En plus de faire la guerre pour tarir l’offre, il faudra assécher la demande…encore faudra-t-il convaincre une bonne partie des ‘guerriers’ de la lutte anti-stups de s’engager dans une voie, à leurs yeux, tellement moins « valorisante ».
Rares sont les régaliens ‘armés’ qui agissent sur la demande pour lutter contre la drogue.
Depuis plus de trente ans, les pays occidentaux mènent une « guerre » contre la drogue.
Mais les cartels sont plus des business que des armées, et si on les analyse comme des business, on peut trouver leurs faiblesses et les exploiter.

C’est en tout les cas la thèse d’un livre, qui propose d’attaquer le problème de la drogue par la demande, plutôt que l’offre. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire…
Et si l’approche à avoir face à la drogue n’était pas de voir la situation comme une guerre, mais de considérer que le trafic de drogues est un business à rendre non-compétitif ?

C’est la thèse de Tom Wainwright, journaliste à The Economist, dans son livre, « Narconomics ».
Pour lui, c’est très simple : les cartels de la drogue sont gérés comme des entreprises, et ils ont donc les mêmes faiblesses que ces dernières. Le cartel des Zetas a eu une stratégie de croissance bien connue des étudiants en école de commerce : ils co-optent les mafieux locaux et prennent un pourcentage de leur chiffre d’affaires. C’est le modèle bien connu de la franchise, qui a fait la prospérité de McDonald’s. Et comme McDonald’s ils doivent gérer des problèmes avec leurs franchisés.
Et dans les pays riches, les dealers du coin sont entrain de perdre du marché face aux sites de vente illégale de drogues, tout comme le libraire du coin souffre d’Amazon.

Le Darkweb est aujourd’hui un diffuseur important et la concurrence via Twitter, WahtSapp et autre Snapchat est une réalité. Malheureusement, il faut constater que les quelques cyberservices existants sont dans l’incapacité d’agir efficacement.
Au lieu de combattre l’offre, combattre la demande
Pour Wainwright, le problème est qu’on a essayé de s’attaquer à l’offre, plutôt qu’à la demande.

Bref: si essayer de s’attaquer au problème des drogues du côté de l’offre semble ne pas fonctionner, il ne faut pas croire que s’attaquer au côté de la demande ferait des miracles.
Peut être faudrait-il faire…les deux.
Source
0000