Archives pour la catégorie Cocaïne
FRANCE 🇫🇷 (OFAST): interception à Nîmes (Gard), par le GIGN d’un « Go-Fast » sur l’autoroute
Saisie de 67kg d’herbe de cannabis lors d’un #gofast +31 kilos de cocaïne lors d’une perquisition chez l’un des principaux trafiquants !
Un travail commun des #gendarmes des SR #Versailles, #Lyon et #Marseille, avec appui du #GIGN.
Source par twitter
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FRANCE 🇫🇷 (Coke en stock – CCCXV) : une filière bien française
Le gros ratage de l’enquête que nous étudions depuis deux épisodes est au niveau du rôle de l’aviation dans le trafic, qu’elle aborde pourtant mais dans un bref chapitre. Or le grand changement survenu à partir de 2008 c’est justement cet arrivage massif d’appareils ayant traversé l’Atlantique en partant tous du Brésil, après avoir chargé leur cargaison au Venezuela. Dommage, car ce phénomène mérite plus d’attention et nous intéresse davantage ici en France, car c’est un français qui demeure la clé de l’énigme, comme c’est un français, le trafiquant Erik (Mika) Walter Amegan (ici à gauche) qui aurait été finalement arrêté à Dakar en 2018 qui était à la base de cet important réseau décidément plein de surprises, lié directement à des colombiens.
Arrive en effet dans l’enquête que nous décortiquons toujours aujourd’hui une évocation historique dont nos deux auteurs ne semblent pas avoir du tout saisi toute l’importance et c’est dommage, car il ne lui ont consacré qu’un bien petit chapitre : « le 12 août 2008 à neuf heures du soir, Zainab Conté, l’épouse du président de la Guinée Lansana Conté, a été arrêtée à la frontière de la Sierra Leone. Elle avait voyagé dans un convoi de trois voitures de luxe transportant plusieurs centaines de milliers d’euros et de dollars en espèce, ainsi que quelques lingots d’or.
Craignant un conflit international avec de possibles attaques de l’armée guinéenne, elle a été libérée douze heures plus tard suite à l’appel téléphonique du président guinéen à celui du Sierra Leone. La raison de la visite de Zainab Conté en Sierra Leone : le rachat de la cargaison d’un avion qui avait été laissé sur le tarmac de l’aéroport international de Lungi un mois auparavant. La marchandise a été immédiatement saisie et se composait de 700 kilos de cocaïne, de fusils AK-47, et de munitions. La cargaison appartenait vraisemblablement au trafiquant de drogue et d’êtres humains Ousmane Conté, fils ainé du président guinéen (lire ici). L’avion volait sous une fausse bannière de la Croix-Rouge » précisent les deux journalistes (c’est bien visible ici droite).
Le document à la base de ce texte est un fax cité par Wikileaks, lisible ici. Wikileaks la nomme comme une ancienne maîtresse d’un ex-président de Sierra Leone, la femme de Conté s’appelant… Henriette !
L’accent étant mis sur Gibrilla Kamara, comme étant le grand tsar du train de coke dans le pays. Le responsable de l’envoi de 750 kilos de cocaïne saisis à Lungi, en Sierra Leone. La demande avait été faite par le président Koroma (président de la République de 2007 à 2018, l’actuel étant Julius Maada Bio).
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FRANCE 🇫🇷 (autoroute A10 – BSI de Poitiers): les douaniers contrôlent un véhicule immatriculé au Pays-Bas et découvrent 4 kilos de coke
lundi 11 octobre 2020, sur l’autoroute A 10, à hauteur de Coulombiers, les douaniers décident de contrôler une voiture immatriculée dans les Pays-Bas.
Quatre kilos de cocaïne ont été découverts cachés derrière un phare du véhicule.
Une somme de 13.600 € a également été découverte dans le véhicule.
Deux jeunes âgés de 24 ans, Néerlandais tous les deux, occupaient cette voiture.
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COLOMBIE 🇨🇴 (opération San Jerónimo): saisie de 14 tonnes de cocaïne qui étaient stockées sur la côte caraïbe colombienne
Baranquilla – La police et la marine nationale ont réussi à capturer 10 personnes, dont Reydis Valdeblanquez, alias Humito, présumé coordinateur de la logistique, du stockage et du transport pour des organisations internationales de trafic de drogue.
Après deux ans d’enquêtes et d’activité de renseignement des autorités, la police et la marine nationale ont réussi à trouver une structure criminelle de dix personnes au service des réseaux de trafic de drogue de l’Armée de libération nationale (ELN) et des organisations «Los Pachenca» et «La Silla», pour envoyer de la cocaïne à l’étranger.
Entre 2018 et 2020, l’organisation criminelle a exporté au moins 66 tonnes de cocaïne lors de 17 voyages dans des bateaux à destination de la République dominicaine, pour ensuite envoyer la coke aux États-Unis et en Europe.
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DEUTSCHLAND 🇩🇪 (Memmingen): weil sie fast eine halbe Tonne Kokain geschmuggelt haben sollen, müssen sich sechs Männer von heute an vor dem Landgericht Memmingen verantworten
Memmingen (dpa/lby) – Weil sie fast eine halbe Tonne Kokain geschmuggelt haben sollen, müssen sich sechs Männer von heute an vor dem Landgericht Memmingen verantworten. Die Staatsanwaltschaft wirft ihnen vor, die Drogen im Wert von rund 50 Millionen Euro von Ecuador in Bananenkisten zu einem Obsthändler in Neu-Ulm geliefert haben zu lassen.
MEXIQUE 🇲🇽 (Semar): un avion Persuader, un hélicoptère MI-17, une patrouille océanique, un patrouilleur côtier et un intercepteur, pour localiser un Go Fast
Interception d’une cargaison d’environ 850 kilos de cocaïne au large des côtes du Chiapas.
Un bateau type Go Fast a été détecté alors qu’il naviguait à 150 milles marins au sud-sud-ouest de Puerto Chiapas et la quatorzième zone navale a envoyé un avion Persuader, un hélicoptère MI-17, une patrouille océanique, un patrouilleur côtier et un intercepteur, pour localiser le navire.
A l’arrivée sur les lieux de toute cette « armada », depuis l’hélicoptère, le personnel naval a constaté que le go-fats s’était échappé, laissant dans la mer 39 sacs avec des paquets rectangulaires en forme de brique contenant du chlorhydrate de cocaïne.
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PORTUGAL 🇵🇹 (opération ‘White-wing’): la cocaïne d’Amérique latine arrivait au Portugal par jet privé
La police judiciaire, par le biais de l’Unité nationale de lutte contre le trafic de drogue, a lancé, ces derniers jours, l’opération «White-wing», à la suite d’une enquête sur l’introduction de cocaïne sur le continent européen, à travers le territoire national, par des vols privés
L’opération a abouti à l’arrestation de cinq hommes – deux Portugais et trois étrangers, âgés de 26 à 44 ans – « qui sont fortement soupçonnés d’appartenir à une organisation criminelle internationale, vouée au trafic de stupéfiants. Trois d’entre eux attendront leur procès en détention provisoire, les deux autres faisant l’objet de contrôles periodiques.
Une « grande quantité de cocaïne » a également été saisie, ce qui donnerait au moins un million sept cent cinquante mille doses individuelles de drogue.
Un biréacteur, qui a été utilisé pour transporter la drogue d’Amérique latine, a été saisi.
Plus à venir
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ESPAÑA 🇪🇸: Agencia Tributaria española y la Policía regional de Cataluña hallan 250 kilos de cocaína en una nave logística de Barcelona, camuflados entre café, procedentes de República Dominicana
SALVADOR 🇸🇻 (El Amatillo et La Paz); deux opérations contre le trafic de drogue, le même jour, ont permis de saisir 1200kg de cocaïne
ALGÉRIE 🇩🇿 (DGSN): en 8 mois, saisie de 5 tonnes 536 de cannabis et 1.715.009 comprimés psychotropes
ALGER – Les services de la police judiciaire de la Sûreté nationale ont saisi durant les 8 premiers mois de l’année en cours, 5, 536 tonnes de cannabis et près de deux (2) millions de comprimés psychotropes, a indiqué dimanche un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).
« Dans le cadre d’opérations qualitatives menées durant les huit (8) premiers mois de l’année 2020, les services de la Police judiciaire de la DGSN ont saisi des quantités importantes de cannabis, estimées à 5, 536 tonnes, 1,272 kg de cocaïne, 454 g d’héroïne et 1.715.009 comprimés psychotropes« , a ajouté la même source.
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ITALIE 🇮🇹 (Ciaculli – province de Palerme – Sicile): le procureur de Palerme a fait saisir une villa à un narcotrafiquant
Une villa d’un demi-million d’euros a été saisie par la Guardia di Finanza, à la demande du procureur de Palerme.
Le propriétaire Antonino Picciurro est un trafiquant de cocaïne.
Dans une condamnation, pour des actes commis en 2007, il a été rapporté que l’homme, pendant une longue période, vivait habituellement avec le produit de la vente de drogue: lors d’une perquisition, 44 mille euros ont été retrouvés dans le chambranle de la cuisine.
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COSTA RICA 🇨🇷 (Moín, province de Limón): saisie d’environ trois tonnes de cocaïne qui se trouvaient à l’intérieur d’un conteneur de bananes à destination d’Anvers
NARCOTRAFIC: les opérations de transport aérien continuent, pourtant Julian Assange n’avait pas manqué d’alerter en son temps
Aujourd’hui, nous sommes tous en attente de la décision de la décision de la justice britannique d’extrader ou non Julian Assange qui sera rendue le 4 janvier 2021, a annoncé la juge Vanessa Baraitser.
Il s’agit de sa onzième année de détention arbitraire, dont sept ans à l’ambassade de l’Équateur, et maintenant bientôt deux ans à Belmarsh , la prison de haute sécurité de Londres qui risque de se terminer par une peine de prison de 175 ans, s’il est extradé aux États-Unis.
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Rien n’a changé!
Au pays de Cocagne qu’est la France, on continue à faire semblant de lutter contre les trafics de drogue et les duettistes de Beauvau continuent d’alterner les instruments qu’ils utilisent passant de la flute, aux flutiaux et pipeaux dans les prestations qu’ils donnent journellement!
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Un gigantesque trafic dissimulé, et une base secrète de plus…mais ça, c’était hier!
Or, que révèle Assange à ce propos ? Ceci : « Selon un télégramme diplomatique diffusé par Wikileaks et étudié par Le Monde, dans son édition du mercredi 05 janvier, « l’administration de l’aviation civile malienne, prévenue du fait que le certificat de navigabilité de l’appareil avait expiré, s’était vu interdire d’intervenir et d’enquêter sur le crash. En outre, les autorités de Bamako ont refusé de communiquer à ce sujet avec l’agence américaine antistupéfiants », révèle encore cette dépêche diplomatique. Mais voilà qui est plus que passionnant ! Un gouvernement qui refuse de collaborer sur une enquête concernant 5 tonnes au minimum et plutôt 10 tonnes de cocaïne selon les spécialistes ? La question que l’on se pose, avec les autorités maliennes, est évidement celle ci : « Pourquoi une telle inertie ? D’après Le Monde, qui cite une source diplomatique occidentale, « le président malien se trouverait redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux. Et certaines de ces personnalités seraient impliquées dans le trafic de drogue. » Que cela peut-il signifier ? Qui étaient ses négociateurs et quels étaient ces otages ? Les négociateurs auraient quelque chose à voir avec le trafic de drogue ? Le Mali, sur cette affaire a-t-il agi de son plein gré, où a-t-on fait pression sur lui pour étouffer l’affaire ?
Mieux encore : « Selon le site WikiLeaks, des éléments tendraient encore à prouver que l’aviation civile malienne avait été prévenue, notamment par le Nigeria et les Etats-Unis, des rotations de ce Boeing entre la Colombie et le Mali. Mais qu’elle n’avait rien fait, en l’absence d’ordre formel de sa hiérarchie, c’est-à-dire l’Etat malien. L’ordre d’enquêter étant tombé finalement trois semaines après la découverte de la carcasse de l’appareil… ». L’état Malien a donc freiné l’enquête, on s’en doutait un peu : logiquement, on aurait dû retrouver le numéro de l’appareil parmi les débris calcinés . Wikileaks a donc mis le nez dans quelque chose de très tordu, encore une fois. En prime, on apprenait que l’avion crashé avait déjà fait de nombreuses « rotations » avant de se faire détecter : un avion de ce tonnage atterrissant à plusieurs reprises avait fini par attirer tout le monde… y compris la DGSE, qui s’était souvenue pour sûr d’un autre 727 plein de drogue. Celui du prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. On imagine mal les services secrets français ne pas dépêcher un espion là-bas pour aller faire le tour de l’épave. Et on imagine sans problèmes le nom de celui envoyé…
L’allusion du président malien visait nécessairement un de ces concitoyens, mais pourrait aussi concerner un étranger, ce qui poserait un problème diplomatique certain : « redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux » aurait pu viser semble-t-il au départ le maire de Tarkint, qui avait effectivement beaucoup fait pour la libération de Pierre Camatte détenu par Abdelhamid Abou Zeid, après avoir été enlevé par des mafieux locaux (et « revendu » après à Abou Zeid). Celui-là, ou un de ceux venus complaisamment déposer à propos de la mort de Germaneau la thèse officielle… française, de la mort après l’assaut, en représailles de l’attaque du camp. Or, dans ce camp, avais-je signalé, qu’avait-on trouvé, sinon le propre fils d’un dignitaire mauritanien, Aboubacr Essidigh, qui « serait ainsi le fils de l’ancien député d’Aleg (ville mauritanienne), Yahya Ould Abdi ». Un Elu de l’Assemblée nationale mauritanienne et signataire d’un texte fustigeant l’attaque terroriste du 24 décembre 2008 à Aleg. Un texte émanant des « mauritaniens vivant aux Etats-Unis » : « Les Mauritaniens vivant aux Etats-Unis appellent leurs compatriotes à s’unir et à mesurer à sa juste valeur la gravité de la situation. Nous avons affaire à des groupes fanatiques, idéologiquement alimentés par des Fatwas sans fondement, promues par des idéologues de la désespérance humaine et qui sont prisonniers d’une logique négationniste totalement incompatible avec le principe fondateur de l’Islam auquel se réfère le verset 256 de Sourate Al-Baghara « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Dieu saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Dieu est Obedient et Omniscient. ». Notre Foi et nos convictions morales nous imposent de condamner et de combattre cette idéologie nihiliste. Il y va de notre avenir et de celui de l’humanité toute entière. » On comprend alors le problème du président malien, que Nicolas Sarkozy était venu supplier de libérer Camatte, en élargissant quatre prisonniers, des islamistes extrémistes ayant commis des attentats, justement. Yahya Ould Abdi avait-il participé aux négociations ? Etait-ce lui qui aurait été visé par la phrase d’ATT ?
Le négociateur aurait donc été lui-même empêtré dans le trafic ? Ça se conçoit aisément quand on sait comment ce dernier est sélectionné : « Le Malien Omar Ag Aly, un des médiateurs en 2008 ayant obtenu la libération de deux touristes autrichiens enlevés en Tunisie avant d’être transférés au Mali, se souvient que les commanditaires d’Aqmi ont, dans un premier temps, versé 7 500 euros aux intermédiaires ayant participé au rapt. « Les intermédiaires sont des volontaires ou des gens contactés par Aqmi pour enlever les otages. Le tarif varie selon les circonstances », affirme-t-il ». Un tarif qui peut être plus élevé encore (et qui peut donc faire naître des vocations. « Lors de l’enlèvement, le 14 décembre 2008, de deux diplomates canadiens dans la région de Niamey, rien que les intermédiaires se sont partagés plus de dix millions de FCFA (15 000 euros), car la distance était longue, les otages étant venus au nord du Mali », explique une source sécuritaire malienne. » Les négociateurs sont-ils pour autant complices ? A voir certaines transactions, on peut effectivement le penser : « Une fois la rançon versée, certains médiateurs ont droit à leur part. En 2004, « Ibrahim » faisait partie d’un groupe de médiateurs maliens ayant obtenu la libération d’une dizaine d’Européens retenus prisonniers au Mali : « Pour être franc, même les salafistes (membres d’Aqmi) ont donné de l’argent à certains d’entre nous quand ils ont eu la rançon », affirme-t-il ».
Cela semble une évidence : « Il se souvient avoir croisé, juste après la libération des otages, « un autre groupe de médiateurs, qui voulait monnayer ses services. Il y a beaucoup d’escrocs qui cherchent à se faire de l’argent ». L’un d’eux, surnommé « Monsieur commission », très connu dans le nord du Mali, est soupçonné d’être à la fois au centre d’enlèvements et de libérations d’otages : il est aujourd’hui l’un des plus importants propriétaires de bétail du Sahel ». Dans le cas de la libération de Pierre Camatte, on est même allé plus loin en relâchant des talibans : « Un autre Malien, « Omar le Sahraoui », qui avait été condamné en Mauritanie à douze ans de prison pour l’enlèvement d’Espagnols, a participé fin août à leur libération juste après avoir été extradé au Mali« . Pire encore, quand on découvre qui décide du sort des otages : « Dans le cas des sept otages (cinq Français, un Togolais et un Malgache) enlevés mi-septembre au Niger et transférés au Mali, après les preuves de vie, les revendications tardent à venir. « C’est normal. Les auteurs du rapt attendent de recevoir des ordres de leur hiérarchie basée en Algérie », affirme un responsable de la région de Kidal (nord-est du Mali) très au fait du dossier ». Et qui dit Algérie, dit plutôt RDS qu’islamiste, on le sait.
Donc si l’on résume : le gouvernement du Mali, celui qui a tout fait pour libérer Camatte, était donc parfaitement au courant du trafic de drogue, et devait donc aussi savoir d’où venait ce Boeing, et à qui il était destiné. Et devait aussi savoir que celui qu’il faisait libérer sur fortes pressions françaises n’était pas venu pour faire dans l’ONG mais bien pour examiner ce trafic, et même certainement s’être rendu sur le lieu du crash pour ramener des éléments d’enquête à Paris. Le trafic a persisté bien après : le 17 octobre 2010, des touaregs, soutenus par l’armée malienne, désormais, échangeaient des tirs près de Kidal avec des trafiquants, justement. Parfaitement au courant, mais manquant de moyens pour surveiller le territoire. « Nous sommes les otages d’une situation qui nous dépasse » constatait le président Amadou Toumani Toure (di ATT), visiblement incapable d’éradiquer le problème. Un aveu qu’il réitérera en décembre de la même année :« la bande sahélo saharienne, c’est la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, l’Algérie, la Libye , le Tchad et elle va jusqu’au Darfour. C’est le quart du continent africain. Quelqu’un va-t-il me dire qu’il y a une armée pour garder ça ? Il peut aller le dire ailleurs, mais à un général comme moi, s’il le dit, je ne réponds pas, par respect, mais, je sais que ce qu’il dit n’est pas vrai. ‘’ Et c’est l’opinion d’un ancien militaire !
Une théorie renforcée par l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali qui évoque ainsi ses rencontres avec ATT : « Il a également parlé des nouvelles fissures entre les factions AQMI. Le succès du Mali a suscité un certain intérêt des voisins. ATT avait précédemment (et désespérément) demandé une coopération. Le message central d’ATT a été que le Mali s’est engagé résolument à l’action lutter AQMI. ATT a souhaité que les Maliens puissent maintenant compter sur des amis comme les Etats-Unis pour les aider dans cette lutte. Ses demandes spécifiques restent, comme indiqué précédemment : le transport et la logistique, les communications, le soutien du renseignement, la construction de petites bases, de points de repos pour les soldats maliens postés dans le désert et la réhabilitation de la piste d’atterrissage de Tessalit comme un point clé pour réaffirmer le contrôle de l’Etat sur le Nord. Il a également parlé d’une aide financière pour soutenir ses troupes. La discussion a porté sur la valeur possible des campagnes d’information pour renforcer le désaccord entre le Nord du Mali et d’autres Arabes et AQMI, et l’importance de rapidement mettre en place des programmes de développement dans le Nord pour donner des solutions de rechange ».
Devant une telle impuissance, on reste coi
Où sont donc passés les conseillers américains venus montrer au maliens dès 2007 comment mater ces fameux islamistes d’al-Qaida, en réalité des trafiquants de cocaïne ? A quoi ont servi les avions de surveillance dépêchés sur place, ce qu’avait révélé le crash du Dash 8 de l’U.S. Africa Command (U.S. AFRICOM), le 20 novembre 2009, soit 21 jours après le crash du 727 ? Un crash survenu faute de kérosène suffisant (!) à Tarakigné, village situé à 30 kms à peine de Kolokani. 5 jours après à peine, le général Ward rencontrait le Président de l’Algérie, et deux jours plus tard ATT. Lors de ce rendez-vous, ATT avait déclaré que « le Mali allait coopérer avec les pays amis pour essayer d’obtenir des informations sur la nature du vol et allait déposer des plaintes concernant la violation de son espace aérien auprès d’Interpol et auprès du Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime ». Or on sait par la dépêche de Wikileaks qu’il n’en a strictement rien fait : difficile de croire que ce soit de sa seule initiative. Il est évident qu’on a cherché à minimiser le crash du 727, qui montrait une pratique courante de transfert de grandes quantités de drogue dans la région. En réponse, « le général Ward a déclaré avec l’ambassadeur Milovanovic, que nous sommes très attentifs à la façon dont nous pouvons accroître la capacité de l’armée malienne à éliminer la menace. Les États-Unis cherchent à assurer un continuum de formation et de renforcement des capacités de maintenance. Garder les unités entraînées ensemble et utiliser le matériel fourni de manière durable pour aider le Mali à atteindre ses objectifs. » Bref il noyait complètement le poisson. Histoire de ne pas révéler les liens avec les trafiquants colombiens d’un côté et le DRS de l’autre, l’Algérie étant le but final en territoire africain pour la drogue. Lors de la prise d’otages du Niger, tragiquement terminée pour deux français, on le sait, le convoi de quatre voitures de preneurs d’otages se dirigeait vers… le Mali.
Mieux encore : le 8 décembre, le Major General David R. Hogg, commandant de l’Africom, déclarait que les Etats-Unis n’avaient pas de base en Algérie, et refusait d’évoquer le contenu des documents de Wikileaks y faisant allusion « repris par la presse française ». Le 14 décembre, devant les révélations trop pressantes, changement de déclaration : « les Etats-Unis songeraient à établir une base en Afrique du Nord » : selon l’agence UPI, une déclaration signifiant aussi que « les Etats-Unis allaient augmenter la traque d’Al-Qaida dans la région » : on avait affaire à un scénario écrit à l’avance : celui d’amener dans les bagages un fantomatique Al-Qaida pour trouver le prétexte idéal pour installer des bases militaires. Dès le 30 décembre 2009, l’Algérie avait déjà accordé le droit de survol de son territoire aux EP-3 Orion américains, pour de la surveillance de type SIGINT. « Sabri Boukadoum (« le directeur général Amérique au ministère des Affaires étrangères algérien »), a demandé des informations sur la trajectoire de vol prévue de l’EP-3 dans l’espace aérien algérien (DCM a confirmé que, au départ de Rota, les missions consisteraient probablement à survoler la région sud-ouest, près de Tindouf), si l’aéronef chercherait à survoler la Mauritanie et le Mali à chaque mission (DCM a répondu que les missions seraient divisés entre celles principalement survolant le Mali ou la Mauritanie, mais pas les deux), et si la collecte se produirait à l’intérieur de l’espace aérien algérien (DCM a réitéré la notation dans laquelle l’avion ne servirait pas à recueillir des informations sur l’AQMI en Algérie à moins que le GOA ne le demande expressément). En somme, L’AQMI serait surveillé par les Orions américains… mais pas en Algérie même.
Or cette base existe : c’est celle où sont stationnés les Orion P-3, justement : « et en cherchant un peu dans les différents articles de la revue, on peut retrouver un papier daté d’il y a quelques mois intitulé « Afrique : la nouvelle frontière militaire ». Il y est fait état du financement par le Congrès américain en 2005 et pour une durée de six ans de l’Initiative Transaharienne de Contre-Terrorisme (TSCTI). Doté de 500 millions de dollars, ce fond vise à financer notamment…une base en Algérie d’avions P3 Orion qui serait aujourd’hui en activité dans le sud du pays. Les avions P3 Orion sont à la fois des avions de reconnaissances et des avions de troupes. Selon un expert militaire algérien interrogé par « toutsurlalgerie.com », « il s’agit effectivement d’une base construite et modernisée par BRC Halliburton à Tamanrasset depuis 2004 pour accueillir ce type d’avions. Il y a actuellement en Algérie un P3 Orion américain ainsi que 6 avions Beech-1900 Hisar qui ont le même rôle de reconnaissance ». Ainsi après les exercices militaires communs entre les forces spéciales américaines et les forces spéciales algériennes racontés par Robert Kaplan dans son livre « Hog Pilots, Blue Water grunts » et dont « toutsurlalgerie.com » s’était fait l’écho, voici de nouvelles révélations qui attestent de la présence militaire américaine sur le territoire algérien. Déjà Kaplan citait un haut responsable militaire qui appelait à cette coopération sous forme d’une présence américaine permanente ». Et voilà comment on arrive à implanter une base fondamentale pour les USA dans un pays qui s’est toujours tourné jusqu’ici vers les russes pour ses équipements militaire : chapeau, non ?
Car c’est bien une base de la NSA qui a été installée : une base à « grandes oreilles »
Qui sert déjà à beaucoup de choses : « Depuis le début de l’épisode des deux touristes autrichiens enlevés dans le désert tunisien puis transférés dans le nord du Mali, les Américains semblent particulièrement bien informés sur la situation des otages et même l’endroit où ils pourraient se trouver. On peut difficilement ne pas faire un lien avec une éventuelle présence de forces américaines dans cette région, avec des moyens de reconnaissance efficaces de type…P3 Orion, par exemple » note El Watan. Les américains ont toujours su où étaient tous les otages, cela signifie, en effet. Grâce à des procédés bien rodés. En Irak, pour surveiller les groupes de terroristes, ils avaient laissé s’organiser un trafic de 4×4 neufs ou volés qui avaient tous une particularité : d’avoir des numéros de châssis US, tous, et d’être passés dans le même garage de Floride où leur était apposé une puce émettrice, captable de Boeing RC-135 River Joint de surveillance d’IEDs (redoutables il paraît) ou d’avion de taille d’un P-3… laissant la presse écrire « on ne sait pas où sont les otages de l’AQMI »… 
Récemment, le FBI avait refait de même avec un étudiant... soupçonné d’avoir des liens avec Al-Qaida ! Une base où bientôt les Orions seront remplacés par des drones, dont les USA expérimentent aux Seychelles une nouvelle variante dotée d’un étrange chargement, à ce jour inconnue… un drone sous les ordres de l’Africom.
Il y en a déjà trois de positionnés. Pas d’armes à bord, c’est interdit avec les accords passés… avec Mahé et la République des Seychelles.
Si l’Afrique devient un nouveau Pakistan ou un nouvel Afghanistan, les drones tueurs sont déjà prêts…
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COLOMBIA 🇨🇴 (municipio de Maicao): en zona rural, la Policía decomisó 471 kilos de cocaína
Al revisar el automotor de placas venezolana, se pudo notar que en su interior se hallaban 18 bultos con 471 paquetes de cocaína, 3 radios de comunicación, una antena para radio y tres chalecos salvavidas 4 GPS, un teléfono satelital, cintas, impermeables y un tanque plástico.
“Esta sustancia al parecer sería del grupo delincuencial organizado ‘Los Pachenca’, que trataban de transportar la droga hasta un punto de la Alta Guajira, para posteriormente ser sacada hasta Islas del Caribe o Centroamérica”, informó el comando de la Policía de La Guajira.
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FRANCE 🇫🇷 (Douane-péage de Fresnes-lès-Montauban): les mules étaient lestées de 2 kilos de cocaine
EUROPE 🇪🇺 (Coke en stock – CCCXIV): la spaghetti connexion
Dernièrement nous nous sommes arrêtés en route du Brésil à la Côte d’Ivoire, suite à la parution d’un article retentissant au printemps dernier qui continue à faire des remous dans le pays, car il a clairement montré du doigt comme responsable du trafic de cocaïne dans le pays, un ministre bien en vue, pas moins.
On y a découvert une nouvelle filière, en fait, surnommée très vite la « spaghetti connection » car elle était dirigée… par des italiens liés à l’inévitable mafia calabraise. Des italiens qui vont nous faire faire un tour en Afrique du Sud et en Croatie, comme quoi le trafic de coke nous fait beaucoup voyager. Avec au bout, hélas, la menace que toute cette coke serve à alimenter les réseaux terroristes du Sahel, tous plus mafieux les uns que les autres…
Pour nos deux journalistes , Nicholas Ibekwe (qui est nigérian d’origine, il est né dans le bidonville Maroko au sein d’une famille de onze enfants (1) et le belge Daan Bauwens, (2), la cocaïne, désormais, c’est sûr, a bien envahi toute la Côte d’Ivoire, depuis 2012 (voir notre épisode précédent) en commençant par la côte et les rejets intempestifs de la mer de ballots tombés des cargos les véhiculant.
En commençant un article au titre un peu trop provocateur par une info douteuse ou mal documentée en fait : »Un matin, elle s’échouait sur la côte, on s’est littéralement fait submerger », dit Babacar, un grand rastafari qui supervise le chantier. « Un bateau d’Amérique du Sud se faisait poursuivre par un bateau de police et le capitaine n’a rien trouvé de mieux à faire que de jeter toute la marchandise par dessus bord. On trouvait des sacs en plastique remplis de coke sur toute la côte de l’Afrique de l’Ouest. Encore aujourd’hui, ça arrive. » Plusieurs personnes du village ont confirmé l’histoire de Babacar mais personne ne parvient à mettre une date dessus. Il se peut qu’il s’agisse des 6 tonnes qui ont été jetées dans l’océan par un bateau bélizien devant la côte marocaine en 1997. Il est fort possible qu’il s’agisse d’un de ces incidents non-signalés ». Seulement voilà : les courants descendants des Canaries n’auraient pu que difficilement apporter en Côte d’Ivoire cette fameuse cargaison abandonnée par le Duanas et qui s’est répandue sur les plages, allant de Casablanca jusqu’au maximum à la ville de Safi qui est bien plus au Nord du pays également. (en Côte d’Ivoire, les plages du pays sont en effet aussi léchées par un fort courant inverse, d’Est en Ouest, qui s’appelle le courant de Benguela ) ! Bon, toujours est-il que des ballots, il y en a eu, et… beaucoup même. Mais provenant du Maroc c’est nettement moins sûr !
Dans son rapport « COCAINE TRAFFICKING IN WESTERN AFRICA » d’octobre 2007, l’UNDOC l’avait noté : « selon les forces de l’ordre, la cocaïne est principalement expédiée vers l’Afrique de l’Ouest sur des bateaux de pêche et des cargos. La drogue est généralement dissimulé dans des zones de dissimulation construites spécialement à cet effet dans le cadre du bateau, comme un réservoir d’huile modifié. Ces zones de dissimulation rendent très difficile la détection du médicament sans intelligence spécifique quant à sa localisation. Des saisies de cocaïne ont également été effectuées sur des yachts privés plus petits ».
En illustration la photo de l’interception du cargo «Master Endeavour» et les ballots de cocaïne retrouvés dans le châssis du navire par la Marine Nationale, prêts à être balancés à l’eau. « Les saisies effectuées en haute mer nécessitent de longs préparatifs et la perquisition ne peut être effectuée qu’après avoir reçu l’autorisation des autorités du pavillon du navire » y-ajoutait-on : les attraper n’est pas facile, dès qu’il s’agit de relais international, si on veut ne se mettre personne à dos…
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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane – BSI de Dunkerque): les douaniers saisissent 94 kilos de drogue à Coquelles
PARAGUAY 🇵🇾 (opération Omega): le « Cessna 210 » qui transportait 400 kilos de cocaïne, a été forcé à l’atterrissage
Le monomoteur Cessna 210 Centurión, immatriculé CP-2660, a été intercepté et forcé de descendre dans la région de Yguazú, Alto Paraná.
Au cours de la procédure, 13 sacs de cocaïne ont été saisis. C’est dans le cadre de l’opération Omega, menée par le Secrétariat national antidrogue (Senad), qu’un Bolivien, identifié comme Carlos Roberto Bravo, a été arrêté.
L’opération ‘Omega’ a été réalisée par des agents spéciaux du Senad (Secrétariat national anti-drogue) du Paraguay, une agence formée et équipée par la DEA, le département américain de lutte contre les drogues.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Communauté de La Botija – Municipalité d’Amealco): poursuite aérienne et crash du « Cessna » lesté de 400 kilos de cocaïne
Les trois « Black Hawks » qui sont apparus dans le ciel d’Amealcean lundi après-midi, chassaient un avion léger de type Cessna prétendument chargé de 400 kilos de cocaïne.
Le fait a été documenté avec un téléphone portable par des enfants qui ont été surpris par la présence de l’avion et par sa hauteur de déplacement.
Le pilote du Cessna a ignoré les indications constantes des militaires qui exigeaient que l’avion atterrisse.
La poursuite a duré plus de deux heures. Selon les habitants de La Botija, ils ont pu percevoir le moment où le moteur du Cessna s’est arrêté faute de carburant.
Le « Cessna » s’est crashé dans le corral d’une maison
Il n’y a pas eu d’explosion au moment de l’impact et malgré cela, les deux membres d’équipage ont perdu la vie immédiatement.











