BELGIQUE 🇧🇪 (Port d’Anvers) : les douaniers ont saisi 3.882 kilos de cocaïne en provenance de l’Equateur

Cette boîte n’a pas échappée au contrôle des douaniers du port d’Anvers

Le conteneur de sucre arrivait d’Equateur avec 3 tonnes 882 de cocaïne.

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ESPAÑA 🇪🇦 (SVA) : desarticulan una organización criminal dedicada al tráfico intercontinental de cocaína en maquinaria industrial

Durante la operación han sido detenidas cinco personas en España y cuatro en Argentina y se han llevado a cabo un total de 15 entradas y registros. La investigación ha permitido intervenir 513 kilos de cocaína oculta en un doble fondo de una máquina industrial pesada, que fue enviada desde Argentina hasta una nave industrial de la localidad extremeña de Mérida.

Un torno industrial desde Buenos Aires a Algeciras
La investigación se inició el pasado mes de abril cuando la Unidad Operativa de Vigilancia Aduanera de Málaga detectó, por análisis de riesgo, un envío sospechoso de contener sustancia estupefaciente que iba a ser enviado desde Buenos Aires hasta Algeciras y, posteriormente, a Badajoz.

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RUSSIE 🇷🇺 (Moscou) : les trafiquants de drogue utilisent le darknet pour tisser leur toile jusqu’en Corée du Sud

Un grand bus faisant la publicité de Kraken, sur le darkweb, a bloqué une artère de Moscou, proposant un QR Code pour acheter de la drogue

Des rues de Moscou à Séoul, en passant par les champs de bataille de l’Ukraine, les narcotrafiquants russes prospèrent sur le darknet (la face sombre du web), avec paiements en cryptomonnaie et commercialisation physique. Ce système pourrait servir de modèle à d’autres régions du monde.

Le darknet et la Russie, terrains méconnus du trafic de drogue 

Des trafiquants de drogue russes, férus de technologies, utilisent le darknet pour tisser leur toile au-delà des frontières russes, à coups de publicité, mais aussi d’expéditions punitives parfois mortelles IRL (in real life – dans la vraie vie), explique le journaliste Max Daly, ancien de Vice. Aujourd’hui, dans une passionnante enquête pour le Guardian, Max Daly nous emmène des rues de Moscou à celles de Séoul, en passant par les champs de bataille de l’Ukraine. L’occasion de comprendre que ce système, qui mêle technologies, paiements en crypto-monnaie et commercialisation physique, pourrait bien « servir de modèle à d’autres régions du monde ».

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TAHITI 🇵🇫 (zone économique exclusive (ZEE)) :  524 kilos de cocaïne saisis en mer

Le 23 décembre dernier, la frégate française Bougainville avait intercepté un bateau de pêche battant pavillon espagnol transportant 524 kilos de cocaïne.

Quatorze marins ont été arrêtés.

Treize d’entre eux comparaissent depuis ce matin au tribunal de Papeete, le quatorzième étant hospitalisé. Tous contestent les faits.

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SALVADOR 🇸🇻 (Pacifique) : saisie d’1,4 tonne de cocaïne dans des ballots flottants

Nayib Bukele Ortez, président du Salvador, a annoncé mercredi 10 septembre sur son compte X la saisie, à 1.600 km au sud-ouest de l’estuaire de Jaltepeque, sur la côte salvadorienne dans le Pacifique, d’une cargaison, contenue dans des ballots flottants, d’une tonne 400 de cocaïne.

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PENÍNSULA IBÉRICA 🇪🇦🇵🇹 : cae una multinacional del narco que enviaba cocaína en maquinaria industrial a España

Con enlaces en Colombia, la sustancia partía desde Perú, hacia escala en Argentina y entraba en Europa por distintos puertos de la Península Ibérica, también de Portugal.

Nueve personas fueron detenidas, entre ellas cinco integrantes de la organización responsable de recepcionar la droga, con base operativa en Sevilla.

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ECUADOR 🇪🇨 (Ejército ecuatoriano) : decomisan 800 kilos de droga en frontera con Colombia

El Ejército ecuatoriano informó este lunes que decomisó 800 bloques de marihuana y detuvo a dos ciudadanos colombianos en una operación realizada en la provincia amazónica de Sucumbíos, fronteriza con Colombia y Perú.

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COLOMBIE 🇨🇴 (Bogota) : le président Gustavo Petro a déclaré : « Ça suffit ! »

Face à l’escalade des enlèvements de militaires dans les zones agricoles et au spectre d’une décertification qui plane, le président annonce le retour des épandages aériens « là où les citoyens attaquent l’armée ».

Est-ce possible ?

Face à l’escalade des enlèvements massifs de militaires par des habitants exploités par des groupes armés illégaux dans les zones de cultures de coca, il a annoncé la possibilité de reprendre les épandages aériens. C’est du moins la porte ouverte par le président ce lundi 8 septembre.

« Face à la tactique mafieuse qui consiste à opposer les civils à l’armée, la Cour constitutionnelle doit reconsidérer sa décision. Là où les citoyens attaquent l’armée, il y aura des épandages aériens », a déclaré le chef de l’État.*

Cette décision intervient à un moment où les systèmes politique, économique et judiciaire du pays retiennent leur souffle face au spectre d’une décertification, une annonce qui, sauf surprise, pourrait être négative pour la Colombie et devrait être faite avant le 15 septembre.

Petro a pris cette décision suite à l’enlèvement de 45 soldats à El Tambo, dans le Cauca, survenu dimanche, alors même que les unités menaient des opérations contre le trafic de drogue et les cultures illicites.

Il ne s’agit pas d’un incident isolé. Au contraire, les enlèvements de masse sont devenus un problème récurrent pour les forces de sécurité. Rien qu’en 2025, 23 cas de ce type ont été recensés.

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ETATS-UNIS 🇺🇸 (Washington) : la DEA cible les réseaux du cartel de Sinaloa


WASHINGTON – Aujourd’hui, la DEA a annoncé les résultats d’une opération d’une semaine visant à démanteler le cartel de Sinaloa, l’un des cartels de la drogue les plus violents et les plus puissants au monde, responsable de l’inondation des États-Unis par le fentanyl, la méthamphétamine, la cocaïne et l’héroïne.

En février, l’administration Trump a désigné le cartel de Sinaloa, ainsi que sept autres groupes, comme organisation terroriste étrangère

Le cartel de Sinaloa demeure l’une des menaces les plus importantes pour la sécurité publique, la santé publique et notre sécurité nationale. La DEA s’engage à démanteler ses réseaux de commandement, de contrôle et de distribution.

Du 25 au 29 août 2025, les agents de la DEA, répartis dans 23 divisions nationales et sept régions étrangères, ont mené des actions de répression coordonnées qui ont abouti à :

Arrestations : 617
Saisies de drogue :
480 kilogrammes de poudre de fentanyl,
714 707 comprimés contrefaits,
2 209 kilogrammes de méthamphétamine,
7 469 kilogrammes de cocaïne et
55 kilogrammes d’héroïne
Saisies de devises : 11 111 483 $
Biens saisis : 1 697 313 $
Armes à feu : 420

« Ces résultats démontrent toute l’importance de l’engagement de la DEA à protéger le peuple américain », a déclaré Terrance Cole, administrateur de la DEA. « Chaque kilogramme de poison saisi, chaque dollar retiré aux cartels et chaque arrestation que nous effectuons représentent des vies sauvées et des communautés défendues. La DEA ne relâchera pas ses efforts tant que le cartel de Sinaloa ne sera pas démantelé de fond en comble. »

“These results demonstrate the full weight of DEA’s commitment to protecting the American people,” said DEA Administrator Terrance Cole. “Every kilogram of poison seized, every dollar stripped from the cartels, and every arrest we make represents lives saved and communities defended. DEA will not relent until the Sinaloa Cartel is dismantled from top to bottom. »



Des dizaines de milliers de membres, d’associés et de facilitateurs de Sinaloa opèrent dans le monde entier, dans au moins 40 pays, et sont responsables de la production, de la fabrication, de la distribution et des opérations liées au trafic de drogues synthétiques dangereuses et mortelles.

Cette action coordonnée est le fruit d’une concentration accrue de la DEA sur la répression, le renseignement et la collaboration nationale et internationale, utilisant toutes les ressources à sa disposition pour affaiblir le commandement et le contrôle du cartel de Sinaloa.

Cette augmentation témoigne de l’engagement indéfectible de la DEA à lutter contre la crise du fentanyl et à démanteler les cartels qui en sont responsables. La DEA continue de prendre des mesures décisives pour protéger les familles et les communautés américaines. Dans le cadre d’une approche pangouvernementale plus vaste visant à démanteler le cartel de Sinaloa et à protéger les populations américaines, la DEA s’engage à collaborer avec la Homeland Security Task Force (HSTF) et d’autres partenaires fédéraux pour garantir que les opérations actuelles et futures contribuent aux efforts plus vastes des États-Unis pour lutter contre les organisations terroristes désignées et le crime organisé transnational.

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AUSTRALIE 🇦🇺 (Opération Vitreus) : 1.246 personnes ont été interpellées et plus de 3 tonnes de stupéfiants ont été saisies entre le 1er et le 5 septembre.

Communiqué de presse conjoint entre la police fédérale australienne, la police australienne des frontières, la commission australienne de renseignement criminel, le centre australien d’analyse et de rapports de transactions, le ministère de l’Intérieur, toutes les forces de police des États et territoires australiens et la police néo-zélandaise.

Une substance a particulièrement été ciblée, le Butanediol (1,4-BD), un produit chimique qui conduit à de plus en plus d’overdoses et d’agressions sexuelles, explique la police. Près de 2.000 litres de ce solvant ont été saisis et 569 kilos de cocaïne, 90 kilos de méthamphétamine, 58 kilos de kétamine, 3,1 kg de MDMA, 1 271 plants de cannabis et 140,4 kg de cannabis en vrac, en plus de grandes quantités d’autres drogues et précurseurs.

Au cours de la semaine d’action, 611,1 kg de drogues ou de précurseurs ont été saisis à l’étranger, dont 343,4 kg de méthamphétamine et 185,6 kg de cocaïne destinés à l’Australie

La police a également saisi 1 697 258 dollars en espèces, 52 armes à feu et neuf véhicules, et démantelé deux laboratoires clandestins de fabrication de drogue.

En complément de ces efforts nationaux, la police australienne des frontières et la police fédérale australienne considèrent la lutte contre les groupes criminels organisés à l’étranger comme une priorité, en étroite collaboration avec leurs partenaires internationaux pour saisir les drogues avant leur arrivée en Australie.

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USA 🇺🇲 : Feds arrest 171 suspected members of drug cartel in New England, including 49 in Mass.

The Drug Enforcement Administration announced the arrest of 171 suspected members of the Sinaloa Cartel — which the State Department designated as a terrorist organization earlier this year — in New England in August. 

Between Aug. 25 and 29, the DEA arrested 617 suspects across 23 field divisions nationwide and seized over $11 million dollars in currency, $1.6 million in assets, 420 firearms, 714,707 counterfeit pills, and thousands of kilograms of other drugs: 480 of fentanyl powder, 2,209 of methamphetamine, 7,469 of cocaine, and 16.55 of heroin, according to the DEA. 

In New England specifically, 244 kilograms of drugs, 22,115 counterfeit pills, $1.3 million in currency, and 33 guns were seized, according to the New England division of the DEA. 

Of the 171 arrested in New England, 64 were in Connecticut, 49 in Massachusetts, 33 in New Hampshire, 11 in Maine, 10 in Rhode Island, and three in Vermont, according to the New England division of the DEA.

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FRANCE 1988 🇨🇵 (Douane française) : de la DNED à la DNRED avec Jean Henri Hoguet

Jean Henri Hoguet m’a offert son livre en novembre 2019 lors d’une des visites que je lui rendais lors de mes passages du côté de Saintes non loin de son domicile.

Relisant ces jours derniers « Au service de l’Etat – A travers la Douane « , j’ai relu la dédicace qu’il me fit.

Qui mieux que lui pouvait confirmer l’injustice de l’administration des Douanes ?

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Dans le cadre de notre rétrospective de l’histoire des services d’enquêtes, de recherche et de renseignement de l’institution douanière française, le passage de la « DNED » à la « DNRED » constitue un séquence déterminante. C’est en 1988 que voit le jour une véritable direction du renseignement au sein du service.

Pour relater cette séquence, Nous reproduisons ici l’éclairage apporté par Jean-Henri Hoguet, promoteur de cette mesure novatrice et chef du service à cette époque. Son témoignage est extrait – avec son aimable autorisation – de son ouvrage « Au service de L’Etat à travers la douane – 1954-1996 ».

L’équipe de rédaction 


La Direction du renseignement

L’année 1988 a d’abord été celle de l’adjonction d’un pôle Renseignement à la D.N.E.D., devenue de ce fait D.N.R.E.D., suite à la parution d’un arrêté ministériel du 1er mars 1988 et de 1’Instruction Cadre du 19 mai. Comme proposé par le G.P.A. (Groupe Prospective et Action), le Centre de Documentation et d’Evaluation (C.D.E.), créé quelques années auparavant et qui, faute d’une doctrine bien établie et appliquée avec des moyens correspondant aux objectifs à atteindre, devait disparaître. Les moyens de l’ex -C.D.E, étaient transférés, au moins en partie, à la Direction du Renseignement. La partie Evaluation du C.D.E. était reprise, au niveau des principes, par la Direction générale et l’application pratique des règles relatives à la Valeur en douane relevait des Directions régionales à travers les bureaux de douane et les C.E.R.D.O.C.

Le C.D.E. avait été dirigé jusqu’ici par un directeur, flanqué de deux adjoints cadres supérieurs qui régnaient sur un effectif d’environ 70 agents. Le personnel, livré à des tâches peu exaltantes et mal encadré, relevait plus de la réserve indienne que de la troupe d’élite. Je reçus carte blanche de la D.G. – ce qui est rare – pour ne conserver que les agents que j’estimerais convenir à l’accomplissement des nouvelles tâches de renseignement. Ce contrat prévoyait toutefois que je devais garder le directeur. Je n’ai conservé qu’environ la moitié de l’effectif du C.D.E..

Pour faire fonctionner la nouvelle Direction du Renseignement, il fallait certes des « petites mains » non expertes, mais surtout un encadrement de spécialistes de la lutte contre la fraude. Or, où les trouver sinon chez les enquêteurs de la D.N.E.D. ? Je fis le tour des cinq divisions parisiennes de la Direction des Enquêtes et Recherches en expliquant aux agents ce que je voulais faire avec cette nouvelle Direction du Renseignement et de la Documentation, et les moyens que j’entendais y consacrer, y compris à l’étranger. Je demandais que chaque Division – sur la base du volontariat – me « prête » pour un an ses deux meilleurs agents, libre à eux si l’aventure leur plaisait, de rester un temps plus long à la D.R.D. Si cette expérience ne les satisfaisait pas, ils étaient assurés de retourner, au bout d’un an, dans leurs unités d’origine. Le pari était risqué – un enquêteur de classe n’aime rien plus que de faire des enquêtes avec un résultat probant au bout. Un enquêteur c’est avant tout un chasseur. S’asseoir derrière un bureau ou un ordinateur, peloter des listings ou confronter des séries de données n’a rien de très passionnant, encore que tout enquêteur prépare souvent son enquête de la sorte. Devant la réticence des enquêteurs à venir à la D.R.D., je leur racontais que j’avais rencontré à Londres, au siège de 1’Investigation Division, un enquêteur réputé qui, antérieurement, avait battu moult fois la campagne dans le cadre de ses investigations et qui maintenant se contentait de recueillir des informations, de les analyser et de lancer ses jeunes collègues sur les routes. Cet agent me disait qu’assis derrière son ordinateur, il éprouvait « une véritable jouissance chaque fois qu’il avait réuni le faisceau d’informations qui ferait tomber son client ». L’homme derrière l’ordinateur ajoutait : « avant je me déplaçais, maintenant j’envoie les autres et ça marche ». C’est ainsi qu’avec un peu de persuasion j’ai pu débaucher une petite dizaine (9 au départ) d’enquêteurs qui ont fait démarrer la D.R.D. Quelques-uns y sont restés plus d’un an. Je n’ai pas été ensuite ingrat avec ces agents qui m’ont cru et ont eu le courage de tenter l’aventure.

(…)


La mise en place de la nouvelle D.N.R.E.D.

Concernant le fonctionnement du service, on peut dire que 1988 a vu la mise en marche de la D.R.D. et le début de rapports nouveaux entre cette Direction et celle des Enquêtes Douanières. Nous revenions de loin car, au début, les enquêteurs de la D.E.D., soucieux de conserver leurs enquêtes d’initiative, niaient la nécessité, l’utilité et même la viabilité d’une Direction du Renseignement. Pour les enquêteurs, la Direction du Renseignement ne pouvait avoir qu’une tendance monopolistique et confiscatoire au regard de l’information opérationnelle.

A la D.E.D., on avait également innové. On avait monté des opérations faisant intervenir soit plusieurs échelons, soit une division parisienne et plusieurs échelons. Ces opérations concernaient des livraisons surveillées de stupéfiants naissant à la frontière espagnole et se terminant àMarseille, Lyon ou dans le nord, mais aussi d’autres opérations plus classiquement douanières relatives à un produit importé mais ayant des points de chute disséminés sur tout le territoire. L’importance de ces opérations amenait naturellement à évaluer leur coût en hommes, en matériel et en frais de déplacement et à tirer de cette évaluation des conséquences au regard de la rentabilité

(…)

La D.N.R.E.D. en 1989

Les 14 et 15 mars, je me rendis, en passant par Lille où je pris Bardu avec moi, à Anvers. Le but du voyage était d’examiner avec nos collègues douaniers belges les possibilités d’échanges de renseignements en matière de conteneurs arrivant dans ce grand port et dont une bonne partie était ensuite acheminée sur la France. Je m’aperçus qu’en Belgique la Douane a d’abord pour directive du gouvernement de ne pas freiner le commerce afin que le bon renom du port d’Anvers ne soit pas altéré. La vitesse du dédouanement primait donc la recherche de la fraude.

Les échanges internationaux de renseignements sur la fraude ne s’en développèrent pas moins en 1989. Le nombre des dossiers traités augmenta de 14% par rapport à 1988 et de 67% par rapport à 1985. Compte tenu des facilités que i’avais obtenues pour envoyer des agents en mission à l’étranger, le nombre des missionnaires passa de 26 en 1987 à 51 en 1989. Certaines de ces missions donnèrent d’excellents résultats sur le plan contentieux. Pour la première fois, une permanence H 24 fut instituée dans le secteur de l’assistance mutuelle avec l’étranger, en raison du développement de celle-ci et de la nécessité, dans certains cas, de réagir très vite. En 1989 également un système international de surveillance des navires suspects a été mis sur pied – Mar-Info – et une partie de la gestion du système fut confiée à la D.R.D. par nos collègues étrangers, Pour la première fois, un pays gérait en temps réel un fichier douanier et le mettait à la disposition des autres.

La D.R.D. commençait à être victime de son succès, car si les besoins en informatique pouvaient à peu près être satisfaits, il n’en allait pas de même pour ce qui concerne le renfort en personnel. Cette mēme pénurie nous empêchait de nous lancer dans l’élaboration d’une structure apte à traiter l’information en matière de blanchiment.

A partir de septembre, la D.R.D. eut un nouveau patron. En remplacement de Pla, j’avais pu, en insistant beaucoup, faire nommer sur ce poste de directeur le chef d’échelon de Lille, Jacques Bardu. Tout son passé, y compris lorsqu’il était chef de subdivision dans l’Est, montrait qu’il savait recueillir l’information, développer des réseaux d’informateurs et faire des affaires sur renseignements. Son efficacité était même dérangeante pour certains, d’autant qu’il agissait et rendait compte après, chaque fois qu’il pressentait que la diffusion préalable de I’information était susceptible de retarder ou d’arrêter l’action. De plus, sa notoriété auprès de ses collėgues chefs d’échelon était de nature à donner une crédibilité accrue à la jeune D.R.D.. Dès son arrivée, il mit sur pied un nouveau système de diffusion mensuel de l’information sur la fraude qui incitait les services destinataires à faire du retour d’information et créait 1’émulation entre ces services en publiant leurs résultats. Ce bulletin était en outre présenté sous une forme attractive, relevant plus de la bande dessinée que de la note administrative. Yvon Pelafigue, directeur interrégional à Lille, nous donna un très sérieux coup de main en mettant pendant plusieurs mois à notre disposition le dessinateur-douanier qui illustrait si bien notre document mensuel.

La D.E.D. quant à elle, si elle avait achevé sa reconversion du Change vers la Douane, n’en avait pas moins deux problèmes à résoudre pour s’adapter aux évolutions en cours. Alors qu’elle fonctionnait auparavant en circuit fermé concernant le renseignement qu’elle recueillait et exploitait directement, il lui fallait maintenant, non seulement admettre l’existence de la D.R.D., mais aussi participer à son fonctionnement en la pourvoyant en informations. Des progrès restaient à faire, spécialement pour les recherches, car le changement des habitudes mentales ne se réalise pas immédiatement à la suite d’une injonction, même forte. Le dexièeme problème pour la D.E.D. était que ses unités apprennent à travailler entre elles compte tenu des dimensions nationales et internationales prises par la fraude, qu’il s’agisse de stupéfiants ou de fraudes commerciales communautaires. Devant la complexité ou la difficulté des dossiers à traiter, les agents se rendaient compte que la matière était en train de changer de nature et de dimension et que, pour mener à bien les enquêtes, il fallait mettre en jeu des moyens juridiques, techniques et matériels dont certains faisaient encore défaut (écoutes légales, coopération judiciaire internationale, mesures conservatoires sur les biens situés à l’étranger, etc.).

Jean Henri Hoguet

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FRANCE 🇫🇷 (Narco-logistique) : les pêcheurs sollicités et parfois complices des importations

Des pêcheurs se retrouvent approchés par des narcotrafiquants pour récupérer des livraisons de stupéfiants en mer. Approchés et parfois complices, plusieurs récentes interpellations et mises en examen ont eu lieu dans le Calvados.

Des pêcheurs recrutés

Cinq mois plus tard, les dealers continuent d’approcher les marins d’Ouistreham et des ports voisins, comme le confie un pêcheur. « Un homme assez grand et puis avec une grosse parka, alors qu’on était en plein mois de juin. Il me demande comme ça, « t’es marin pêcheur, tu connaîtrais pas du monde qui pourrait faire des passages ? » Il dit que c’est bien rémunéré et je lui dis, je ne suis pas intéressé et puis le mec il est parti comme ça. Mais comme quoi, ils peuvent venir demander sur les quais », constate-t-il. Parfois, les trafiquants repèrent sur les réseaux sociaux les pêcheurs qui publient une simple photo de leur sortie en mer et ils leur envoient directement un message.

À la criée, on ne justifie pas, mais on tente d’expliquer pourquoi les pêcheurs sont devenus une proie facile pour les narcotrafiquants. Les marins pêchent de moins en moins, les prêts et les dettes s’accumulent. Certains sont pris à la gorge. Et dans les ports normands, les pêcheurs évoquent aussi les méthodes extrêmement violentes des dealers. Pression, intimidation, séquestration pour contraindre les marins les plus réticents à passer à l’acte. « Ils se renseignent bien avant sur ta position familiale. Surtout si tu as des enfants et une femme. Le mec, il sait toute ta vie. Et ça peut faire peur », indique un autre pêcheur.

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AUSTRALIA 🇦🇺 (NDLEA) : Bust Drug Cartel, Recovers N5.3b Australia-Bound Cocaine

The operatives of the National Drug Law Enforcement Agency have arrested three members of an international organised criminal group operating between Nigeria, the United Kingdom, Brazil, Australia and the United Arab Emirates in connection with a N5.3 billion worth of cocaine confined in textile materials bound for Sydney, Australia at the Murtala Muhammed International Airport in Ikeja, Lagos State.

This major success was disclosed in a statement signed on Sunday by the agency’s Director of Media and Advocacy, Femi Babafemi, stating that the intelligence on the drug syndicates began on Tuesday, 26th August 2025, following the uncovering of 76 cartons of textile materials going to Sydney by officers of NDLEA at the export shed of the Lagos airport.

The statement reads, “An international organized criminal group (IOCG) operating between Nigeria, UK, Brazil, Australia, and the United Arab Emirate has been smashed by operatives of the National Drug Law Enforcement Agency (NDLEA) who in a two-week-long intelligence-led operations across parts of Lagos arrested three leaders of the cartel after intercepting large consignment of cocaine concealed in textile materials and local charms going to Sydney, Australia at the Murtala Muhammed International Airport (MMIA) Ikeja Lagos.

“The unravelling of the drug syndicate began on Tuesday, 26th August 2025, after NDLEA officers at the export shed of the Lagos airport intercepted 76 cartons of textile materials going to Sydney, Australia.”

According to the statement, a thorough search of the shipment carried out by the operatives led to the recovery of 16 big blocks of cocaine weighing 17.9 kilograms disguised in lace materials, parked with local charms to provide a spiritual cover against law enforcement detection.

Three key members of the drug group, Olashupo Michael Oladimeji, Muaezee Ademola Ogunbiyi and Shola Adegoke, were arrested as other members are still at large. Investigation by NDLEA revealed that other coordinating members of the group and the ring leader are operating overseas.

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POLONIA 🇵🇱 : el Cártel de Sinaloa llega al Este de Europa para producir ‘meta’ sobre el terreno

La Policía de Polonia caza in fraganti a dos cocineros de la organización mexicana fabricando su droga estrella a gran escala.

La operación sirvió para desmantelar la estructura e incautar toneladas de estupefaciente y productos químicos.

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ITALIE 🇮🇹 (Pescara) : 20 kilos de stupéfiants saisis, dont de la cocaïne, de la marijuana et du chocolat aux champignons hallucinogènes

Un motard de 41 ans arrêté pour trafic de drogue

Originaire de Chieti, membre d’un gang de motards des Abruzzes, il a été arrêté par la police. C’est lors de la perquisition de son appartement que cette réserve de stupéfiants, prête à être vendue, a été découverte.

Les perquisitions se sont poursuivies à son domicile, où les enquêteurs ont découvert un véritable entrepôt de stupéfiants

73 barres de chocolat avec Psilocybe Cubensis Mexicana (champignons hallucinogènes), complet avec étiquettes de marques connues et mode d’emploi pour gérer les effets similaires à ceux du LSD, dans un réfrigérateur

Trois pots de haschisch à très haute teneur en principe actif, cité plus de 50 euros le gramme

Un chariot avec 2 kg supplémentaires de cocaïne

Dans un placard, 8 paquets de marijuana « Amnesia Haze » pour un poids de presque 9 kg

2.000 euros en espèces, qui serait le produit du trafic de drogue

Les recherches ont également été étendues à sa résidence à Chieti, où d’autres objets ont été retrouvés. 1 kg de marijuana et du matériel d’emballage. 

Globalement saisi

5,5 kg de cocaïne

10 kg de marijuana (Amnesia Haze)

plus de 4 kg de chocolat aux champignons hallucinogènes

2.000 euros en espèces

Selon les enquêteurs, la drogue saisie aurait rapporté environ EUR 500.000 une fois mis sur le marché. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’enquêtes antidrogue plus vastes coordonnées par la DDA de L’Aquila et de Parquet de Pescara, qui a récemment conduit à l’opération « De bout en bout », avec 12 mesures de précaution et des saisies record : 266 kg de haschisch, 3,5 kg de cocaïne et 9 kg de marijuana.

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MEXICO 🇲🇽 (Hidalgo) : démantèlement d’un labo de méthamphétamine et saisie de précurseurs

Lors d’une opération importante à Hidalgo, les autorités ont démantelé un laboratoire clandestin de méthamphétamine, saisissant 16 kilos de méthamphétamine, 1 300 litres et 332 kilos de précurseurs, ainsi que des équipements tels que neuf réacteurs et 47 réservoirs de gaz.

Une personne a été arrêtée lors de la perquisition dans deux propriétés.

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AFGHANISTAN 🇦🇫 : Police Seize 78 kg Opium Poppy in Takhar Province

The alleged drug smuggler placed 78 kg of opium poppy in the cavities of a car and wanted to take it from Takhar to an unknown location, but police, during a routine search, recovered the contraband and arrested its owner, the official said.

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