Dans la lignée du Portugal, qui a mis fin aux sanctions pénales visant la consommation de toutes les drogues en 2001, un nombre croissant de pays européens ont fait le choix de la dépénalisation. Parmi ces derniers figurent notamment l’Italie, la Croatie, la République tchèque, la Slovénie, ou encore la Suisse. Concrètement, cette situation hybride entre prohibition et légalisation signifie que la consommation – et dans certains cas, l’autoproduction – de cannabis ne font plus l’objet de poursuites pénales, bien qu’elles soient toujours illégales. Si les peines de prison sont levées pour ces incriminations, cela concerne la plupart du temps des consommations de faibles quantités et à usage personnel. Ces usages sont alors uniquement passibles de sanctions administratives telles que des amendes ou des suspensions de droits.
Le modèle de la dépénalisation est toutefois souvent considéré comme “schizophrène”, à l’image du modèle néerlandais, pionnier en la matière. Toujours illégales, la possession et la vente de petites doses de cannabis dans les coffee shops sont tolérées par les autorités depuis les années 1970 mais les activités de production et de distribution sont prohibées. Dès lors, la production et l’approvisionnement des coffee shops restent aux mains des trafiquants.
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