
« Le Havre c’est une grande plaque, une grande infrastructure en matière de commerce international et évidemment les produits stupéfiants suivent très précisément ces infrastructures », a rappelé Bruno Retailleau, aux côtés du maire (Horizons) du Havre Édouard Philippe.
Ce dernier, qui a totalement endossé les positions de l’État en matière de sécurité, a fustigé les narcotrafiquants qui « menacent, enlèvent, corrompent, tuent, empoisonnent », en précisant vouloir « accompagner » les travailleurs portuaires.
« En dix ans, on a un décuplement de la saisine de cocaïne », a-t-il ajouté, alors qu’encore ce week-end, 200 kilos de cocaïne ont été saisis au Havre. Comme au niveau national, Le Havre a été le théâtre de saisies record en 2024 avec 13 tonnes de cocaïne interceptées. Le port normand représente 78% des saisies portuaires.
Création d’une cellule antistupéfiants au Havre
Plus tôt, Bruno Retailleau s’est rendu au commissariat du Havre pour une réunion de travail sur le trafic de drogue. Il a notamment rencontré des policiers de l’office français anti-drogue. Depuis septembre 2023, 21 agents de l’OFAST sont installés au Havre. Bruno Retailleau a annoncé la création d’une cellule de renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS) au Havre et l’arrivée de deux « analystes » supplémentaires. Le ministre a indiqué qu’un scanner mobile était entré en fonction et a évoqué la création future d’une Cross portuaire (cellule de renseignement opérationnel sur les stupéfiants).
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