J’ai revu cette fiction et n’ai pu que constater, une fois encore, l’écart important entre la réalité de mon action d’infiltré et les faits rapportés.

Le titre de ce film devait être « L’AVISEUR » et Gilles Lellouche devait s’appeler Marc Fievet. Après l’intervention du DG Jérôme Fournel, Dimitri Rassam a donc accepté de changer le titre et le nom du rôle principal malgré l’opposition formelle du scénariste Abdel Raouf Dafri.
Dans la foulée, les dialogues ont été réécrits par Gilles Lellouche et Tahar Rahim…
Rien n’a été respecté, ni le temps, ni les lieux! Et l’ interprétation de Gilles Lellouche, qui n’a pas voulu me rencontrer, peut-être pour ne pas avoir à modifier le « jeu » qu’il a tenu qui ne correspondait en rien à ce que je fus durant ces années d’infiltration.
Quant aux promesses non respectées de la Douane française, elles sont à peine abordées, laissant le spectateur sur sa faim. Cette lâcheté et ce refus d’assumer la moindre responsabilité ne sont que pratiques courantes pour ces occupants des étages supérieurs de Bercy.
Aujourd’hui, mon dossier est toujours classé « Secret défense ».
Le fait que d’anciens douaniers, l’ex patron de la DNRED Jean Henri Hoguet, l’ex patron de la DNRED Jean Puons et mon officier traitant Christian Gatard qui ont témoigné en ma faveur n’ont pu être entendus par la toute puissante DG pose problèmes évidemment.
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