FRANCE 🇨🇵 (DNRED) : entretien avec Sébastien Tiran

Par Nicolas Moinet, Professeur des universités a l’IAE de Poitiers, chercheur au
CÉRÉGÉ (UR 13564) et chercheur associe au CR 451.


La Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) est chargée de mettre en œuvre la politique du renseignement, du contrôle et de la lutte contre la fraude en matière douanière. Disposant de pouvoirs spécifiques définis
par le Code des douanes, la DNRED exerce son activité sur l’ensemble du territoire
douanier national. Elle est depuis 2014 l’un des six services spécialisés de
renseignement du premier cercle de la Communauté nationale du renseignement.
Elle met ainsi en œuvre les pouvoirs du Code de la sécurité intérieure.


Bonjour M. Tiran. Avant d’entrer plus avant dans le monde méconnu du
renseignement douanier et son importance dans la guerre économique, pouvez-vous nous présenter succinctement votre parcours ?

Sébastien Tiran : Je suis issu, comme une forte majorité des agents de la DNRED, du corps des inspecteurs des douanes que j’ai rejoint il y a 24 ans. J’ai suivi un parcours douanier assez diversifié dans l’administration centrale et dans le réseau douanier a l’étranger, plus précisément a Washington auprès du poste de l’attaché douanier. J’ai également travaillé pour des directions territoriales dont une très importante pour les Douanes, à savoir Roissy Charles de Gaulle. J’ai également occupé deux postes interministériels à Matignon. Enfin, je suis entré à la DNRED il y a 8 ans comme « chef opérations », ce qui consiste a valider l’ensemble des dispositifs opérationnels du service. En 2021, j’ai été nommé adjoint du directeur puis directeur par intérim de Florian Colas devenu Directeur Général des Douanes et des droits indirects en avril 2024. Et le 1er juillet de cette même année, j’ai été nommé directeur de la DNRED. En résumé, dans un univers
douanier ou la palette des missions est large, mon axe essentiel a été celui de la
lutte contre la fraude, domaine dans lequel s’inscrit en priorité la DNRED.

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AMÉRIQUE du SUD (Paraguay 🇵🇾 – Bolivie 🇧🇴 – Uruguay 🇺🇾) : enfin , l’avion utilisé par Sebastian Marset pour se faire la belle

Le désintérêt manifeste pour le transport de la drogue par avions est hélas flagrant, la faute peut-être aux manques de connaissances aéronautiques des rédacteurs de la presse grand public, car combien de fois n’a-ton pas vu comme illustration d’article (exemple ici) un engin n’ayant aucun rapport avec l’avion original, ce qui à l’art d’agacer plus qu’autre chose (quand ça ne désinforme pas) !

On retrouve les mêmes « anomalies » lorsque ces grand médias affichent une saisie douanière avec la photo d’un gendarme ou d’un policier. Si pas sérieux, messieurs les subventionnés, prière de s’abstenir !

Notre rédacteur, Ghostofmomo, après 6 mois de recherches intenses dans un dossier consacré à l’aviation du « narco-business » , (Ici le premier chapitre de ce dossier qui en compte 27) a réussi à retrouver l’avion utilisé par le fugitif que recherchent toujours  trois pays et Interpol depuis plus d’un an passé déjà.

Qu’une seule personne puisse faire davantage que les trois états réunis (Paraguay-Bolivie-Uruguay) et Interpol, lancés à sa poursuite, en dit long sur la volonté véritable de vouloir l’arrêter.

Sebastian Marset, assurément, bénéficie de soutiens en haut lieu lui permettant de déjouer les tentatives d’arrestation, à l’évidence.

EXTRAIT

Dans la chasse au requin, autant commencer par les poissons pilotes, qui vont bien finir par nous guider vers lui : c’est exactement ce que j’ai tenu comme raisonnement, et ce que j’ai fait ici, ce qui m’a pris au bas mot… plus de 6 mois intenses de recherches (le premier épisode est paru le 1er mai dernier, je vous rappelle avec comme hameçon principal un avion brésilien, le PR-NIB, devenu ce fameux « cas emblématique« ). Et puis, l’intuition aidant, le flair s’améliorant, les bons poissons-pilotes sont apparus, vous allez voir, très loin de là où on pouvait les attendre… un premier, tout d’abord, puis un second, et au bout… l’avion de l’homme le plus recherché à ce jour comme trafiquant, depuis que l’on sait que c’est bien lui qui a fait assassiner un juge admirable, qui était sur le point de le coincer !

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CAP-VERT 🇨🇻 (port de Praia) : rappel sur la saisie en 20199 de 9 500 kilos de cocaïne sur un bateau battant pavillon panaméen, grace au MAOC-N

Deja en 2019, cette saisie avait été réalisée grâce à un échange d’informations entre la police cap-verdienne et le Centre maritime d’opérations antidrogue MAOC (MAOC-N, Maritime analysis and operation center – narcotics), à Lisbonne.

C’est Africanews qui nous avait signalé que la police cap-verdienne avait saisi  une quantité record de 9,5 tonnes de cocaïne au port de Praia sur un navire battant pavillon panaméen.

Les 11 membres d‘équipage du bateau ESER, tous de nationalité russe, avaient été arrêtés et remis aux autorités judiciaires, selon le communiqué de la police, soulignant que la drogue était dissimulée dans 260 colis à l’intérieur du navire.

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BELGIQUE 🇧🇪 (Anderlecht) : découverte d’un laboratoire de fabrication de cocaïne

La zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles a perquisitionné un appartement à Anderlecht le 22 septembre et y a découvert un laboratoire présumé de cocaïne avec 100 kilos de procaïne, a-t-elle communiqué vendredi.

La procaïne, qui est un anesthésique utilisé notamment par les dentistes, avait servi à couper la drogue.

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