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A former Ryanair pilot has appeared in court in the Republic of Ireland, charged in connection with the seizure of more than €10m (£8.5m) worth of herbal cannabis.
Brendan O’Meara, 62, with an address at An Tulach, Summer Hill, Meelick in County Clare, appeared before a special sitting of the district court in Ennis on Saturday.
He is charged with possession of a controlled drug, and possession of a controlled drug for sale or supply, at the address above on 7 May.
Deux policiers marseillais ont été incarcérés après leur mise en examen, le 4 avril 2025, pour « importation et trafic de stupéfiants en bande organisée, blanchiment, association de malfaiteurs », dans une affaire remontant à 2023
Un fiasco qui fait tache
Une opération de « livraison surveillée », qui consiste à laisser entrer de la drogue pour en contrôler la distribution et remonter les réseaux, menée par l’Office antistupéfiants (Ofast) à Marseille en 2023 est en passe de se muer en scandale policier, révèle une enquête du Monde.
Loin de son objectif initial de piéger avec 400 kilos de cocaïne comme appât le narcotrafiquant alors en cavale « Mimo » et depuis arrêté en Algérie par la police locale, l’opération a abouti, pour l’heure, à l’incarcération de deux policiers, l’évaporation de la drogue et un relatif discrédit sur l’antenne marseillaise de l’Ofast.
Il y a plus de 30 ans, c’était une affaire montée par les agents de la DNRED Toulouse qui, sans contrôle et sans prévenir le moindre procureur, qui d’ailleurs n’aurait rien pu couvrir, avaient infiltré un trafic de cocaïne.
La saisie près de Toulouse, en janvier 1994, de deux stocks de 171 et 881 kilos de pure cocaïne colombienne avait pourtant été bien réelle.
Le navire qui devait ramener la marchandise en France avait été équipé d’une grue pour faciliter le transbordement.
Grue que la DNRED avait financé en ponctionnant 400.000 FF à NS 55 sur le million promis lors de l’opération de Lyon. Aux manettes, il y avait Jean Henri Hoguet et son adjoint Gérard Estavoyer.
La cargaison de cocaïne avait été déchargée au port du Verdon, juste à côté de la Pointe de Grave dans le département de la Gironde en Aquitaine, sous le contrôle des meilleurs douaniers.
L’histoire avait commencé du côté de Caracas au Venezuela avec des ‘James Bond’ de la DNRED des Douanes françaises infiltrant un réseau international de cocaïne.
Elle s’est terminée prés de Toulouse par l’arrestation des malfrats et l’opportune disparition dans le feu de l’action des fonctionnaires infiltrés.
Le 21 janvier 94, alors que LIBERATION racontait cet épisode, le patron national de ces services, Joseph Le Louarn, affirmait que cette version des faits n’était qu’une » affabulation rocambolesque et que les très valeureux services policiers et douaniers de l’Etat ne devaient cette « prise historique « qu’à leur travail persévérant et à un « coup de fil anonyme ».
Sacré Joseph Le Louarn! Tu étais vraiment un artiste du mensonge et de la désinformation! Tu avais déjà démontré tes qualités de prestidigitateur lorsque tu étais le DI à Roissy, mais là, quand même, fallait pas trop la ramener.
Infiltré, pas Infiltré ?
Savoir si le réseau était effectivement infiltré ou non est d’importance pour la justice. L’article 67 bis du code des Douanes autorisait bien le travail de taupes mais cette sorte d’opération ne vaut devant les tribunaux qu’à la condition expresse que toutes les autorisations, y compris celle de la chancellerie, figurent dans la procédure pénale. Ce qui, en l’occurrence, n’était pas le cas comme dans la plupart des affaires en cours. Du coup, les Douaniers reconnaissent le coup monté!
Le président Ducassé qui était déjà fatigué de voir son procès patauger dans les contradictions, a fini par prendre le mouche en entendant les douaniers cités par les avocats avouer au tribunal que « oui « , finalement » qu’il s’agissait bien d’un coup monté depuis le début « .
Surprenant pourtant que personne ne se pose la question de la provenance de la marchandise et de son acheminement…Plus d’une tonne de coke sur le territoire français sans que l’on pose la moindre question!
Le président Ducassé fait citer le procureur de la République Francis Fréchet, qui a confirmé à la barre avoir lui-même donné le feu vert avec l’accord de son ministère…Ouf! Il ajoutait encore qu’il avait choisi de ne pas produire les documents adéquats lors de l’instruction dans le seul but de préserver la vie de ces fonctionnaires de la lutte antidrogue. Quelle belle démonstration d’humanisme !
Silence dans le prétoire…
Le président Ducassé lui a alors incidemment fait remarquer qu’existe pourtant la « cancellation* », l’entourloupe légale qui consiste par prudence à masquer le nom de ce genre d’agents très spéciaux.
Le propos a paru se perdre dans les oreilles du procureur peut-être atteint de surdité passagère! C’est une pathologie qui touche fréquemment nos régaliens.
« C’est le retour des lettres de cachet! ».
Les avocats des trois contrebandiers arguant de la « vérité nécessaire des actes de justice », sont tout de suite montés sur leurs grands chevaux car rien ne permettait; selon eux, de juger du degré de responsabilité de leurs clients qui pourraient certes ressembler à des caïds de la cocaïne mais aussi n’être que trois lampistes manipulés dans un trafic organisé de bout en bout depuis la France. Le substitut du procureur, pas en manque de textes, avait réclamé dix ans de prison pour chacun des Italiens.
Le tribunal correctionnel de Toulouse qui a jugé les trois Italiens interceptés avec la marchandise sur ce qui n’apparaît plus désormais que comme un montage grand’guignolesque à visée auto publicitaire.
Les trois inculpés en question sont ressortis libres et acquittés du palais de justice de Toulouse.
Le tribunal a préféré faire comme si cette histoire n’avait jamais existé.
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Pour mémoire, c’était Corinne Cléostrate qui était la Cheffe de division des enquêtes spécialisée à la DED (direction des enquêtes douanières) de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) en 1994-1995, qui ne savait rien, Alzheimer ayant frappé malencontreusement !
Suiye à un contrôle routier, les militaires du commandement provincial de Lecco ont arrêté un citoyen marocain, résidant en Italie, en possession de 24 kilogrammes de cocaïne, 9 grammes de haschisch, des outils et du matériel pour conditionner la drogue.
Une fois l’arrestation effectuée, le sujet a été conduit à la prison de Pavie Torre del Gallo.