Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Une opération couronnée de succès avec la saisie d’un demi-million d’euros en liquide, 187 kilos de cannabis et près de deux kilos de cocaïne. À cela s’ajoutent plusieurs armes de poing ainsi qu’un fusil à pompe. Sans oublier les huit individus «coffrés» et placés manu militari en garde à vue. Un coup de filet qui ne résulte pas d’une découverte fortuite lors d’une intervention du quotidien au cœur de cette cité plombée par la délinquance et les trafics en tous genres, mais d’une enquête de plusieurs mois, ouverte le 14 septembre par le parquet de Nice.
El Superintendente Nacional Antidrogas de Venezuela, Richard López Vargas, anunció en las últimas horas la incautación de 5.500 kilos de cocaína en operaciones ejecutadas en altamar.
Quelque 4 600 enquêtes lancées en Europe, aux Etats-Unis, en Australie, à Hong Kong, Singapour et en Amérique latine ont permis d’identifier 474 membres de groupes criminels qui ont recruté plus de dix mille « mules financières », des personnes qui ont transféré de l’argent, en espèces ou par voie numérique, en échange d’une commission.
Les douaniers ont contrôlé deux véhicules ce vendredi au péage du Capitou et, suite à la découverte de 560 kilos de haschich, ils ont placé cinq personnes en retenue administrative.
Le port d’Anvers, en Belgique, est devenu une véritable plaque tournante du trafic de drogue. Saisies record, agressions de douaniers… Les trafiquants y sèment la terreur. Il y a un mois, dans un camion transportant de la farine de soja, dix tonnes de drogue ont été trouvées par les douanes. Il s’agit d’une prise record, que des trafiquants ont voulu récupérer en pleine nuit. Sur des images de la Gazet Van Antwepren, l’unité spéciale de la police interpelle les trafiquants juste à temps. Sept criminels sont arrêtés. Ils étaient lourdement armés.
Seulement 10% des containers contrôlés par les douanes
Deux semaines plus tard, un cap a été franchi. D’autres criminels ont pénétré dans l’enceinte des douanes, armés de machettes, et ont ligoté les agents sur place. Bart Torrekens, douanier et président du syndicat NUOD, évoque la peur qu’éprouvent ses collègues au quotidien. Les trafiquants osent tout pour récupérer leur marchandise car les saisies de cocaïne ont explosé. De 4,5 tonnes de cocaïne saisies en 2013, on est passé à 110 en 2022, soit une augmentation de 2 400% en moins de dix ans. Les douanes ne contrôlent que 10% des containers. On imagine donc l’ampleur du trafic. Avec ses milliers d’accès, il est facile de s’introduire dans le port. Depuis l’été 2023, la police a recensé neuf meurtres liés à la drogue à Bruxelles et Anvers.
Ce samedi 2 décembre 2023, Umaro Sissoco Embalo, président de Guinée-Bissau, a dénoncé une « tentative de coup d’État » après des affrontements entre l’armée et des éléments des forces de sécurité qui ont fait au moins deux morts dans la nuit du jeudi 30 novembre au vendredi 1er décembre 2023.
Une demi-surprise dans un pays considéré comme la porte d’entrée du trafic de cocaïne sur le continent africain. Des informations révélées par une enquête de médias allemands à laquelle la DW a eu accès.
Pour comprendre comment le fils de l’ancien chef d’État a voulu renverser le président de son pays, il faut remonter au 27 novembre 2021, deux mois avant la tentative de putsch.
Nous sommes alors à Francfort-sur-le-Main, dans l’ouest de l’Allemagne.
Un véhicule se dirige vers une pizzeria, on y parle de « grosses affaires ». À bord, des marchands de drogue présumés de la mafia calabraise N’drangheta. Parmi eux, aussi, celui que les Calabrais appellent « Il Politico », le politicien. Il s’agit de Malam Bacai Junior, fils de l’ancien président bissau-guinéen, Malam Bacai Sanha, décédé le 9 janvier 2012, en France. Le véhicule est sur écoute.
Depuis des années, les enquêteurs italiens de la lutte contre la mafia, s’intéressent à deux clans calabrais dans la région de Francfort. La police criminelle de Francfort veillait aussi au grain. Un mois plus tard, Malam Bacai Junior revient à Francfort pour une autre rencontre avec les mafieux calabrais.
Arrestation de Malam Bacai Junior
Mais, c’est en 2022 qu’il est piégé puis arrêté en Tanzanie par la DEA (agence américaine anti-drogue). Des conversations entre des narcos, des agents infiltrés de la DEA et Malam Bacai Junior sont enregistrées et transcrites afin d’étayer l’accusation portée devant un tribunal de l’Etat du Texas contre le fils de l’ancien président bissau-guinéen.
Malam Bacai Junior y confie avoir financé le putsch grâce à l’argent du trafic de drogue. Le coup d’Etat aurait dû marcher si tout s’était déroulé comme il l’avait prévu, poursuit Malam Bacai Junior.
L’objectif était de renverser l’actuel président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, qui, affirme le fils de l’ancien chef de l’Etat, s’en prend trop directement aux narcotrafiquants. Le but aurait été ensuite de rétablir les habitudes du narco-État qu’était la Guinée-Bissau à l’époque de la présidence de son père, Malam Bacai Sanha, entre 2009 et 2012.
Malam Bacai Junior avait alors occupé plusieurs postes au gouvernement. Il était aussi conseiller à la présidence.
David Klaubert travaille pour le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il explique qu’en « lisant les documents, on comprend que Malam Bacai Junior était une personne très active dans le trafic de drogue, il vendait aussi bien de l’héroïne que de la cocaïne. On dit qu’il aurait pu servir d’intermédiaire dans des affaires entre la guérilla en Colombie, le Hezbollah au Liban et la mafia italienne« .
Pour ChatGPT, les propositions de groupes comme « Police contre la Prohibition » visent à réformer les politiques en matière de drogue en mettant l’accent sur la réduction des risques, la prévention et le traitement plutôt que sur la répression. Ces propositions prônent souvent la légalisation contrôlée de certaines drogues, la régulation du marché et la redirection des ressources vers des programmes de prévention et de réduction des dommages.
À l’heure actuelle, ces propositions ne sont pas la norme dans de nombreux pays, car les politiques en matière de drogue sont souvent influencées par divers facteurs, y compris des considérations politiques, sociales et culturelles. La question de la légalisation de certaines drogues reste controversée et suscite des débats intenses.
Cependant, ces propositions gagnent progressivement en attention et en soutien dans certains endroits. Des pays comme le Portugal ont adopté des approches plus axées sur la santé et la réduction des risques, notamment en décriminalisant la possession de petites quantités de drogue pour un usage personnel et en mettant l’accent sur la prévention, le traitement et la réinsertion sociale.
Que ces propositions deviennent la norme dépendra de l’évolution des mentalités, des preuves scientifiques sur l’efficacité de ces approches et de la volonté politique de changer les politiques en vigueur.
Les débats sur la légalisation et les approches alternatives à la prohibition continueront probablement à évoluer au fil du temps.
Pour ChatGPT, Gérald Darmanin, comme tout responsable politique, propose des approches pour lutter contre la drogue et le narcotrafic en France. Sa méthode peut être controversée et susciter des débats, car la question de la lutte contre la drogue est complexe et multifacette, impliquant des dimensions sociales, économiques, de santé publique et de sécurité.
Certaines personnes soutiennent ses propositions, comme le renforcement des contrôles aux frontières, l’augmentation des peines pour les trafiquants ou encore la mobilisation des forces de l’ordre pour lutter contre les réseaux de trafic. D’autres critiques estiment que la répression seule ne résout pas le problème de fond lié à la consommation de drogue et plaident pour une approche plus axée sur la prévention, la réduction des risques et la prise en charge des personnes ayant des problèmes liés à la drogue.
En fin de compte, il est difficile de déterminer si la méthode de Darmanin est « la bonne » car la lutte contre la drogue nécessite souvent une approche combinée qui prend en compte à la fois la répression et des solutions plus globales, telles que la prévention, l’éducation, le traitement et la réadaptation.
Cela demande également une évaluation constante pour ajuster les politiques en fonction des résultats obtenus.
Dès la fin des années 90, le pays concentrait près de 50% de la production mondiale d’opium brut et affinait environ 75% de l’héroïne mondiale.
Récemment, la Birmanie est devenue le premier producteur d’amphétamine au monde, et est, le deuxième plus gros exportateur d’opium après l’Afghanistan.
En Birmanie, les revenus de la drogue ont depuis plus de 50 ans permis de financer les groupes armés ethniques et notamment leur guerre contre la junte birmane. Mais ce ne sont pas les seuls bénéficiaires de ce trafic, puisque l’armée birmane elle-même, a été et continue d’être au cœur de la production et du commerce de la drogue dans le pays.
Pourquoi ne pas faire un test au port de Montoir de Bretagne et inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision ?
Il est vrai qu’en France, on continue de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de ce système performant de contrôles qui existe ! Mais l’intérêt général devrait passer outre ces luttes intestines qui permettent aux affairistes de continuer à exporter des cargaisons de drogues, d’armes et d’explosifs puisqu’ils savent pouvoir compter sur le pinaillage de nos administrations.
Les équipements
Le groupe américain ADVANCED WARNING SYSTEMS INC a proposé le dernier système de numérisation automatique IGRIS (INELASTIC GAMMA RAY IMAGING SYSTEM) utilisé par le Pentagone pour inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision.
La nouvelle technologie IGRIS est utilisée par ‘Le Pentagone’, le ministère américain de la Défense (Joint Improvised Explosive Device Defeat Organization – JIEDDO).
Selon les explications fournies, le système IGRIS, grâce à ses générateurs de neutrons scanne la cible avec plus d’un million neutrons par seconde, ce qui permet de divulguer des détails précis (niveau moléculaire) de tout le contenu des conteneurs et strictement avec un système tridimensionnel précis et à une vitesse de 25km/h.
Le système de contrôle central envoie également une notification immédiate aux douanes, aux services de sécurité, aux organes de contrôle des drogues, aux départements ministériels et aux ministères souverains concernés. Ce système devrait être adopté dans les ports, les aéroports et les postes frontières de tous les États responsables et conscients des graves perturbations causées par les fraudes, le narcotrafic et le terrorisme dans le monde d’aujourd’hui.
Les seuls à détecter les céramiques et autres polymères (couteau, armes à feu, etc…)
°°°°
RAPPEL
Les premiers partisans du trafic de conteneurs ont privilégié une stratégie que les autorités appellent «à l’intérieur du chargement», où la cocaïne est camouflée dans les exportations quotidiennes.
La technique qui consiste de placer ses expédition de cocaïne au sein de la charge oblige les trafiquants à gérer des sociétés écrans, qu’ils créent eux-mêmes ou qu’ils achètent afin de pouvoir être les propriétaires d’entreprises ayant une longue histoire d’exportations propres. Ensuite c’est un jeu d’enfants que de cacher la cocaïne dans leurs exportations ostensiblement légales.
La plupart du temps, cela consiste simplement à fourrer des briques de cocaïne dans des conteneurs, mais dans d’autres cas, les trafiquants ont tout utilisé, des ananas évidés aux barils de produits chimiques dangereux, et ont même transformé chimiquement la cocaïne pour la déguiser en produits comme la nourriture pour animaux de compagnie ou les engrais.
Quand aux cargaisons de bananes contaminées par la coke, c’est un secret de polichinelle et la fluidité est le ‘maître mot’ généralisé à Anvers, Rotterdam et dans les ports français !
Le chargement permet donc aux trafiquants d’avoir un contrôle direct sur l’expédition. Cependant, depuis que les autorités ont commencé à enquêter et à profiler les entreprises d’exportation à la recherche de schémas suspects, le risque d’interception a légèrement augmenté.
Cela a conduit à un changement vers la méthode de rip-off, où les trafiquants évitent le profilage en ouvrant les conteneurs d’exportations légitimes pour expédier les drogues, puis utilisent des scellés douaniers clonés pour dissimuler la falsification. Au départ, le rip-off était pratiqué par les petits trafiquants qui envoyaient des dizaines de kilogrammes. Mais à mesure que cette méthode gagnait en popularité, les expéditions ont augmenté en taille, les transports de plusieurs tonnes étant désormais monnaie courante.
Dans la plupart des cas, les conteneurs sont contaminés car ils attendent d’être chargés, ce qui signifie que les trafiquants doivent accéder aux zones portuaires. Bien qu’il y ait eu au moins un cas de soi-disant «ninjas» glissant dans des ports cachés dans des compartiments secrets dans des camions, il est beaucoup plus facile de recruter des travailleurs portuaires. Au Pérou, par exemple, le contrôle violent exercé par le gang Barrio King sur les équipages de dockers lui a permis d’appliquer un quasi-monopole sur le trafic via le port de Callao. Cependant, dans d’autres cas, les trafiquants n’entrent jamais dans le port, comme au Costa Rica, où les trafiquants recrutent des chauffeurs corrompus, des entreprises de transport et des ouvriers de la cour à conteneurs pour charger de la drogue dans des conteneurs alors qu’ils parcourent la longue route entre la zone agricole de San Carlos et le port de Limón.
Des sources dans plusieurs pays affirment également que les trafiquants cherchent de plus en plus à éviter les risques liés au profilage en cachant des drogues dans la structure même du conteneur. Les trafiquants enfoncent des briques de cocaïne dans les cavités des murs, des plafonds, des planchers et des portes, ou dans l’équipement d’isolation ou de refroidissement des conteneurs réfrigérés – appelés «reefers». L’utilisation des structures de conteneurs réduit les risques que les autorités détectent de faux scellés douaniers, mais cela nécessite la complicité des personnes au sein des compagnies maritimes ou des chantiers de conteneurs. Certains narcotrafiquants ont contourné ce problème en créant des sociétés écrans pour altérer les conteneurs, comme au Costa Rica, où plusieurs sources ont décrit comment les trafiquants ont créé une société d’entretien des conteneurs pour masquer leurs activités.
Les autorités ont répondu à la montée en puissance de ces méthodes de trafic par l’utilisation de scanners dans les ports, qui sont déployés à la fois au hasard et à la suite du profilage des risques. Cependant, dans certains endroits, comme le port de Santos au Brésil, les trafiquants ont réagi en contaminant des conteneurs déjà inspectés – les ouvrant au dernier moment possible avant le chargement.
Ce ‘modus operandi’ dépend généralement d’une corruption importante au sein de l’équipage. Mais les autorités de Guayaquil, en Équateur, signalent également que des bandes armées montent maintenant à bord des navires et forcent les équipages à prendre des charges sous la menace des armes. Les largages se produisent maintenant non seulement lorsque les navires se mettent en route, mais aussi lorsqu’ils traversent les eaux d’autres pays, des sources signalant que l’état de Falcón au Venezuela est un point chaud particulier. Pour l’instant, les autorités s’attaquent à cette méthode de trafic à l’aide de l’appareil GPS du navire, qui donne des informations sur la vitesse du navire. Si un navire ralentit ou s’arrête soudainement, une alarme retentit.
Les trafiquants, cependant, explorent déjà de nouvelles options, n’ayant qu’un seul objectif: l’efficacité!
En vue, et c’est le meilleur échappatoire, une commission d’enquête parlementaire pour savoir si le dépistage d’un élu ou d’un haut fonctionnaire est possible
Le sénateur Horizons Joël Guerriau, lors de son audition, a dit s’être procuré de l’ecstasy auprès d’un de ses collègues. et la députée Renaissance Caroline Janvier dans une interview publiée dans Paris Match ce 30 novembre, assure qu’il n’y a « pas plus de vices à l’Assemblée qu’ailleurs« , elle affirme bien qu’elle n’en est pas exempte, n’hésitant pas à dire clairement : « Oui, il y a des soirées où de la drogue circule, comme il y a des dîners ou des fins de sessions parlementaires où il y a une consommation excessive d’alcool ».
Et c’est sous couvert d’anonymat, qu’une autre parlementaire indique :« À l’issue de séances dans l’hémicycle, à trois heures du matin, des collègues sont venus me voir pour me proposer d’aller dans des soirées aux thématiques clairement affichées : ‘drogue et sexe’. »
Malgré les dernières informations confirmées sur le comportement des élus de la nation, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, toujours hyper réactif sur X (ex Twitter) pour s’autoglorifier et encenser ses troupes, n’a pas encore trouver le temps d’envoyer une CRS pour pratiquer des tests de dépistage sur l’ensemble de nos élus et de nos hauts fonctionnaires. Ne serait-il pas le bon moment pour démontrer à tous les Français que l’égalité de traitement devant la loi est une réalité ?
L’état de droit qui est rappelé avec des trémolos grandiloquents dans chaque intervention magistrale de nos élus et autres hauts fonctionnaires ne serait-il qu’un leurre servi aux Français.
Pour un grande partie, encore opposée à toute consommation de drogues, exceptée celle de tabac et de l’alcool, il apparaît chaque jour plus difficile de comprendre le manque de réactivité de Gérald Darmanin et du préfet Laurent Nuñez dans cette affaire. On peut se demander ce qu’aurait fait le musclé Didier Lallement, si il était encore aux manettes, rien sans doute, puisque lui n’est pas d’un monde égalitaire. En ce moment, comme secrétaire général de la Mer, il s’occupe de stups et va durcir les contrôles notamment au terminal de Montoir-de-Bretagne. Sa belle envolée lyrique, permettant d’exister médiatiquement, ne fera aucun mal aux narcotrafiquants.
Pour nos élus et hauts personnages de l’état, cette lenteur à réagir vient peut-être du fait d’un manque de tests de dépistage ? Dans ce cas, nous ne devrions pas tarder à voir Olivier Veran, le porte-parole du gouvernement, nous raconter des balivernes pour justifier l’impossibilité actuelle de s’approvisionner dans ce type de produits.
Une pétition existe pour réclamer que l’ensemble de nos élus et hauts fonctionnaires soit dépisté régulièrement puisque c’est ensemble qu’ils engagent notre futur et le futur de nos enfants par les décisions qu’ils affirment prendre pour le bien du plus grand nombre.
La fin de la politique répressive promise par le président du pays, Gustavo Petro, n’a pas permis d’enrayer la culture de la coca.
En guise de route, un étroit ruban de ciment serpente à travers les champs de cocaïers qui exhibent leurs feuilles vert tendre sous le soleil brûlant du Nariño, dans l’extrême sud-ouest de la Colombie. La frontière avec l’Equateur est à moins de 10 kilomètres, l’océan Pacifique à 30 km. Deux hommes à moto, mitraillette en bandoulière, passent à vive allure. Un paysan les salue d’un signe de la tête. « Ce sont des hommes de l’Oliver », confie-t-il.
Le Front Oliver Sinisterraest l’une des factions des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qui ont fait dissidence et rejeté l’accord de paix signé, en 2016, entre le gouvernement colombien et la guérilla, devenue une organisation politique légale. Il serait aujourd’hui l’un des principaux fournisseurs du cartel mexicain de Sinaloa et contrôlerait en partie le trafic de drogue dans le Nariño, jusqu’au port équatorien de Guayaquil, à travers la province côtière d’Esmeraldas.
Ni l’aide militaire fournie par Washington (l’équivalent de 9,2 milliards d’euros dans le cadre du « plan Colombie » entre 1999 et 2015), ni les millions de litres d’herbicide déversés, ni l’ambitieuse politique de substitution des cultures illicites prévue par l’accord de 2016 n’ont permis de venir à bout de la coca. Les victimes de la « guerre contre la drogue » se comptent par centaines de milliers. Et la Colombie demeure le premier producteur mondial de cocaïne.
« Nous n’avons pas le choix »
La production nationale de coca a même atteint un nouveau record, avec 230 028 hectares de champs identifiés en 2022, selon le rapport annuel, publié en septembre, de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Le sud du pays est aujourd’hui au cœur de la réorganisation du trafic de cocaïne. A lui seul, le département du Nariño abrite plus du quart des surfaces cultivées dans le pays.
La coca, en espagnol, désigne à la fois l’arbuste et sa feuille, dont on tire la cocaïne. « On la cultive parce que, voyez-vous, nous n’avons pas le choix »,explique un paysan qui, courbé dans son champ, plante des boutures interdites. Ce cultivateur de coca, ou cocalero selon l’appellation locale, préfère ne pas donner son nom. « Si au moins il y avait une route, ajoute-t-il, on pourrait cultiver des fruits ou se lancer dans l’élevage du bétail. »
Dans ce pays fracturé par trois cordillères culminant à plus de 6 000 mètres d’altitude, les régions périphériques, très mal desservies, sont abandonnées à leur sort. Non seulement les routes manquent, mais les Colombiens venus défricher ces terres – les « colons » – ne disposent d’aucun titre de propriété formel. « On n’a donc accès ni aux aides de l’Etat ni aux crédits bancaires », se lamente le paysan.
C’est la journaliste Claire Andrieux qui cite le cas Fievet dans son livre bien documenté sur le narcotrafic et sa guerre de l’ombre
Le cas Fiévet En droit administratif, les informateurs sont considérés comme des « collaborateurs occasionnels de justice », selon la qualification du Conseil d’Etat. A ce titre, un indic peut théoriquement bénéficier de la protection fonctionnelle, au même titre qu’un agent public. L’administration dont il dépend le protège donc de condamnations civiles ou pénales pour des faits commis en raison de ses fonctions, sauf, comme pour n’importe quel agent public, s’il a commis « une faute personnelle », « détachable du service ». Jusqu’ici, les cas dont la justice a eu à débattre ont tous été considérés comme des fautes personnelles.
En 2017, un arrêt du Conseil d’Etat a définitivement scellé le sort d’un célèbre aviseur de la douane, Marc Fiévet, utilisé comme un agent infiltré à de nombreuses reprises. Tout en reconnaissant qu’il avait permis l’arrestation de plusieurs trafiquants ainsi que la saisie de quantités importantes de produits stupéfiants et des moyens de locomotion ayant servi à leurs transports, la justice estime que la France n’a pas à l’indemniser pour ses années de prison. Marc Fiévet avait été condamné, en 1996 en Grande-Bretagne à quatre ans d’emprisonnement du chef de « conspiration dans le but de faire entrer du cannabis sur le territoire anglais » et, en 1997 au Canada, à la réclusion criminelle à perpétuité pour « complot d’importation de stupéfiants » après avoir plaidé coupable. Il avait été transféré en France en 1998 où il est resté en prison, jusqu’en 2005.
Pour cet aviseur de haut niveau, le trafic dont il a été accusé n’est que la résultante de son travail aux services des douanes.
En 2008, Marc Fiévet demande une indemnisation de 91 million d’euros pour les préjudices subis. La demande et tous ses recours sont rejetés. La décision définitive tombe en 2017. Le Conseil d’Etat estime que si l’implication croissante de l’aviseur dans un réseau de trafiquants de drogue a été « encouragée à l’origine par l’administration des douanes», les faits pour lesquels il avait été condamné étaient « dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées en sa qualité d’informateur de l’administration des douanes et étaient donc détachables du service ».
La cour déduit donc que les condamnations de Marc Fiévet et ses années de prison sont la cause « d’une faute personnelle » et que l’administration n’a pas à lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle.
°°°°°°
Oublier les engagements, oublier les promesses données, oublier l’honneur élémentaire !
La ‘Ndrangheta est une mafia italienne, qui est l’une des organisations criminelles les plus importantes et les plus puissantes au monde. Originaire de la région italienne de Calabre, elle s’est développée dans le monde entier et continue à s’étendre à un rythme soutenu.
Aujourd’hui, la ‘Ndrangheta est considérée comme la seule organisation mafieuse italienne présente sur tous les continents.
C’est I-CAN (INTERPOL Cooperation Against ‘Ndrangheta) qui rassemble des pays du monde entier pour échanger des informations de police en temps réel par les canaux sécurisés d’INTERPOL qui était aux manettes.
Le Boss de la ‘Ndrangheta, gérait d’importantes expéditions de cocaïne vers l’Europe depuis au moins 2018.