DUBAÏ 🇦🇪 : le baron de la drogue Othman El Ballouti et deux autres trafiquants extradés vers la Belgique 🇧🇪

L’ Anversois Othman El Ballouti a été extradé dimanche vers la Belgique depuis les Emirats arabes unis. Il était la cible prioritaire des autorités belges.

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GUINÉE Conakry 🇬🇳 (Kindia) : plus de 70 individus arrêtés lors d’une opération contre le narco-business

Ce week-end, les forces de sécurité et de défense de Kindia ont mené une vaste opération mixte, sous l’autorité du Procureur, qui s’est soldée par l’arrestation de 71 personnes, parmi lesquelles un militaire et une femme, dans divers quartiers connus pour leur implication dans le trafic et la consommation de drogues.

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FRANCE 🇨🇵 (Grand banditisme) : « le système mafieux en Corse ne se limite pas aux grandes bandes criminelles »

La Corse est confrontée à une vingtaine de groupes dont les activités s’inscrivent dans « une emprise de type mafieux », indique un document confidentiel de la police judiciaire que « l’Humanité » a pu consulter. Pour Léo Battesti, membre du collectif « Maffia no » et ancien cadre du Front de libération nationale corse (FLNC), cette dérive s’explique par la carence de l’État dans « la défense de l’état de droit ».

Publié le 13 juillet 2025

Bruno Rieth

Porte-parole du collectif « Maffia Nò », Léo Battesti est aussi l’un des fondateurs du Front de libération nationale corse (FLNC). Il abandonne la clandestinité dans les années quatre-vingt-dix et appelle publiquement à la fin de la violence et du racket.
© Shootpix/ABACA

Du côté des autorités, il y a encore une forme de tabou à reconnaître cet état de fait : la France, à l’instar d’autres pays, est confrontée à des « groupes mafieux » sur son territoire. C’est en tout cas l’analyse du Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) de la direction nationale de la police judiciaire, depuis quelques années.

Dans sa note confidentielle de renseignement 2025, dont Le Monde a révélé des extraits et que l’Humanité a pu consulter, le Sirasco précise que « vingt équipes dominent le paysage du banditisme corse » et leurs activités s’inscrivent dans « une emprise de type mafieux ».

Ces bandes ne se contentent plus de vivre à la marge, mais se sont bel et bien implantées au cœur même de la vie économique et politique de l’île. « La majorité d’entre elles ont pénétré tous les secteurs, politiques, sociaux et économiques de l’île et cherchent à dominer les activités légales qui leur semblent les plus profitables », écrivent les enquêteurs.

Les « groupes mafieux » dont certains se sont construit des « empires » sont confrontés à une situation « particulièrement instable » provoquée par « une vaste recomposition (…) en cours, bousculant les équilibres locaux et faisant craindre une escalade des tensions ». Un bouleversement dont Léo Battesti est un observateur scrupuleux.

Porte-parole du collectif « Maffia Nò », il est aussi l’un des fondateurs du Front de libération nationale corse (FLNC). Il abandonnera la clandestinité dans les années quatre-vingt-dix et appellera publiquement à la fin de la violence et du racket. Il nous alerte : contrairement aux idées répandues, la Corse n’est pas un cas à part, une terre exotique lointaine. Elle est un laboratoire à ciel ouvert d’un milieu criminel français internationalisé en pleine mutation. Entretien.

Le Sirasco, dans une note confidentielle datée de 2025, évoque une vingtaine de bandes criminelles dont les activités s’inscrivent dans « une emprise de type mafieux ». Aujourd’hui, policiers comme magistrats parlent de l’existence de « mafia » en France. Pourquoi le pouvoir politique hésite-t-il encore à utiliser ce mot ?

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FRANCE 🇨🇵 (Douane Info par David Cugnetti) : des conteneurs passés au scanner dans un des plus petits ports de l’Hexagone

Belle promotion journalistique de David Cugnetti, le DR de Perpignan !

Vivement qu’il soit nommé au Havre.

La lutte contre les trafics, et en particulier le narcotrafic, passe pour les services douaniers par l’utilisation de nouvelles méthodes… (pas si nouvelles que ça, puisque le premier « Sycoscan » fut installé en 1995 au port du Havre).

Exemple avec ce portique de radiographie de conteneurs récemment déployé à Port-Vendres, dans les Pyrénées-Orientales.

C’est l’une des (très petites) portes d’entrée européennes..

Ce matin-là à Port-Vendres, un bateau transporte principalement des ananas et des bananes en provenance du Ghana, du Cameroun et de la Côte d’Ivoire. A son bord, une douzaine de conteneurs ont été ciblés pour en contrôler le contenu.

Un scanner géant pour les conteneurs

Une fois les conteneurs déchargés, ils sont scannés par ce camion dirigé par une équipe agréée, une équipe qui sillonne la France entière.

L’un des opérateurs détaille la technique utilisée « C’est une radio tout simplement. On va émettre des rayons X qui vont traverser les marchandises et la matière, à partir de là on va avoir une image. Cette image va être retranscrite, et je vais travailler à la recherche de zones de dissimulation. »

Les enjeux des contrôles douaniers dans les ports

Les enjeux détaillés par David Cugnetti, directeur régional des douanes : « On n’est pas sur des enjeux de prohibition importants à l’heure actuelle. Il peut y avoir des infractions qui sont relevées en termes de normes, en terme de sécurité alimentaire, on peut avoir toute une série de sujets. En matière de stupéfiants, on est vraiment dans une posture d’anticipation. Le fait pour nous étant de comprendre les flux, on les analyse, et  on les analyse vraiment en type de contrôle. »

En 2022, le transport maritime représentait 75% des saisies de cocaïne dans toute la France.

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