AVISEUR INTERNATIONAL

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NARCO-BUSINESS : comment les Occidentaux ont laissé l’Afghanistan redevenir le pays de la drogue ?

C’est un paradoxe très pénible : ces vingt dernières années, les autorités afghanes, les Britanniques et les Américains ont laissé se reconstituer la production massive d’opium en Afghanistan, que les talibans avaient auparavant presque éradiquée, explique Bernard Frahi, le Contrôleur général honoraire de la police nationale*.

Le 11 septembre 2001 avait sonné le glas de l’obscurantisme taliban en Afghanistan. Il est pourtant un domaine où les talibans avaient surpris positivement : le mollah Omar, chef suprême des talibans, avait imposé la prohibition totale de la culture du pavot à opium dans les territoires sous leur contrôle, soit plus de 90 % du pays et 95% des surfaces cultivées du pavot. En mai 2001, les talibans avaient quasi-éliminé la production d’opium la faisant chuter à 185 tonnes contre 4600 tonnes en 1998. Ce reliquat était concentré dans les territoires du nord-est du pays placés sous le contrôle de l’Alliance du Nord, ennemis des talibans.

Or, par une sinistre ironie, pendant les 20 années de la présence américaine, production et trafic d’opium se sont reconstitués.

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Évolution de la surface dédiée à la culture du pavot entre 2019 et 2020 dans les provinces afghanes. Unodc.org (mai 2021).

En 2020, le pays comptait 224.000 hectares de pavot, soit une hausse de 37% par rapport à 2019, selon l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (UNODC). Cela représente une production d’opium de 6300 tonnes ! Et le pays a commencé à se diversifier dans le cannabis (deuxième producteur mondial en 2017) et dans les méthamphétamines, provoquant d’ailleurs de nouveaux dégâts sanitaires liées à la toxicomanie au sein de la population.

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AFGHANISTAN 🇦🇫 (quant aux narcotalibans) : Kabul occupée, Kabul libérée et Kabul sanctionnée

Article de Patrice MOYON dans Ouest France sous le titre:

Drogue, complicité, extorsion de fonds… Comment les talibans ont acheté leur victoire

Du sang et des larmes. Il y a quelque chose de poignant dans l’actualité afghane de ces derniers jours. Comme ces habitants de la capitale accrochés aux ailes d’un avion américain sur la piste de décollage. Ou le départ précipité du Président Ashraf Ghani qui dit avoir voulu éviter un bain de sang​.

Les talibans narcotrafiquants

L’effondrement de l’Afghanistan ne doit rien au hasard. La victoire éclair des talibans est aussi le fruit de tractations conduites derrière les portes ​comme le souligne Bilal Sarwary un journaliste afghan. Des complicités achetées avec l’argent de la drogue. Pour financer leur effort de guerre, les talibans ont fait de ce pays la plaque tournante du trafic d’héroïne.

Des gangsters théocratiques », ​comme les définit Lynne O’Donnel qui a couvert avec le photographe Massoud Hossaini l’actualité de ces trois derniers mois en Afghanistan. Les talibans sont à la tête d’un puissant cartel de la drogue qui inonde le monde d’héroïne et méthamphétamine.

Quels sont leurs revenus ? Selon un rapport confidentiel de l’Otan dévoilé par Radio Free Europe, en 2019-2020, ils s’élevaient à 1,37 milliard d’euros, en progression de 400 % par rapport à 2016.

Pour se financer, outre l’argent de la drogue, les talibans peuvent s’appuyer sur l’exploitation clandestine de mines de pierres précieuses dans les territoires occupés, l’extorsion de fonds en échange d’une protection et le prélèvement de droits de douane dans les zones frontalières. Une véritable économie s’est mise en place avec des courants d’import-export destinés à asseoir l’indépendance économique de ce mouvement.

Ce rapport souligne également que les donations étrangères (particuliers et États) s’élèvent à 240 millions de dollars. De quoi permettre de financer le silence et des complicités comme cela a été le cas ces dernières semaines.

L’achat de complicités

Les talibans ont acheté des ralliements. ​Des proches de l’ancien vice-président Amrullah Saleh, réfugié dans la vallée du Panshir pour résister aux talibans, accusent l’ancien Président Ashraf Ghani, en fuite, d’avoir ces derniers mois effectué des nominations dont l’objectif était de laisser la voie libre aux talibans.

Peut-être pour protéger les siens au sens large. Pachtoune, originaire du Lôgar, Ashraf Ghani appartient au clan Ahmadzai. L’Afghanistan est une mosaïque de peuples comme le rappelle l’hymne national en les listant : Pachtounes (majoritaires), Tadjiks, Hazaras, Ouzbeks, Turkmènes

Tout se négocie. Les Afghans ne sont pas à vendre mais ils peuvent se louer​, dit-on parfois. Au mois de janvier, à Kaboul, un ancien cadre haut placé des services de renseignement afghans évoquait des retournements d’alliance obtenus contre des villas et des voitures à Doha la capitale du Qatar.

Au mois de juillet, afin de placer un collet autour de l’économie afghane et percevoir les droits de douane, les talibans ont lancé un vaste mouvement d’encerclement en prenant le contrôle des principales frontières.

Sans rencontrer de résistance, les complicités avaient été achetées. Sinon, comment expliquer que le poste frontière avec l’Iran ait pu tomber alors qu’il était attaqué par une quarantaine de talibans sur des motos​, témoigne Abdul, un habitant d’Hérat. Ismaïl Khan qui était chargé d’organiser une résistance face aux talibans a été capturé par ces derniers à la suite d’une trahison des autorités afghanes.

Et puis, le temps c’est de l’argent.

Lors des négociations à Doha en 2019, les talibans savaient les Américains sous pression. Pour Donald Trump, il fallait leur signature avant les élections présidentielles. Ils ont joué la carte de cette urgence pour obtenir un accord de retrait en février 2020 des États-Unis et la libération de 5 000 prisonniers. Avec en prime, la promesse de faire pression sur le gouvernement afghan pour demander et obtenir la libération de 5 000 prisonniers talibans.

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Histoire et géopolitique du trafic des opiacés en Asie du Sud-Est

et

NARCOTRAFIC : historique de l’implication de la CIA 

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AFGHANISTAN 🇦🇫 (Premier producteur mondial d’opium) : le porte-parole des talibans déclare que les nouvelles autorités ne transformeront pas le pays en un ‘narco-État’

Lors de leur première conférence de presse mardi, leur porte-parole, Zabihullah Mujahid, a affirmé que les nouvelles autorités ne transformeraient pas le premier producteur mondial d’opium en un véritable narco-État. 

« Nous assurons à nos compatriotes et à la communauté internationale que nous ne produirons pas de stupéfiants« , a déclaré Mujahid à Kaboul. 

« À partir de maintenant, personne ne sera impliqué (dans le commerce de l’héroïne), personne ne pourra être impliqué dans la contrebande de drogue« , a-t-il ajouté.

Reste à confirmer!

Souvenons-nous que les Talibans avaient tenté d’éradiquer les champs de pavot en édictant une fatwa en ce sens en juillet 2000. La production avait alors chuté de 90%.

Vingt ans après leur départ, les Talibans reprennent le contrôle d’un pays où la culture du pavot a représenté en 2017 près d’un tiers du PIB national.

C’est une autre facette de l’échec américain. Déterminés à éradiquer la culture du pavot, les Etats-Unis laissent derrière eux un Etat afghan plus dépendant que jamais à l’opium, le latex dont on tire l’héroïne.

En 2020, le pays comptait 224.000 hectares de pavot, soit une hausse de 37% par rapport à 2019, selon l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (UNODC)

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Histoire et géopolitique du trafic des opiacés en Asie du Sud-Est

En 1972, l’universitaire américain Alfred McCoy, professeur à l’université du Wisconsin, publiait un ouvrage désormais classique: La politique de l’héroïne en Asie du Sud-Est. Il y étudiait dans la (longue) durée le trafic des opiacés dans cette région du monde, pointant les relations troubles de pouvoir entre États, agences de renseignement (notamment la CIA), armées régulières, guérillas, contrebandiers, confréries mafieuses et populations traditionnelles, tous pris dans la nasse de la guerre froide. En s’appuyant en partie sur McCoy et sur d’autres travaux, retraçons ici la géopolitique de cette région-clé dans le trafic international d’opiacés, dont l’âge d’or fut les années 1960-1980.

L’économie coloniale de l’opium

L’opium a une vieille histoire en Asie du Sud-Est. Les populations Hmongs (ou Méos) des régions montagneuses du Laos, de Thaïlande ou du Vietnam, ou encore les communautés chinoises du Yunnan, cultivent traditionnellement le pavot depuis des siècles. Mais les premiers acteurs géopolitiques qui firent de cette région du monde un foyer majeur du trafic de stupéfiants furent les États. Au XIXe siècle, les Britanniques inondèrent l’Empire de Chine d’opium indien à la suite de deux guerres authentiquement impérialistes (1839-1842, 1856-1860), afin d’ouvrir un juteux marché les armes à la main. Dès lors, l’économie de l’opium fut au cœur des empires coloniaux qui se mirent en place au XIXe siècle. Dès la conquête de l’Annam et du Tonkin, les colons français du Second Empire puis de la IIIe République comprirent le profit qu’ils pouvaient tirer de la culture et de la vente de l’opium. D’une «ferme de l’opium» mise en place dans les années 1860, l’administration coloniale mit en place en 1881 le régime de la Régie directe, en situation de monopole. Une manufacture d’opium fut installée à Saigon, raffinant de l’opium acheté principalement aux Indes (et non dans les régions périphériques du pays), à destination des pharmacies mais aussi des fumeries. Au début du XXe siècle, un quart des recettes dans le budget de l’Indochine, soit environ 8 millions de piastres, provenait de la vente d’opium à prix fixé par la Régie1. Ailleurs, les colonisateurs établirent le même type de régime, comme les Néerlandais en Indonésie, ou privilégièrent la libre concurrence des compagnies d’opium, comme les Britanniques à partir de leurs concessions chinoises. Le gâteau chinois était aussi partagé par les Français qui jouirent, entre 1898 et 1945, de la possession d’un petit territoire côtier, Kouang-Tchéou Wan ou Fort Bayard. À partir de 1914, l’administration française y créa une petite Régie, raffinant l’opium et le vendant à des intermédiaires commerciaux (y compris des contrebandiers chinois) pour l’exporter vers la Chine continentale2.

Cependant, cette économie florissante se retrouvait en porte-à-faux avec le système des conventions internationales, institué à la conférence de La Haye en 1911, perfectionné après la Grande Guerre sous l’égide de la Société des Nations (SDN)3. La catastrophe sanitaire de l’opiomanie en Chine fournissait les images de décadence pointées par les ligues de vertus en Europe et aux États-Unis. Mais toutes les administrations coloniales violèrent hypocritement, pendant des années encore, la prohibition internationale. Le profit était trop important: en Indochine française, par exemple, les recettes des ventes d’opium passèrent à 30 millions de piastres dans l’entre-deux-guerres. Le Japon eut une trajectoire différente, imitant les méthodes des Européens: il raffina industriellement de l’opium cultivé massivement dans le protectorat du Mandchoukouo, en injectant une grande partie dans la contrebande internationale. La SDN considérait en 1937 que 90% des opiacés illicites vendus dans le monde venait des Japonais. Le Japon dissimula à Genève la production de plus de sept tonnes d’héroïne dans les années 1930 et se lança jusqu’à la fin de la guerre dans une politique d’intoxication des populations occupées aussi bien en Chine qu’en Corée4. Il fallut la guerre et la décolonisation pour mettre un terme à ces économies semi-légales. L’ONU se chargea de rappeler après-guerre les règles du contrôle des stupéfiants au Japon vaincu. En 1949, la Chine devint communiste et Mao lança une véritable guerre à la drogue, assimilée à un poison déversé sciemment par les colonisateurs occidentaux. Cependant, au début des années 1960, les Américains soupçonnaient la persistance de cultures clandestines dans la province du Yunnan, avec la complicité des autorités, malgré le discours antidrogue de Pékin. De grosses quantités d’opium auraient franchi la frontière sino-birmane ou sino-thaïlandaise, leur vente servant à financer, par des revenus occultes, le parti communiste chinois. Pour transformer cet opium, des laboratoires clandestins fonctionnaient à Hong Kong, en Thaïlande, à Singapour, au Laos ou encore à Macao, et utilisaient depuis les années 1950 une main d’œuvre essentiellement composée de Chinois, dont la diaspora avait historiquement essaimé dans toute l’Asie du SudEst5. Enfin, toute activité de production légale d’opium cessa en Indochine à l’indépendance en 1954, mais la contrebande régionale survécut.

Armées, agences de renseignements et contrebandiers au temps des guerres indochinoises

Après les États, la géopolitique de la drogue fut aussi façonnée par les armées et surtout les agences de renseignements («l’État profond») qui participèrent à leur manière à l’effort de guerre, sachant que la péninsule indochinoise fut ensanglantée pendant presque trente ans. Pendant la guerre d’Indochine, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), autrement dit le contre-espionnage français, encouragea la culture du pavot par les Hmongs et les Thaïs des montagnes du nord et organisa son transport et sa revente, ramenant ensuite les fonds récoltés aux producteurs. Les commissions prélevées permirent de financer une partie des opérations militaires. Cette «Opération X» fut découverte en 1953 à la suite d’irrégularités comptables pointées par un officier trésorier du Groupement de commandos mixtes aéroportés (GCMA), émanation du SDECE créée en 1951. Elle dévoilait les responsabilités du général Salan, de l’armée régulière, et du colonel Belleux, du SDECE. Un avion Dakota avait transporté 1,5 tonne d’opium depuis le Laos en janvier 1953, marchandise ensuite stockée dans les locaux du GCMA à Saigon. L’opium était ensuite confié pour la revente locale et internationale aux Bihn Xuyen, confrérie criminelle de Cochinchine dont le quartier général, la salle de jeux du «Grand Monde», était basé à Saigon et dont le chef, le parrain de la pègre Le Van Vien, était un ancien révolutionnaire qui s’était désolidarisé du Vietminh. Alfred McCoy fut l’un des premiers à évoquer cette trouble affaire dans son ouvrage de 1972, sur laquelle d’autres historiens ont travaillé depuis6.

En réalité, utiliser les ressources de la drogue pour financer un conflit n’avait rien d’exceptionnel, et l’Armée populaire du Vietminh ne se gênait pas pour faire de même de son côté, sur des surfaces bien plus conséquentes. Le financement des forces françaises par ce biais demeurait modeste: le trafic de piastres avait dans le même temps rapporté bien plus. Il s’agissait avant tout de s’attacher les populations montagnardes, opposées aux ethnies annamites constituant le Vietminh, afin d’obtenir des renseignements dans une zone stratégique, non loin de la frontière chinoise, puis de créer des maquis chargés de prendre à revers les forces d’Ho Chi Minh. Après la découverte du pot-aux-roses, le GCMA proposa de faire transiter les cargaisons par Bangkok mais Paris n’écoutait plus et le trafic fut stoppé net.

En 1954, tous les Français ne quittèrent pas l’Indochine. Des contrebandiers-aventuriers restés à Saigon, à Ventiane ou à Phnom-Penh, reprirent le flambeau du commerce informel de l’opium, mais aussi de la morphine et de l’héroïne, produits par les laboratoires clandestins de la région. Ils se dissimulaient derrière la façade d’hôtels, de restaurants ou de sociétés de transports, tel un certain Roger Lasen propriétaire et exploitant de la bijouterie Mondia de Ventiane ou Henri Flamant lançant à Bangkok une affaire de produits alimentaires congelés. Parmi eux, on trouvait de nombreux Corses. Ils pouvaient aussi s’appuyer sur la corruption des administrations de ces pays, jeunes et encore fragiles (hormis la Thaïlande), parmi les hauts dignitaires de l’armée ou du gouvernement. Les trafiquants décidèrent à partir de 1962 d’abandonner la voie terrestre pour recourir au transport aérien, moins risqué. Avec la complicité de certains employés de la compagnie Air Lao, des lâchers d’opium, empaqueté dans des boîtes de conserve enveloppées de mousse, furent organisés par Dakotas au-dessus de la mer de Siam. La marchandise était ensuite récupérée par des bateaux de pêche mettant le cap vers Hong Kong ou Singapour. D’autres lâchers avaient lieu au-dessus du Sud Vietnam, rongé par la guérilla révolutionnaire, et dont les autorités, particulièrement corrompues, cherchaient à financer le conflit en faisant flèche de tout bois. Ainsi, l’organisation de Roger Lasen avait passé un accord avec le vice-président du Sud Vietnam, le général N’guyen Cao Ky, afin d’utiliser les aéroports militaires du pays. Cet accord tacite n’empêchait cependant pas les officiers sud-vietnamiens de procéder à des saisies arbitraires sur des appareils pilotés par des militaires laotiens. D’autres lâchers, enfin, étaient effectués dans les hautes montagnes, avec la complicité du général Ouan Rattikoun, chef d’état-major de l’armée laotienne. Ce dernier fournissait aux trafiquants la protection de ses troupes: les avions chargés de stupéfiants atterrissaient sur des bases où le personnel de l’armée les déchargeait. Si un pilote devait atterrir à l’étranger, comme en Thaïlande, l’état-major laotien exerçait des pressions pour le faire libérer. Mais, avec le début de l’intervention militaire américaine au Vietnam en 1964, le survol de la région devint plus risqué: radars et canons antiaériens abattirent plusieurs avions chargés en opium et morphine-base7.

C’est alors que les services de renseignement américains rentrèrent en scène en reprenant l’habitude des collaborations troubles de leurs collègues français.

Recueillant nombre de témoignages au Laos, c’est ce que démontra Alfred McCoy dans son ouvrage en 1972. La compagnie aérienne Air America, utilisée par la CIA pour ses opérations clandestines en Asie depuis 1946 (soutien aux nationalistes chinois, puis aux forces anticommunistes d’Indochine), transportant déjà des marchandises de ravitaillement, fut mobilisée pour acheminer… de l’opium cultivé par les Hmongs et les Thaïs. Les buts de guerre étaient les mêmes que dix ans plus tôt: s’assurer du soutien des maquis Hmong contre le Nord-Vietnam et pouvoir compter sur de brillants meneurs d’hommes comme le général Vang Pao. Le trafic ainsi mis en place dura de 1965 à 1971. Mais il fut lourd d’effets pervers: produit à hauteur de 200 tonnes annuelles, l’opium était raffiné en héroïne dans des laboratoires clandestins de Ventiane ou de Long Tien, sous le couvert de généraux laotiens comme Rattikoun. Puis le produit se retrouva dans les veines des soldats américains en mal de paradis artificiels dans l’enfer de la jungle8. Ces opérations secrètes de la CIA cessèrent (curieusement…) l’année même où le président Nixon lançait aux États-Unis la «guerre à la drogue». Pour autant, l’agence continua d’un autre côté de soutenir le gouvernement thaïlandais, farouchement anticommuniste, fermant les yeux sur l’implication de certains militaires dans le trafic des opiacés.

Guérillas, pouvoirs corrompus et contrebandiers: la genèse du «triangle d’or»

Au début des années 1970, ressources en pavot, pouvoir corrompu et réseaux de contrebandiers faisaient la fortune du Laos dans le trafic d’héroïne en Asie du Sud-Est. Par exemple, un rapport franco-américain sur cette question, en 1971, indiquait que «Georges Campello, patron de bar français à Vientiane, un certain Michel Théodas, le général Kouprasith Abbhay, commandant de l’armée à Vientiane ont réussi à introduire en France de grandes quantités de stupéfiants dans les bagages du Premier ministre du Laos, Souvanna Phouma. Pour la contrebande de ces drogues, ces trafiquants utilisent les bagages diplomatiques, le personnel de la mission culturelle française et les membres de la mission militaire française au Laos. En retournant chez lui en France, chaque membre de cette mission a droit à 350 kg de bagages, avec le privilège d’être étiquetés diplomatiques, pouvant servir au transport de stupéfiants»9. L’utilisation de valises diplomatiques (et la corruption permettant d’accéder à ce type de contenant) est un moyen classique du grand trafic… Tandis que les notables français de l’ex-Indochine jouaient toujours un rôle prépondérant, tel un certain Michel Théodas, évoqué ci-dessus. Notable très en vue à Vientiane, directeur de la Société générale d’exploitation hôtelière et touristique du Laos entre 1963 et 1976, délégué au Conseil supérieur des Français de l’étranger entre 1967 et 1970, il assura, durant cette période, la vice-présidence du Rotary Club. Proche du ministère des Affaires étrangères laotien, il était en étroite relation avec Tiao Sopsaisana, ambassadeur du Laos en France et un dénommé Roger Zoile, trafiquant notoire et associé de la compagnie Lao Air Charter dont les cales servirent à la contrebande d’opiacés. En 1956, Théodas œuvrait pour le compte de la Mission officielle des États-Unis au Laos (USOM) et en utilisait les moyens pour amener des stupéfiants en contrebande à Saigon et à Hong Kong. Dans les années 1960, il usa de ses réseaux diplomatiques pour envoyer des opiacés dans le reste de l’Asie et même en Europe. Mais aucune enquête ne parvint à débusquer cet intouchable: «En 1968, le service de police en civil de Bangkok a enquêté sur la famille Théodas à l’ambassade française de Vientiane. On lui a répondu que la famille Théodas était au-dessus de tout soupçon et qu’elle était étroitement liée d’amitié avec le Premier ministre Souvanna Phouma.»10… En 1975, la prise du pouvoir par les communistes obligea Théodas à revenir en France mais il poursuivit ses activités de contrebandier. En 1977, la Direction de la surveillance du territoire (DST) identifiait l’un des restaurants asiatiques parisiens dont Théodas était désormais le gérant, le Hang Tcheou, comme un point de passage obligé dans la revente d’une héroïne en provenance d’Asie du Sud-Est11.

À partir de 1975, le régime communiste laotien, la réunification du Vietnam par le Vietminh et la tragédie des Khmers rouges au Cambodge entravèrent pour un temps la production d’opium. Mais un pays indochinois épargné par le péril rouge avait pris la relève: la Birmanie. Le pays n’était pas pour autant stable, ne connaissant que la junte militaire comme forme de gouvernement depuis 1962. Ce qui favorisait les cultures illicites dans les régions frontalières difficiles d’accès et la vente d’opium comme moyen de financer un autre type d’acteurs: les guérillas politiques. Dès la fin des années 1960, le gouvernement birman, afin de lutter contre des groupes ethniques dissidents et contre la présence de groupes armés du Kuomintang (KMT) chinois, chassés de Chine populaire depuis 1949, et contrôlant des régions entières de Birmanie, créa des milices d’autodéfense (KKY). Ces dernières furent autorisées à pratiquer la culture et le commerce de l’opium pour se financer. De son côté, le KMT avait mis en place, dans le même but, des cultures et des raffineries de morphine-base employant des Chinois de Hong Kong. De même, deux chinois de Birmanie, les frères Lo Hsing-Han et Lo Hsing-Minh, fondèrent l’Armée révolutionnaire de l’État Shan-ARES, mouvement sécessionniste en apparence, paravent d’un gigantesque trafic d’héroïne à l’échelle asiatique qui enrichit considérablement les frères Lo. La junte militaire finit par les laisser faire, l’ARES s’imposant comme un utile instrument de lutte contre la démultiplication des maquis communistes. Alliée à des reliquats du KMT, elle bénéficia de soutiens financiers de la part de la CIA, en échange de l’envoi d’agents en Chine «rouge». Même la Thaïlande aida en douce l’ARES, convaincue que son activité affaiblissait directement ou indirectement ses ennemis héréditaires birmans et chinois12.

De leur côté, dissoutes en 1973, les KKY ne rendirent pas les armes mais entrèrent à leur tour en dissidence contre le pouvoir central, à commencer derrière un certain Chan Shee-Fu, surnommé Khun Sa. Ce dernier s’imposa vite sur les couvertures de magazines occidentaux comme le terrible «Seigneur de l’opium», à la tête de la Shan United Army. Dans sa lutte contre le gouvernement de Rangoon, la production et le commerce du pavot constituaient aussi l’essentiel de son financement. Comprenant les potentialités du marché des GI englués au Vietnam, Kuhn Sa accrut sa production annuelle à 400 tonnes13. Mais le départ des Américains au mitan de la décennie l’obligea à trouver de nouveaux débouchés pour éviter la surproduction. Cependant, la réputation du «triangle d’or» (zone frontalière entre Birmanie, Laos et Thaïlande) était désormais faite: des trafiquants d’autres régions du monde vinrent directement s’approvisionner à la source, tel l’Américain Frank Lucas, le «parrain de Harlem», à qui Ridley Scott consacra un film en 2008 (American Gangster). L’héroïne partit donc directement vers l’Amérique du Nord. Dès 1973, les policiers canadiens constataient qu’une héroïne ayant transité par Hong Kong ou Bangkok entrait clandestinement via le port de Vancouver14. Puis ce fut le tour de l’Europe. En 1974, un passeur d’héroïne chinois fut interpellé dans un aéroport parisien: pour l’OCRTIS, la Chinese Connection était née, même si cette expression des policiers français était un peu trop simplificatrice.

Mondialisation du trafic: la Chinese Connection (1974-années 1980)

L’ouverture du triangle d’or vers le marché international était d’autant plus nécessaire que le Laos produisait à nouveau. Dès 1978, afin d’acheter la paix avec les populations Hmongs en sécession, l’État laotien reprit ses mauvaises habitudes en autorisant dans l’ombre: achat, raffinement et transport de l’opium cultivé dans les montagnes. La production, de 50 tonnes en 1984, passa à 250 tonnes en 1987, le pavot devenant la première ressource agricole du Laos15. De son côté, Kuhn Sa se vantait toujours d’une production en centaines de tonnes d’opium. En 1988, interviewé au cœur de la jungle birmane par le journaliste australien Stephen Rice, il proposa, goguenard, au gouvernement australien de lui acheter sa production des huit années à venir pour 50 millions de dollars, afin de mettre un terme au trafic international. Un an après, il narguait les États-Unis en proposant une offre similaire16.

Les laboratoires clandestins d’Asie diversifiaient également les héroïnes acheminées depuis le triangle d’or et proposées sur le marché clandestin à Bangkok, Kuala-Lumpur, Singapour et Hong Kong puis dans le reste du monde. Il y eut l’héroïne brune ou brown sugar, de piètre qualité, coupée à la strychnine ou à la caféine, destinée normalement à être fumée par les consommateurs de Hong Kong mais injectée par les toxicomanes en Europe et en Amérique. Il y eut aussi une héroïne blanche de très grande qualité, purifiée à l’éther après acétylisation: surnommée White China aux États-Unis, sa pureté avoisinait celle de la «marseillaise» de la French Connection. Enfin, au début des années 1980, on trouvait aussi une héroïne «rose» (dite «chinoise» en France) qu’il fallait s’injecter rapidement car elle gélifiait dans la cuillère17. La réexpédition de ces marchandises vers le monde occidental était le fait d’un autre type d’acteurs: les organisations criminelles, les mafias asiatiques étant de gigantesques réseaux transnationaux aux sociabilités très ritualisées et régnant sur le monde du jeu, de la prostitution et de la contrebande. La nouvelle filière internationale de l’héroïne asiatique fut donc dominée dès les années 1970 par les «triades» chinoises implantées dans les communautés chinoises extérieures à la République populaire de Chine: la 14 K, de loin la plus puissante, originaire de Canton, puis repliée sur Hong Kong ; la Ka Ki Nang, basée en Thaïlande ; la Gi Kin San, opérant depuis Singapour et la Sap Baat Chai, ou groupe des 18 Immortels, implantée en Malaisie. Les passeurs recrutés pouvaient être vietnamiens, cambodgiens, laotiens, malais, etc. Des relais, prenant appui sur les diasporas asiatiques, s’implantèrent partout dans le monde: en Europe, c’est aux Pays-Bas que les chefs de la 14 K, composés pour beaucoup de criminels en fuite s’installèrent pour réceptionner et distribuer la marchandise aux autres pays, tel Li Hin Hing, ancien policier de Hong Kong corrompu, devenu trafiquant et dirigeant une maison de jeux à Rotterdam18. Les largesses de la loi néerlandaise anti-opium de 1919 autorisaient les immigrés asiatiques à fumer l’opium dans leurs arrière-salles de boutiques, ou dans des fumeries semi-légales, à condition que ces consommateurs s’abstiennent de tout prosélytisme envers la jeunesse batave19. Le nouvel Opiumwet de 1976 revint sur ces libéralités mais la brèche avait été entrouverte, créant un appel d’air pour les trafiquants asiatiques quand il s’agit d’exporter les surplus du triangle d’or et répondre à la hausse de la demande en Europe. Enfin, n’oublions pas ces particuliers qui, en dehors de toute mafia, se rendirent massivement dans les années 1970-1980 en Thaïlande ou en Malaisie pour acheter de l’héroïne, brune ou blanche, et en ramener pour leurs proches: ce trafic de «fourmis» dépeint par Armand Lercot dans son roman autobiographique Les chiens de Bangkok (1982). Usager-revendeur parti à Bangkok, il se fit trafiquant amateur avant d’être arrêté en 1977 et de connaître pour quelques années les sordides établissements pénitentiaires du pays20.

La filière asiatique de l’héroïne s’essouffla à la fin des années 1980. Les pressions diplomatiques sur les pays producteurs avaient fini par payer: les autorités thaïlandaises appliquaient désormais de façon drastique l’interdiction des produits servant à transformer l’opium et contrôlaient mieux leur frontière au nord de Chiangmai ; le nombre de laboratoires clandestins de production d’héroïne décrut progressivement au Laos et au Cambodge21. Puis les Drug Lords birmans se rendirent: en 1992, Lo Hsing-Han se reconvertit officiellement en homme d’affaires, à la tête de l’Asia World Group, entre Rangoon et Singapour, continuant cependant son activité trafiquante en sous-main ; Khun Sa déposa les armes en 1996 en échange de la promesse de la junte militaire de ne pas être extradé vers les États-Unis. Surtout, le triangle d’or subit la forte concurrence du «croissant d’or», en Asie centrale, qui le supplanta définitivement dans les années 1990: l’Afghanistan est depuis le premier producteur mondial d’opium.

Pour autant, la géopolitique de la drogue en Asie du SudEst n’est pas un domaine forclos. Des guérillas et des mafias restent actives dans le triangle d’or et de nouveaux barons de la drogue, tel le sino-birman Wei Shao Kang, à la tête de la United Wa State Army, une nouvelle guérilla fédérant cette fois l’ethnie Wa, ont mis en place dès les années 1990 des laboratoires de drogues de synthèse. L’ecstasy et surtout la méthamphétamine (yaa baa), après avoir saturé le marché thaïlandais, déferlent désormais sur toute l’Asie…

SOURCE

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AFGHANISTAN 🇦🇫 : le contrôle du marché de la drogue, l’autre victoire des talibans

Avec la victoire des talibans, il est donc peu probable que l’économie de la drogue connaisse un ralentissement. Certes, les combattants islamistes, qui avaient banni la culture du pavot en 2001 quelques mois avant l’intervention américaine, restent officiellement opposés aux drogues illicites, mais les moteurs sous-jacents restent trop puissants et la manne financière trop importante. En conséquence, le conflit actuel devrait contribuer à alimenter le marché mondial de l’héroïne, dont près de 90 % est produite en Afghanistan, ainsi que le problème croissant de la drogue dans la région.La longue guerre en Afghanistan a atteint un tournant le dimanche 15 août lorsque les talibans ont investi le palais présidentiel à Kaboul après la fuite du président Ashraf Ghani qui a reconnu leur victoire. Cette prise de pouvoir intervient à l’issue d’une offensive au cours de laquelle une douzaine de villes majeures du pays sont tombées aux mains des combattants islamistes en quelques jours.

Cependant, l’échec du processus de paix ne suffit pas à expliquer la situation : des facteurs économiques influencent également les événements en cours, dont le commerce de l’opium et de l’héroïne que la dizaine de milliards de dollars investis par Washington depuis 2002 dans la lutte anti-drogue n’ont pas réussi à endiguer.

L’histoire se répète

Cela nous ramène à Zaranj. Ce n’est pas une coïncidence si les talibans se sont d’abord concentrés sur les villes frontalières, car celles-ci ont une importance économique considérable. Les combattants contrôlent désormais une dizaine de points de passage internationaux. Outre Zaranj, ils ont Spin Boldak, une porte vers le Pakistan, Islam Qala, le principal point de passage vers l’Iran, et Kunduz, qui leur confère le contrôle des routes vers le Tadjikistan.

L’histoire récente a largement démontré l’importance de ces villes. Lorsque les factions en guerre en Afghanistan ont cessé de recevoir une aide militaire et financière, principalement de la part des Russes, à la fin des années 1980, puis de la part des Américains, le contrôle du commerce est devenu essentiel.

Évolution de la surface dédiée à la culture du pavot entre 1994 et 2020 en Afghanistan (en hectares). Unodc.org (mai 2021).

Cela comprenait notamment l’économie de la drogue, qui s’est développée massivement à partir du début des années 1990 pour aujourd’hui générer environ 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires, un montant qui représente 10 % du PIB national. Selon d’autres estimations, entre 4 et 5 millions de personnes (sur une population totale de 25 millions d’habitants environ à l’époque) étaient impliquées dans la filière dans les années 2000.

Ce phénomène se reproduit aujourd’hui. Dans les années 1990, par exemple, Zaranj était une sorte de Far West qui s’est développé comme plaque tournante du commerce illicite, s’appuyant sur des connexions transfrontalières de longue date entre les tribus baloutches spécialisées dans la contrebande de carburant, de drogues et de personnes.

Des activités similaires s’y poursuivent aujourd’hui : l’opium et l’héroïne, provenant des champs de pavot des provinces voisines de Farah et du Helmand, passent en contrebande de l’autre côté de la frontière. Tout comme le trafic d’êtres humains, qui est en plein essor.

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AFGHANISTAN 🇦🇫: le ‘business’ des talibans ne connaît pas la crise

Vêtus de leur habit traditionnel, les talibans n’affichent pas leurs signes extérieurs de richesse. Pourtant, leur entreprise ne connaît pas la crise, comme l’a prouvé un chercheur de l’Université du Nebraska.

En 2019-2020, ils auraient encaissé 1,6 milliard de dollars américains. Ils ont aussi leurs «mégariches», comme le mollah Yaqoob, fils du fondateur, le mollah Omar. Environ 416 millions proviennent du trafic de l’opium tiré du pavot. Chaque maillon de la chaîne est taxé à 10%. Cette dîme touche cultivateurs, laboratoires et négociants.

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CANADA 🇨🇦 : sur infos de la DEA, saisie de 2 tonnes d’opium par la Police provinciale de l’Ontario (OPP) en avril 2020 à Wentworth-Nord, dans les Laurentides au Québec

La preuve présentée en cour a permis de lever un peu le voile sur les méthodes discrètes des trafiquants, qui contrôlaient cette spectaculaire quantité de drogue, opéraient dans la région de Toronto et auraient eu des ramifications en Europe et au Moyen-Orient.

Les enquêteurs ontariens ont rapidement identifié des suspects et observé des transactions à coups de kilogramme d’opium dans la région de la Ville Reine. Le 22 avril, ils ont observé l’un des deux individus en train de discuter avec un autre homme dans un stationnement, l’ont vu prendre un sac de hockey dans le véhicule de ce dernier et le déposer dans son camion. Ils l’ont suivi et l’ont intercepté à Trenton. Dans le camion, ils ont retrouvé le sac de hockey qui contenait 28 kilogrammes d’opium.

Daniel Renaud

par Daniel Renaud – La Presse

Après avoir obtenu un mandat, les enquêteurs de la Police provinciale de l’Ontario (OPP) ont perquisitionné dans la maison des Laurentides louée par un certain Hans Lanzrath, 68 ans, ressortissant allemand sans statut au Canada et résidant de la ville de Bonn.

Au moment de transporter M. Lanzrath en voiture de patrouille à destination d’un poste de police, un policier du SPVM, qui a pris part à la perquisition, a constaté la présence d’un porte-clés dans le manteau du suspect. Le porte-clés contenait la clé d’un garage attenant à la maison et celles d’une remorque munie de trois serrures.

Les enquêteurs ont alors ouvert le garage et la remorque, et découvert dans celle-ci 1975 kilos d’opium.

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IRAN 🇮🇷 (Sistan and Baluchestan) : the anti-narcotics police forces seized 1.148 of opium and 57 kg of hashish in Khash County

TEHRAN, Jul. 18 (MNA) – The Sistan and Baluchestan police commander announced that the anti-narcotics police forces seized 1.206 tons of narcotics in Khash County.

The Police chief of Sistan and Baluchistan province Second Brigadier General Ahmad Taheri broke the news on Sunday, saying that a drug-trafficking band that was trying to transfer drug consignment to the center of the province by 5 vehicles was identified by anti-narcotics police forces of Iranshahr and Khash counties.

During a clash between police forces and smugglers, three of them have been arrested and the rest of them fled to the highlands of the area using the darkness of the night, he added.

The police forces busted 1.206 tons of illicit drugs, consisting of 1.148 of opium and 57 kg of hashish in addition to confiscation of some weapons, Taheri noted.

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IRAN 🇮🇷 : Over 1.3 tons of narcotics confiscated by police in SE

TEHRAN, Jun. 14 (MNA) – The police commander of the southeastern Iranian province of Sistan and Balochestan said Sunday that 1.306 kg of illegal drugs were discovered and seized after clashes with drug traffickers. The police commander said that the drug traffickers had fast vehicles to carry the drugs into central Iran.

He added that when the drug traffickers noticed they had been spotted and were under surveillance of the security forces, they were engaged in an armed clash with the security forces on the road between Iranshahr and Khash.

But, Taheri said, the drug traffickers fled the scene leaving behind their vehicles.

The Sistan and Balochestan police commander said that 1,306 kg of illegal drugs were discovered and seized from the four cars belonging to the traffickers.

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CANADA 🇨🇦 (Vancouver) : le narco-approvisionnement par conteneurs maritimes est toujours d’actualité

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a découvert environ une tonne d’opium dans des conteneurs maritimes, à Vancouver.

L’importante saisie a eu lieu au début du mois de février à la suite d’une enquête sur des «soupçons de contrebande en mode maritime» dans la région métropolitaine de Vancouver.

Des agents des services frontaliers spécialisés dans les opérations maritimes ont procédé à l’examen de deux conteneurs maritimes.

«À l’aide d’une vaste gamme d’outils et de technologies de détection, ainsi que des chiens détecteurs, les agents ont découvert environ 1000 kg d’opium», a indiqué l’ASFC dans un communiqué.

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IRAN 🇮🇷 (Khuzestan – city of Hendijan) : Police bust over 1 ton narcotics in SW Iran

TEHRAN, May 30 (MNA) – The Khuzestan police commander announced the confiscation of over one ton of illicit drugs in an anti-narcotics police operation in the city of Hendijan.

The province’s anti-narcotics police forces identified a drug-smuggling band who was planning to transport a large consignment of narcotics with a truck, said the Police chief of Khuzestan province Second Brigadier Seyyed Mohammad Salehi on Sunday.

During the inspection of the seized truck, the police forces confiscated 1.021 tons of opium, he added.

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FRANCE 🇫🇷 (Plongée dans un des territoires perdus de la République) : un policier témoigne

Politique-ville-témoignage-policier© Bumble Dee – Shutterstock

Article extrait du numéro spécial « Politique de la ville : 40 ans d’échecs payés par les Français ».

Sur le terrain. Olivier C., jeune policier de 27 ans, opère dans une cité de la banlieue parisienne. Il raconte son quotidien à Contribuables Associés.

« Des groupes de jeunes à plusieurs points stratégiques, chargés de surveiller toutes les personnes qui s’aventurent à pied ou en véhicule, avec des plaques d’immatriculation inscrites sur les murs pour identifier les véhicules banalisés de la Police nationale.

Des conducteurs de moto-cross ou de scooters sans casque traversent le quartier à longueur de journée durant les horaires d’ouverture des points de deal pour veiller au bon déroulement des ventes de produits stupéfiants.

Plusieurs chaises installées au pied des tours ou des canapés dans les halls avec des groupes d’individus en train de fumer la chicha en attendant le client.

Des consommateurs accros qui défilent et sont facilement identifiables par les services de police. Ils se présentent et passent leur commande aux fumeurs de chicha.

À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition.

Un autre individu est positionné dans les étages supérieurs avec les doses sur lui, mais en petite quantité en cas d’interpellation, se charge de vendre de la résine de cannabis, de l’herbe, de l’héroïne ou de la cocaïne en fonction de la demande. Cela ne dure que quelques instants.

Quand la quantité s’amenuise, il va se réapprovisionner chez une « nourrice », qui conserve la drogue en grande quantité chez lui.

À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition. Les mouvements sont limités et l’éclairage public subit des coupures programmées.

Une livraison par un go-fast va avoir lieu pour réapprovisionner le trafic.

Aucune sanction !

Bienvenue au cœur d’un quartier livré à lui-même.

Si le site est classé en QRR (quartier de reconquête républicaine), il sera fait appel à des renforts supplémentaires de policiers pour tenter de mettre un coup d’arrêt à ces trafics.

À la sortie du quartier, les acheteurs sont contrôlés par des policiers en véhicule sérigraphié ou banalisé.

Si la dose est découverte, l’acheteur sera verbalisé via la nouvelle amende forfaitaire délictuelle d’un montant de 150 euros.

De quoi remplir les caisses de l’État, les tableaux statistiques des commissaires de police et réduire les procédures judiciaires qui sont très coûteuses et ne débouchent sur aucune sanction.

Démanteler le point de deal prend plusieurs mois voire des années.

Lorsque les policiers entrent dans le quartier, les guetteurs donnent l’alerte en sifflant et tous les oiseaux s’envolent.

Au pied de l’immeuble, les jeunes se laissent contrôler plus ou moins facilement et ne sont jamais trouvés porteurs de substances sur eux.

Démanteler le point de deal est un travail difficile, qui prend plusieurs mois voire des années. Il est impossible d’obtenir des informations de la part des habitants qui vivent sous la loi du silence et dans la peur de subir des violences.

Quid de la nouvelle plateforme « moncommissariat.fr » mise en place par le ministère de l’Intérieur pour signaler les points de deal ? Les délinquants vivent désormais selon l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés ».

La présence policière nuit au bon fonctionnement du commerce local et les trafiquants ont bien compris qu’il fallait maintenir le calme au sein du quartier pour ne pas être dérangé.

En cas d’incident ou d’émeute, à la suite d’une interpellation qui tourne mal ou du démantèlement d’un réseau, des forces mobiles sont envoyées par le préfet pour des périodes allant d’une à trois semaines.

Les CRS procèdent à quelques interpellations et apaisent les tensions.

Plus personne n’est visible jusqu’à leur départ, le plus rapide possible pour le réseau, et le commerce reprend ses droits.

Une annonce mal vécue !

Le président de la République a annoncé le « Beauvau de la sécurité » fin janvier [2021, NDLR], pour une durée de quatre mois avec des réunions thématiques tous les 15 jours.

L’objectif ? Trouver comment retisser le lien police/population, revoir la doctrine du maintien de l’ordre, renforcer le statut des policiers, etc.

99,6 % des interventions se déroulent sans incident.

L’annonce de la mise en place d’une plateforme pour dénoncer les discriminations commises par les fonctionnaires de police a été très mal vécue par l’institution.

À chaque affaire de violences commises par quelques-uns, c’est sur l’ensemble de la Police nationale que l’opprobre est jeté, alors que 99,6 % des interventions se déroulent sans incident.

Les politiques lâchent et discréditent complètement les agents chargés de la protection des personnes, des biens et des institutions. Un sondage de 2017, avant l’élection présidentielle, indiquait que 52 % des policiers votent pour le Rassemblement National.

La pression du chiffre : Ce ne sont pas les renforts supplémentaires de policiers, la mise à disposition temporaire des unités mobiles, ou le « Beauvau de la sécurité » qui permettront de juguler la criminalité ou la délinquance dans les quartiers.

Encore moins la pression du chiffre imposée par les commissaires de police aux effectifs présents sur le terrain. Il est plus intéressant de verbaliser ou d’interpeller les clients que le vendeur lui-même.

Le vendeur représentera un bâton dans les tableaux statistiques alors que les multiples clients, facilement identifiables, garniront gracieusement les comptes bancaires des commissaires de police via des primes de résultats exceptionnels par des tableaux bien remplis.

Plus qu’une politique répressive, c’est par une politique de prévention efficace que le travail doit se faire. La reconquête des quartiers doit s’appliquer par un retour des services publics.

Là où la République est absente, le séparatisme apparaît et des micro-sociétés se forment.

À quand la sécession ?

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille): ses docks et son trafic conteneur n’entrainant aucune saisie…

A lire dans le n° de mai de GQ France , en kiosque ce mercredi

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EXTRAIT

AFGHANISTAN 🇦🇫 (premier producteur d’héroïne au monde) : comment les Etats-Unis ont consolidé un narco-Etat ?

L’Afghanistan, où les talibans avaient éradiqué  en 2001 le pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale tout au long des vingt années d’intervention américaine.

Joe Biden a décidé de mettre fin en Afghanistan, en septembre prochain, à la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis. Tout a déjà été écrit, et très bien écrit, sur le paradoxe de ce conflit, déclenché pour renverser les talibans, avec qui Washington négocie aujourd’hui les conditions les moins défavorables de son retrait. En revanche, peu d’attention a été accordée au fait que l’Afghanistan, où les talibans étaient parvenus en 2001 à interdire la culture du pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale durant chacune des vingt années de l’intervention américaine. Avec 20% à 30% du PNB afghan liés à l’opium, la République islamique de Kaboul est gangrénée à bien des égards par la production et le trafic de stupéfiants (à titre de comparaison, seuls 6% du PNB colombien étaient liés à la cocaïne au plus fort de l’activité des cartels, à la fin du siècle dernier).

LE RETOUR DES PARRAINS DE L’OPIUM

LES ETATS-UNIS ÉPARGNÉS PAR L’HÉROÏNE AFGHANE

L’héroïne écoulée sur le marché américain vient essentiellement du Mexique, alors que c’est la drogue produite et raffinée en Afghanistan qui fait des ravages en Europe (la France compte plus de 150.000 héroïnomanes).

D’UN CLIC, LIRE l’article de

Relire :

La Mafia albanaise…et la base militaire étasunienne de Bondsteel

et aussi

AFGHANISTAN: les réseaux des barons afghans du trafic d’opium et d’héroïne et le terrorisme

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IRAN 🇮🇷 (Saravan and Khash counties) : the Sistan and Baluchestan police commander announced that the anti-narcotics police forces confiscated over 1.1 tons of narcotics

The Police chief of Sistan and Baluchistan province Second Brigadier General Ahmad Taheri said that following the intelligence activities of the anti-narcotics police forces of Saravan and Khash counties, a drug-trafficking band that was trying to transfer drug consignment to the center of the province, was identified.

During a clash between police forces and smugglers, three of them have been arrested and the rest of them fled to the highlands of the area using the darkness of the night, he added.

According to the police chief, the police forces busted 1.114 tons of illicit drugs, consisting of 855 kg of opium and 259 kg of hashish.

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Taheri said after a series of intelligence activities, the anti-narcotics police forces of Saravan and Khash counties identified a drug-trafficking band that was trying to transfer a large drug cargo to the central regions of the country, adding that the police confiscated 1.114 tons of illicit drugs, including 855 kg of opium and 259 kg of hashish.

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FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : dans un entretien au Parisien – Aujourd’hui en France, Gérald Darmanin dresse un un bilan positif sur près d’un an d’action contre le trafic de stupéfiants

QUID de la cyber-distribution via Twitter ?

QUID de l’incapacité de nos cyber-services pour supprimer les milliers de propositions de stups, d’armes et d’offres pédocriminelles ?

QUID de l’implantation des nouveaux points de vente ?

QUID du contrôle efficace possible dans nos ports maritimes ?

QUID de l’embouteillage des services judiciaires ?

QUID de l’économie souterraine qui alimente des quartiers défavorisés ?

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EXTRAITS

de

l’interview cocorico !

Par Jean-Michel Décugis et Damien Delseny

Il y a neuf mois vous avez fait de la lutte contre le trafic de drogue une priorité. Quel est votre bilan ?

Nous sommes en train de regagner le terrain. Et c’est sans précédent. Nous menons la bataille sur deux fronts : l’offre et la demande. L’offre, avec la lutte contre les trafics internationaux, les grossistes et tous les points de deal que nous avons recensés et ciblés, mais aussi en travaillant sur la demande, avec les consommateurs et les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour usage de stupéfiants (NDLR : 200 euros et une inscription au fichier des antécédents judiciaires).

Cela signifie que la demande reste forte ?

Oui. La preuve, c’est que dans une année 2020 marquée par le confinement et le couvre-feu, les saisies de drogue ont été très importantes.

Est-ce lié, selon vous, à la création de l’Office anti-stupéfiants, l’OFAST ?

Il y a tout un dispositif. Avant, les services travaillaient en silo, l’ OFAST, voulu par le président de la République, c’est la task-force au service d’une mobilisation générale anti-drogue, une DEA (la Drug Enforcement Administration aux Etats-Unis) à la française. Dans chaque département, désormais, une cellule du renseignement opérationnel sur les stupéfiants coordonne l’action. Cela a contribué à démanteler 12622 réseaux l’an dernier.

Vous aviez recensé en septembre 3952 points de deal en France, combien ont été démantelés ?
Quatre cent cinquante. Et nous allons accélérer la cadence.
Justement, ces attaques contre la police vous les attribuez à la lutte contre le trafic de drogue ?
Il y a un lien évident entre le trafic de drogue et la violence. Mais pas seulement contre les forces de l’ordre.
Vous pensez aux règlements de compte et aux rixes entre bandes ?
En tout cas, tous les règlements de compte commis pendant l’été étaient en lien avec le trafic de drogue, à l’exception des épisodes violents survenus à Dijon avec la communauté tchétchène. C’est une inquiétude et, en même temps, la conséquence du travail mené par la police sur le terrain.
Il y a aussi les armes ?

Les dealers se sont beaucoup armés aussi. A titre d’exemple, en novembre 2019, quand on démantelait un trafic, 8% des personnes interpellées étaient porteuses d’armes à feu. Aujourd’hui, c’est 22%. C’est la preuve d’une militarisation du trafic de drogue.

Y a-t-il toujours une loi du silence dans ces quartiers ?
De moins en moins, et je m’en réjouis. C’est tout l’intérêt de la plate-forme de signalement mise en place (moncommissariat.fr et la brigade numérique de la gendarmerie).
Cela veut-il dire que les méthodes des trafiquants s’adaptent à la conjoncture ?
Entre mars et juin, période de confinement, le trafic s’est effondré. Notamment en raison de l’arrêt du trafic aérien et de la limitation de la circulation routière. Mais, en réalité, ce trafic s’est transformé avec le développement de la livraison à domicile. On a vu arriver des plates-formes sur les réseaux sociaux comme sur Snapchat pour passer les commandes et, ensuite, des livraisons avec scooters, motos ou même voitures. Il y a aussi les livraisons par voie postale.
Votre action vise aussi les consommateurs. Grâce aux AFD, les amendes forfaitaires délictuelles, peut-on dresser une cartographie précise de cette consommation, et un profil des clients ?
J’ai demandé une analyse plus fine de cette question. Il y a d’abord une consommation de proximité par des habitants de ces quartiers populaires. Mais il y a aussi une population plus bourgeoise qui consomme et qui, elle, se fait livrer à domicile. La consigne que j’ai donnée, notamment à la préfecture de police de Paris, c’est aussi d’être présent dans les quartiers plus « huppés » pour contrôler ces livraisons à scooter ou moto. Arrêtons d’accepter la consommation mondaine de la drogue.
Dans votre guerre contre le trafic, vous comptez aussi sur les élus ?
Nous allons proposer aux 100 maires les plus concernés de travailler étroitement avec nous. Parce que nous avons besoin d’eux aussi pour un travail plus social, afin de sortir certains consommateurs de leurs addictions, de travailler sur la re scolarisation. Dans les écoles parmi les plus touchées, nous allons renforcer, avec Jean-Michel Blanquer, la vidéoprotection et les contrôles aux abords.
Pour lutter contre ces équipes très organisées, il faut aussi du matériel. Où en est-on de l’utilisation des drones ?
Cela va être débattu cette semaine devant le Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la sécurité globale. Pour l’instant, faute de cadre législatif, ils sont au garage.
L’occupation des halls d’immeuble se poursuit même durant le confinement ou le couvre-feu…
C’est un délit, mais il est difficile à réprimer puisque personne ne témoigne. Donc nous allons mettre en place en octobre, là aussi, un système d’amende forfaitaire, ce qui permettra de verbaliser mais aussi d’inscrire ces personnes contrôlées au fichier des antécédents judiciaires et ainsi de mieux identifier ceux qui travaillent comme petites mains dans les réseaux.
A Paris, la consommation de crack reste un problème récurrent…
Le problème du crack, c’est qu’il engendre une très forte dépendance. Les effets sur la santé physique et mentale sont dévastateurs et la détérioration de ceux qui consomment est rapide et souvent inéluctable. C’est une toxicomanie qui touche particulièrement des personnes fragilisées déjà, venant des classes populaires et parfois une population immigrée clandestine. L’intervention et le rôle de la police sont très compliqués. Il y a des saisies et des revendeurs arrêtés tous les jours, mais c’est une drogue très facile à fabriquer. Il faut travailler avec le corps médical et social des villes touchées pour pouvoir faire un accompagnement qui ne soit pas que policier.
Vous parlez de prévention. Votre plan de bataille comporte-il un volet préventif ?
Oui, et nous devons être plus efficaces sur la prévention. Nous n’avons pas encore gagné la bataille pour expliquer que la drogue, c’est vraiment de la merde. Le Premier ministre a donné son accord pour lancer une vaste campagne de communication sur le sujet. Il n’y en a pas eu depuis le début des années 1980. Il faut démontrer la nocivité absolue des stupéfiants dans le décrochage scolaire, dans les maladies psychologiques, dans les violences conjugales, dans les accidents de la route.  La drogue n’est pas un produit sympathique. La drogue, c’est la mort.

SOURCE et l’intégralité de l’interview


Étant tous égaux devant la loi, merci de signer la pétition pour un contrôle dépistage de drogues sur l’ensemble de nos élus faiseurs de lois, des décideurs, des douaniers, des policiers, des gendarmes et des magistrats

Pour signer la pétition

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FRANCE 🇫🇷 (Cyber-services) : les réseaux sociaux sont les meilleurs alliés de la « grande distrib » de drogues

Sur Twitter, d’innombrables annonces semblables à celle ci-dessous sont postées à longueur de journée. https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/zZSlv0XhrCj0OWjlB5CRR7XmUGA/930x682//filters:format(webp)/regions/2021/03/10/6048cefeb4c7a_1f-5225078.jpg

© DR Twitter

Grâce à ces réseaux sociaux, plus besoin d’aller traîner dans des points de deal mal fréquentés pour acheter une barrette de shit ou un gramme de coke. Pour les moins téméraires, il suffit d’envoyer un message et d’attendre tranquillement sa livraison à la maison.

Une cybercriminalité difficile à traquer

Le procureur Eric Vaillant

Toutefois, ces cyberpatrouillages demandent du temps et des moyens aux forces de l’ordre. « Tout ce qui est sur internet demande de longues investigations, il y a des délais de réquisition. Ce n’est pas si simple« , reconnaît le procureur Eric Vaillant.

Yannick Biancheri, le syndicaliste membre de la Police Nationale de l’Isère, est plus sévère : « Nos méthodes évoluent, on s’adapte. Mais on aura toujours un train de retard. Les trafiquants ont des moyens quasiment illimités, sans problèmes d’argent ni de paperasse. Nous, on n’est pas aussi réactifs, on est toujours à la traîne. Le jour où on comprendra qu’il faut des moyens conséquents, comme du matériel et des formations, là, on pourra peut-être rivaliser« .

Cette forme de délinquance est prise très au sérieux par les forces de l’ordre et le Parquet, mais tous s’accordent sur une chose : les trafiquants s’adaptent à la vitesse de la lumière et ils trouveront toujours de nouvelles combines pour vendre leurs produits.

A ce jour, les TWITTER, Snapchat et autre Wahtsapp ne modèrent toujours pas !

SOURCE

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IRAN 🇮🇷 (Sistan and Baluchestan police): arrest of 4 smugglers and the confiscation of 1,403 kilograms of illicit drugs in an armed clash.

TEHRAN, Feb. 01 (MNA) –The Police Chief of Sistan and Baluchistan Province Second Brigadier General Ahmad Taheri made the announcement on Monday, saying that the anti-narcotics police of the province and the cities of Iranshahr and Mehrestan obtained clues about the transfer of drug shipments from the southern parts of the province to the central area of Iranshahr city.

After several days of extensive intelligence work in the region, the province’s anti-narcotics police identified armed smugglers who were intended to transfer illicit drugs by 5 vehicles, he added.

Some smugglers fled to the highlands of the area using the darkness of the night when they found themselves ambushed and surrounded by police forces, he said, adding that but the police forces have managed to arrest four smugglers during the operation.

According to the police chief, the police forces seized 1.116 tons of opium, 228 kilograms of hashish and 59 kilograms of heroin addition to confiscation of some weapons and ammunition.

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IRAN 🇮🇷 (Yazd province): Police busts close to 600 kg of narcotics (Opium and Hashish)

TEHRAN, Jan. 27 (MNA) – The Yazd police commander announced that during three separate operations, a total of 585 kilograms of narcotics, including 352 kg of opium and 233 kg of Hashish were discovered in the province.

SOURCE

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USA 🇺🇸 (DEA): January 27 – 2021 – Recent News Releases

January 26, 2021

Estherville, Iowa, Police Officer Honored for Commitment to Drug Abuse Prevention

ESTHERVILLE, IOWA – An Estherville, Iowa, police officer is being honored by the United States Attorney’s Offices for the Northern and Southern Districts of Iowa and the Drug Enforcement Administration (DEA) for his commitment to reducing drug abuse.  The recipient of the Enrique S. Camarena Award is Captain Nathaniel Dunlavy of the Estherville Police Department.

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January 26, 2021

Cuba man sentenced for meth trafficking following high-speed police chase

KANSAS CITY, Mo. – A Cuba, Missouri, man has been sentenced in federal court for methamphetamine trafficking following a high-speed police chase.

Shannon L. Brim, 33, was sentenced by U.S. District Judge Roseann Ketchmark on Monday, Jan. 25, to 14 years in federal prison without parole.

On Sept. 20, 2020, Brim pleaded guilty to one count of possessing methamphetamine with the intent to distribute.

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January 25, 2021

Passaic County man admits participating in heroin conspiracy

NEWARK, N.J. – Special Agent in Charge of the Drug Enforcement Administration’s New Jersey Division Susan A. Gibson and Acting U.S. Attorney for the District of New Jersey Rachael A. Honig announced a Passaic County, New Jersey, man today admitted conspiring to distribute heroin and to distributing a quantity of heroin.

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January 25, 2021

St. Louis man sentenced to 13 years for meth distribution

ST. LOUIS – U.S. District Judge Ronnie L. White sentenced LeVaughn Neal to 156 months in prison today. The 36-year-old St. Louis, Missouri, resident pleaded guilty in October to one count of possession with intent to distribute methamphetamine.

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January 25, 2021

Three Men Plead Guilty to Smuggling Nearly 1,500 Kilos of Cocaine

NEWPORT NEWS, Va. – Three Colombian nationals pleaded guilty today to possessing with the intent to distribute nearly 1,500 kilograms of cocaine when they were interdicted in an unregistered vessel on the Pacific Ocean.

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January 25, 2021

Alleged leaders of Gangster Disciples indicted on racketeering charges

EAST ST. LOUIS, Ill. – The U.S. Attorney for the Southern District of Illinois, Steven D. Weinhoeft, announced today that seven alleged members of the violent Gangster Disciples gang, including top national and state leaders, have been charged in a federal indictment accusing them of a years-long interstate racketeering conspiracy involving multiple murders, drug trafficking, and other crimes. Certain defendants were also charged with murder, attempted murder, and various firearms crimes.

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January 25, 2021

Licensed pharmacist from Unadilla charged with federal drug and firearms charges

BINGHAMTON, N.Y. – Mark Mongillo, 31, of Unadilla, New York, appeared in federal court today on a criminal complaint charging him with methamphetamine distribution charges and possession of a firearm in furtherance of a drug trafficking crime, announced Acting United States Attorney Antoinette T. Bacon and U.S. Drug Enforcement Administration Special Agent in Charge Ray Donovan, New York Division.

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January 25, 2021

Three Charged with Conspiring to Traffic Crystal Meth

WEST PALM BEACH, Fla. – Armando Arizmendi-Garcia, 24, Bianey Gonzalez-Arizmendi, 28, and Oscar Daniel Martinez-Nunez, 21, have been charged with conspiring to distribute over 30 pounds of crystal methamphetamine.  The three defendants are Mexican nationals.  Two of the defendants made their initial appearances today in federal magistrate court in West Palm Beach. The third defendant made his initial appearance on Friday, January 22, before a federal magistrate judge in Wisconsin, where he was arrested.

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January 25, 2021

Dominican National sentenced to nine years in prison for running conspiracy to traffic kilos of heroin and cocaine

PROVIDENCE, RI – A Dominican national that led a conspiracy that imported at least ten kilograms of heroin and five kilograms of cocaine from California, and who conspired with others to work at his direction to store, process, and package the drugs in an apartment he rented in West Warwick to be used as a stash house, has been sentenced to nine years in federal prison.

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January 25, 2021

Passaic County man admits participating in heroin conspiracy

NEWARK, N.J. – Special Agent in Charge of the Drug Enforcement Administration’s New Jersey Division Susan A. Gibson and Acting U.S. Attorney for the District of New Jersey Rachael A. Honig announced a Passaic County, New Jersey, man today admitted conspiring to distribute heroin and to distributing a quantity of heroin.

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January 22, 2021

Buffalo woman arrested on fentanyl and crack cocaine charges in the Southern Tier

BUFFALO, N.Y. – Jade Hooks, 22, of Buffalo, NY, was arrested and charged by criminal complaint with possessing with intent to distribute fentanyl and crack cocaine, announced United States Attorney James P. Kennedy, Jr., Western District of New York and U.S. Drug Enforcement Administration Special Agent in Charge Ray Donovan, New York Division. The charges carry a maximum penalty of 20 years in prison and a $1,000,000 fine.

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