en revanche, aucune suite judiciaire n’a été donnée aux révélations espagnoles. Plusieurs policiers et militaires français ont bien été mêlés aux activités des tueurs. Mais seuls les disparus ont été mis en cause devant le juge Garzon. Façon commode d’en rester là. Guy Metge est mort en 1985 au volant de son Audi, sur une route bien droite, après un repas avec des collègues de la PAF. Le policier Jacques Castets est décédé d’un cancer le 27 mai 1993 sans que la justice ait pris la peine de l’entendre. Certains «Galeux» encombrants ne sont plus. Pedro Sanchez, le légionnaire, emprisonné pour son appartenance au GAL, a été retrouvé sans vie le 25 septembre 1986 dans sa prison française, dans des circonstances telles que la justice espagnole a ouvert une enquête pour homicide. Les hommes de main n’ont pas plus de chance. Mohamed Khiar, en fuite, abattu par la police le 26 novembre 1987 dans une affaire de droit commun. Jean-Paul Raguet, donné pour mort aux Canaries. Albert Elias, tué à Saint-Domingue.

Une dizaine de mercenaires restent incarcérés dans l’Hexagone. D’autres seconds rôles, une bonne vingtaine, ont été libérés faute de preuve ou relâchés à la suite d’un nombre fantasque d’erreurs à l’instruction.

Depuis, plus rien. Silence français.
Par Sorj CHALANDON 19 septembre 1995

http://www.liberation.fr/france-archive/1995/09/19/comment-des-policiers-francais-ont-aide-le-gal-ces-complicites-ont-gene-la-cooperation-entre-paris-e_143773

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FRANCE 🇫🇷(Bourgogne): plus de 20 kilos de cannabis saisis par les douaniers depuis le début du mois de juillet

Durant la première quinzaine de juillet, les agents des douanes de la direction régionale de Dijon ont saisi 22,850 kg de résine de cannabis et 4,472 kg d’herbe. Ces saisies ont eu lieu sur l’autoroute A31 et l’autoroute A6.

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FRANCE 🇫🇷 (36 – stups): les vieux moteurs de poids-lourds cachaient 22 kilos de cocaïne

Un container anonyme, comme des dizaines de milliers d’autres qui passent chaque année entre les mains des dockers du port du Havre. Pourtant, vendredi dernier, des policiers l’observent comme lait sur le feu. La Brigade des « Stups » de Paris a fait le trajet pour ne pas perdre de vue l’immense caisson métallique.

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USA 🇺🇸 (New York ): “El Chapo” condamné à la perpétuité… Appel en vue!

Le jugement n’est pas une surprise. Le parrain de la drogue Joaquin Guzman – connu sous le nom d’ « El Chapo », a été condamné à la réclusion à perpétuité par le parquet de New York ce mercredi 17 juillet, rapporte Le Parisien. Ses avocats ont déjà prévu de faire appel de la décision. Après un procès de trois mois, « El Chapo » avait été reconnu coupable, en février, de dix chefs d’accusation, dont le principal est d’avoir codirigé le cartel de Sinaloa, qui a exporté des centaines de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis entre 1989 et 2014. Le juge fédéral a décidé d’assortir la perpétuité à 30 ans de prison supplémentaires pour l’utilisation, par « El Chapo », d’armes automatiques.

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MADAGASCAR 🇲🇬: saisie de 6,4 kg d’héroïne à l’aéroport d’Ivato

Les douaniers malgaches ont mis la main sur un trafiquant de drogue d’origine tanzanienne, dimanche 14 juillet, rapporte Midi-madagasikara.mg.

Le scan de la valise du suspect a éveillé le soupçon des employés du service de la douane. Ils ont ensuite procédé à une fouille corporelle, mais aucun produit suspect n’a été découvert….Et, finalement ils ont trouvé
6,4 kg d’héroïne dans le double fond de la valise.

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ITALIA 🇮🇹 (porto di Gioia Tauro): 270 kg di cocaina tra ananas e cotone

Un carico di cocaina purissima, 270 kg, è stato sequestrato al porto di Gioia Tauro, dalla Guardia di finanza del Comando provinciale Reggio Calabria in sinergia con l’Agenzia delle Dogane e dei Monopoli di Gioia Tauro, sotto coordinamento della procura della Repubblica – Direzione distrettuale antimafia di Reggio Calabria, diretta dal procuratore Giovanni Bombardieri.In un container trasportante cotone in transito nello scalo calabrese, proveniente dal Guatemala e avente come destinazione finale Valencia, sono stati individuati e sequestrati 270 chilogrammi di cocaina suddivisi in diversi cartoni di ananas i quali avrebbero fruttato, una volta tagliati fino a 4 volte ed immessi sulle piazze di spaccio italiane ed europee per la vendita al dettaglio, circa 55 milioni di euro.Piu

Piu

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FRANCE 🇫🇷 (Gers): les kilos de cannabis étaient cachés dans les bois

Si on en juge par la quantité inhabituelle saisie (plus de 73 kilos) par les gendarmes, c’est un trafic de résine de cannabis florissant que viennent de démanteler les gendarmes de la brigade de recherches d’Auch.

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COKE en STOCK: retour sur la ‘route historique’ et quand on reparle du GAL 🇪🇸

Nous avons débuté il y a déjà quatre épisodes une recherche à propos du trafic historique de drogue arrivant en Europe. Un trafic qui continue aujourd’hui comme on peut le constater.

En réalité, tout a commencé dans les années 70 avec des transferts de plus en plus importants de cocaïne partie le plus souvent de l’île Margarita à destination de l’Europe, à savoir en premier lieu de l’Espagne. Toute une noria de skippers de voiliers ont été ainsi enrôlés par des trafiquants colombiens pour acheminer la coke vers l’Europe, via l’archipel des Açores notamment comme relais quand ce n’était pas le Cap-Vert.

Aujourd’hui encore, cette route « historique » demeure très fréquentée…

Le point de départ de tout le trafic: un bateau nommé « Liberté » !

Revenons à Marbella dans les années 70. Il faut bien nourrir désormais toute la côte en cocaïne. La jet-set qui déboule à faim de plaisirs. Et comme les jets ne sont pas encore très répandus (1), c’est à la voile que l’on traverse l’Atlantique avec une cargaison de coke pour les approvisionner, en passant d’abord par l’Italie (car le maître-d’œuvre est la mafia, et son représentant de Marbella est romain d’origine !). En 2001, les douaniers et la brigade financière de Goa interceptent en mer un voilier appelé le « Libera » (la Liberté !) à destination d’Anzio et le remorquent au port de Cala Galera, à Argentario. Là, il l’inspectent et trouvent, après quelques difficultés, une cargaison cachée. A bord, il y a 244 kilos de cocaïne pure, un record toutes catégories pour l’époque. Un passionnant document retrouvé 18 ans plus tard dans les archives du journal Repubblica nous en détaille l’arrivée (on notera bien son point de départ au passage) : « le voilier, appelé « Libera », avait un double fond dans un espace creux, mais le repaire n’avait pas trompé les enquêteurs qui surveillaient le bateau dès le 9 juin, alors qu’il avait largué ses amarres dans le port de Ile de Marfgarita (et oui, déjà, l’endroit est à l’origine du trafic !!!). « Le « Liberté » a été perquisitionné le 5 août et la nouvelle a été gardée cachée jusqu’à hier par la Guardia di Finanza, qui a travaillé de concert avec la police espagnole (à l’époque les vedettes de la brigade sont des Meattini de 20 m, ici à droite). Au cours des derniers jours, le juge Laviola a émis sept ordonnances de détention provisoire en prison. Quatre personnes se sont retrouvées en prison, trois ont réussi à échapper aux menottes. Parmi les fugitifs, l’acheteur du gros lot de cocaïne (1520 milliard de lires la valeur en gros, au moins le quadruple au détail).(…). Parmi les personnes arrêtées se trouve le nom de Luigi Protani, âgé de 47 ans, d’origine romaine mais résidant à Marbella depuis des années, entrepreneur en bâtiment et éditeur du célèbre magazine glamour (« Absolute », qui a donné son nom à l’enquête des finances). Personnage célèbre dans le magnifique monde de la Costa del Sol, Protani a été arrêté à la sortie de sa villa à Benalmadena, un véritable château avec piscine et terrains de football. L’homme était au volant d’une Ferrari avec à ses côtés sa magnifique et jeune compagne, une beauté de couverture de magazine qui s’est révélée être totalement étrangère à l’histoire. En prison ont été envoyés le frère de Protani, Giacinto, 53 ans, de Velletri, le cousin Fabio Lommi, 35 ans, de Genzano et Luigi De Angelis, 48 ans de Zagarolo. Outre les Catalans, on trouve aussi le bras droit de Protani, Sasha Babic, un slave cosmopolite (ah tiens la filière « balkanique » existait déjà !) et le skipper du « Libera », Loris De Dominicis. Le playboy entrepreneur – et éditeur – était déjà depuis quelques années, dans le collimateur d’une vaste enquête antidrogue, mais les enquêteurs n’avaient pas réussi à l’arrêter. Luigi Protani a parcouru le monde de manière continue et a su éviter les interceptions et les traques. Ses contacts avec les Catalans se limitent à quelques conversations téléphoniques laconiques et il a fallu tous les efforts conjugués des policiers pour identifier le trafic de cocaïne qui s’est déplacé de l’Amérique du Sud vers la capitale. Selon les enquêteurs, Protani avait organisé au plus deux expéditions par an, selon les enregistrements. Sous la direction des services centraux de lutte contre la drogue, les enquêteurs ont également enregistré les dernières innovations internationales dans le domaine du trafic de drogue. L’héroïne « tient » et, après la chute des talibans, les gangs tentent de planter de nouvelles cultures en Amérique du Sud. Les gangs kosovars, qui gèrent maintenant presque tout, ont également essayé de cultiver la coca sur leur territoire, mais sans succès. Et c’est aussi une bonne nouvelle, du moins pour le moment ».

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BLANCHIMENT (Suisse 🇨🇭): Credit Suisse sous enquête du MPC dans l’affaire du «roi de la coke» bulgare

Credit Suisse est visé par une enquête pénale du Ministère public de la Confédération (MPC) depuis 2013 dans une affaire de blanchiment liée à l’ancien «roi de la coke» bulgare Evelin Banev.

C’est ce que montrent les recherches de Gotham City dans des documents judiciaires suisses et italiens. L’implication de la deuxième banque du pays n’avait jamais été révélée jusqu’ici.

Ouverte le 1er février 2008, l’enquête fédérale SV.08.007 a longtemps échappé aux radars médiatiques.

En 2014, un article du Courrier avait mentionné l’existence du réseau suisse d’Evelin Banev, alias «Brendo», soupçonné dans plusieurs pays européens d’être à la tête d’une vaste organisation criminelle active dans le trafic de cocaïne.

Toujours en 2014, le journaliste et écrivain Roberto Saviano avait décrit Evelin Banev comme «une figure très importante» des réseaux mafieux italiens, «une figure qui tenait le destin de l’État bulgare entre ses mains».

Blanchiment aggravé

Malgré l’importance majeure de cette affaire de narcotrafic, le rôle de Credit Suisse n’était jamais apparu publiquement.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Barcelone): la «mule» cachait la cocaïne sous sa perruque

Passager d’un vol en provenance de Bogota particulièrement surveillé par les forces de l’ordre, il a attiré l’attention des agents «par son état notable de stress et par la taille disproportionnée de la perruque qu’il portait», selon un communiqué de la police.

Il portait sous son chapeau une perruque qui dissimulait un sachet contenant 503 grammes de cocaïne pouvant valoir plus de 30.000 euros. Arrêté fin juin lors de cette «Opération Perruque», il a été remis à la justice.

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ÉCOSSE 🇬🇧: nombre record de décès liés à la drogue

Héroïne, morphine, méthadone, codéine: la consommation d’un ou plusieurs opioïdes est impliquée dans 1021 décès (86%). Si l’Écosse était considérée comme un pays indépendant, le nombre de morts liées à la drogue, rapporté à la population, serait plus élevé que dans n’importe quel pays de l’UE. Ce taux est d’ailleurs trois fois plus important que pour l’ensemble du Royaume-Uni.

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SRI LANKA 🇱🇰 (Colombo): Drug gangs behind Sri Lanka Easter bombings, president claims

Colombo (AFP)

International drug syndicates orchestrated Sri Lanka’s deadly Easter Sunday bombings, the country’s leader claimed Monday, despite earlier blaming the attacks on Islamists.

The statement comes amid a nationwide narcotics crackdown, with President Maithripala Sirisena aiming to reintroduce capital punishment for drug offences.

Authorities have said local jihadist group National Thowheeth Jama’ath (NTJ) were responsible for the suicide bombings in churches and hotels that killed at least 258 people in April. The attacks were later claimed by the Islamic State group.

Sirisena’s office said the day after the bombings that local terrorists and international terror groups were responsible for the attacks.

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BURKINA FASO 🇧🇫: en garde à vue, 11 personnes décèdent à l’unité anti-drogue de Ouagadougou

Au Burkina Faso, onze personnes ont été retrouvées mortes, ce lundi 15 juillet, à l’unité anti-drogue de la police, à Ouagadougou.

Ces personnes avaient été placées en garde à vue, dans le cadre d’une enquête de la police nationale. Le procureur a annoncé qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ces morts.

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IRAN 🇮🇷: in the past seven months, the Iranian police has busted 364 tons of various types of narcotics

TEHRAN, Jul. 15 (MNA) – Head of Iranian Anti-Narcotics Police said Sunday that Iran is responsible for over 70 percent of illicit drug busts in the world.

Speaking at a regional working group meeting on prevention of industrial drug precursors, Head of Iranian Anti-Narcotics Police, Brigadier General Masoud Zahedian said that “despite unjust sanctions, the Islamic Republic of Iran has managed to take remarkable measures in countering drug trafficking, the results of which are enjoyed by all countries in the world.”

He went on to add that “Iran is responsible for over 70 percent of illicit drug busts in the world. In the past seven months, the Iranian police has busted 364 tons of various types of narcotics during operations that left 3,814 of its forces martyred and 12,000 wounded.”

“Production of crystal in Afghanistan is a serious threat,” said Zahedian, adding “since its revenues are in the hands of smuggling networks which then inject a part of these revenues into the countries’ economies.”

He further maintained that the discovery of tens of tons of drug precursors by Iran’s counter-drug units reveal the extensive scope of the product’s trafficking.

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DOUANE FRANÇAISE 🇫🇷 (BSI de Thionville): plus de 500 kg de haschich dans un attelage lituano-estonien

Plus de 495 kilos de résine de cannabis et près de 33 kilos d’herbe de cannabis ont été saisis par les agents des douanes de la Brigade de surveillance de Thionville (Moselle) vendredi 12 juillet lors du contrôle d’un camion immatriculé en Lituanie.

Un camion lituanien tractant une remorque estonienne sur l’A31. L’attelage a attiré l’attention des douaniers en mission de ciblage, vendredi dernier. Formés aux contrôles des poids lourds, les unités de la brigade de Thionville n’ont pas trouvé toutes les réponses attendues dans les documents produits par le chauffeur. L’excitation du chien spécialisé, les réticences du conducteur à ouvrir et a débâché l’avant de sa remorque ont fini de les convaincre qu’il y avait quelque chose à creuser. Bingo !

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AUSTRALIA 🇦🇺: intentaban esconder 380 kilos de cocaína en una excavadora de segunda mano

Cada día pasan miles de contenedores por los puertos de todo el mundo en los que se puede encontrar de todo: alimentos, ropa, productos tecnológicos… Pero cuando esos contenedores llegan a una frontera, igual que sucede con cualquier tipo de maquinaria que se intente introducir en otro país, la policía de la aduana hace su trabajo: que lo que se declara sea lo que hay en el contenedor, que la documentación esté correcta… y que, por supuesto, no se introduzcan sustancias, objetos, comida o animales prohibidos.

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FRANCE 🇫🇷(DNPJ): ni fleurs, ni couronnes pour l’OCRTIS

La complainte de François

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô DOD ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne me suis-je perdu dans les travaux guerriers que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras, qu’avec respect toute la France admirait, est aujourdhui inerte et complètement paralysé.
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
Œuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité, fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d’où tombe mon honneur !
Ô Fast te voila, ta venue, tu ne la dois qu’à moi.

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BOLIVIA 🇧🇴 (Operación « Alto impacto »): desbaratan banda e incautan 308 kilos de droga

Durante el operativo denominado “Alto impacto”, la Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (Felcn) desbarató in fraganti en la ciudad de El Alto a una banda de narcotraficantes que camuflaban droga en bolsas de cemento. Se aprehendió a seis personas e incautó 308 kilos de cocaína, vehículos y un inmueble.

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MEXICO 🇲🇽: Marina decomisó casi 2 toneladas de droga en embarcación abandonada en Sonora

Elementos de la Secretaría de Marina (Semar) decomisaron casi dos toneladas de drogas que se encontraban en una embarcación aparentemente abandonada en las inmediaciones del Puerto Libertad, en Sonora.

De acuerdo con la Semar, elementos adscritos a la Cuarta Región Naval y del Sector Naval decomisaron 151 paquetes con hierba verde con características similares a la mariguana y un peso aproximado de 1,490 kilogramos, así como 19 paquetes con droga con características similares a las metanfetaminas, con un peso aproximado de 450 kilos.

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FRANCE 🇫🇷 (Lutte antidrogue): l’ OFAST pour remplacer l’OCRTIS…

Adieu l’OCRTIS, on t’aimait bien, adieu l’OCRTIS on t’aimait bien, tu sais.

Tu nous manqueras, toi qui savais si bien monter des coups tordus, tellement tordus qu’à la fin, on ne t’aimait plus, tu sais.

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Christophe Castaner et Laurent Nuñez s’apprêtent à acter la mort par KO de l’un des fleurons de la police judiciaire : l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis). Rayé d’un trait de plume, il doit être prochainement remplacé par l’Office anti stupéfiants, avec l’apparition dans le paysage d’un acronyme qui fera sourire: l’Ofast.

Comme « go fast », du nom de ce mode d’acheminement rapide de drogue par la route. Au-delà du nom, une page se tourne dans la douleur. Cette transformation est la conséquence directe de l’affaire qui pollue depuis plusieurs années la vie de l’Ocrtis, avec la mise en examen de l’ancien patron du service, François Thierry, accusé d’avoir mis ses résultats entre les mains d’un indicateur de haute volée devenu l’un des principaux logisticiens du trafic.…

Sauf revirement tardif, l’Élysée a validé la nomination à la tête de l’Ofast d’une femme de 43 ans, Stéphanie Charbonnier, actuelle conseillère au sein de la Direction générale de la Police nationale.

Petite révolution qui ne plaira pas à tout le monde au sein de la PJ, elle sera flanquée d’un magistrat et d’un gendarme en guise de numéros deux et trois.

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Et la DNRED ? La Douane ne serait-elle pas concernée par les stups?

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