À l’époque, le parquet de Bruges nous indiquait que les largages de drogue au large des côtes belges étaient une nouvelle manière de travailler pour les narcotrafiquants, précisant que « chaque heure, des porte-conteneurs [et des cargos] passent dans la zone située au large d’Ostende. »
Marc Fiévet, un ex-agent infiltré de la DNRED des douanes françaises, célèbre pour avoir infiltré parmi les gros réseaux de narcotrafics internationaux, nous avait détaillé les méthodes utilisées par les trafiquants.
« Les colis sont reliés entre eux par une corde en nylon et ils sont jetés par-dessus bord. Un quart d’heure plus tard, un petit bateau vient réceptionner la marchandise pour la ramener à terre. Les radars ne peuvent donc pas voir de
rapprochement entre deux navires et donc lancer une surveillance, » détaillait l’ancien agent.
Mais la mer n’est pas une science fiable, rappelait Fiévet. « On est jamais à l’abri d’une avarie moteur, de courants ou de mauvais temps. Après, les pertes font partie du business, la marchandise ne coute quasiment rien
au producteur, donc on s’autorise des pertes qui peuvent parfois être importantes en termes de quantité, » notait l’agent.
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