Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Onze personnes ont été inculpées dans le cadre d’un trafic de drogue présumé impliquant de la kétamine introduite en Australie depuis l’Espagne, la drogue étant dissimulée dans des jouets de Noël et des articles ménagers.
Les agents de l’AFP ont soutenu l’enquête menée par la « Guardia Civil » et les « Mossos d’Esquadra », la police catalane pour exécuter des mandats de perquisition dans neuf propriétés en Espagne, notamment à Barcelone et à Ibiza.
Les raids ont ciblé les membres de cette organisation et ont permis de découvrir de la méthamphétamine, du haschisch, de petites quantités de cocaïne et de cocaïne rose, ainsi que des balances de précision, des machines à emballer sous vide, des téléphones portables, des ordinateurs, un coffre-fort, des documents et de l’argent liquide. L’enquête a commencé lorsque l’AFP et des agents des forces frontalières australiennes ont découvert 1,5 kg de kétamine caché dans des jouets de Noël à l’aéroport de Perth le jour de Noël 2023. Un ressortissant italien de 27 ans a été inculpé pour son rôle dans l’importation et a été condamné à trois ans de prison en Australie occidental
Les suspects seraient impliqués dans la réception et la distribution en gros de cocaïne dans l’UE, ainsi que dans le blanchiment d’argent.
L’opération a été coordonnée par la « Task Force » opérationnelle d’Europol.
Results of the action, carried out in three phases, between December 2024 and January 2025
22 arrests in Spain (Spanish and Colombian nationals);
27 house searches in Barcelona, Cádiz, Madrid, Malaga and Valencia;
Seizures include about 1 tonne of cocaine and 5 kg of ‘tusi’ (pink cocaine), 35 vehicles, including 8 luxury cars (estimated valued of about EUR 2.5 million), luxury watches and jewellery (estimated value of about EUR 1.5 million) and EUR 6.5 million in cash;
48 weapons (5 long weapons, 5 handguns and 38 historical type weapons);
53 bank accounts frozen.
The following law enforcement authorities took part in the operation:
Bulgaria: General Directorate Combating Organised Crime (Главна дирекция „Борба с организираната престъпност“)
Colombia: Colombian National Police (Policía Nacional de Colombia)
Panama: Panama National Police (Policía Nacional de Panamá)
L’opération de contrôle aux frontières et la fouille, menée à l’aide de chiens renifleurs, ont permis la saisie de cargaisons de drogue soigneusement dissimulées dans les moteurs de deux camions de transport international de marchandise, portant des plaques d’immatriculation marocaines, en provenance d’un pays d’Afrique subsaharienne, ainsi que l’interpellation de leurs deux chauffeurs, âgés respectivement de 24 et 47 ans.
Une semaine après la visite du ministre de l’Intérieur au Havre et trois semaines après une saisie record de 2 tonnes de cocaïne dans le port, le directeur régional des douanes du Havre réagit sur francinfo ce jeudi.
« Les 350 douaniers du Havre font un métier difficile et complexe », assure Perry Menz, le directeur régional des douanes du Havre.
Détecter les arrivées représente un travail phénoménal pour les douanes
Trois millions de conteneurs par an s’empilent sur les docks du Havre, soit 8.000 par jour. Impossible de les contrôler tous. La méthodologie de travail des douaniers « est fondée sur de l’analyse de risques et de l’évaluation de la menace« , explique Perry Menz. Cela « signifie qu’en fait, vous avez un certain nombre de navires, un certain nombre de lignes, un certain nombre de conteneurs qui sont évalués par des services spécialisés. Ils font l’objet d’une appréciation pour connaître le risque sur ces conteneurs », détaille le patron des douaniers
Le nouveau scanner mobile bientôt en action
Pour les soutenir dans leurs tâches, les douaniers sont aidés par la technologie. Ils viennent de se doter d’un tout nouveau scanner mobile. « Il s’agit d’une camionnette banalisée qui va permettre de circuler sur le port et permettre d’intervenir directement sur les terminaux avec les agents de la manutention pour mettre à disposition les conteneurs qui seront sélectionnés », explique-t-il. Pouvant se déplacer dans le port, il peut contrôler six fois plus de containers que les scanners fixes, jusqu’à 70 par jour. Contrairement au scanner actuel, qui est un hangar où il faut acheminer les camions, le scanner mobile est une camionnette qui se glisse entre les containers et scanne un côté en une minute..
La COKE était mélangée à de l’engrais minéral et devait entrer en Europe via Algésiras avant d’être transportée à l’intérieur du pays ibérique.
William René Salamanca, qui a supervisé l’opération au port a ajouté que « la cocaïne a été soumise à un processus chimique pour la camoufler parmi les engrais minéraux et générer une odeur tendant à contrecarrer l’odorat des « canidés ».
Le garde des Sceaux s’est rendu lundi et mardi aux Émirats arabes unis pour remettre aux autorités une liste de 27 «cibles prioritaires» à extrader vers la France. Dès son arrivée à Abu Dhabi, il a obtenu une première victoire.
En se rendant aux Émirats arabes unis (EAU), lundi et mardi, le numéro trois du gouvernement n’a qu’un objectif : traquer les narcotrafiquants qui ensanglantent la France à des milliers de kilomètres de distance, débusquer les têtes de réseau qui tirent les ficelles depuis le golfe Persique et jeter les bases d’une nouvelle coopération judiciaire afin de permettre leur extradition vers l’Hexagone, où la prison les attend.
Et le 23 janvier, le ‘feu follet’ Gérald Darmanin a présenté sa feuille de route à l’administration pénitentiaire en précisant la date d’ouverture d’une prison de « haute sécurité » pour les narcotrafiquants « les plus dangereux » et, dans la foulée, il a annoncé sa volonté de lancer la création d’une « police pénitentiaire ».
Nos magistrats curules vont-ils pouvoir le suivre sans risquer le ‘burn-out’ ?
« Si demain tu ne décharges pas la coke, on s’en prendra à ta famille » : au Havre, l’enfer des dockers menacés par les dealers pour permettre le trafic de drogue.
La liste des personnels évincés de la prison du Pontet pour corruption s’allonge.
En novembre dernier, les gendarmes ont mené une perquisition à l’aide d’un chien renifleur dans le casier d’un brigadier-chef de la prison du Pontet. Opération fructueuse. Ils découvrent 200 grammes de résine de cannabis et trois téléphones.
Le cas de ce brigadier-chef n’est pas isolé. Il est le cinquième salarié en trois ans à être démis de ses fonctions pour corruption, détention ou tentative d’introduction de résine de cannabis au sein du centre pénitentiaire du Pontet. Avant lui, un surveillant, une surveillante ainsi qu’un homme et une femme salariés de l’entreprise qui assure la maintenance, le nettoyage, la restauration ou encore la blanchisserie ont été évincés.
Dans les années 2000, au CD du Val de reuil, les stups rentraient par les ateliers (RIEP).
Signalé à de nombreux politiques locaux et aux services concernés, c’est Laure de Choiseul, la directrice des services déconcentrés de la rue du Renard (Administration pénitentiaire), qui me somma, par courrier, de ne plus m’occuper de cette problématique.
Le rapport du Sénat sur l’« impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier » donnera lieu à une proposition de loi, ce mercredi 22 janvier. Le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, et le ministre de la justice, Gérald Darmanin, multiplient les annonces chocs sur ce sujet. Pourtant, après des années de montée en puissance du dispositif juridique et policier, le nombre de victimes de règlements de comptes et les tonnes de marchandises importées sur le territoire ne diminuent pas. Comment l’expliquer ? Comment y remédier ?
Règlements de comptes, opérations places nettes, saisies spectaculaires, annonce d’un nouveau projet de loi pour mieux lutter contre le narcotrafic, l’actualité récente rend évidente l’expansion de ce dernier dans l’ensemble du territoire français.
Un Plan national de lutte contre les stupéfiants a été mis en œuvre en 2019. Mais la Commission sénatoriale d’enquête sur l’impact du narcotrafic en France, dont les conclusions ont été rendues en mai 2024, dresse un bilan d’échec des récentes politiques antidrogues. Cela semble particulièrement patent en matière de lutte contre les trafics.
Un arsenal pénal visant à sanctionner les chefs de groupes criminels impliqués dans le narcotrafic, la production et/ou la fabrication illicite de stupéfiants, l’exportation et/ou l’importation illicites de stupéfiants, ainsi que le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites de stupéfiants, mais, à en croire les chiffres fournis par le ministère de la justice, en 2020, les procédures pour infractions à la législation sur les stupéfiants concernaient pour l’essentiel l’usage, et non le trafic de stupéfiants.
Comment expliquer ce décalage entre dispositifs existants et résultats obtenus ?
-Une accessibilité accrue aux stupéfiants
Et
-Le manque de contrôle des flux de marchandises
Ce manque de contrôle sur les flux de marchandises est le résultat d’un choix politique, celui de privilégier l’efficience économique au détriment de la sécurité. Le libéralisme recherche la plus grande fluidité possible dans la circulation des marchandises. Cette rapidité est pensée comme un avantage concurrentiel.
Dans cette logique, le contrôle, notamment douanier, constitue un grain de sable venant ralentir la machine. Pourtant, mieux contrôler les portes d’entrée sur notre territoire comme les ports et les hubs logistiques est un impératif pour lutter efficacement contre les flux de marchandises illégales (stupéfiants, mais aussi contrefaçons, armes, espèces protégées…).
L’« illusion de savoir »
Combattre le narcotrafic impose aussi de sortir de l’« illusion de savoir » qui caractérise trop souvent les décideurs politiques.
Ce mardi 21 janvier, Les forces de sécurité algériennes ont réalisé une opération d’envergure à Oran, mettant à jour un réseau criminel sophistiqué impliqué dans le trafic de drogue.
Le tribunal d’Oran a révélé que les services de sécurité ont intercepté pas moins de 109 kg et 896 grammes de cocaïne. La drogue, dissimulée dans une voiture et une résidence, appartenait à un individu identifié comme un membre actif d’un réseau criminel transnational.
En parallèle, les forces de l’ordre ont également découvert une somme colossale de 11 milliards et 666 millions de centimes (équivalant à environ 850 000 dollars), confirmant l’ampleur des activités lucratives de ce réseau.
Condamné pour avoir créé une plateforme en ligne pour la vente de millions de dollars de drogues à travers le monde, Ross Ulbrichet a été gracié de façon «totale et inconditionnelle», mardi 21 janvier.
IonNews nous apprend, ce mercredi matin, que le 18 janvier 2025, en effectuant une inspection des colis en transit à l’aéroport international, Sir Seewoosagur Ramgoolam, les douaniers mauriciens ont découvert de la drogue de synthèse.
Le paquet de stupéfiant a été expédié de Shangaï vers Dubaï où il a été transféré sur un autre avion pour arriver à l’île Maurice avant, normalement, de prendre la direction de La Réunion.
Arrêté en mars dernier au Maroc, Félix Bingui, soupçonné d’être le chef de l’un des principaux gangs de narcotrafiquants de Marseille, est en cours d’extradition vers la France.
Il est rarissime que la Cour des comptes publie des travaux sur la gestion des services secrets. Voici pourtant un petit rapport qui devrait faire grincer des dents dans le bunker ultra-sécurisé d’Ivry-sur-Seine, qui abrite le siège de l’unité d’élite des douanes : la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).
Dans ce document de cinq pages, daté du 7 novembre, qui porte sur les exercices 2016 à 2023, les magistrats adoptent un ton sévère et pointent les « résultats contrastés » du service, un manque de pilotage par les ministres de Bercy, des faiblesses dans la conduite des réformes et le contrôle interne.
Forte de plus de 760 agents, la DNRED, créée en 1988, est l’un des six grands services de renseignement du pays, au même titre que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Son spectre d’action est très large : la fraude douanière bien sûr mais aussi les réseaux internationaux du trafic de drogues, de contrefaçons ou d’armes, le financement du terrorisme, etc. La Cour souligne notamment son rôle crucial en matière de lutte contre les narcotrafiquants et les résultats probants atteints en la matière en France métropolitaine et à l’étranger. En revanche, elle pointe des moyens humains insuffisants dans la zone Antilles-Guyane, particulièrement touchée par le trafic de cocaïne.
Le renseignement fiscal se fait attendre
Les magistrats estiment surtout que la DNRED peine à monter en charge sur le blanchiment lié à la criminalité organisée et la lutte contre la fraude fiscale. En particulier, elle déplore les lenteurs de la mise en place de l’unité de renseignement fiscal, annoncée officiellement en mai 2023 par Gabriel Attal, alors ministre des Comptes publics. Cette brigade, qui était déjà en gestation depuis plusieurs années, a été placée à la DNRED plutôt qu’au sein du fisc, dont les pouvoirs d’enquête sont limités. Elle devait monter en charge progressivement pour atteindre 100 agents en 2027. Mais elle n’était toujours pas opérationnelle à la date de la publication du rapport, seules trois fiches de postes ayant été publiées. Il faut dire que l’arrêté actant sa création n’a été publié qu’en mars 2024.
La stratégie de coordination avec l’administration fiscale et Tracfin, l’autre service de renseignement financier de Bercy, reste également « à définir ». Le préfigurateur de l’unité fiscale, un inspecteur des finances placé initialement aux côtés du patron du fisc, a d’ailleurs été écarté, comme l’a révélé la Lettre. Enfin des incertitudes juridiques demeurent. En effet, la loi sur le renseignement de 2015 encadre strictement le recours aux techniques des services secrets (écoutes téléphoniques, interceptions de mails, pose de micros…). Or, elle ne prévoit pas comme motif légitime la lutte contre la fraude fiscale grave et complexe et le blanchiment, uniquement la traque de la criminalité organisée. La fraude fiscale des riches contribuables ne rentre donc pas dans ce champ. A la décharge de la DNRED, l’unité a aussi pâti des atermoiements politiques sur le sujet.
Sébastien Tiran, le directeur actuel de la DNRED
Un plan à 60 millions d’euros
La Cour des comptes s’interroge également sur le coût du « plan Valmy », visant à réformer l’organisation interne de la DNRED, révélé par Challenges. Outre le regroupement des équipes par pôles thématiques, il s’agit de créer un centre d’analyse stratégique, qui doit renforcer la qualité des notes destinées aux autres services de renseignement et aux ministres, jugée insuffisante.
Le projet prévoit aussi d’améliorer la sécurité des bâtiments des antennes locales, des réseaux informatiques et de moderniser les logiciels internes. Or, « le coût de ce projet de transformation a été évalué à 60 millions d’euros, sans pour autant que son financement ait fait l’objet d’une décision explicite voire d’une contractualisation avec la direction générale des douanes et la DNRED. »
Enfin, le rapport appelle la direction générale des douanes et les cabinets des ministres de Bercy à « superviser plus étroitement » la DNRED, qui souffre d’un déficit de contrôle interne et externe. Hasard du calendrier, il est publié le jour où démarre le procès en appel de l’affaire du « café contrefait ». Suite à la saisie exceptionnelle de 43 tonnes au Havre en 2015, la justice avait découvert que des agents de la DNRED laissaient un de leurs « indic’ », un ancien militaire serbe, importer des marchandises sans contrôle. En échange, ils pouvaient monter quelques opérations de saisies spectaculaires et faire gonfler les chiffres du service.
Le scandale du « café contrefait »
En première instance, en septembre 2022, cinq cadres de la DNRED avaient été condamnés à des peines d’emprisonnement allant d’un an avec sursis pour son ancien patron, à cinq ans dont deux ferme. L’affaire avait révélé, selon la Cour, « l’absence de système d’alerte et de politique interne en matière de déontologie ou de prévention des risques de corruption. » Et les magistrats d’ajouter que « la direction générale des douanes n’a pas tiré pleinement les conséquences de cette affaire en matière de sanctions disciplinaires. » Le patron de la DNRED est resté fonctionnaire des douanes jusqu’à sa retraite en 2019, et trois cadres condamnés sont toujours en activité au sein des services de Bercy.
La DNRED s’est bien dotée depuis d’un dispositif de contrôle interne mais la Cour estime qu’il doit être « raffermi » et « que la culture de contrôle interne doit être mieux partagée par l’encadrement de proximité. » Les douanes ont aussi mis en place, « tardivement », un plan de prévention des risques de corruption. Insuffisant pour les magistrats, qui jugent nécessaire que l’inspection des services de renseignement et l’inspection générale des finances soient plus régulièrement mandatées pour mener des missions d’audit.