Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
C’est Orange.fr qui nous annonce que la marine colombienne a arrêté un narco-sous-marin avec, à son bord, trois tonnes de cocaïne. La Colombie, qui en a déjà arrêté près de 230, laisse entendre que ce serait le plus gros… Mais, l’usage des superlatifs n’étant pas encore contrôlé, tout est trop souvent le plus, voire le record jamais atteint !
L’embarcation fabriquée clandestinement a été arrêtée alors qu’elle se dirigeait vers l’Amérique centrale.
Le regain de santé de la Douane et de la DNRED par des textes actualisés semble inquiéter Stéphanie Cherbonnier qui n’hésite pas à réclamer un privilège hiérarchique sur les affaires de stups.
Ça fait des décennies que la Police et ses hiérarques toujours en recherche de succès faciles, histoire de se la péter, et au passage de ramasser les dividendes par gratifications et autres promotions, ont instauré une sorte de tutelle naturelle sur tous les résultats obtenus en matière de saisies de stups. Il y a plus de 40 ans, des OPJ avaient infiltré tous les échelons de la DNRED, pour la bonne cause, pour formaliser les opérations que ces derniers réussissaient !
Même que parfois, il fallait se planquer de ces serviteurs zélés de Beauvau, toujours prêts à faire remonter l’info aux collègues policiers à l’affût d’une opération en cours, au risque de la faire capoter.
A Nantes, il avait son bureau juste à côté de celui de Gatard et il valait mieux partir à l’extérieur lorsqu’il s’agissait de mettre en musique une opération future.
Cette méthode douteuse était également appliquée par les excellents officiers du « HM Customs excise » de sa gracieuse majesté, qu’on a piqué à prendre en photo l’intégralité des notes que j’avais dans mon calepin.
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Tous ceux qui sont branchés sur ce secteur d’activités savent pertinemment que le gros des saisies et des affaires en cours a toujours été généré par la DNRED et la SURV (Entre 70 et 75 % des saisies stups).
Je ne parle pas évidemment de la saisie du boulevard Exelmans, organisée par David Cugnetti, actuellement en Bourgogne et chapeautée par l’énarque Erwan Guilmin, le chef de la DOD, qui n’était qu’une énorme connerie que la DNRED, on cherche à l’oublier, a payé au prix fort.
Déstabilisée, humiliée et… réorganisée
Déstabilisée et en mode survie avec une taupe de la DG à sa tête, l’excellente Corinne Cleostrate, la DNRED avec l’arrivée surprise du nouveau directeur Florian Colas, semble avoir retrouvé un nouvel élan et je pense que ce rôle de « chef de filât » réclamé par Stéphanie Cherbonnier ne devrait être qu’une énième rodomontade de nos pieds nickelés nationaux, et quand j’ose parler de pieds nickelés, c’est en connaissance de cause , car même à la DNRED, on a sérieusement donné dans ce domaine.
Christian de Rocquigny du Fayel
C’est Christian de Rocquigny du Fayel qui a été nommé au poste de contrôleur général de l’OFAST et ce n’est pas, malgré la prochaine création de 35 postes pour ce service, ce dernier qui changera la donne.
Pour ma part, je pense que Florian Colas ne se laissera pas impressionner et qu’il a mis la DNRED sur une trajectoire qui ne peut que faire des envieux. (Gaffe Florian, les peaux de bananes ne devraient pas tarder, t’es dans un repaire de gros crabes !)
Le narcotrafic, comme tant d’autres activités délictueuses, ne se combat qu’en étant bien informé et pour cela, désolé Stéphanie, la DNRED a une sérieuse longueur d’avance sur la Police en la matière.
Enfin,à ce constat, j’ajouterai qu’il m’a toujours paru surprenant que les gabelous acceptent de se faire diriger par des DG non issus de la Douane. Jean Dominique Comolli est le seul DG que j’ai rencontré personnellement plusieurs fois, aussi bien dans le bureau ministérielle avec Michel Charasse qu’à la DG avec Jean Henri Hoguet et Christian Gatard, m’avait permis de constater de l’ignorance crasse de ce responsable et du seul souci qui le guidait de réaliser un parcours sans vagues en attente de l’opportunité qui le rendrait riche.
Est ce ainsi que l’on dirige une régalienne ? Non, je ne le pense pas, et il serait temps que cela change pour éviter que continue le démembrement de cette institution commencée avec le passage éclair de l’IGF François Auvigne.
Un peu plus sur la DNRED
Les premiers services douaniers d’enquêtes, exclusivement parisiens, voient le jour entre 1932 et 1937. Au cours de réorganisations successives, qui ont étendu ses compétences territoriales et fonctionnelles, cette structure deviendra la direction nationale des enquêtes douanières (DNED) puis la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). (Merci Jean Henri Hoguet !)
Enfin, en 2007, le ministre du budget entérine la réorganisation de la DNRED et sa mutation en service à compétence nationale.
Missions et spécificités
La DNRED met en œuvre la politique du renseignement, des contrôles et de la lutte contre la grande fraude douanière de la DGDDI. Elle a pour mission de lutter contre les grands trafics en démantelant les organisations criminelles qui se livrent à la contrebande d’armes, de stupéfiants, de tabac et de produits contrefaisants, portant atteinte au commerce légal et présentant des risques pour la santé publique.
Elle s’appuie à cette fin sur son analyse précise des flux de marchandises et de personnes, sur le recueil de renseignements opérationnels ainsi que sur la mise en œuvre de certaines techniques spécialisées d’investigation…sans pour autant réussir à faire assumer la Direction Générale de la douane qui, par le manque d’honneur de ses DG, n’assure pas la continuité du service de l’État.
Disposant de pouvoirs spécifiques définis par le code des douanes, la DNRED exerce son activité sur l’ensemble du territoire douanier national et elle coordonne également les activités opérationnelles du réseau des attachés douaniers français dont la compétence couvre près de 60 pays.
Son action s’articule essentiellement autour de trois axes :
-lutter contre les grands courants de contrebande ;
-mettre en œuvre des enquêtes anti-fraude d’envergure nationale et internationale diligentées à l’encontre des entreprises et des particuliers ;
-gérer et animer la collecte du renseignement, son traitement et sa diffusion à l’ensemble des services douaniers ainsi qu’aux services partenaires.
ORGANISATION
Forte d’environ 800 personnels, la DNRED comprend trois directions :
La direction du renseignement douanier (DRD), centrale du renseignement, gère et anime la filière « renseignement », élabore le plan national de renseignement, centralise et traite les informations sur la fraude.Elle procède aux études et aux analyses nécessaires à l’orientation de l’action des services et soutient l’ensemble de la communauté douanière grâce aux pôles de compétence technique dont elle dispose.
La DRD est composée de 5 divisions : 1 division transversale et 4 divisions d’analyse.
La direction des enquêtes douanières (DED) dispose d’une compétence d’exception en matière de lutte contre la grande fraude. Ces missions complètent la compétence générale d’attribution des services d’enquête régionaux (SRE). Ressortent ainsi de la compétence de la DED toutes les enquêtes – d’initiative ou fondées sur des consignes nationales et/ou communautaires ou d’assistance administrative mutuelle internationale (AAMI) – ayant trait à la recherche de la grande fraude, c’est-à-dire susceptibles de mettre au jour des fraudes ou des réseaux de fraude nationaux ou transnationaux ou de démanteler des organisations criminelles (sécurité nationale, activités terroristes, trafic d’armes, fraudes financières, démantèlement de filières de fraude nationales ou transnationales). S’y ajoutent les enquêtes conjointes et celles qui lui sont confiées expressément par la direction générale.
La DED est composée de 4 divisions d’enquêtes à compétence nationale.
La direction des opérations douanières (DOD) recherche et recueille le renseignement opérationnel et tout particulièrement celui en provenance de sources humaines (coordination avec la DRD dans le cadre du Passenger Name Record).
Plusieurs entités spécialisées sont rattachées à ces directions :
-Cyberdouane,
-Cellule de recueil de la preuve informatique,
-Observatoires de suivi dans des domaines de fraude particulièrement sensibles,
-Équipes techniques, etc.
En septembre 2008 a été créée la « Task Force Dragon » visant à lutter contre la contrebande européenne de produits originaires de Chine (cette fraude génère des milliards d’euro de pertes en termes de revenus pour l’UE et pour la France).
Unité d’élite de 24 agents, elle a une compétence nationale et est très fortement impliquée dans la lutte contre la fraude au plan européen (OLAF, EUROPOL, etc.)
Depuis juin 2015, un officier de liaison de la DNRED est mis à la disposition de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), facilitant la coopération permanente.
Le GOLT
Au sein de la DNRED, le Groupe opérationnel de lutte contre le terrorisme (GOLT) a été créé spécialement pour centraliser la collecte et l’enrichissement des renseignements, de toutes sources douanières, relatifs au terrorisme et à son financement.
Avec les félicitations du ministre… transmises par Gérald Darmanin, le rédacteur en chef de l’APB (Agence de Presse de Beauvau).
A l’OFAST, il est prévu d’organiser une soirée de gala pour fêter cette opération.
La police nationale de Nouvelle-Calédonie a annoncé lundi l’interpellation la semaine dernière de trois personnes soupçonnées de diriger un réseau de vente de produits stupéfiants à Nouméa.
Elles seront convoquées ultérieurement devant le tribunal.
C’est suite à un témoignage anonyme au mois de mars, qu’une enquête a été ouverte par le parquet qui a permis d’identifier trois personnes comme étant les têtes d’un réseau de vente de cocaïne, LSD, MDMA et cannabis notamment, selon la même source.
Les trois suspects – deux hommes et une femme âgés entre 20 et 30 ans – ont reconnu les faits « tout en cherchant à les minimiser », a précisé à l’AFP Thierry Bourat, responsable de la communication de la police nationale en Nouvelle-Calédonie. Lors d’une perquisition de leur appartement, les policiers ont découvert de l’argent liquide (un peu plus de 4.000 euros), des drogues de synthèse (3 doses de cocaïne, 10 ml de LSD, 1 gramme de MDMA et 1 gramme de DMT) ainsi que 83 pieds de cannabis. Une pièce du logement était dédiée à la culture du cannabis, et environ 4.000 euros de matériel y ont été retrouvés.
Trois experts des problèmes liés à la consommation de drogues (l’un est addictologue, l’autre économiste de la santé, la troisième magistrate) expliquent en quoi la régulation des usages serait, selon eux, plus efficace que la prohibition pure et simple.
Un Sud-coréen a été exécuté en Chine pour trafic de drogue, un verdict rare dans le pays pour un détenteur de passeport étranger et susceptible d’attiser les tensions entre Pékin et Séoul.
Les Mossos d’Esquadra ont arrêté mercredi 2 août 2023 un homme de 44 ans qui véhiculait 969 plants de marijuana dans le coffre de sa voiture à Sant Fost de Campsentelles en Catalogne.
Au Mexique, les cartels de la drogue et groupes criminels fabriquent des camions blindés colossaux afin de régner en maîtres dans les zones les plus dangereuses du pays, rapporte le New York Times.
Des camions blindés « immunisés contre tout »
Ces véhicules blindés, aussi appelés rinocerontes par les autorités mexicaines, résultent d’un véritable travail acharné élaboré par des mécaniciens appartenant aux cartels.
Au moins neuf personnes ont trouvé la mort, mercredi 2 août, lors d’un nouveau raid policier sanglant au Brésil, à Rio de Janeiro, portant à 44 le nombre de tués par les forces de l’ordre lors des six derniers jours dans plusieurs Etats du pays. Ces opérations policières meurtrières font l’objet d’une vive controverse, avec des critiques des groupes de défense des droits humains sur les méthodes musclées employées dans le combat contre les gangs de narcotrafiquants.
Les douaniers ont saisi 130 kilos de cannabis (26 kilos d’herbe et 106 kg de résine) dans un camion en provenance d’Espagne, le samedi 29 juillet dans la matinée sur l’aire de repos d’Estézargues.
La Gendarmería de Argentina informó que, en un rastrillaje, encontraron el GPS que corresspondería a la “narcoavioneta” Cessna con matrícula boliviana CP-3123 estrellada en ese país. Esa aeronave tenía 324 kilos de cocaína.
Les policiers de Caen (Calvados), le mercredi 26 juillet 2023, ont interpellé le conducteur d’une Toyota noire qui avait refusé d’obtempérer à un contrôle, vers 1h15 du matin, à Mondeville, dans la proche périphérie de Caen puisqu’il transportait 80 kilos de résine de cannabis.
Par an, le coût du tabac s’élève à 156 milliards d’euros, celui de l’alcool, à 102 milliards, quand celui des drogues illicites atteint 7,7 milliards, selon une étude menée pour l’Observatoire français des drogues.
Lundi, c’est 982 kilogrammes de cocaïne qui ont été découverts au quai 1742 du port, répartis dans des sacs de sport. L’enquête sur la contrebande de drogue a conduit le même jour à une descente dans un hangar situé le long de la Boomsesteenweg à Aartselaar. Cinq suspects, respectivement Belges, Néerlandais et Moldave. y ont été trouvés. Le juge d’instruction les a arrêtés depuis.
C’est une chronique macabre, qui souligne l’ampleur du phénomène. Partout dans le pays, le trafic de drogue décime ceux qui le font vivre, et parfois au-delà.
Alors qu’Abidjan cherchait depuis plusieurs mois à obtenir son extradition, l’Italien Bartolo Bruzzaniti a été interpellé au Liban. Le fruit d’une étroite collaboration avec la police calabraise.
The INTERPOL Cooperation Against ‘Ndrangheta #ICAN project with #Italy nets key suspect Bartolo Bruzzaniti in Lebanon. I-CAN’s global approach against mafia threat sees 76th arrest via network of investigators, analysts & prosecutors. Building a safer world together
Un homme d’une trentaine d’années connu pour des affaires de drogue a été tué par balles dans la nuit de dimanche à lundi à Marseille, a-t-on appris de sources proches de l’enquête. Les faits se sont produits dans le 14e arrondissement, l’un des plus pauvres de la deuxième ville de France et qui est très affecté par le trafic de stupéfiants.
L’auteur est en fuite et la police judiciaire a été chargée de l’enquête, selon une source policière.