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Les cargaisons devaient partir pour la Belgique 🇧🇪, l’Espagne 🇪🇸, les Pays-bas 🇳🇱, la Grèce 🇬🇷, Israël 🇮🇱etMexico 🇲🇽, Panama 🇵🇦, Santo Domingo 🇩🇴
En France, dans ce même temps, Bruno RETAILLEAU, le locataire de Beauvau, fait la chasse aux consommateurs et continue à mobiliser nos régaliennes dans une forme de combat inutile autant que coûteux et ne fait rien de sérieux pour empêcher la coke d’atterrir dans nos ports maritimes.
Pourtant, sans ralentir le sacro-saint flux commercial, des moyens de contrôles efficaces existent, mais la Direction générale de la Douane française et le ministre du Budget n’ont pris aucune option pour garantir que nos frontières ne soient pas transformées en passoire. Désormais nos frontières maritimes n’ont plus rien à envier à nos frontières terrestres qui étaient réputées pour être de véritables passoires
Ils ont une responsabilité majeure, eux aussi, dans la situation actuelle que nous constatons en France.
Ils vont nous dire que c’est de la faute à l’Europe…
Près de 45 tonnes de cocaïne ont déjà été saisies en 2024 par les services français chargés de la lutte contre le trafic de stupéfiants, soit près du double des saisies de 2023, a indiqué mercredi le nouveau Directeur général de la police nationale (DGPN).
Gargarisme régalien sur des résultats qui ne sont que la résultante de la politique aberrante menée par la France depuis deux décennies dans la lutte contre les stupéfiants.
Les régaliennes françaises n’ont jamais mis en place les contrôles possibles des flux d’entrées de conteneurs se suffisant du ciblage et des informations transmises par le MAOC-N, la DEA et autres services pour afficher ces résultats.
Nos régaliennes ont donc laissé passer environ 400 tonnes de cocaïne destinées à l’approvisionnement du marché français et à l’export.
Les profits savamment accueillis par les paradis bancaires et donc par les banques peuvent continuer à conforter ces comptes offshores avec l’accord des banquiers toujours intéressés par ces fonds sur lesquels ils prennent une commission de blanchiment de l’ordre de 10%.
Pour mémoire la commission Montebourg-Peillon avait tenté d’alerter sur ces paradis bancaires en vain!
La responsabilité de la justice et de ses magistrats ne peut être écartée.
La France et sa haute hiérarchie régnante sur Bercy n’aura pas hésité à éliminer Marc Fievet, l’un des agents infiltrés de la DNRED de la Douane, en le laissant 3888 jours dans les prisons espagnoles, anglaises, canadiennes et françaises.
L’énarque inspecteur des finances François Auvigne, lors de son passage à la DG de la Douane française, a refusé d’intervenir malgré l’insistance de Jean Puons, le directeur de la DNRED.
François Auvigne a refusé d’assumer les engagements pris envers Marc Fievet n’assurant pas alors la continuité du service de l’Etat.
Aujourd’hui, à l’aube, les carabiniers du Groupe Ostia ont exécuté un mandat d’arrêt émis par le juge d’instruction du Tribunal de Rome, qui a conduit à l’arrestation de 20 individus soupçonnés de trafic de drogue.
Cette opération a été coordonnée par la Direction Antimafia du District (DDA) pour lutter contre le trafic de drogue dans la capitale et dans le Latium.
La marine du Guatemala a saisi 3.905 kilos de cocaïne. C’est à la vue des garde-côtes, qu’un bateau repéré lundi à environ 20 miles nautiques (37 km) dans la mer des Caraïbes s’est dirigé vers une plage permettant aux trafiquants à bord de s’enfuir et d’abandonner l’embarcation.
Le navire transportait 157 sacs contenant «un total de 3905 colis d’un kilo chacun de cocaïne», a déclaré à la presse la porte-parole de l’armée.
La relación de Mansur, pareja de la televisiva Maika Rivera, con el tráfico internacional de cocaína, viene de lejos. Eso es lo que piensa la Policía Nacional a través de la Udyco Central y también la Polícia Judiciária. De hecho, en 2021 fue detenido como uno de los tripulantes de otro narcovuelo que, en aquel caso, transportaba 587 kilos de cocaína entre Brasil y Portugal. En aquel avión también viajaba Joao Loureiro, antiguo presidente del club de fútbol Boavista. La droga, según confirmaron posteriormente investigadores portugueses y brasileños, pertenecía a Sergio Roberto de Carvalho, conocido como El Escobar Brasileño o Paul Wouter, uno de los narcos más relevantes del siglo XXI.
En cuanto al Mayor Carvalho, su historia es bien conocida, después de ser detenido por Greco Galicia en 2018 en relación con el alijo de 1.700 kilos en el pesquero Titan III. Se identificó como Paul Wouter, con pasaporte de Surinam, con lo que consiguió engañar a las autoridades. Así pudo salir de la prisión preventiva antes de fingir su muerte en Marbella, donde residía en una lujosa vivienda.
Mansur ha sido uno de los arrestados más conocidos de la operación Narcos del Cielo, pero no la única. De hecho, en Portugal fue detenido alias Elisario, objetivo de alto valor y considerado responsable de la infraestructura en el país vecino, así como dos miembros de la Policía de Seguridad Pública (PSP) por dar cobertura a las actividades ilícitas en el entorno del aeropuerto de Beja.
Autoridades italianas detuvieron a 20 personas de una red narco que distribuía cocaína, hachís y heroína a gran escala integrada por ciudadanos albaneses en todo el país
Un individu impliqué dans le trafic de drogue à El Haouaria, dans le gouvernorat de Nabeul, a été arrêté par les gardes nationaux, indique, dimanche, la Direction régionale de la Garde nationale. Quelque 93 plaquettes de résine de cannabis et 13 pièces de monnaie antiques ainsi qu’une importante somme d’argent ont été saisis lors de cette opération.
Hier, tôt le matin, les Forces de gendarmerie ont découvert une cabane remplie de cannabis. À l’intérieur, les éléments du groupement de la Gendarmerie nationale de la région Menabe ont mis la main sur quinze sacs en polyéthylène tissé, renfermant des centaines de kilogrammes de chanvre indien.
Le propriétaire, identifié comme un trafiquant à la tête d’une filière, gravitait autour d’activités frauduleuses et illégales liées à la production, au transport et au commerce de drogue. Son produit serait écoulé principalement sur le marché noir à Morondava, bien que d’autres destinations soient également évoquées. Des revendeurs et des consommateurs font partie des maillons de ce réseau.
Ce coup de filet a eu lieu dans la localité d’Ambalanomby, à Morondava.
Propos recueillis par Abel Mestre et Thomas Saintourens
Dans un entretien au « Monde », il revient sur les enjeux de la création de cette institution nouvelle.
A la tête du Parquet national antiterroriste (PNAT) de 2019 à 2024, Jean-François Ricard défend la création d’unparquet national anticriminalité organiséeavec des objectifs et un fonctionnement bien différents, pour répondre aux spécificités du narcotrafic. « Il faut de la décentralisation (…), de la coordination. (…) Et quelqu’un qui décide », appuie le magistrat.
Que pensez-vous du plan de lutte contre le narcotrafic, annoncé vendredi 8 novembre par les ministres de l’intérieur et de la justice ?
On peut se féliciter que le gouvernement se saisisse du sujet, d’autant plus que le précédent lui avait laissé sur son bureau une analyse en la matière. L’appareil judiciaire a pris du retard. Il faut le combler. Le projet restait à construire, sur la base du travail réalisé depuis plusieurs années à la chancellerie, du rapport sénatorial sur le trafic de drogue et du travail de concertation effectué dans mon rapport. Il y a une urgence incontestable. Mais on reste sur sa faim quant à la précision du contenu des annonces.
Jean-François Ricard, ancien procureur national antiterroriste, a rédigé, cet été, un rapport sur la création d’un parquet national anticriminalité organisée, après avoir mené 200 entretiens avec tous les acteurs de la chaîne pénale.
Over 100 armed police officers orchestrated a coordinated raid Saturday on a drug trafficking gang in Tay Ninh Province that borders Cambodia, confiscating nearly 60 kilograms of drugs, along with firearms and ammunition.
In einer Fruchtreiferei im Landkreis Leipzig sind zwischen Bananen verdächtige Päckchen aufgetaucht. Die herbeigerufene Polizei stellt mehr als eine halbe Tonne Kokain sicher.
C’est dans Le Monde d’aujourd’hui que Thomas Saintourens nous confirme que les éléments statistiques et les analyses des enquêteurs spécialisés dressant des contours d’une situation devenue progressivement hors de contrôle sur les dernières années est devenue réalité.
Aujourd’hui, des organisations criminelles étendent leur emprise territoriale autant qu’elles dépassent les limites de la cruauté, dans le contexte d’un marché illicite en plein essor, portée par une demande accrue sur notamment des produits stimulants.
Dans le même temps, des ‘matamores’ de la caste politique régnante continuent d’appliquer une politique qui a fait toutes ses preuves dans inefficacité.
On peut se poser la question: pour qui roulent-ils vraiment ces promoteurs indirects du narco-business?
Les constats de Christian de Rocquigny de l’OFAST n’auront pas réussi à convaincre le ‘savant décideur’ de Beauvau de revoir sa copie.
« La dégradation sensible de la situation est marquée par une violence liée aux trafics en augmentation rapide et une très grande disponibilité des produits stupéfiants », analyse Christian de Rocquigny, chef de l’OFAST par intérim. Il souligne, en écho aux notes des services spécialisés, que « cette détérioration s’est produite au moment où la cocaïne a déferlé en masse sur la côte Atlantique », avec des saisies de 5,6 tonnes en 2013, 17 tonnes en 2017, 26 tonnes en 2021, avant un chiffre record attendu pour l’année 2024.
C’est donc sur plus de dix ans que l’emprise du narcotrafic a pris une ampleur inédite, renforcée, dans la période post-Covid-19, par le développement de moyens de vente à distance et l’essor des drogues de synthèse. « En parallèle de l’afflux de cocaïne, qui draine des profits record, sont aussi arrivées sur notre territoire des méthodes criminelles nouvelles, plus violentes », poursuit M. de Rocquigny. Une « bascule » progressive, déjà documentée, qui a trouvé, ces derniers mois, une accélération particulière à mesure que montent en puissance les protagonistes des trafics.
La cocaïne continue de bénéficier trop fréquemment d’une image positive de « booster » qu’on arrête quand on veut.
Or elle peut être à l’origine d’une forte dépendance par les additifs ajoutés pour fideliser la clientèle. (Souvenons nous de la SEITA, puis d’Altadis qui n’hésitaient pas à ajouter les pires saloperies pour augmenter les ventes de cigarettes.)
L’objectif de ces vidéos est de fournir à la population, en particulier celle des jeunes adultes susceptibles d’être exposés à des incitations à consommer, des informations claires sur les risques, basées sur des études scientifiques et des données d’enquête.
La France est le pays le plus répressif d’Europe en matière d’usage de stupéfiants, mais c’est aussi un de ceux où l’on trouve le plus de consommateurs, notamment chez les plus jeunes.
La répression est une entrave à la prévention, l’information, l’accès aux soins et la réduction des risques, qui devraient pourtant être des priorités absolues.
La guerre à la drogue et à ses usagers menée depuis presque 50 ans n’a pas eu les effets supposés par la prohibition : l’usage de drogues est insensible à l’arsenal législatif, et la prohibition ne profite qu’au marché noir et au crime organisé.
Malgré des résultats peu probants, (au coût pharamineux et jamais chiffré) et alors que la France est le plus gros consommateur de cannabis en Europe, la stratégie répressive mise en place il y a cinquante ans pour lutter contre la consommation de drogues reste d’actualité. Pourtant, comme le montre ce second volet du dossier de France 24, d’autres politiques sont possibles, à l’image de la prévention, de la dépénalisation ou de la légalisation.
De nombreux acteurs – du monde politique, sanitaire, économique – le réclament, mais le changement, et même la tenue d’un vrai débat sur la question, semblent difficile. D’autres pays ont pourtant montré la voie, chacun à leur manière, à l’image du Canada, du Portugal ou encore plus récemment de l’Allemagne.
En France, le sujet est tabou. En 2021, l’ancien député Les Républicains Robin Reda avait bien présidé une mission d’information sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis. Celle-ci prônait sa légalisation encadrée et proposait de lancer un grand débat national sur la question. Mais Emmanuel Macron avait donné son point de vue avant même la fin de la mission, se disant contre toute légalisation ou dépénalisation du cannabis et promettant un grand débat… qui n’aura jamais lieu.
Sur cette question comme sur beaucoup d’autres, le chef de l’État s’est aligné sur la droite, rejoignant ainsi le discours porté par son ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin, qui affirmait en septembre 2020 : « La drogue, c’est de la merde, on ne va pas légaliser cette merde ! »
« Il est malheureusement très facile pour les politiques de se construire une posture d’autorité en parlant de guerre contre la drogue, d’autant que ce discours est plus payant électoralement. Mais c’est un raisonnement simpliste, alors qu’il s’agit d’un sujet complexe qui mêle aspects sécuritaires, sanitaires, économiques et géopolitiques », regrette l’ancienne députée Renaissance Caroline Janvier, rapporteuse de la mission d’information présidée par Robin Reda.
Quatre ans ont passé et la ligne n’a pas bougé place Beauvau. L’actuel ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a regretté dans JDNews, le 6 novembre, que le trafic de drogue bénéficie en France « d’une forme de tolérance, parce que le discours soixante-huitard n’a cessé de banaliser l’usage des drogues ». « Il faut casser l’image récréative qui pousse aux premières expériences, montrer concrètement les ravages créés par ce fléau », a-t-il ajouté.
Le sujet mériterait pourtant davantage de nuances, estiment les experts favorables à d’autres approches, qui s’appuient sur un constat qui ne souffre d’aucune contestation, selon Marie Jauffret-Roustide, sociologue et enseignante à l’EHESS, également membre du comité scientifique de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies : « Maintenir la guerre à la drogue et la prohibition, c’est-à-dire ne pas légaliser, ne pas décriminaliser l’usage, ne fait pas baisser la consommation. »
« Un choix de santé publique »
La sociologue met en avant les exemples étrangers. Plusieurs pays comme l’Uruguay, le Canada ou l’Allemagne, depuis le 1er avril 2024, ont légalisé le cannabis. Tous les modèles ne sont pas les mêmes et leur observation permet d’éclairer le débat.
« Au Québec, ils ont choisi un modèle où tout l’argent de la vente du cannabis est transféré vers l’État et réintégré dans les campagnes de prévention. Or ce qu’on observe, c’est que la prise de conscience dans la population des risques liés à la consommation de cannabis a considérablement augmenté », décrit Marie Jauffret-Roustide, pour qui la légalisation permettrait d’assécher en partie le trafic et les violences qui vont avec.
« Les trafiquants proposeront des offres que ne proposera pas l’État, il y aura toujours un marché parallèle », rétorque Clotilde Champeyrache, maîtresse de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et autrice de « Géopolitique des mafias » (Éditions Le Cavalier bleu, 2022). « Ils vendront toujours les drogues illégales type cocaïne ou amphétamines. Quant au cannabis, les mineurs qui n’y auront pas accès, les consommateurs désirant un taux de THC [la molécule du cannabis provoquant les effets psychotropes, NDLR] plus important que celui qu’ils trouveront dans l’offre légale ou ceux désirant payer un produit moins cher car non taxé seront des cibles potentielles. On le voit avec le tabac : la contrebande représente 25 % du marché en France », ajoute-t-elle.
Le bilan dressé par les pays ayant légalisé le cannabis se veut toutefois plus positif. Si les marchés parallèles continuent bel et bien d’exister, ceux-ci voient leur importance nettement diminuer. Ainsi, au Canada, 61 % des consommateurs ont privilégié l’achat légal, selon une enquête réalisée par le gouvernement en 2022.
De même, la légalisation du cannabis en 2013 dans le Colorado, un État pionnier des États-Unis en la matière, a entraîné une baisse de plus de 80 % des saisies de cannabis à la frontière mexicaine entre 2013 et 2020, selon un rapport de la Drug Enforcement Agency (DEA).
Au-delà des questions de sécurité publique liées au trafic, la légalisation permet des avancées sur le plan sanitaire, fait aussi valoir Marie Jauffret-Roustide.
« Les États qui légalisent le cannabis font généralement un choix de santé publique qui visent à protéger les plus jeunes et à réduire les risques pour les adultes, notamment par le contrôle du taux de THC et par la prévention. Et surtout, avec la légalisation, le sujet ne devient plus tabou. Cela facilite l’accès aux soins pour les personnes qui seraient en difficulté avec leur consommation de cannabis, alors que quand un produit est interdit, les usagers ont honte de leur consommation et n’osent pas taper à la porte des établissements de santé », souligne la sociologue.
L’exemple inédit du Portugal
Traiter le consommateur de drogue comme un malade plutôt qu’un criminel, c’est justement le choix qu’a fait le Portugal en 2000 en dépénalisant la possession en faible quantité de toutes les drogues. Cette approche est unique au monde : il s’agit de faire primer les objectifs de santé publique sur tout le reste afin de réduire au maximum les risques.
Plus de vingt ans après, la consommation de drogues n’a pas explosé. Au contraire, le Portugal reste l’un des pays en Europe où l’on se drogue le moins. Ainsi, seulement 12,2 % des personnes âgées de 15 à 64 ans ont déjà expérimenté le cannabis dans leur vie, selon l’Agence de l’Union européenne sur les drogues (EUDA), et seulement 2,8 % au cours des douze mois précédents l’enquête. « Pour toutes les drogues illicites, le Portugal se classe en bas du tableau européen pour l’usage dans l’année », décrivait l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) dans un rapport publié en 2021.
Mais surtout, le Portugal a obtenu des résultats rapides sur les aspects sanitaires dans les dix années suivant la mise en œuvre de sa réforme : « baisse des dommages liés à l’usage de drogues par voie intraveineuse (recul conjoint de la mortalité par surdose, des décès du sida et des nouveaux cas de VIH), baisse de la population carcérale, et en conséquence de ces évolutions, baisse du coût social lié aux drogues », liste l’OFDT.
Portugal : le choix de la dépénalisation des drogues
« Il faut regarder partout comment des dispositifs sanitaires et de prévention peuvent influer sur la santé, le niveau de consommation et le niveau d’implication des forces de l’ordre. Je suis contre la consommation de drogues, mais cela existe et il faut qu’on puisse avoir ce débat sans être dogmatique. Là, on est plutôt dans une séquence répressive, mais après, on doit s’occuper de la santé et de la prévention », affirme-t-il.
Bruno Retailleau, lui, ne semble pas de cet avis et refuse de traiter les consommateurs comme des malades. « Soigner, ce n’est pas tout accepter, tout excuser. Il y a derrière ce discours la culture de l’excuse d’une certaine gauche qui, toujours, cherche à transformer les coupables en victimes », a tancé le ministre de l’Intérieur dans JDNews.
Le ministère de la Santé, de son côté, reste pour le moment absent des discussions.
Les frontières sont en général de véritables passoires , l’exemple francais en est la preuve.
C’est le cas aussi à la frontière entre le Maroc et l’Algérie
Entre le 6 et le 12 novembre 2024, plus de neuf quintaux de kif traité ont été interceptés par les forces de l’Armée nationale populaire (ANP) et les services de sécurité, tandis que 32 narcotrafiquants ont été arrêtés. Quelques jours plus tôt, entre le 30 octobre et le 5 novembre, ce sont plus de douze quintaux qui avaient été saisis, accompagnés de l’arrestation de 37 trafiquants. Ces opérations témoignent de la persistance d’un trafic à grande échelle malgré les efforts conjoints des différentes forces mobilisées.
Le 4 octobre déjà, des saisies significatives avaient été réalisées à Tlemcen et Naâma, avec près de 94 kilogrammes de cannabis confisqués. Ces localités frontalières figurent parmi les points chauds de ce commerce illicite.
Une frontière difficile à sécuriser
Malgré ces succès, les autorités algériennes admettent la difficulté de rendre la frontière totalement imperméable. La topographie complexe et l’ampleur des moyens déployés par les trafiquants marocains rendent cette tâche particulièrement ardue. Ces derniers exploitent des techniques sophistiquées, des routes clandestines et même des drones pour introduire des cargaisons depuis le royaume chérifien.
La qualité du cannabis saisi préoccupe particulièrement les autorités algériennes. Selon des experts, la teneur en Tétrahydrocannabinol (THC), principe actif du cannabis, a considérablement augmenté, atteignant parfois des niveaux records de 50% dans les saisies récentes. Cette évolution est attribuée à l’utilisation par les cultivateurs du Maroc de variétés hybrides à haut rendement, rendant le cannabis plus lucratif mais aussi plus dangereux pour les consommateurs.
La Police d’État de Reggio de Calabre, Milano, Florence et Livourne, avec la coordination du Service opérationnel central de la Direction centrale anti-criminalité de la police d’État, à la suite d’enquêtes détaillées et coordonnées menées par les directions départementales anti-mafia du ministère public de Reggio de Calabre, Milano et Florence, a mis en œuvre 104 mesures de précaution dans tout le pays et à l’étranger contre des membres de la « ndrina Mole » qui sont accusés des délits suivants : association mafieuse, concurrence extérieure en association mafieuse, extorsion, détention et port illégal d’armes, auto-blanchiment, association de malfaiteurs en vue du trafic de stupéfiants, production, trafic et vente de substances stupéfiantes, usure, fraude en matière de faillite, fraude fiscale, corruption et transfert frauduleux de valeurs ; 1076 kilos de cocaïne ont également été saisis.