Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Las autoridades colombianas detectaron el lugar en el que los narcos camuflaban la sustancia e incautaron 2,5 toneladas / La droga salía por el puerto de Buenaventura en embarcaciones / El esquema criminal requiere el empleo de laboratorios en destino
Au lendemain de l’opération de police qui a marqué les habitants du quartier du Val Saint-Jean à Saint-Lô lundi, l’auteur de trafic de drogue présumé, blessé par balle dans l’intervention des forces de l’ordre, est toujours hospitalisé. Son pronostic vital n’est pas engagé. Le point sur l’enquête.
Au printemps 2023, des policiers sont suspectés d’avoir participé à l’importation de près de 400 kilos de cocaïne en France. Dans le deuxième épisode de notre enquête, comment les agents ont transporté eux-mêmes drogue et argent.
Two 21-year-old New Zealanders have appeared in an Australian court after allegedly attempting to smuggle 40 kilograms of cocaine through Sydney International Airport.
L’Observatoire des criminalités internationales (ObsCI) de l’IRIS a pour objectif d’étudier et d’analyser en toute indépendance les différents champs des criminalités internationales en appréhendant les problématiques sécuritaires dans leur globalité, en intégrant ses enjeux pour nos sociétés et leurs effets sur les politiques publiques en France comme à l’international.
Ses axes d’intervention se concentrent en particulier sur les trafics illicites, la criminalité financière et la corruption, la délinquance, la criminalité environnementale et sanitaire, ainsi que la cybercriminalité.
En mobilisant à la fois des chercheurs et des praticiens de différents pays, l’ObsCI produit des analyses indépendantes qui intègrent leurs incidences économiques, politiques, diplomatiques, sociales, territoriales, étatiques et in fine militaires, dont les interrelations constituent précisément sa géopolitique.
Il a pour objectif d’alimenter les débats publics de manière constructive, ainsi que d’accompagner les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les professionnels et les entreprises sur ces sujets.
C’est la Marine nationale française, agissant pour le compte de la DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières) qui a opéré cette intervention en Atlantique.
Au total, 7.056 kg de cocaïne ont été retrouvés dans une soute du navire qui a été ramené à Fort-de-France, ont précisé les autorités. « A l’issue de leur garde à vue, les six personnes (présentes à bord) interpellées ont été déférées ce lundi 13 octobre au tribunal judiciaire de Fort-de-France et placées en détention dans l’attente de leur jugement prévu le 27 novembre« , selon le communiqué.
L’enquête judiciaire a été confiée à l’Ofast, l’office anti-stupéfiants, des Caraïbes
Pas moins de 20 douaniers étaient sur l’Aire des Sablons sur l’autoroute A6 avec un maître-chien, et six agents de la DREAL.
Le véhicule ciblé, peut-être signalé, un porte-bobines transportant des plaques d’aluminium, présentant des travées difficilement accessibles, c’est grâce à l’intervention du maître-chien anti-stupéfiants et son compagnon canin qui après plusieurs marquages a permis de percer le plancher … duquel s’écoula une poudre blanche.
Sans le gabelou à quatre pattes, pas de saisie
405 kilos de cocaïne ont été saisis le 29 septembre dissimulés dans la fosse centrale dans le plancher de ce camionqui transportait des plaques d’aluminium.
Pour piéger un gros trafiquant de drogue, des policiers de l’Office antistupéfiants marseillais ont monté une opération de grande envergure, baptisée «Trident», avec l’aide de la DEA, l’agence antidrogue américaine.
Mais l’affaire a viré au fiasco, révélant le rôle actif d’agents dans le trafic, dont cinq sont à ce jour mis en examen, et l’intervention de protagonistes troubles.
Une débâcle qui menace désormais de fragiliser d’autres procédures judiciaires.
Au total, plus de 1.500 kilos de stupéfiants – héroïne, méthamphétamine et cannabis – ont été saisis.
L’unique tir d’un soldat britannique embarqué dans un hélicoptère survolant le Golfe d’Oman a stoppé dans leur course des embarcations transportant de la drogue.
Il s’agit de « l’une des interceptions de lutte contre la drogue les plus spectaculaires auxquelles la Royal Navy ait participé au Moyen-Orient », selon le ministère de la Défense britannique qui l’a annoncée dans un communiqué, dimanche 12 octobre.
Le cargo « Melor » a chargé 32 tonnes de cannabis durant l’été 1993.
Affaire suivie par la #DNRED malgré l’interdiction des opérations d’infiltration décidée par Nicolas Sarkozy.
Le Melor n’ayant pas un moteur suffisamment puissant pour affronter les vents violents de l’océan indien, la cargaison a été transférée sur un « supplyer » qui reçut le télex du Melor pour pouvoir communiquer.
Ma compagnie « Rio plata ltd » enregistrée à Gibraltar, propriétaire du navire Melor financé en partie par le Trésor public français, recevait les factures de ‘Marconi’ concernant les communications établies par ce Télex.
J’ai découvert après factures reçues que ce Télex passait régulièrement des messages avec une banque américaine à New York et un numéro ‘liste rouge’ dans le Var en France.
J’ai communiqué ces informations à Jean Paul Garcia, l’attaché douanier en poste à Madrid qui a refusé de me donner le moindre retour.
Cette cargaison a été livrée en Atlantique nord et interceptée. Sur ces 32 tonnes, 27 tonnes ont été saisies par les autorités canadiennes (Opération Cutknife II) et 5 tonnes par les autorités anglaises (Opération Schema).
Cette année-là, 1,6 tonne de cocaïne est saisie par les services français. C’est 96% de plus qu’en 1991. Mais une ombre apparaît bientôt au tableau. Un «superflic» suisse «undercover» accuse les stups d’avoir révélé sa véritable identité dans le milieu.
Pourquoi ? Fausto Cattaneo est l’auteur d’un rapport explosif sur l’opération «Matto Grosso», qui a pour cible un trafic de cocaïne reliant le Brésil à l’Europe. Selon lui, les services français, suisses et italiens ont directement supervisé l’import de 116 kilos de poudre, tout droit sortie des scellés des services brésiliens, afin de la vendre à des malfaiteurs, arrêtés dans la foulée.
Pour faire fonctionner l’opération, les indics auraient été directement rémunérés avec l’argent de la transaction. Subissant les foudres de la «flic connection», Fausto Cattanéo sera placardisé plusieurs années, avant d’être blanchi par une enquête interne. Il quittera finalement les services pour une retraite anticipée.
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C’est l’histoire du lâchage de NS 55 de la #DNRED
Au début des années 1990, Marc Fiévet est un informateur hors-pair. Infiltré dans le milieu pendant six ans, il livre une avalanche de renseignements. Grâce à lui, les douanes françaises mettent la main sur une centaine de trafiquants et saisissent ou/et font saisir plus de 105 tonnes de stups
En 1994, le voilà en compagnie de Claudio Pasquale Locatell, un brooker présumé de la Cosa Nostra. Fievet, se sentant en danger, demande aux services français une «exfiltration». Celle-ci n’arrivera jamais !
Le 23 septembre, il est interpellé par Interpol au sud de l’Espagne, alors que 5,4 tonnes de poudre ont été interceptées au large du Canada.
Onze ans derrière les barreaux
Des émissaires français lui conseillent rapidement de ne pas révéler sa vraie condition, en l’échange d’une peine de prison symbolique en France. Transféré, il passera finalement 11 ans derrière les barreaux, «lâché» par la DGGDI, la direction générale de la Douane Française et en particulier par Francois Auvigne malgré l’intervention de Jean Puons, le patron de la DNRED.
Depuis sa sortie, l’ex-agent «NS55» a réclamé un dédommagement à l’État français en vain, des énarques de Bercy ayant réécrit les faits pour dégager LA DOUANE FRANÇAISE de toutes responsabilités. Son histoire a notamment inspiré le film «Gibraltar», avec Gilles Lellouche dans le rôle principal.
Le scénario original a été modifié suite aux pressions de Jérôme Fournel, alors DG de la Douane Française et les dialogues modifiés par Gilles Lellouche et Tahar Rahim.
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En septembre 2025, Vincent Thomazo, secrétaire général de l’AIDF (Association Internationale des Douaniers Francophones) a publié sur Facebook
FRANCE (#DNRED) : un scandale d’Etat étouffé depuis 30 ans
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🟥🟥 MARC FIÉVET : HÉROS TRAHI PAR L’ÉTAT FRANÇAIS 🟥🟥 UN SCANDALE D’ÉTAT ÉTOUFFÉ DEPUIS 30 ANS
Pendant 6 ans, Marc Fiévet, alias NS55, a infiltré les cartels internationaux pour le compte des Douanes françaises. Résultat :
✅ 23 opérations de haut niveau menées à bien ✅ Des tonnes de drogue saisies ✅ Une vingtaine de grands truands internationaux arrêtés
Mais en septembre 1994, tout bascule. Lors de l’interception du cargo Pacifico au Canada, chargé de cocaïne, l’opération est un succès… … mais Marc Fiévet est brûlé.
🔻 Quelques jours plus tard, il est arrêté en Espagne, et là, c’est le début de l’abandon. Les Douanes françaises refusent d’admettre qu’il travaillait pour elles. Aucun soutien. Aucune reconnaissance. Un silence organisé.
🔒 3888 jours de prison. Soit plus de 10 ans, enfermé comme un trafiquant — alors qu’il n’était qu’un agent infiltré de l’État. Un homme sacrifié pour protéger les méthodes opaques de la DNRED.
Et aujourd’hui ? ➡️ À 82 ans, Marc Fiévet conduit encore des poids lourds pour survivre. ➡️ Aucune retraite. Aucune indemnisation. Aucun honneur. ➡️ Juste l’oubli organisé. L’invisibilisation volontaire.
🎬 Le film Gibraltar, diffusé cette semaine à la télévision, raconte son histoire sous le nom de “Marc Duval”, joué par Gilles Lellouche. Mais derrière la fiction, il y a un homme réel, brisé, trahi, mais debout.
🛑 Ce que l’État cherche à cacher, nous devons le crier.
📢 La France doit reconnaître Marc Fiévet. 📢 La Douane doit assumer ses responsabilités. 📢 Il est temps de réparer cette injustice monstrueuse.
➡️ On ne sacrifie pas un homme qui a servi la République au péril de sa vie. ➡️ On ne détruit pas un agent parce qu’on a peur du scandale.
🔁 Partagez son histoire. Faites du bruit. Pour que Marc Fiévet ne soit plus jamais invisible.
The individuals, linked to the so-called Clan del Golfo, are believed to have directed multi-tonne cocaine imports from South America to Europe.
Between 1 and 2 October, the Colombian Police (Policia Nacional de Colombia) and the Spanish Guardia Civil, supported by Europol, targeted four key suspects, linked to the so-called Clan del Golfo, allegedly responsible for whole-sale cocaine trafficking operations from South America to Europe. In particular, the criminal network oversaw first-hand the production, transportation and distribution of cocaine throughout the entire logistics chains. To support field activities on the action day, Europol deployed two experts to Colombia and Spain.
Tony Comiti s’envole pour la Colombie, caméra à l’épaule. Son objectif : approcher l’homme le plus recherché de la planète, Pablo Escobar.
Après des semaines d’enquête, de rendez-vous clandestins et de nuits blanches, Tony reçoit un message : Escobar accepte de le rencontrer… À une seule condition : ne jamais trahir le Cartel de Medellín… et suivre les règles à la lettre.
Lors d’un contrôle au péage de Biriatou, ce vendredi 10 octobre, les douaniers d’Hendaye ont saisi 179 kilos de cocaïne dans un camion en provenance d’Espagne. Le chauffeur bulgare a été déféré devant le parquet de Bayonne. Il sera jugé sous le régime de la comparution immédiate ce lundi.
C’est le douanier renifleur à 4 pattes qui a permis aux gabelous cette saisie de coke.
Le conducteur, entre balivernes et autres conneries, a fini par accepter qu’il transportait cette cargaison de 23 kilos de cocaïne destinée à la consommation suisse.
Les investigations ont mis à jour « un réseau organisé » d’importation de cannabis « depuis l’Espagne à destination du nord de la France et des agglomérations de Rouen et du Havre »
Fin septembre 2025, à Cholet (Maine-et-Loire), des enquêteurs de la police judiciaire de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) ont suivi et intercepté 3 voitures et 2 camions.
Alors que la France a connu une nouvelle fusillade mortelle liée au trafic de drogue, à Nice, le week-end dernier, voilà un livre qui rappelle ce que l’on oublie parfois : le trafic de drogue ne s’est pas installé en Europe au détriment des États, il a été installé par un État, en l’occurrence, les Pays-Bas.
Les bases du capitalisme moderne
Pour comprendre la dynamique de ce trafic aujourd’hui, il faut remonter 4 siècles en arrière, quand les Pays-Bas s’appelaient encore la République des Provinces-Unies.
C’était un empire commercial, la première puissance économique mondiale à ce moment-là, avec des colonies partout dans le monde et une stratégie : importer en Europe un flot continu de marchandises pour les revendre.
C’est ce qui a jeté les bases du capitalisme moderne. Cela pouvait concerner toutes les marchandises, pourvu qu’elles rapportent de l’argent.
Du cacao à la cocaïne
Au milieu du sucre, du tabac, du cacao ou des tulipes, les Néerlandais s’emparent ainsi, d’abord, du commerce de l’opium au XVIIème siècle, puis ils passent à la cocaïne.
Au XIXème siècle, la consommation de la cocaïne est légale en Europe, il faut le rappeler. Les Pays-Bas en profitent d’ailleurs pour en vendre des dizaines de tonnes aux armées anglaise et allemande pendant la Première guerre mondiale.
Mais après la guerre, tout change : une réglementation internationale interdit la vente libre des stupéfiants. Avec un effet immédiat : les marchés créés légalement passent dans l’illégalité. C’est l’apparition du trafic de la drogue, tel qu’on le connaît aujourd’hui. Un trafic qui passe encore massivement par les Pays-Bas.
Les limites de la répression
Finalement, le modèle économique est resté le même, depuis les marchands qui ont fait la fortune des Pays-Bas jusqu’aux mafieux installés aujourd’hui à Dubaï : il faut faire entrer un flot continu de marchandises pour répondre sans cesse à la demande, surtout pour les marchandises qui rapportent le plus – aujourd’hui, la cocaïne.
C’est une logique capitaliste poussée à son paroxysme, avec un marché qui ne connaît aucune régulation. Face à cela, la répression ou les saisies de drogue ne sont pas les méthodes les plus efficaces, d’après les experts interrogés dans le livre.
Les États peuvent, par exemple, tenter de remettre en place une part de régulation, comme l’ont fait l’Allemagne ou le Canada avec la légalisation du cannabis. Mais ils doivent surtout s’attaquer sérieusement au blanchiment d’argent qui, comme le disent les auteurs, est un « pilier du capitalisme mondialisé ».
Les douaniers ont intercepté mardi 7 octobre, au péage de Reventin-Vaugris (Isère), un jeune conducteur lyonnais de 26 ans revenant d’Espagne. Dans sa cabine, près 699 kilos de résine de cannabis dissimulés dans des sacs de sport. Déjà connu de la justice, il devrait être présenté au parquet de Vienne
Ces 15 derniers jours, karim Fillali de L’Ofast, avec ses équipes « passent des nuits blanches », pour réaliser plusieurs opérations contre des Go fast et les saisies sont impressionnantes. « C’est de la folie », constate t-il.