SANTO DOMINGO: hallan cocaína en residencia de familiar de Maduro en Dominicana – Univision

En un registro realizado esta madrugada en la casa de Flores, que se encuentra detenido en Estados Unidos acusado de narcotráfico, además de la droga se localizó un yate llamado « The Kingdom » registrado en Bahamas a su nombre, en cuyo interior se halló más droga, incluidos 10 kilos de heroína. El yate cuenta con una pista de aterrizaje para helicópteros.

PHOTO:http://es.mercopress.com/2015/11/14/kilos-de-droga-en-mansion-y-yate-de-familiares-de-primera-dama-de-venezuela-en-punta-cana

La casa de Flores, agrega el medio, está junto a la del fallecido Oscar de la Renta.

En la operación en la que colaboró también la DEA se detuvo a un ciudadano venezolano, que ahora es un testigo protegido, según la fuente.

Fuentes de la Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) de la República Dominicana consultadas por la agencia de noticias EFE se limitaron a informar que el « caso se está investigando ».

El pasado lunes la agencia antidrogas dominicana ya había informado sobre la incautación de 54 paquetes de una sustancia blanca, presumiblemente cocaína o heroína, en el citado yate de lujo en La Romana, y que había detenido a seis personas por el caso, pero no difundió sus identidades ni los vinculó a la familia Flores.

En el operativo colaboró la Armada dominicana y el Ministerio Público, precisó entonces la DNCD.

La droga estaba a bordo del yate « The Kingdom », de 135 pies de eslora y 30 de manga, con bandera de la isla de Nassau (Bahamas), que estaba anclado en Casa de Campo.

Flores de Freitas y Efraín Antonio Campo Flores, ahijado del mandatario venezolano, fueron detenidos esta semana en la capital haitiana y entregados a las autoridades estadounidenses, que los trasladaron a Nueva York.

Ambos están acusados de « conspirar para llevar una cantidad importante de cocaína a Estados Unidos » y este jueves comparecieron en Nueva York ante un juez federal que los envió a prisión sin fianza acusados de delitos de narcotráfico.
Este viernes, el portavoz del Departamento de Estado, Mark Toner, dijo que « no creemos que estas personas (Flores de Freitas y Efraín Antonio Campo Flores) tengan inmunidad diplomática, según informa Reuters.
Ambos portaban pasaportes diplomáticos cuando fueron detenidos en Haití, como confirmó Michael Vigil, exdirector de operaciones internacionales de la Agencia Antidrogas de EEUU a Univision Noticias.

http://www.univision.com/noticias/narcotrafico/hallan-cocaina-en-residencia-de-familiar-de-maduro-en-dominicana

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AERO-NARCOTRAFIC: U.S. arrests Two Relatives of Venezuelan President Nicolás Maduro on Drug-Trafficking Charges – WSJ

DEAU.S. agents arrest two on charges they conspired to transport 800 kilograms of cocaine to the U.S., according to two people familiar with the matter

By

José de Córdoba

Updated Nov. 11, 2015 7:28 p.m. ET

U.S. agents have arrested two relatives of Venezuelan President Nicolás Maduro on charges they conspired to transport 800 kilograms of cocaine to the U.S., according to two people familiar with the matter.

http://www.wsj.com/articles/u-s-says-it-arrests-two-relatives-of-venezuelan-president-nicolas-maduro-on-drug-trafficking-charges-1447276449

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Affaire Air Cocaïne: la justice examinera le 18 novembre l’appel des pilotes sur leur détention provisoire – France 3 Alpes

Air Cocaïne bruno Odos Pascal Faurent

10 novembre 2015

© AFP

La rédaction, avec AFP

Bruno Odos et Pascal Fauret sont toujours en détention provisoire depuis la semaine dernière, après avoir été longuement entendus par les juges d’instruction chargés du dossier à Marseille. Ils ont fait appel de ce placement.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence examinera le 18 novembre l’appel des deux pilotes mis en cause dans l’affaire Air Cocaïne sur leur placement en détention provisoire, a-t-on appris lundi auprès de l’un de leurs avocats.

Bruno Odos et Pascal Fauret, âgés de 56 et 55 ans, avaient été placés en détention provisoire la semaine dernière après avoir été longuement entendus par les juges d’instruction chargés du dossier à Marseille.

« Une décision inique » avait alors déclaré Me Jean Reinhart, qui assure avec Me Éric Dupond- Moretti, la défense de ces deux pilotes d’aviation d’affaire que la justice française soupçonne d’avoir participé à un trafic transatlantique de cocaïne.

Ils ont été arrêtés en mars 2013 en République dominicaine aux commandes d’un avion où étaient entassées des valises contenant 680 kg de cocaïne. La justice dominicaine les a condamnés à 20 ans de prison, mais les deux hommes ont fuit leur résidence surveillée fin octobre et font l’objet depuis d’un mandat d’arrêt international.

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/affaire-air-cocaine-la-justice-examinera-le-18-novembre-l-appel-des-pilotes-sur-leur-detention-provisoire-848819.html

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Coke en stock (CII) : l’énorme mensonge de la CIA, qui remonte à la surface | CentPapiers

liberacion_quintero
4 novembre 2015

L’histoire qui va suivre est tout simplement sidérante : c’est celle d’une manipulation qui perdure depuis plus de trente ans, et que certains ont découvert, pourtant, mais dont les médias américains se désintéressent de façon toute aussi sidérante depuis que la vérité a jailli. Un homme, un narcotrafiquant notoire, a été enfermé 28 ans pour- entre autre- avoir assassiné un agent de la DEA, qui sera présentée par Ronald Reagan comme un véritable martyr de la cause de la lutte contre la drogue, alors qu’on a fini par découvrir fort récemment qu’il n’y était pour rien. Plus étrangement encore, le trafiquant vient d’être libéré cet été sans avoir purgé la totalité de sa peine initiale, au prétexte d’une erreur de procédure… 28 ans après les faits.Mais le plus étonnant encore est de découvrir qui exactement a tué Enrique Camarena, en 1985…

lifeL’histoire est en effet incroyable. C’est celle d’un des plus gros mensonges élaboré par la CIA pour dissimuler ses activités réelles. Il aura fallu un peu moins de trente ans pour qu’elle éclate, en 2013. L’affaire avait commencé, rappelons-le ici, avec la découverte le 5 mars 1985 du corps mutilé d’Enrique Camarena, un agent des bureaux de la DEA à Guadalajara, au Mexique (dans l’État de Jalisco). Son corps est retrouvé un mois après sa disparition, jeté dans un fossé avec un adjoint (à droite les deux corps ramenés à la morgue par la police, photographiés par « Life »). Son crâne, sa mâchoire, son nez, ses pommettes avaient été écrasés. Ses côtes brisées. Sa tête avait été forée avec un tournevis. On s’était manifestement acharné sur lui, en le torturant. L’horreur totale. el buffaloComme agent de la DEA, Enrique surnommé « Kiki » Camarena avait auparavant infiltré un bon nombre de gangs lancés dans le trafic de marijuana, à l’époque, se faisant souvent passer pour un acheteur potentiel. Tout se passait autour de Guadalajara, la plupart des trafiquants venant de la région de Sinaloa. L’homme était efficace, et son plus haut fait d’armes est d’avoir provoqué la destruction d’une plantation gigantesque de 1000 hectares de marijuana, le Rancho Buffalo (ici à gauche), dans lequel il s’était fait photographier. Le ranch était la fierté de Caro Quintero, alors le plus gros trafiquant de la région. Le manque à gagner de cette destruction expliquait parfaitement pourquoi le cartel qui avait installé cette gigantesque usine à drogue aurait pu en vouloir à Enrique Camarena au point de vouloir l’assassiner. Quintero, originaire de Sinaloa… devenu depuis le nom du cartel parmi les plus violents du Mexique. A l’époque on parlait plutôt du Cartel de Guadalajara, situé plus au sud et dirigé par Félix Gallardo, Et on parlait aussi de « Sicile mexicaine » pour décrire la région de la frontière avec les Etats-Unis. Le frère de Caro,  Miguel Caro Quintero prendra la tête du cartel de Sonora, bâti en fait sur les ruines de celui de Guadalajara, une fois Gallardo arrêté.

La mise en scène de sa mort atroce

nancy reaganCamarenaLe meurtre, une fois découvert, avait été largement monté en épingle par Reagan (sa femme Nancy, très émue, viendra faire l’éloge de Camarena devant les caméras et fera pleurer toute l’assistance) et une active chasse aux tueurs avait été lancée. Ce fut l’opération Leyenda (Légende) organisée par la DEA, présentée comme la plus grande recherche de criminels jamais effectuée aux Etats-Unis. Les enquêteurs viseront en priorité Félix Gallardo, surnommé Le Parrain, et deux de ses lieutenants, Ernesto Fonseca Carrillo et Rafael Caro Quintero. Livrés au Mexique, les deux derniers seront rapidement jugés, Quintero écopant de 40 ans de détention (celle dont il n’a fait que 28 après sa libération surprise cet été). Ce n’était pas exactement ce qui avait été souhaité, à vrai dire : les américains voulant juger eux-mêmes Quintero, notamment et l’enfermer dans une prison fédérale US. Ils y tenaient beaucoup, mais ça n’avait rien à voir avec le meurtre horrible de l’agent de la DEA.

Un tueur présumé transporté par la CIA !

tosh plumleeCaro Quintero avait en effet d’abord fuit au Costa Rica, mais pas de façon très classique. C’est le pilote des coups tordus Tosh Plumlee qui l’avait vu emmené à bord d’un avion… de la CIA. Car à cette époque, Quintero était une pièce maîtresse de l’organisation Reagan, pour fournir de la dope, de la coke, celle qui nourrissait en argent pour acheter des armes aux contras dans leur lutte au Nicaragua. Son arrestation était l’œuvre d’une duplicité totale : c’était l’allié des américains, comme l’avait aussi été Ben Laden dans un autre registre (quoiqu’il trafiquait aussi de l’opium afghan) avant de se retourner contre eux. Un journaliste,  venu interviewer Plumlee affirmera en effet ceci :  « un peu plus tard, je trouvé des preuves plus intéressantes. Des copies d’une série de cartes livrés au gouvernement américain et classifiées jusqu’en 2020, montrant par quelles routes délimitées par Plumlee passaient les armes et la cocaïne transportée. L’entraînement des membres des forces des Contras nicaraguayens dans les ranchs de Caro Quintero étaient également détaillées. Ces cartes finalement m’ont convaincu que Plumlee était bien le pilote; L’homme qui été entré aux États-Unis transportant plus de 40 tonnes de cocaïne à la CIA, dans une période d’un an et, qui, en 1985, transporterait Caro Quintero au pays ». tosh plumlee airstripA gauche, un terrain d’atterrissage clandestin de Tosh Plumlee situé à  Potrero Grande, dans la province de Guanacaste au nord-ouest du Costa Rica .Quintero était bien le protégé, alors, de la CIA !!! Parmi les documents décrits dans l’article, une lettre signée  Gary Hart, ancien sénateur démocrate, en date du 14 février, 1991 envoyée au sénateur John Kerry qui deviendra plus tard le responsable du Subcommittee on Terrorism, Narcotics and International Communications au Congrès ! Hart y décrivait un entretien avec Plumlee de mars 1983, dans lequel ce dernier avait décrit point par point les opérations clandestines menées par la CIA. Parmi les détails donnés un ranch près de Veracruz appartenant à Rafael Car-Quintero… dans la lettre, Plumlee affirmait que ce n’était même pas la CIA la responsable, mais carrément et directement la Maison Blanche, le Pentagone et la NSC (la National Security Council) !!! Les côtés sombres de l’ère Reagan qui annonçaient celles de G.W.Bush !!!

Une scène rocambolesque

gulfstreamLa scène du départ au Costa Rica de Quintero vaut en effet son pesant de mouron :  c’est un plan machiavélique qui avait été mis au point pour jeter en prison Quintero sans avoir l’air de le faire : « Au début de mars 1985 on a appris que Caro Quintero devait sortir de Guadalajara pour échapper à la chasse à l’homme qu’avait déclenché le président américain Ronald Reagan en fermant la frontière américaine avec le Mexique, et des agents de la DEA ont couru à l’aéroport de la ville pour trouver des agents de la Direction de la Sécurité Fédérale du Mexique DFS et le jet Gulf Stream de Caro Quintero. Selon Héctor Berrellez, investigateur principal de la DEA sur l’enlèvement, la torture et l’assassinat de l’agent Enrique « Kiki »  Camarena, Caro Quintero est apparut à la porte de l’avion tenant une bouteille de champagne et en criant aux agents de la DEA fortement armés : « mes enfants, la prochaine fois apportez donc plus d’armes. » Les agents de la DEA en armes faisant une haie d’honneur à un narcotraficant, avouez que c’est plutôt rare… Caro Quintero s’était  s’abord envolé vers le Nord, vers Sonora emmené par le pilote Costa Ricain Warner Lotz pour aller voir son frère Miguel avant de rejoindre son ranch de Veracruz. De la frontière du Guatemala, un autre pilote , Luis Carranza, l’avait emmené au Costa Rica. Une fois là-bas, la CIA pouvait alors demander au Costa-Rica de l’arrêter…. pour mieux l’extrader ensuite vers les USA ! Au lieu de ça, Quintero fut renvoyé au Mexique par le Costa-Rica … raconte ici Plumlee. Manque de chance pour les USA, l’homme était resté emprisonné au Mexique, à la grande déception de l’équipe du successeur de Reagan, à savoir G.H.Bush, ancien… de la CIA.

Les avions de Rafael

avions quinteroL’envol vers le Costa Rica est décrit ici« les pilotes du Costa Rica Victor Hugo Miranda et Werner Lotz ont entrepris de déplacer le 17 mars 1985 l’un des hommes les plus recherchés par l’US Drug Enforcement Administration (DEA). C’était le trafiquant de drogue Rafael Caro Quintero, qui a voyagé à bord d’un avion privé privé Aero Commander 840 immatriculé TI-AQMici à droite, avec en dessous son Piper Navajo Panther à hélices à 4 pales comme celui-ci) – de Mazatlan, au Mexique, à l’aéroport Juan Santamaria à Alajuela. L’avion transportait un groupe de 6 mexicains identifiés à l’époque par les autorités comme Juan Carlos Camperos, José Albino Bazan, Jose Luis Beltran, Violeta Estrada, Miguel Angel Suarez et Sarah Cossio, les compagnons de Caro Quintero. Après avoir décollé d’une piste clandestine et avoir voler sept heures à bord de l’appareil aux vitres teintées -pour qu’aucun officier ne puisse voir les occupants atterrie à Tiquicia sur un côté de la piste, où il y avait un inspecteur et les responsables de la sécurité ou des narcotiques mais pas ceux des autorités douanières ou d’immigration, qui n’ont pas su ce que se passait sur l’aéroport. Une fois sur le sol du Costa Rica, le groupe de mexicains est monté à bord d’un véhicule Mercedes-Benz et à 2 kilomètres vers la « finca » La California ». Les avions étaient ceux de Taxi Aereo Nacional de Culiacan SA, une des entreprises officieuses de Quintero. 35 entreprises lui servaient de machine à laver l’argent sale de la drogue.

Le trafic de la cocaïne organisé par la CIA

el toroLa cocaïne ramenée par Plumlee n’atterrissait pas en Louisiane ou en Arkansas, comme avec Barry Seal, mais elle était amenée par des avions de la CIA, des C-130 sur les bases d’El Toro (près d’Irvine en Californie, ici à gauche), de March AFB (en Californie encore) et Homestead AFB (près de Miami, une des villes majeures dans le trafic de coke), dans une opération militaire secrète dirigée par le Conseil de Sécurité Nationale de Reagan. « Kiki » avait découvert l’implication de la CIA en 1985 et devait donc  être supprimé, par crainte qu’il ne le révèle. Un autre personnage sera victime de la même élimination pour avoir voulu dénoncer le principe : le colonel Sabow, retrouvé mort dans de biens étranges circonstances le 22 janvier 1991. Les C-130 étaient ceux de la Mena, autre point majeur du trafic. Comme tout bon complot, d’autres témoins gênants seront aussi éliminés : « Jack Chisom, le co-propriétaire de T & G de l’aviation, qui a fourni des C-130 et un DC-7 pour des opérations dans le golfe Persique, a été retrouvé mort dans le désert de l’Arizona à la suite d’un accident avec délit de fuite ». Un « accident » bien improbable et jamais élucidé bien entendu. « Kevin », un marin qui prenait sa retraite à l’été 1994, était dans la maison de quelques amis quand Connie Chung ( présentatrice d’une émission d’information de l’époque) est apparue à la télévision. Le programme comportait un volet sur la mort du colonel Sabow et incluait une référence à de grandes quantités de drogues livrées aux bases militaires, et une interview avec un pilote qui a participé à ces vols. Le groupe de gens qui regardent le programme ont été étonnés. « Kevin », a assuré que tout ce qu’ils voyaient était vrai. Lui-même avait reçu l’ordre de charger de grandes quantités de drogues à bord des avions, dans l’idée que les drogues pourraient être utilisées pour les « opérations spéciales ». Il n’était pas censé en discuter avec quiconque. Plus tard, David Sabow l’avait appris et avait essayé de parvenir jusque « Kevin » pour une rencontre. Cinq jours plus tard, une source secrète lui avait dit : « Kevin à un lieu de travail et un numéro de téléphone confidentiel », mais « Kevin » était déjà mort. Il a été retrouvé pendu aux poutres de la grange de ses parents ». Le trafic de cocaïne de la CIA ne devait pas être su. D’où la jonchée de cadavres qui avait suivi…

La terrible révélation

berrellez… dont celui de Camarena, qui n’a donc pas été assassiné par Quintero !!! Celui par qui le scandale de ces terribles révélations est arrivé s’appelle Hector Berrellez (ici à droite dans son bureau de société privée). Ancien lui-même de la DEA, il avait bénéficié d’énormes moyens pour démêler l’affaire : on lui avait « offert un budget de 3 millions de dollars par an et une équipe de 20 agents enquêteurs ». Mais ses conclusions ne furent pas vraiment celles attendues par l’administration US. « Du bureau de la DEA à Los Angeles, il a en effet traqué pendant des années les rares initiés ou privilégiés prêts à échanger des informations pour de l’argent » (certains toucheront entre 3000 et 5000 dollars par mois pour le renseigner !). Le long texte de sa déposition est saisissant, tant ses découvertes font froid dans le dos, maintenant que Quintero vient d’être relâché dans la nature, alors qu’on le présente toujours comme un psychopathe extrêmement dangereux. « C’est moi qui a dirigé l’enquête sur la mort de Camarena, » dit Berrellez, et il ajoute: «Au cours de l’enquête, nous avons découvert que certains membres d’une agence de renseignement des États-Unis, qui avait infiltré le DFS (la Direction mexicaine de la sécurité fédérale), a également participé à l’enlèvement de Camarena. Deux témoins ont identifié Felix Ismael Rodriguez. Ils (les témoins) étaient avec le DFS. Et ils nous ont dit qu’en plus, il (Rodriguez) s’était identifié lui-même comme étant de « US l’intelligence. » « La CIA a ordonné l’enlèvement et la torture de » Kiki « Camarena, et quand ils l’ont tué, ils nous ont fait croire que c’était Caro Quintero afin de couvrir toutes les choses illégales qu’ils faisaient au Mexique avec lui -le trafic de drogue », souligne Jordan. Il  ajoute: « La DEA est le seul (organisme fédéral) ayant le pouvoir d’autoriser le trafic de drogue aux États-Unis dans le cadre d’une opération d’infiltration » « L’affaire d’El Bufalo n’était rien comparé à l’argent de la cocaïne vendue pour acheter des armes pour la CIA. »  Selon le rapport, Kiki avait découvert que gouvernement américain collaborait avec Quintero dans un échange d’armes à feu contre de la drogue. L’implication de la CIA dans l’assassinat d’un agent de la DEA est rien de moins qu’une divulgation qui affaiblit grandement le pouvoir ». En supplément, tout s’imbrique, car Rodriquez, le policier qui aurait assassiné l’agent de la DEA, avait des liens également avec le lieutenant-colonel Ollie Nord, qui deviendra consultant chez Fow News et George H. Bush, le père du prédécesseur d’Obama, qui a dirigé un temps la CIA, comme on l’a déjà précisé. C’est une des pires révélations de ces dernières années, mais qui permet de relier toutes les pièces du puzzle ensemble… Un psychopathe comme Quintero que l’on a fait mariner 28 ans dans une cage pour un assassinat qu’il n’avait pas commis… est aujourd’hui en liberté. Cela risque de faire bientôt des dégâts, à l’évidence !!!

Un procès truqué de bout en bout, des témoins payés

Le procès de Quintero  avait été trafiqué de bout en bout. Des dépositions sentant le téléphoné avaient entaché les débats, tel ceux d’ Hector Cervantes Santos, ou de Javier Vasquez Velasco, des hommes de main du Cartel. Le plus étrange étant celui de Jorge Godoy, qui avait mis en cause nommément des ministres mexicains qui auraient participé selon lui à des réunions pour décider de l’élimination de l’agent de la DEA : le jury avait fortement douté de leurs témoignages. Ce qui n’empêchera pas Ruben Zuno Arce le beau-frère de l’ex-président Luis Echeverría d’écoper d’une peine maximale d’emprisonnement (la perpétuité; il y est encore). Tout cela sentait pourtant de loin la fabrication et le graissage de patte. Hector Cervantes Santos révélera quelques années plus tard que toute sa famille avait été copieusement arrosée, ayant touché un demi-million de dollars en six ans. Les USA reconnaîtront avoir versé 2,7 millions au total pour que certains accusés repentis chargent leurs voisins. Pas un mot des découvertes de Berrellez, comme celle du dénommé Lawrence Harrison qui s’appelait en fait George Marshall Davis, agent de la CIA infiltré, mis en cause dans le meurtre de Camarena. Rien non plus sur l’assassin véritable, le policier Felix Rodríguez, un ancien exilé cubain qui avait préparé l’invasion de la Baie des Cochons en 1961 !!!

L’incroyable parcours  de Rodriguez

Un sacré phénomène, que ce Rodriguez, et une sacré pointure, dans le genre, puisqu’on le retrouve aussi derrière la capture de Che Guevara en Bolivie, dans laquelle il est censé avoir gardé la Rollex du Che (???), puis au Viet-Nam, au sein du projet Phœnix si décrié. Il était bien sûr mêlé à l’affaire des Contras. Il avait rencontré Bush père, alors vice-président, qui avait retenu de lui qu’il « voulait lutter au Salvador contre les insurgés« . En 1987,  Ramón Milian Rodríguez, la « lessiveuse » de l’argent sale du Cartel de Medellin l’accusera même accusé d’avoir détourné 10 millions de dollars de l’argent destiné aux contras ! Un pilote mercenaire de la CIA, Terry Reed, le mettra en cause pour des opérations douteuses « et le versement de pots de vins à des ex-présidents mexicains « . Un sacré parcours, donc.  Qu’un autre bien connu (Celerino « Cele » Castillobushfelix2), lui aussi, décrit ainsi  : « en août 1982, George Bush a embauché Donald P. Gregg, comme principal conseiller pour les affaires de sécurité nationale. À la fin de 1984, Gregg a présenté Oliver North à Felix Rodriguez, (un agent de la CIA), qui avait déjà travaillé en Amérique centrale pendant plus d’un an sous la direction de Bush. Gregg a personnellement présenté Rodriguez à Bush le 22 janvier 1985. Deux jours après sa rencontre de janvier 1985 Rodriguez est allé au à Salvador et a pris des dispositions pour mettre en place sa base d’opérations sur la base aérienne de Ilopango. Le 1er novembre 1984, le FBI a arrêté le partenaire de Rodriguez, Gerard Latchinian qui a été reconnu coupable d’une contrebande 10,3 millions de dollars de cocaïne aux États-Unis ». L’assassin véritable de Camanera était beaucoup plus connu que lui, en définitive !

Berellez jette l’éponge

Terrence.ajarLe projet de Berrellez de tout dévoiler s’effondrera à la nomination du nouveau directeur de la DEA : Terrence « Terry » Burke, qui « avait derrière lui 12 années d’activités paramilitaires à la CIA et avait lui aussi entraîné les anticastristes pour l’attaque de la Baie des Cochons«  (ici en photo en Afghanistan)… note judicieusement Jason McGahan, de LA Weekly. Au final, c’est  le « deputy director of the Federal Judicial Police in Mexico », Guillermo González Calderoni, qui contactera Berrellez en lui disant de laisser tomber l’affaire, car « elle puait trop » mais en lui révélant quand même que « l’ordre de tuer Camarena venait de Felix Rodriguez de la CIA. C’est votre propre gouvernement qui tué Camarena. » Poursuivi au Mexique, Berrellez tentera de lui fabriquer une impunité aux USA pour qu’il puisse se consacrer à sa passion, le golf. Peu de temps après il était déssaisi du dossier et Calderoni sera assassiné à McAllen, au Texas, en 2003.

Le premier vol de « rendition » !

rendition flightPire encore, pourrait-on dire avec cet article intelligent de Chris Kraul dans Le LA Times osant un parallèle entre les célèbres vols de « renditions » de l’ère de G.W.Bush pour amener des prisonniers à Guantanamo (ici le  CASA CN-235-300, numéroté N196D vu en plein désert du Lazygranch), dans un no man’s land judiciaire dramatique dont on ne sait les extraire aujourd’hui. Selon l’auteur, en effet , lors de l’affaire, on avait réussi à aller kidnapper un médecin de Guadalajara, Humberto Alvarez Machain, censé avoir administré des drogues à Camanera, pourqu’il tienne pendant les tortures, pour ensuite le ramener aux USA et le juger (c’était une suggestion de Berrellez en fait !). Ça a été un échec, car un  juge fédéral américain l’a aussitôt relâché pour insuffisance de preuves, mais également une réussite dans le sens où « la  Cour Suprême a statué en 1992 que la capture et le transport à travers la frontière – en termes juridiques, la restitution extraordinaire d’un citoyen étranger – était légale ».  La pleine signification de cette décision n’a pas été claire pendant des années, jusqu’aux attaques du 11 Septembre, lorsque les États-Unis ont invoqué la restitution extraordinaire pour capturer les suspects de terrorisme et de les livrer à  des «sites noirs» dans les pays tiers pour interrogatoire et la torture. « Elle a ouvert une alternative aux extraditions. Lorsque les Etats-Unis pour des raisons politiques ne veulent pas passer par ce long processus», a déclaré Margaret Satterthwaite, de l’Université de New York, professeur à l’école de Droit ».

Quintero n’a pas assassiné Camarena !

liberacion_quinteroQuintero (ici dans le couloir de sa prison) n’était donc pas coupable de l’assassinat d’Enrique Camarena. Il est aujourd’hui libre… de se venger, pensent certains.  S’il y en a qui doutent de ses capacités à reprendre ses activités passées, qu’il lisent donc cela : « Caro Quintero a poursuivi ses activités derrière les murs de la prison au point d’y vivre comme un roi. En 1989, le Washington Post a rapporté que Caro Quintero et un ami trafiquant avait repris deux blocs cellulaires conçus pour 250 détenus et les avait remodelés, installant des cuisines, des salons et des salles de chambres, des bureaux, des salles de bains de marbre, et pour Caro Quintero, une chambre à moquette épaisse avec des draps et des placards pleins de chemises de soie, des bottes de cow-boy et chapeaux de cowboy. Ses petites mains avaient des fusils, les téléphones cellulaires, les télécopieurs et les engins, d’autres moyens de communications. Selon les États-Unis Caro Quintero n’a jamais perdu le contrôle de son commerce de la drogue ».

28 ans que le trafic de coke perdure !!!

accident cessnaCela continue en effet, et dans le secteur de Sinaloa où le 17 septembre dernier encore un avion bourré de drogue était retrouvé le nez dans un canal après avoir manifestement raté un atterrissage de fortune sur un chemin adjacente. Un Cessna 206, le petit format préféré désormais des trafiquants (c’est le « best bush plane« ) immatriculé XB-JZL : l’immatriculation normalement d’un Cessna 421B Golden Eagle ex N1DX. Si l ‘image de l’avion crashé était impressionnante, son contenu encore davantage, puis que dans un aussi petit appareil on avait réussi à entasser un véritable étal d’apothicaire, avec de la coke, mais aussi du crystal meth aux terribles ravages et des comprimés divers d’amphétamines, le tout agrémenté « d’armes de gros calibres« . Deux véhicules trouvés un peu plus loin contenant du calibre .38, du .223 et même un lance-grenade de 40 mm !!! Un avion tombé à Sinaloa, dans le fief du Cartel du Pacifique. En tout, la cargaison a été évaluée à une demi-tonne, le maximum que l’appareil puisse emporter (il fait 987 kilos à vide et 1630 à pleine charge) . En juillet c’est un autre Cessna (XB-EDM) qui a été saisi à Ensenada (en Basse Californie, pas loin de Tijuana) avec à bord 262 kilos de meth, 92 kilos de coke, 38 kilos d’héroïne, 2 kalachnikovs et un pistolet calibre .40.. et de belles liasses d’argent. Ce qui laisse augurer d’un trafic à flux tendu, tant le contenu varié fait penser à une commande précise… cette fois pour une demi-tonne au total !!! Des avions le plus souvent volés !

Une gangrène entretenue… et organisée

Less médias US n’ont pas fait beaucoup de remous avec l’affaire revenue au grand jour, trente ans après, et au Mexique de même. A croire que personne ne veut voir la réalité, ou que personne ne souhaite s’apercevoir que le pouvoir rend fou, au point de supprimer ses propres troupes pour garder un semblant d’apparence. Voilà qui résonne pourtant étrangement, ce complot véritable, dans lequel la CIA a joué le rôle déterminant, lorsqu’on aborde ce qui est toujours présenté comme une théorie à propos du 11 Septembre. L’article de fond sur cette affaire, qui se dévore littéralement, à propos de Berrellez, se termine par cette phrase terrible « partout où vous irez, c’est la même histoire ». On serait tenté de le croire, hélas, à voir les avions continuer à faire circuler des quantités astronomiques de cocaïne… plus de trente ans après. Et de voir des états toujours aussi gangrenés, sinon devenus pire qu’à cette époque.

Falcon&GhostofMomo

sources

l’histoire romancée sur le sujet de Charles Bowden est excellente :

Voir sur Medium.com

sur les aventures de Tosh Plumlee

27 years later, CIA pilot tells of using secret Costa Rican airstrip to traffic guns, cocaine

sur le cas de l’infortuné commandant Sabot, la source est ici

http://netteandme.blogspot.fr/2014/08/another-casualty-of-irancontra-marine.html

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cii-lenorme-mensonge-de-la-cia-qui-remonte-a-la-surface/

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HAÏTI: el ahijado de Nicolás Maduro, Diosdado Cabello y casi una tonelada de cocaína

La DEA detuvo en Puerto Príncipe a Efraín Antonio Campos Flores junto a otro sobrino del presidente venezolano. Los detalles de un operativo que sacude al régimen chavista

Diosdado Cabello fue señalado por Efraín Antonio Campos Flores, ahijado de Nicolás Maduro detenido en Puerto Príncipe por la DEA
Diosdado Cabello fue señalado por Efraín Antonio Campos Flores, ahijado de Nicolás Maduro detenido en Puerto Príncipe por la DEA

La DEA, la agencia gubernamental norteamericana que lucha contra el narcotráfico, detuvo hoy en Puerto Príncipe, Haití, a Efraín Antonio Campos Flores, el ahijado del presidente venezolano, Nicolás Maduro, y lo trasladó a los Estados Unidos, acusado de formar parte de una red de narcotráfico.

Campos Flores se encontraba con Francisco Flores de Freites, sobrino de Cilia Flores, la esposa de Maduro. En el operativo, que se mantuvo en el mayor de los secretos, participaron agentes de la DEA que permanecían en la capital haitiana a la espera del cargamento que arribó al Aeropuerto Internacional de Toussaint Louverture. La Fiscalía del Distrito Sur de Nueva York ha persentado cargos contra ambos, según consignó el diario español ABC.
Los jóvenes fueron apresados por una unidad de élite de la agencia antidrogas cuando llegaron en un avión particular, el cual tenía en su interior casi una tonelada de cocaína –algunos especifican que eran 800 kilogramos–, según consignaron diferentes fuentes. La operación fue grabada en video, prueba que será presentada ante la Fiscalía de Nueva York.

El diario estadounidense El Nuevo Herald añadió que los arrestos fueron realizados luego que los jóvenes entraran en negociación por la venta de droga con quienes terminaron siendo agentes encubiertos de DEA. « Esto fue un sting operation. Se pusieron a vender 800 kilos y si les daban la plata, ellos mandaban la droga », dijo una fuente al medio.

Según los primeros reportes, tanto Campos Flores como Flores de Freites intentaron eludir la acción desentendiéndose del cargamento de drogas que arribó al aeropuerto de Puerto Príncipe, donde los jóvenes fueron detenidos de inmediato. Allí, ante la presencia de los agentes, señalaron que contaban con inmunidad diplomática, excusa descartada de inmediato por las autoridades.
Sin embargo, en sus primeras declaraciones ante la agencia antinarcóticos, los sospechosos habrían declarado contra otro de los hombres fuertes del régimen venezolano: Diosdado Cabello, el presidente de la Asamblea Nacional. En su primera comparecencia también habrían involucrado a Tareck El Aissami, gobernador de Aragua y señalado como un hombre con nexos con el grupo terrorista Hezbollah.
En mayo último se conoció que los Estados Unidos tenían bajo la lupa a una docena de funcionarios del régimen chavista. Entre ellos figuraban Cabello y El Aissami. El caso se suma a la detención de Hugo Carvajal en Aruba el 23 de julio de 2014, donde también la DEA había participado, acusándolo de ser parte de un cártel de drogas.
Hugo Carvajal junto a Diosdado Cabello, cuando el ex general fue liberado en Aruba luego de ser acusado de ser narcotraficante
El general del Ejército y jerarca de la inteligencia durante los años de gobierno de Hugo Chávez pudo evadir la Justicia norteamericana por tener credenciales diplomáticas. En su regreso a Venezuela, fue recibido como un héroe por Maduro y Cabello. Según los analistas, si Carvajal hubiera caído en una cárcel norteamericana, el escándalo de narcotráfico y corrupción habría salpicado a los más altos cargos del Estado venezolano.

http://www.infobae.com/2015/11/11/1769006-el-ahijado-nicolas-maduro-diosdado-cabello-y-casi-una-tonelada-cocaina

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DEA: ahijado de Maduro y sobrino de primera dama de Venezuela serán acusados en Nueva York por narcotráfico | El Nuevo Herald

Un sobrino de la primera dama de Venezuela y un ahijado del mandatario Nicolás Maduro fueron arrestados en Haití

Fueron detenidos cuando intentaban negociar la venta de 800 kilos de cocaína

Deberán comparecer el jueves ante un juez en la Corte del Distrito Sur de Nueva York

http://www.elnuevoherald.com/noticias/mundo/america-latina/venezuela-es/article44275659.html

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DEA: the War on DRUGS

DEANovember 2, 2015

Most readers of this blog don’t have to be convinced that the “War On Drugs” has created more suffering, ruined more lives, and cost more in both money, shattered dreams, and human degradation than all those fearsome fruits of the Poppy, Cannabis and Coca plants combined. You can even throw in the Nazi chemist’s delight – Amphetamines – and any other laboratory creations you can think of, and you still won’t come close to the destruction of human lives and communities caused by the “War On Drugs”.

Even so, I have rarely seen anything approaching an accounting that includes both what the government spends on the “War On Drugs” and the monetized costs of the widespread human damage this so-called war causes to people, families, and communities. I can’t claim any special accounting expertise, but in this series of posts I would like to first review as many of the obvious but rarely aggregated direct costs as possible, and then in the next post I’ll try to point out some of the costs that have been discounted, manipulated and deliberately hidden in order to serve the interests of those who are in the business of profiting from this so-called war- which of course is about as successful as all the other military wars that our dear leaders have waged over the past 50 years or so.

Introduction: The Insatiable Federal Appetite For Drug Money
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Even if you don’t have to be convinced that the “War On Drugs” is a total loser, you might still be surprised at the massive herd of Federal pigs that are slurping that the money trough, and the total cost of feeding all that pork.

Let’s begin with the Drug Enforcement Agency. Although this agency is entirely make-work for otherwise unemployable thugs and goons, nevertheless they have managed to stay at the public feed trough for decades.

A quick glance at the “White Budgets” of the DEA reveals that over the course of its existence, 1972-2015, the DEA has cost just over $50,000,000,000 (Billion) in tax money extorted from the American people. I call the figures below the DEA “White Budget” because they reveal only the above-the-table allocations by Congress for this gang of Storm Troopers – not the hidden “Black Budget” which cannot be known, but which is probably at least the equivalent amount. That would suggest a 43 year total cost – just for the DEA – of $100,000,000,000. That’s a lot of living-wage teacher’s salaries, women & child health clinics, orphan diseases research, merit-based college scholarships, and other useless shit that we are continually reminded have to be sacrificed to pay DEA agents and bureaucrats to keep our kids safe from drugs.
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So Much For The DEA – What’s The Total Federal WOD Budget?

The Federal government does a fantastic job of hiding and obscuring the amount of money it spends each year on the “Drug Problem” which, of course, it created decades ago in order to create a vast network of highly-paid public “servants” fighting day and night to preserve the American way of life and keep our kids safe. Here is a graphic showing the aggregated annual cost of what Federal agencies admit they are spending. (This graphic says nothing about what State City, County and Local agencies are spending on the WOD, nor does it include the “Black Budgets” of these agencies.) It does show that the total Federal spending on the bogus, useless, destructive “War On Drugs” is costing at least $25 Billion dollars a year (White Budget only.).
FedDrugBudget01

What Pigs Besides DEA Are Feeding On The “Drug Problem?
DEAPigsEating
Finally, here is a list of pigs at the WOD trough and the money they are slurping down that (foolish me) could have been spent on real education, real tax reduction for working people, real disease prevention, treatment and cures, bridges that won’t fall down and roads that won’t kill you. 

 

Some of the agencies on this list may surprise you – they did me, until I realized that when there is a load of money the size of the pile generated by the “War On Drugs” everybody wants to dive in and gulp down as much as they can. And they do.

FedDrugBudget02

 

FedDrugBudget03

OK – I’ll stop here for Part One.

Coming next in Part Two – costs that have nothing to do with the budgets of bloated, useless US Federal programs and agencies. For example, I’m going to try to calculate the lifetime costs to society of having 5-7 million children a year ripped from their parents because those parents are in prison for “drug crimes”. And as you’ll see, there’s more to this accounting – much more.

The War On Drugs: “Let’s Get Real” Accounting – http://wp.me/p48Z9A-n73

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source:http://panaceachronicles.com/2015/11/02/the-war-on-drugs-lets-get-real-accounting/

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AERO-NARCOTRAFIC: retour sur le Boeing 727 d’un autre prince saoudien, prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud

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ilfattoquotidiano.fr

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Coke en stock (VIII) : le 727 du prince saoudien

Première publication le vendredi 25 février 2011

Et de quatre ! Non, de cinq, si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire. Car l’idée de remonter de Colombie des poids astronomiques de drogue par avion n’est pas totalement nouvelle, à vrai dire. Ni même la sorte d’avion qui le permet. Il y a plus de dix ans déjà, un appareil similaire à celui qui s’est écrasé au Mali avait déjà tenté de le faire. Là encore, on a déjà tout oublié le concernant. Logique, quand on se remémore son propriétaire. Il est en effet des personnes, qui bénéficient assez vite de l’omerta de la presse si on les prend en situation délictueuse. Car l’individu a le bras très long, et peut se permettre de n’être condamné que par contumace et ne jamais avoir à se livrer. C’est le cas de certains princes saoudiens parmi ceux qui conduisent cette planète, assis sur leur matelas de pétrole qui parfois ne leur suffit pas. C’est le cas incroyable d’un prince saoudien déjà oublié, trafiquant de drogue récidiviste à ses heures.

 Lorsqu’on dévoile les noms des trois pilotes arrêtés par la police de Guinée Bissau, Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo, une étrange impression apparaît : l’un d’entre eux nous dit quelque chose. Le premier cité a en effet un frère. Michael Vásquez Guerra, qui, le 21 avril 2006, avait lui aussi dû lui aussi faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique sur la route du Vénézuela. A bord de ce DC-9 immatriculé N900SA, les policiers mexicains avaient saisi 128 valises noires, représentant 5,5 tonnes de cocaïne. Un record ! Mais à la limite, ce n’est pas ça qui avait le plus choqué. Non, c’était la livrée extérieure de l’avion, celui de la très officielle SNA américaine (« System of National Accounts »), une subdivision de la Transportation Security Administration (TSA). L’avion était enregistré lui en Floride au nom de Sky Way appartenait de droit à la compagnie charter de Floride « Royal Sons Inc ».

 « Royal Sons Inc », la même firme que j’ai citée dans l’épisode rocambolesque de la mort d’un agent de la CIA à Houston, l’incroyable Roland Carnaby, membre de l’Association of Former Intelligence Officers (les anciens de la CIA). L’organisateur de transferts de voitures américaines vers l’Irak et qui possédait des entrepôts dans le port juste à côté de Karam LLC et de… Royal Sons. Karam, le nom de l’entreprise qu’avait créé à Orlando, en Floride, un dénommé Mohammed Atta, un ressortissant « français » habitant « Marseilles » (sic) selon sa fiche locale d’entrepreneur  ! Mieux encore : le hangar à Venice détenu par Royal Sons avait auparavant appartenu à Huffman Aviation, là ou Atta prenait ses cours de pilotage ! Décidément le monde de la Floride est bien petit ! Le monde des trafiquants de drogue est étonnant, et la Floride un siège mondial !

Le DC-9 avait encore intrigué pour deux autres raisons : ses logos « officiels » du gouvernement américain, et à son arrivée, visiblement, des militaires mexicains qui l’attendaient. Quelques minutes après avoir arrêté les trois pilotes, en effet, le général mexicain Carlos Gaytan tenait une bien étrange conférence, pleine d’erreurs et de contradictions, dans laquelle il indiquait que « le pilote », hélas, s’était échappé ! La conférence tournait au gag, car pendant qu’il le faisait, l’un des pilotes, justement, vu par plusieurs journalistes, fendait les rangs des soldats pour s’échapper ranquillement derrière eux, à pied. Le général précisant alors, pour rattraper sa bévue, qu’il avait réussi à capturer… un co-pilote ! A ce stade de magouilles éhontées, on se dit que l’on n’est pas dans un cas de figure de simple vendeurs de drogue, mais bien de ce qui semble être une protection ressemblant comme deux gouttes d’eau à une totale immunité diplomatique. Ce qui sera confirmé un peu plus loin. Celui qui partait tranquillement ce jour là de l’aéroport sans être inquiété était, vous l’avez deviné, Michael Vásquez Guerra.

Pendant la conférence de presse surréaliste, les journalistes remarquaient aussi une chose : à côté du DC-9 stationnait, avant que l’armée ne déplace le DC-9 un Falcon 20… Or ce Falcon était mexicain, ou en tout cas arborait une numérotation mexicaine : XB-IYK. Il était arrivé plusieurs jours avant, avec deux pilotes militaires dont le comportement avait étonné. Ils avaient tenté de soudoyer les responsables de la tour de contrôle pour qu’ils acceptent l’atterrissage express du DC-9, au prétexte d’ennuis hydrauliques. Le bon vieux plan des trafiquants de drogue pour imposer un atterrissage imprévu. Ce qui fut fait, à vrai dire. C’est au nom de ses ennuis que les militaires interdiront aux personnes présentes de monter à bord en « raison d’explosion possible » et saisiront la drogue. En France, certains savaient tout de cette histoire : selon les services de renseignement français, en effet, l’avion pisté par leurs services devait transvaser son chargement venu de Colombie vers un appareil plus petit » venu d’Arabie Saoudite ». Une vieille histoire datant de 1999 qui remontait à la surface… Avait-on eu affaire à un faux Falcon Mexicain ? Le 15 août 2007, un spotter retrouve le fameux appareil. Il s’intitule XC-HID, et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK…Décidément on s’enfonce dans les gouvernements et non pas dans un circuit de simples trafiquants ! Le 11 juillet qui suivait, on apprenait que le président urugayen Ramón Vázquez Rosas achetait lui aussi aux français un Falcon 20, pour 26 millions de dollars. Le même qu’Hugo Chavez !

L’avion lui-même posé à Ciudad del Carmen avait lui aussi beaucoup à dire. Agé, (il avait été construit en 1996 et avait donc quarante ans !), le DC-9 avait appartenu auparavant à TWA (sous le numéro N1061T), Tracinda Investment(numéro N241TC), le chanteur de country (genre variété) Kenny Rogers, le temps d’une tournée, (avec le N9KR), mais aussi sous le registre de Southmark Corporation (N89SM), puis repeint aux couleurs de l’équipe de football américainSeattle Seahawks (N40SH), et enfin sous le nom d’HW Aviation, avant d’être vendu à une firme appelée Skyway…

 Skyway, qui en avait acheté deux, de DC-9 (ici en photo tous les deux à St Peterburg !). Le N900SA et le N120NE (vu ici à Van Nuys, endroit connu pour maquiller les appareils ! ), destiné selon elle a tester un tout nouveau procédé de communication entre le sol et les avions, et de pouvoir faire même de l’internet à plus de 30 000 pieds d’altitude. Evidemment, la firme avait décroché avec un pareil intitulé un contrat avec l’armée et s’était associée à des investisseurs, notamment des koweitiens et des banquiers d’Arabie Saoudite. Surfant sur la grande peur du 11 septembre, la firme, dont les trois dirigeants sont le mari, sa femme et leur fils, allait alors engranger 40 milions de dollars d’investissements de 2002 à 2005, louer à Tampa un énorme hangar de « réparations » …. et ne jamais rien produire ni réparer ! Son projet de transmissions était du flan complet ! En mai 2005, elle se déclare en faillite, embarquant avec elle « 24 investisseurs du Proche Orient lésés »annonce brutalement la presse. Parmi ceux-ci, l’homme à la tête de la Kuwaiti National Guard, le prince Miteb Bin Abdullah Bin AbdulAziz Al Saud. Dont l’armée est entraînée par l’US Army.

Le patron, Brent Kovar, et son associé James S. Kent, ancien des services spéciaux de l’armée, ne seront reconnus comme fraudeurs que le 18 mars 2009 par le gendarme de la Bourse, la SEC Securities and Exchange Commission. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On cite le chiffre de 1,8 millions de dollars détournés, sur le dos de 18 investisseurs. Selon la SEC, ce sont 76,65 millions de dollars d’actions qui avaient été levées, pour 12 millions de profits pour Kovar… Parmi les investisseurs, une firme, ’DuPont’ qui avait injecté en 2004 plus de 7 millions de dollars avec en prime un des deux DC-9, une société associée à un autre fond d’investissement intitulé « Red Sea Management » … le nom d’emprunt presque pas transparent des « saoudiens » dans l’affaire. Le second DC-9, le 120NE était devenu Genesis Aviation en 2004. Genesis, un clone de Skyway, faisant partie des sociétés de Floride en forme de poupée russe et n’ayant qu’une boîte aux lettres telles que Royal Sons, Express One International et United Flite Inc, toutes mouillées dans les « renditions flights ». On nage toujours dans un marigot à crocodiles, en Floride.

Mais il y a mieux encore derrière Skyway. Au conseil d’administration, il reste toujours le fondateur : James R. Bath, au milieu de tas d’affaires et de relations, qui a créé Skyway Aircraft Leasing Ltd en changeant le nom de sa firme précédente, Cotopax Investments, enregistré en 1980 aux îles Cayman. Cette année là, il est devenu le seul membre du conseil d’administration : deux membres l’avaient quitté pour former chacun leur société, respectivement « Cayhaven Corporate Services » et « Bird », qui vont vite fusionner pour devenir « I.C., Inc ». Or c’est justement le nom de la société qui va servir d’écran à Olivier North pour ses trafics d’armes et de drogue pour alimenter les Contras ! L’éclatement de l’entreprise était bien une volonté commune de cacher quelque chose. D’ailleurs, quand le 7 mars 1987 North est dénoncé, James R. Bath supprime aussitôt les noms de ses anciens associés de ses registres. La société de Bath est étroitement liée au pouvoir en place. Logique, G.W.Bush et James Reynolds Bath ont fait ensemble leur service militaire dans la Guarde Nationale, ce qui leur évitait d’aller au Viet-Nam. Ce sont tous deux deux « champagne pilots » de leur base de F-107 dans lesquels ils ne montèrent jamais. Sauf pour la photo. Ils ne mirent jamais les pieds à la base non plus d’ailleurs. Les deux seuls généraux qui ont essayé de le dire sont morts brutalement. Un pur hasard, bien entendu.

 Au sortir de son service militaire, James R. Bath va être un temps banquier : à la BCCI (lui aussi), qui va s’effondrer et fonder une compagnie de revendeur d’avions JB&A Aviation. A la BCCI, il s’est acoquiné avec Ghaith Rashad Pharaon, un multimililardaire saoudien de Rhyad enrichi par le pétrole et rival d’Adnan Khashoggi. Pharaon, un homme ayant fait ses études en France, au lycée Janson-de-Sailly ! Propriétaire du château de Montfort, dans le Périgord. A un moment de la débâcle de la BCCI, en 1991, le FBI cherchera à saisir le yacht de Ghaith Rashad Pharaon, sans jamais parvenir à le faire avant 2006. On se dit que l’état US a bien une dent contre lui. Pensez-donc : le 4 juin 2008, le Pentagone a accordé un contrat de 8 millions de dollars à Pharaon ! Via sa société pakistanaise de fourniture d’ essence, Attock Refinery Ltd, pour fournir les bases américaines en Afghanistan ! L’année précédente, Attock avait fourni pour 40 millions de dollars de kérosène aux américains ! Le 11 juin 2006, pourtant, on avait appris que le yacht Le Pharaon avait été investi par le FBI au large de la Sicile, près de l’île de Pantelleria. Parmi ceux qui avaient révélé au grand jour les liens douteux de la famille Bush avec la famille saoudienne, le sénateur Kerry, très actif sur ce front. James R. Bath était en effet aussi aux Etats-Unis le représentant de Khalid bin Mahfouz, le propre beau-frère de Ben Laden. Kent étant en liaison avec le sénateur Mel Martinez, et avec Charlie Christ, le remplaçant de… Jeb Bush en Floride ! Un bien joli petit monde ! Khalid bin Mahfouz était membre lui aussi de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI) ! Pharaon, serré par le juge Van Ruymbeke en 2003 pour la vente d’un superbe immeuble, l’hôtel de Coislin, situé place de la Concorde, à Paris.

En 1999, un événement ahurissant va se produire avec la firme : c’est à la fois une bombe médiatique et la préfiguration d »un système qui nous ramène au crash du Mali : la boucle est bouclée. Un avion piloté par le personnel de Skyway International se retrouve bloqué au sol à Paris au Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne. A bord, il y a le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. Voilà pourquoi les services français se doutaient qu’un Falcon saoudien allait venir, pour sûr, au Mexique ! Diplomatiquement, c’est fort délicat, on le conçoit : on marche alors sur des œufs ! Le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud, gendre du vice-ministre saoudien de la Défense du pays, possédait son propre avion « royal », celui de la famille régnante, et c’était justement un Boeing 727 ! Géré par Skyway ! Or, justement, c’est cet appareil qui devait servir au transport des deux tonnes de coke venant de Colombie. Le 16 mai 1999 le Boeing 727 atterrissait au Bourget, et les deux tonnes de drogues étaient débarquées discrètement à Noisy-le-Sec dans la résidence française du prince saoudien. La police française en retrouvera 800 kilos seulement. Pour obtenir la drogue, il avait rencontré directement Oscar Eduardo Campuzano Zapata, Juan Gabriel Usuga Norena et Carlos Alfonso Ramon Zapata -les membres du cartel de la drogue de Medellin-, à Marbella, où le roi Fahd possédait une énorme résidence. Les princes saoudiens, de vulgaires trafiquants ? Pour des bloggueurs ayant de l’humour, c’est bien la « French Deconnection » !! !

 Le 10 Mai 2007, le prince se voyait condamné au tribunal de Paris à dix années de prison par contumace, avec ses dix co-inculpés. La condamnation est plutôt discrète dans la presse. Parmi les autres condamnés à 10 ans : Mario Oller-Martinez, Jean-Francois Tixador, Wilson Rodrigo Jimenez Montanez, Humberto Gomez Maya et Edgar Augusto Gutierrez Guevara. Seul Jose Maria Clemente avait hérité de 5 ans. A l’autre bout de la sentence parisienne, Oscar Campuzano, Carlos Ramon and Juan Usuga, trois colombiens, faisant partie des personnes recherchées, seront arrêtés par la police américaine… à Miami. Et pas avec n’importe qui. Dans le lot, le FBI met la main sur l’ancienne petite amie du prince, qui, logiquement, a des choses à dire.

Parmi les informateurs du FBI on trouvait l’omniprésent Baruch Vega ! Celui qui retournera Victor Patino Fomeque, un ancien chef de bande du cartel de la Vallée du Nord colombienne mais aussi ancien membre de la Police Nationale colombienne ! Les deux derniers avaient vu leur peine réduite car ils avaient décidé d’aider la justice américaine : ils ne firent que trois ans de prison. Les repentis, l’arme fatale des réseaux. Durant le procès, une des écoutes avait montré qu’avec son 727, Le prince avait promis de pouvoir ramener de 10 à 20 tonnes de drogue en une seule fois ! A Noisy, il y en avait déjà pour 15 millions de dollars de l’époque avec deux tonnes ! Voilà qui n’est pas sans rappeler le crash malien…

Le 30 août 2005, épiloque de l’affaire : Doris Mangeri Salazar, est condamnée à 24 ans et 4 mois de prison et Ivan Lopez Vanegas à 23 ans : Doris est l’ancienne petite amie du prince, et Ivan un des colombiens qui a servi d’intermédiaire avec les barons de la drogue du pays. Ils avaient été arrêtés tous deux le 17 juillet 2002 à Coral Gables, en Floride. Revoilà le nom déjà cité ! Or, il intervient ailleurs historiquement : dans les archives de Jim Garrison , le procureur intègre à qui on doit d’énormes avancées sur l’assassinat de Kennedy, on tombe régulièrement sur cette ville. Clay Shaw, impliqué selon Garrisson dans l’assassinat, avait comme contact Sergio Arcaha Smith, un agent du FRD (Frente Revolucionario Democratico), une association bidon d’anticastristes créée entièrement en mai 1960 par la CIA. Or, de novembre 1960 jusqu’à Octobre 1961 la boîte postale de contact entre la CIA et Arcacha était celle des bureaux du FRD à… Coral Gables ! S’il y a bien un fief d’anticastristes maqués jusqu’au cou avec la CIA, c’est bien à Coral Gables  !

Et qui trouve-t-on aussi à Coral Gables ? Wackenhut, auprès de qui Blackwater passe pour un clan de louveteaux !!! La présence à sa tête de personnes comme Clarence M. Kelley, ancien directeur de la National Security Agency, le directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Joseph Carroll, celui de L’US. Secret Service, James J. Rowley ou encore de Bobby Ray Inman, ancien directeur de la CIA et conseiller de Bush père, ou de l’ancien secrétaire à la défense et de la CIA Frank Carlucci, indique tout de suite qu’on n’a pas affaire à des marioles. Wackenhut est apparu, rappelons-le dans l’affaire des tueurs du Brabant, en Belgique ! Et dans les années 80, comme par hasard c’est Wackenhut qui est au premier plan de lutte anti-communiste en Amérique du Sud ! Wackenhut, l’ancêtre de Blackwater est dans le secteur depuis toujours !

Lors du procès de la belle, on avait appris le circuit utilisé pour l’acheminement : la drogue venait bien de Colombie, était cachée dans des camions de pommes de terre… siglés de l’ONU (!) et avait passé la frontière vénézuelienne sans encombre ! Sidérant ! L’avion du prince était parti de La Maqueita, à Caracas, pour arriver en Arabie Saoudite (on ne donne pas le détail des aéroports-relais utilisés). Bref, il avait inauguré 10 ans avant le parcours communément utilisé aujourd’hui ! Dans un sens, ce prince saoudien est un visionnaire ! On y avait appris aussi pourquoi en 1984 le prince, alors qu’il faisait ces études à Miami avait quitté rapidement le pays : il avait été tout simplement déjà pris dans un trafic de cocaïne avec un petit Cessna dans le Mississipi ! Il avait été condamné… mais la Cour de justice du Mississipi ne pouvait plus rien prouver : le jugement avait disparu de ses archives !!! Encore un curieux hasard ! C’est fou dans ce genre d’affaires ce qu’il peut y en avoir !

 On y avait appris aussi comment il s’était fait prendre notre si bon prince : dans le coffre de sa petite amie Doris Mangeri Salazar, au comportement bien étrange, plusieurs photos l’avaient montré en plein désert, en compagnie des trafiquants,notamment Juan Gabriel Usuga et Carlos Ramon, en train d’organiser avec lui une dernière réunion pour organiser le transfert dans son avion personnel ! La précédente avait eu lieu au « Cyclops Cattle Ranch » près de Medellin. Pris sur le fait, documents photographiques à l’appui que la belle gardait jalousement dans son coffre personnel ? De quoi faire chanter un prince saoudien quand elle le désirerait ? Deux ans plus tard, le jugement est cassé en appel et les deux condamnés libérés. Aujourd’hui, en 2009, personne n’est donc plus en prison ! La belle travaillait pour qui ? Certainement pas pour elle…

La dernière fois qu’on avait vu un Boeing royal en France c’était à Mulhouse, le 14 avril 2005,repeint à neuf. On ne sait si le prince était à bord, au quel cas il aurait pu être arrêté. Le 13 novembre 2007 on apprenait qu’un autre prince de la famille royale, le Prince Mohamed Bin Issa Al Jaber of Saudi Arabia venait de se commander un airbus A380, vendu 320 millions de dollars. Il possédait lui aussi un 727 à son sigle, MBI, pour Mohamed Bin Issa. Et un Bombardier BD-700-1A11 Global 5000. également. (pour faire ses petites courses, certainement). On ignore si c’est pour y mettre des pommes de terre au dessus de ses valises… en juin 1994, c’est lui qui avait apporté 500 millions de dollars dans le parc Disney qui était en difficulté. L’ami de Patrick Balkany ne lésine pas. Il « pèse », il est vrai, 5,3 milliards de dollars !

 L’histoire abracadabrantesque du prince saoudien dealer à été racontée dans « La Coke Saudienne : au coeur d’une affaire d’Etat » (Editions Flammarion), écrit par Fabrice Monti, ancien membre de cabinet du ministère de l’intérieur au Quai des Orfevres. Le livre décrit clairement une véritable « guerre de la drogue » entre la DEA américaine et le Quai des Orfevres. Une guerre sans merci, où les intérêts divergent complètement sur les buts et les attenants. Un ouvrage fondamental qui éclaire sur les circonvolutions de cette guerre à la drogue aux multiples facettes. « Le livre raconte l’intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d’oeuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l’auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu’ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d’un échange entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l’ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L’auteur cerne l’enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l’entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA). » C’est vrai ça, en définitive « que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d’un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ?« conclut le livre ! Voilà notre prince devenu subitement hindou : un véritable intouchable ! Il fallait surtout le voir trouver de belles excuses pour tenter de concilier islamisme et usage ou trafic de drogue…

Quand à notre pilote, Carmelo Vásquez Guerra, le frère de l’autre, il est décidément aussi fort que lui : détenu quelque temps dans les cellules de la po lice judiciaire du pays, il a été relâché par un juge bissau- guinéen, mais ça vous le savez déjà depuis les épisodes précédents ! Le revoilà libre, comme son frère !!! Incroyable fratrie qui traverse impunément toutes les geôles du monde !! Et quant à l’aspect historique, nos découvertes ont montré que cet appareil n’a pas non plus été véritablement le pionnier du transport en gros porteur à réaction de quantités importantes de drogue. Mais cela, on a bien le temps d’y revenir dans les épisodes qui vont suivre…

PS : le reportage de la série « Royal Inquest« , d’Atlas Medi Corp, dirigé par le prolifique réalisateur Bruce David Klein, véritablement très saisissant, est visible ici. Il mérite d’être visionné (ou même téléchargé) ! Ménagez vous les 48 minutes nécessaires pour le regarder entièrement ! A s’étonner pourquoi n’a-t-on jamais évoqué le sujet en France… dans « Faites entrer l’accusé« , par exemple ! Pourquoi donc ? A, c’est vrai, il y a ça…

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-viii-le-727-du-88727

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CANADA (Narco-blanchiment): une Montréalaise liée à un cartel mexicain en cavale Les autorités américaines sont aux trousses de la jeune femme de 25 ans

DEASEATTLE  |  Les autorités américaines sont aux trousses d’une Montréalaise en cavale, visée par une vaste enquête sur le blanchiment d’argent et le trafic de drogues perpétrés par un violent cartel mexicain et des trafiquants du Canada et des États-Unis. 

Ce réseau est même lié au cartel Sinaloa du Mexique, considéré par les autorités américaines comme le groupe de crime organisé le plus puissant du monde.
Tina Pham, âgée de 25 ans, est recherchée pour son rôle allégué au sein de ce réseau mis au jour au terme de quatre ans d’enquête, a appris notre Bureau d’enquête.
La Strike Force de Los Angeles, de la U.S. Drug Enforcement Agency (DEA), chargée d’appliquer la loi en matière de drogues, la pourchasse. Le service criminel du fisc américain, l’Internal Revenue Service (IRS), la traque également.
Si l’acte d’accusation contre Tina Pham et 21 autres personnes – dont 5 Canadiens – a été rendu public dans les dernières semaines, le mandat d’arrestation lancé contre la Montréalaise remonte à novembre 2014.
À l’époque, un chef d’accusation de complot en vue de blanchir l’argent de la criminalité et de la drogue a été déposé contre la Montréalaise par le procureur fédéral du district central de la Californie, montrent des documents judiciaires.
20 kg de coke à Hollywood 
Ces documents prétendent que le 8 mai 2012, Tina Pham avait en sa possession, à West Hollywood et à Los Angeles, en Californie, 20 kg de cocaïne et 6 kg de méthamphétamines «qui devaient être introduits et distribués illégalement au Cana­da».
Les documents judiciaires n’indiquent pas ce qu’il est arrivé avec ces stupéfiants par la suite.
Il est allégué que Mme Pham aurait reçu de la drogue d’un autre coaccusé américain dans cette affaire, Paul Allen Jacobs, de Venice, en Californie.
Uu « BUDDY » mystère
Jacobs aurait reçu ses instructions pour des transactions de blanchiment d’argent et de drogues d’un autre Canadien, connu des autorités uniquement sous le surnom de «Buddy». Les Américains traquent également ce Canadien qui serait lui aussi en cavale, selon nos informations.
Jusqu’ici, 14 des 21 suspects dans cette affaire ont été arrêtés. Si Tina Pham est elle aussi arrêtée et trouvée coupable, elle risque une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 20 ans aux États-Unis, selon Thom Mrozek, du département de la Justice américaine de Los Angeles.
Il a été impossible de retrouver ou de joindre Mme Pham à son domicile de Montr. M. Jacobs s’est rendu aux autorités fédérales le 13 août et un procès criminel est prévu en mai 2016. 
PLUS:
Canadian Man Accused of Laundering Millions of Dollars for the Sinaloa Cartel Arrives in Los Angeles to Face Charges

OCT 02 (LOS ANGELES) – The leader of an international money laundering organization, Gurkaran Singh Isshpunani, made his initial appearance in the Central District of California today.  Isshpunani, the highest level defendant listed in a 22-person federal indictment filed in November 2014, is allegedly the leader of an international ‘hawala’ ring that concealed narcotics proceeds for the Sinaloa drug cartel and other drug trafficking organizations.  Isshpunani was apprehended by US Customs and Border Patrol personnel on September 14 while attempting to enter the United States from Canada at the Buffalo, New York Port of Entry.  A federal magistrate ordered Isshpunani held without bond and directed that he be transported to Los Angeles, where he arrived last night.

The three-count indictment charges Isshpunani, 34, who is believed to reside in the Canadian province of Ontario, and 21 other defendants with conspiracy to launder money, conspiracy to operate an unlicensed money transmitting business (a hawala), and a substantive count of operating an unlicensed money transmitting business.  The illegal scheme allegedly spanned the world and involved operatives in Canada, India, the United States and Mexico who laundered drug trafficking proceeds generated from multi-kilogram and multi-pound sales of narcotics in Canada and the United States for and on behalf of the Sinaloa Cartel and their affiliated drug trafficking organizations.  The laundered money is alleged to have either been transported to the Sinaloa Cartel as profits or reinvested in additional narcotics to be sold and distributed in the United States and Canada.

The indictment specifically alleges that the hawala network transferred more than $4.5 million in narcotics proceeds and was involved in the trafficking of 29 kilograms of cocaine and approximately 90 pounds of methamphetamine.  However, during the course of a four-year federal wiretap investigation led by the Drug Enforcement Administration’s LA Strike Force, authorities seized a total of $15,467,293 in bulk United States currency, 321 kilograms of cocaine, 98 pounds of methamphetamine, 11 kilograms of MDMA (“ecstasy”) and nine kilograms of heroin.

A “hawala” is an alternative form or method of money remittance which operates outside of traditional banking or financial systems.  Through hawala transactions, only the value of the money is transferred, not the money itself.  The hawala system transfers money via a network of hawala brokers known as “hawaladars.”  In its most basic form, a hawala needs at least two brokers or “hawaladars”.  Typically, the brokers are located in separate countries but can be located in different domestic cities as well. The transfer of monetary value occurs between the brokers and is based solely upon the trust that exists between the brokers.  Thus, there are no promissory instruments exchanged or any legally binding features of the hawala system.  Trust and long-established connections between brokers are often forged upon familial, ethnic, religious, regional and/or cultural grounds and serve to promote the “honor system” that hawala requires.  Often, a given hawala network consists of many brokers operating in multiple countries around the world in which all brokers are in contact with each other and money movements can occur in a variety of directions from one country to another.

According to the indictment, Isshpunani and others knowingly transferred millions of dollars in drug proceeds between one another in an effort to conceal the nature and true ownership of the funds.  “Drug traffickers in Canada would generate drug proceeds from multi-kilogram and multi-pound sales and distributions of drugs provided by Mexican cartels, including the Sinaloa Cartel,” the indictment alleges.  The drug traffickers would then coordinate money transfers to their counterparts in Mexico by instructing Isshpunani and other alleged hawaladars in Canada to deliver specified amounts of money to couriers in the U.S. working on behalf of the cartels.  The Canadian-based hawaladars, once in possession of the drug traffickers’ bulk Canadian currency, would contact U.S.-based hawaladars and authorize the release of the equivalent amounts of U.S. currency to the couriers operating in the Los Angeles area. A number of co-defendants named in the indictment served as U.S.-based couriers, picking up and subsequently delivering bulk U.S. currency in the Los Angeles area in exchange for narcotics that were to be transported back to Canada for sales and distribution.

Authorities began arresting defendants several months ago. In addition to Isshpunani, 14 defendants have been taken into custody and have been arraigned in Los Angeles.  Those previously arrested, and who have pleaded not guilty, are:

  • Miguel Melendrez Gastelum, 35, of Coachella, California, who surrendered to federal authorities on September 16;
  • Shannon Aubut, 30, a resident of the province of Ontario, who was arrested on August 14 at the Camplain, New York Port of Entry;
  • Paul Alan Jacobs, 42, of Venice, California, who surrendered to authorities on August 13;
  • Jose De Jesus Montenegro, 49, of Coachella, who was arrested at the Tecate, California Port of Entry;
  • Breidi Alberto Espinoza, 28, of Corona, California, who was arrested on July 10 at the Otay Mesa Port of Entry;
  • Alberto Diaz, 28, of San Diego, who was arrested on July 4 at the San Ysidro Port of Entry;
  • Christopher Fagon, 37, a resident of the province of Ontario, who was arrested on June 28 at Los Angeles International Airport;
  • Jose Luis Barraza, 47, of Coachella, who was arrested on June 27 at Calexico Port of Entry;
  • Bradley John Martin, 54, of Carlsbad, California, who was arrested on June 12 at San Ysidro Port of Entry;
  • Ramesh Singh, 46, of Alhambra, California, who surrendered to authorities on June 2;
  • Sanjeev Wadhwa, 36, an Indian national, who was arrested on May 30 at LAX;
  • Sucha Singh, 51, of Arleta, California, who was arrested at his residence on May 30;
  • Harinder Singh, 30, of Monrovia, California, who was arrested on May 30; and
  • Harmeet Singh, 54, of Chino Hills, California, who was arrested at his residence on May 30.

A trial date for the defendants who have been arraigned in Los Angeles has been scheduled for May 24, 2016.  The money laundering conspiracy charge carries a statutory maximum sentence of 20 years in federal prison. Each of the two counts related to the alleged unlicensed money transmitting business carries a maximum sentence of five years.

The seven fugitives named in the indictment are:

  • Sanjeev Bhola, of India;
  • Balwat Bhola, of India;
  • Bakshish Sidhu, of India;
  • Jason Robert Carey, 37, a resident of the province of Ontario;
  • Jesus Manuel Perez Rios, 33, of Coachella, who authorities believe fled to Mexico;
  • Tina PhamTina Pham, 25, of Montreal; and
  • a Canadian man known only as “Buddy.”

This investigation was conducted by the Drug Enforcement Administration and IRS – Criminal Investigation.  These agencies received assistance and support from the Santa Ana Police Department, the Beverly Hills Police Department and the Pomona Police Department.

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AERO-NARCOTRAFIC (Air cocaïne): quant aux éventuelles retombées politiques suite à l’évasion des pilotes – Pour NS 55 DNRED, parler d’exfiltration signifierait-il qu’il s’agissait d’une opération menée par, pour ou sous couverture de services français…

L’ opération d’exfiltration ne serait-elle qu’un complot d’extrême droite qui n’est qu’une infime partie de l’iceberg?

catagny 2009

L’extrême droite française, on le sait, est prête à tout pour arriver à ses fins. L’occasion s’est présentée récemment de faire un « coup » pendable à un gouvernement qu’ils haïssent. L’occasion, c’est bien entendu le retour extravagant des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison en République Dominicaine, et qui sont revenus sur le sol français d’une manière qui a surpris tout le monde. Pourquoi ont-ils eux-mêmes accepté cette méthode, qui les a poussés à le faire, on les laissera en juger eux-mêmes. Ils disent aujourd’hui souhaiter se présenter devant la justice française, néanmoins, qui leur promet pourtant d’être mis en examen pour avoir participé à un trafic de drogue (1) qui a démarré bien avant l’affaire sur l’aérodrome de la Môle (2), celui qui dessert toute la jet-set de Saint-Tropez Revenir se jeter dans la gueule du loup est plutôt rare, et c’est cependant bien à quoi on vient d’assister… à la surprise générale !

catagny 2009Tout est hors norme dans cette affaire : le volume de coke saisi, près de 700 kilos, l’avion utilisé (appartenant à Afflelou a-t-on pu lire, mais c’est un peu plus compliqué que cela), le nombre de pilotes à bord, puisqu’un troisième s’était invité à bord : Alain Castany, le pilote habituel d’un autre avion étonnant… celui, un temps, d’Alexandre Balkany, (on distingue ici à gauche ses cheveux blancs,à bord du F-GMMC, de Saint-Ex Aero, photographié au Bourget en juin 2009) l’homme avait enfilé au dernier moment une des deux vestes des pilotes pour tenter de se ranger parmi ceux qui en cas d’arrestation, doivent bénéficier du doute, on le sait, en cas de cargaison délictueuse.( C’est donc qu’il savait la cargaison sans facture et documents d’origine – NS 55 DNRED) (à droite on le voit également dans le HB-VWW de Dralla SA, le 8 mars 2012;, l’ex Saint-Ex F-GMMC (3)) Mais aussi la justice dominicaine, qui a réussi à arrêter une cinquantaine de personnes pour en relâcher pas mal et en disculper bien d’autres, pour rejeter au final l’ensemble des responsabilités sur les seuls quatre français, alors qucastany balkanye l’on sait à quel point le pouvoir en place est corrompu et noyé jusqu’au trognon dans le trafic : il n’y a pas si longtemps, un gigantesque coup de filet avait mené au responsable du trafic de coke local, qui n’était autre que le chef de l’antidrogue du pays, Francisco Guerrero Hiraldo: il a été extradé depuis aux Etats-Unis. L’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, qui a fini par être démasqué comme étant lui-même un trafiquant, dont les Etats-Unis, qui travaillaient étroitement avec lui avec la DEA demande aussitôt l’extradition pour être jugé en Amérique et non dans son pays d’origine. L’enquête menée sur la DNCD avait révélé qu’Hiraldo possédait des millions de dollars sur des comptes bancaires et plusieurs de ses propriétés ont été confisqués depuis.

Son complice étant Quirino Paulino, un capitaine de l’armée !!! Ziraldo a été condamné à 4 ans de prison le 4 juin dernier seulement ! 

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Hors norme aussi, le forum associé à l’affaire sur un site français, ‘Parole de Gaulois », qui affiche la couleur dès l’entrée (« Le Gaulois du XXI siècle est un français qui ne se reconnait plus dans son pays et qui a décidé de le crier haut et fort », clame-t-il), et qui a atteint il y a peu les 600 pages de débats, entre les partisans de « tous coupables », pilotes compris et une belle frange d’ex de l’aéronavale venus polluer les discussions avec une défense bec et ongles de leurs deux anciens collègues. 4 arrêtésUn forum a (longuement) parcourir, pour y découvrir plein de choses intéressantes sur les personnes mises en cause, d’où ressort avant tout les aventures précédentes des deux restés sur place : l’aide d’un homme inculpé pour trafic par une juge française, et un ancien broker de Caravelle (et oui, et pas n’importe lesquelles, vous allez être bientôt surpris), également pilote du fils Balkany (voir ci-dessus) à qui vient d’arriver un bien étrange accident sur place (se faire renverser par une moto !). Aujourd’hui, il se retrouve plutôt virulent envers ses deux collègues d’infortune, s’estimant lâché et surtout craignant lors du procès d’appel subir les conséquences de la fuite de ses deux anciens collègues de cellule… sur le fameux forum, une rapide enquête ayant mobilisé 46 participants affiche 72% de partisans de « tous coupables » parmi les 4 arrêtés à Punta Cana… (la photo de l’arrestation provient du Point).

enquête°°°

naudinHors norme également, la mise en scène et la manipulation de leur exflitration par un habitué des écrans de TV sous le registre d’expert en sécurité. Un homme qui a laissé derrière lui pas mal de traces, et de casseroles, dont celle en 2013 d’une retentissante affaire de surveillance ratée au sein de la firme IKEA, ou un souvenir impérissable lors d’une enquête d’Elise Lucet sur les  « « Fabricants de peur », ces fameux « Spin Doctor » à l’américaine dont est si friande la chaîne privée française BFM, surnommée depuis quelques mois déjà BFN, tant elle privilégie à l’antenne les idées nocives du mouvement politique de Jean-Marie LePen, dont on a oublié qu’il passait toutes ses vacances d’hiver… Punta Cana, et ce, depuis des dizaines d’années (on y trouve plutôt habituellement Rihanna, mais bon) ! Naudin, qui en mars 2014 avait carrément écrit au au Président de la République Dominicaine Danilo Medina Sánchez, en termes fleuris : « je vous accuse de ne pas intervenir et d’autoriser officiellement un déni de justice. Combien de temps encore, allez-vous tolérer cette situation ? » avait-il dit. Au passage, il avait dans la même lettre déjà disculpé les deux pilotes seulement, affirmant que les 26 valises n’appartenaient qu’aux deux autres individus de l’affaire… ce qui consistait à les charger sans aucune hésitation : en voilà un qui avait déjà clairement choisi son camp, en tout cas.

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Chauprade hôtelSidérante encore la deuxième récupération de l’opération par un individu qui s’est empressé de se montrer en photo au milieu des deux revenants (le cliché provient de son compte internet) un ex-toujours compagnon de Marine lePen (au FN  ce n’est jamais simple : viré par sa patronne pour propos ant-islam, il continue à la soutenir en Twitts islamophobes rageurs), un homme très proche des militaires, qu’il formait au  Collège interarmées de défense (CID) avant là aussi d’être exclu pour dérives lexicales sur le 11 Septembre par le ministre des armées de l’époque (l’ineffable et transparent Hervé Morin, qui avait été ensuite désavoué !). L’homme en question DEAs’appelle Aymeric Chauprade, qui a aussi reconnu avoir été pendant quatre ans le « conseiller » du président précédent de la République Dominicaine (Leonel Fernández) au moment où celui-ci s’attirait les foudres de la DEA américaine, pour ses mauvais résultats à propos du trafic de cocaïne et son laxisme évident sur le contrôle du trafic, malgré des discours lénifiants sur ses capacités à enrayer ce même trafic (4) . Dans Paris-Match du 29 octobre, le même Chauprade fanfaronne en déclarant et en revendiquant : « j’étais le chef de l’équipe 1« clame-t-il, en posant en fier à bras.  Ce qui laisse supposer… une deuxième, celle de Naudin bien sûr !

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Sidérant encore, le mode opératoire consistant à prendre un avion commercial  comme si de rien n’était pour le vol de retour vers la France, ou plutôt même deux, faits via Air Caraïbes puis via Corsair (du même groupe…vendéen de Jean-Paul Dubreuil !). Une opération rendue seulement possible par l’octroi de faux papiers, des faux passeports (5) dont Naudin ne souhaite rien dire sur l’origine. Le même Naudin, qui chiffrait complaisamment il n’y a pas si longtemps le nombre de « faux permis de conduire à 30 000  » et le tarif de la réalisation des faux papiers : « selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s’échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans. » Le même avait clamé partout en 2011 que cette FRAUDE « coûtait des milliards d’euros à la France !!! Un expert en fraude sur BFM utilisant sans vergogne des faux papiers (il était dans l’avion de retour avec les deux pilotes !) avouez qu’il y a de quoi sourire… « Ils ont fait le voyage grâce à des cartes d’identité refaites récemment, selon les informations de France 2, » écrit France TV-Info.

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bouquinSurprenant encore l’absence de réaction gouvernementale;  telle celle d’un Laurent Fabius, qui ne souhaite peut-être pas trop en ce moment se retrouver à la une des journaux, au quel cas il ne serait pas seul, et celle d’un ouvrage (« Air Cocaïne, mafias et jets privés ») sorti sur l’affaire qui ne contient que fort peu de choses que l’on ne sache déjà, et qui a surtout servi à renforcer l’idée de deux pilotes plutôt innocents (6) ce dont la justice française prendra en compte à sa juste valeur, je pense, maintenant qu’ils sont revenus sur le sol français. Des pilotes (7) ayant fui un pays souverain et venus faire deux extravagantes apparitions sur les écrans… la seconde d’un surréalisme total, le ténébreux pilote s’en prenant à l’infortuné présentateur en termes cinglants et virulents qui lui ont valu de vives remarques sur le net, et la première apparition en compagnie d’un des ténors français du barreau… En 2011, cet avocat avait défendu Eric_Walter_Amegan_5_7celui qui était considéré comme le cerveau français du circuit de coke par avion vers l’Afrique de l’Ouest, qui avait arrêté en Mauritanie, puis relâché quelque temps après et depuis cet été – et ça c’est nouveau également (8) -, qui est à nouveau recherché par le gouvernement mauritanien, revenu sur sa décision, semble-t-il berné par des juges dont on avait grassement payé la mise en liberté de leur prisonnier. Celui-là court toujours, on le pense réfugié au Sénégal, dans son fief de Saly, qui a été aussi le lieu de villégiature d’un certain Michel Neyret… ou même pourquoi pas en France, qui sait…

demande mauritanie

Il travaillait en cheville avec d’autres français, dont un fort particulier qui mérite une nouvelle explication.  L’homme, lui aussi un temps arrêté au Mali et lui aussi relâché (c’est une manie ou quoi ?), est en train de remettre en place, discrètement, dans un pays voisin, une structure mafieuse similaire à celle qui l’avait mené à venir en aide à au moins deux reprises, avec sa propre société d’aviation, a des trafiquants utilisant des jets pour amener la cocaïne à la tonne sur le territoire africain (notamment en Guinée Bissau). Car cela continue depuis, sans interruption, malgré la guerre ou la chasse au terroriste. Il faut savoir en effet que même pendant l’opération militaire française Barkhane, au Mali, lancée en aout 2014, deux autres appareils ont réussi à se poser à proximité de l’endroit où le fameux Boeing 727 avait été découvert en novembre 2009, ces deux-là avec à bord avec environ 600 kilos de cocaïne, alors que les militaires français étaient déjà sur place… avec leurs moyens de surveillance aériens, dont des Bréguet Atlantic II et des Predators flambant neuf (9) ! C’est dire le degré d’organisation des trafiquants, et leur maîtrise de la corruption à tous les niveaux : du départ, au Venezuela ou en République Dominicaine, à l’arrivée sur la côte Ouest de l’Afrique, jusqu’aux profondeurs du Mali !!!

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télévision dominicaineBref, il va falloir que vous sachiez les attenants exacts de ce qui vient de se passer, ce que je vous propose de découvrir dans les jours à venir… en plusieurs épisodes, tant il y a à dire et expliquer sur ce fléau qu’est la circulation de la cocaïne dans le monde entier et dont cette surprenante affaire n’est qu’un petit bout d’iceberg émergeant.

« Entre 50 et 60 % de la cocaïne qui circule en France aurait transité par la République dominicaine, selon l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants » (10). Hier encore, l’ancien général dominicain Antonio Valentín Jáquez López, venu donner son avis sur l’opération a eu cette phrase symptomatique :  « Les éléments et les caractéristiques de cette affaire nous conduisent à penser que cette est une opération de trafic de drogue et de crime organisé », a déclaré l’ancien responsable de la Direction nationale des enquêtes (DNI). Selon l’expert, une manœuvre de cette nature ne pouvait pas être exécutée de façon unilatérale si des dominicains n’avaient pas participé à sa coordination logistique »… Vous n’êtes donc pas encore au bout de vos surprises ! Loin de là !!!

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(1) selon le quotidien le Monde en date du 28 octobre :  « l’enquête française a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à bord. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. La juge d’instruction chargée de l’enquête travaille toutefois sur un trafic plus vaste encore que celui sur lequel s’est penchée la justice dominicaine. Il concerne une dizaine de vols transatlantiques au départ de Punta Cana ou de Quito en Equateur (…) Une dizaine de personnes sont actuellement mises en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs. Dans ce volet français de l’affaire dite « Air Cocaïne », on retrouve les principaux protagonistes du dossier dominicain – dont les deux pilotes – mais aussi François-Xavier Manchet (http://www.varmatin.com/la-mole/air-cocaine-le-douanier-toulonnais-remis-en-liberte.1654695.html), un douanier français, basé dans le Var ou encore les responsables d’une société de location d’avions, la Société nouvelle trans hélicoptère service (SNTHS). »

(2) Selon Var-Matin, « les policiers dominicains et l’agence américaine anti-drogue surveillaient de près les rotations du jet privé, au-dessus de l’Atlantique. Sa piste était retrouvée dans le Var, dans un aéroport plutôt connu pour les déplacements de VIP et d’hommes d’affaires, à moins de vingt kilomètres de Saint-Tropez. L’aéroport de La Môle aurait vu se poser ce Falcon 50, « cinq ou six fois en 2012 », apparemment pour des vols intérieurs. »

(3) l’avion est devenu depuis N88ME, on peut le voir ici avec son immatriculation provisoire en  auto-collant, une photo prise par un spotter au Robin Hood (Doncaster Sheffield) Airport le 26 mars 2013.

(4) Il avait été interpellé juste après sa réélection de  par le sénateur Wilton Guerrero, le représentant la province Peravia où un assassinat fort étrange s’était produit : « le 5 août (2008), sept cadavres criblés de balles ont été retrouvés en bordure d’un champ de canne à sucre à proximité de cette ville réputée pour ses mangues et ses pâtes de fruits. Parmi les victimes, menottées et ligotées, se trouvaient un Vénézuélien, plusieurs Colombiens et un Dominicain. Seul le Nicaraguayen Holi Gomez a survécu, se faisant passer pour mort. Blessé de trois balles, « il fait mine d’être fou pour ne pas répondre aux questions », dit un enquêteur. Les autorités ont qualifié ce massacre à la Al Capone de « règlement de compte du narcotrafic international« . Le seul témoignage est celui de la domestique de la maison où résidaient les victimes à Ojo de Agua, un village près de Bani. Selon cette employée, Mercedes Carvajal, les assassins, lourdement armés, portaient des gilets pare-balles de la Direction nationale du contrôle de drogues, l’agence chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Ils ont chargé plusieurs sacs à bord d’un camion. Selon un enquêteur, ces sacs contenaient 1 200 kilos de cocaïne, qui venaient d’arriver par bateau, et plus de 200 000 dollars ». Le sénateur a révélé qu’il avait remis, il y a deux ans, un épais dossier au ministre de l’intérieur et au conseiller juridique du président, détaillant les complicités des autorités de sa province avec les narcotrafiquants. Aucune suite n’avait été donnée à ses démarches ».(4) les deux se connaissent très bien  » Nous nous connaissons bien et depuis longtemps. J’ai édité son «Histoire de l’identité individuelle» aux éditions Ellipses et je l’ai fait inviter en République Dominicaine, en 2010, lorsque j’étais conseiller du président Leonel Fernandez. Nous avons été amenés à nous intéresser à cette affaire «Air Cocaïne» par des biais différents: lui en tant qu’expert en aviation, moi en tant qu’élu des français de l’étranger. Nous partageons la même conviction : ces deux pilotes sont innocents ». Un peu plus loin il affirme : « nous avons travaillé en binôme. L’idée était de monter deux équipes distinctes: l’une en République Dominicaine pour l’exfiltration Terre-Mer et l’autre pour le retour en métropole. J’étais le chef de l’équipe 1 -Dans l’ordre chronologique de réalisation- et Christophe celui de l’équipe 2. Nous avons formé nos équipes séparément, en évitant de se donner les détails parce que plus il y a d’étanchéité plus l’opération est préservée ».

(5) dans le forum déjà décrit, en page 571 du 20 octobre, un intervenant au nom de Yannix avait posté cette phrase : « pour ma part, au vu de la merdouille dans laquelle ils sont, je ferais appel aux comités de soutien pour payer les faux passeports et un voyage vers l’une des 193 nations (selon l’ONU) qui n’a pas de convention d’extradition avec la RD ou la RF. Ce à quoi il lui avait été répondu « Voilà une idée qu’elle est bonne. Complicité de faux et usage de faux, complicité d’association de malfaiteurs. Voilà de quoi re-remplir les prisons… » 

(6)  Présentés comme tels, mais avec une phrase intrigante laissée à l’opinion du lecteur à propos de Pascal Fauret : « le 21 janvier 2013, Pascal Fauret a envoyé un très étrange SMS au dirigeant de la SNTHS, Pierre Marc Dreyfus : «  Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février.  Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ».  Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. »  C‘est à la page 38 du livre « L’affaire Air Cocaïne : Mafia et jets privés ». Visiblement, Fauret s’attendait donc avant de partir à un « chargement », en prime « conditionné ».

63750367dn(7) ce ne sont pas n’importe qui en effet :  « les deux hommes, âgés d’une cinquantaine d’années, sont tous deux d’anciens pilotes de chasse chevronnés de l’aéronavale française. Ils ont été décorés à plusieurs reprises pour les services qu’ils ont rendus à la France lors de différentes opérations, notamment la médaille d’Or de la Défense nationale pour leurs actions en ex-Yougoslavie ou bien dans le Golfe. Comme le précise Ouest France, Pascal Fauret a obtenu le grade de lieutenant de vaisseau en 1991 et a fini commandant dans la marine en 1997. Bruno Odos, lui, était au service de la marine de 1981 à 1990 avant d’intégrer l’armée de l’air jusqu’en 1999. Des parcours prestigieux ». Un commandant de marine avait en 2010 un salaire oscillant entre 3000 et 3500 euros par mois. Pour le calcul des retraites, la participation à des opérations spéciales ouvre droit à des bonus, nous dit en plus le service des armées …

(8) « Nouakchott a sollicité le concours d’Interpol pour l’arrestation du français Eric Walter Amegan, libéré par les autorités mauritaniennes, en vertu d’une grâce présidentielle accordée par le Chef de l’Etat mauritanien le 15 avril 2011. On se souvient, le scandale d’Amegan et consorts, avait entraîné la radiation de quatre magistrats, soupçonnés d’avoir libéré des personnes condamnées pour un très important trafic de cocaïne. La Cour suprême avait annulé cette décision et ordonné la remise en prison des prévenus. Mais entretemps, trois d’entre eux avaient fui : deux Mauritaniens, Mini Ould Soudani et Sid’Ahmed Ould Taya, et le franco-africain, Eric Walter Amegan, au parcours pour le moins surprenant, objet de l’appel lancé par Nouakchott auprès d’Interpol. » Amegan avait pourtant entretemps déjà avoué (à des policiers français) être à l’origine de l’arrivée de l’avion de Nouadhibou, chargé de plus de 600 kilos de coke, en mai 2007. Parmi les personnes incriminées, Sidi Ahmed Ould Taya, qui n’est autre quel le commissaire de police mauritanien… chargé de la coordination avec Interpol !!!

« Immédiatement, les autorités mauritaniennes demandent son extradition. Mais l’homme a manifestement des relations. D’après une source policière française, Francis Spizner, ténor du barreau parisien et avocat de plusieurs dirigeants africains dont Théodore Obiang Nguema et Abdoulaye Wade, intervient auprès de la présidence sénégalaise pour empêcher cette extradition, affirmant qu’Amegan risque la peine de mort en Mauritanie. Le décret d’extradition sera pourtant bien signé le 20 avril 2009 par le chef de l’Etat et le Premier ministre sénégalais. Le procès s’ouvre début 2010, à Nouakchott. Décidément doté d’un bon carnet d’adresse, Eric Walter Amegan est défendu par deux avocats français bien connus, Jacques Vergès (cf mort le 15 août 2013 à Paris) et Eric Dupond-Moretti. Peine perdue. Il est condamné le 11 février 2010 à 15 ans de prison. Six autres personnes écopent de peines de prison, dont Sid’Ahmed Ould Taya, un commissaire de police, un ancien correspondant d’Interpol en Mauritanie, et l’homme d’affaires Mini Ould Soudani. L’affaire semble alors bel et bien terminée.  Pourtant, Amegan bénéficie d’une étonnante mansuétude. Le 15 février 2011, il bénéficie ainsi d’une mesure de grâce présidentielle qui réduit de 15 à 10 ans la condamnation à la réclusion criminelle. Puis le 11 juillet 2011, coup de théâtre, il est acquitté par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Nouakchott, ainsi que de nombreux co-accusés poursuivis dans le cadre de ce dossier. Il est libéré le lendemain et n’a pas été revu depuis ». Plus intrigante encore, la rencontre de l’ambassadeur français Michel Vandepoorter, le 12 septembre 2008, juste après le coup d’Etat, avec son auteur le  Général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait fait l’objet de bien des interrogations: le sort d’Amenant avait-il été évoqué ce jour-là ? D’aucuns le pensent.

(9) selon le Point, numéro spécial N°7 de juillet-août 2015, « Le vrai pouvoir des Mafias » page 200.

(10) selon Blandine Kreiss, l’ambassadrice française en République Dominicaine, « L’Ocrtis estime que 60% de la drogue découverte en France transite par la République dominicaine. Tout ce qui vient de Colombie, du Pérou, remonte et passe par la République dominicaine et Haïti. C’est une zone de rebond vers l’Europe. Paris est relié directement à Saint-Domingue par Air France, Air Caraïbes, sans compter les vols charters. Les Antilles françaises, la Martinique et la Guadeloupe sont dans notre environnement régional proche. En 2013, 10 tonnes ont été saisies ici et quasiment rien en Haïti. Outre les liaisons aériennes, le gros du trafic se fait par voie maritime, avec des volumes transportés pouvant aller jusqu’à 1,5 tonne sur des bateaux de plaisance et encore plus sur des conteneurs ». A noter que pour leur retour, les deux pilotes avaient pris un vol… Air Caraïbes… et qu’auparavant, ils avaient utilisé un bateau de plaisance..

Un résumé de l’affaire depuis le début

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Punta-Cana-Saint-Trop-ligne-de-coke-605539

une mise au point récente :

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/proces-air-cocaine/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-affaire-air-cocaine_1148847.html#xtor=AL-79-%5Barticle%5D-%5Bconnexe%5D

source: http://www.centpapiers.com/l-operation-dexfiltration-ne-serait-elle-quun-complot-dextreme-droite-qui-nest-quune-infime-partie-de-liceberg/

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NARCO-TERRORISME: le Captagon, la drogue de Daech et des princes saoudiens

En moins d’une semaine, les douanes ont saisi plusieurs tonnes de pilules de Captagon, une drogue à base d’amphétamine très répandue dans les pays du Golfe et prisée par les djihadistes.
°°°°°°
par Yannick Van der Schueren
Deux tonnes de pilules de Captagon et des poussières de cocaïne, le tout dans 40 valises. Au Liban, les Stups ont fait mouche avec cette saisie record. Au Royaume wahhabite en revanche, l’arrestation lundi à Beyrouth du prince saoudien Abdel Mohsen ben Walid ben Abdelaziz pour trafic de drogue fait tache. L’émir a été pris la main dans ses (gros) sacs, en partance pour Riyad à bord d’un jet privé.

Les frasques du jeune souverain de 29 ans lui vaudront-elles la décapitation dans son pays? Probablement pas, Sa Majesté a des relations. Et au pays de toutes les interdictions, le Captagon est légion. Cinquante-cinq millions de ces comprimés supprimant la douleur et la fatigue tout en boostant les performances sexuelles sont saisis chaque année en Arabie saoudite, selon un rapport des Nations Unies.

Très prisée dans les pays du Golfe, cette drogue stimulante produite à partir d’une molécule amphétaminique nommée Fénéthylline est aussi très appréciée des djihadistes du groupe Etat islamique (Daech). Plus de coups de barre, plus de sentiments (des fois qu’ils en aient encore), plus faim, plus mal et même plus peur. Idéal pour commettre l’indicible tout en restant de bonne humeur. Daech, qui prohibe pourtant officiellement le recours aux paradis artificiels, en a fait l’une de ses spécialités.

Production «délocalisée» en Syrie

Juteux trafic

LIRE sur http://mobile2.tdg.ch/articles/13412787

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DNRED – DEA – HM Customs Excise – SVA: Infiltrating Drug Cartels Made Me Lose My Faith in Police and the State

By Leonardo Bianchi
Gianfranco Franciosi. Photo courtesy of Rizzoli

This article originally appeared on VICE Italy

Ten years ago, Gianfranco Franciosi was a just talented mechanic working in his small town’s shipyard in northern Italy. All that changed one morning in 2005, when Spanish kingpin Elías Piñeiro Fernandez made his way through the shipyard. Piñeiro Fernandez at the time was a mobster working closely with the Di Lauro clan (one of the most powerful Camorra clans in Italy) and largely operating as the intermediary between Colombian narcos and the European market.
It turned out that Piñeiro Fernandez needed Franciosi to build boats that would move Colombian cocaine around Europe. Instead of taking the money and starting a career within the drug cartel, Franciosi decided to report the whole thing to the Italian police, becoming in this way the first ever civilian to work undercover for the Italian anti-narcotics forces. He spent the next six years infiltrating the drug cartels, traveling through South America, getting arrested in France and taking part in risky operations on the high seas.

In 2011, Piñeiro Fernandez got arrested and Franciosi, along with his family, were granted a witness protection scheme. But the program was so badly operated that Franciosi ended up pressing charges against the Italian Ministry of Internal Affairs.

Franciosi’s story was first told by Italian journalist Federico Ruffo on the Italian TV show Presadiretta in early 2014. A few months ago, Ruffo and Franciosi turned it all into a book called Gli orologi del Diavolo [The Devil’s Watches]. The title refers to the Rolex watches the Spanish kingpin used to give to his racketeers as a present. Franciosi’s watch had come with a threat: « I’m going to give you another one on the day that I’ll kill you, » Piñeiro Fernandez had told him. I called Franciosi to talk about this episode and many others.

VICE: Hi Gianfranco. Can you tell me how it all started?
Gianfranco Franciosi: Back in 2002, I met a man who I later found out was part of the Magliana Gang [a crime syndicate based in Rome, particularly active throughout the late 1970s until the early 1990s]. I’d been building him dinghies for two years – he pretended they were for diving but apparently he used them for drug trafficking. One day, I turned on the TV and he was on the news. He had been killed in Rome by a local mafia gang.

As soon as I got over the initial shock, I called a good friend of mine who was a police officer. He told me to calm down. I had done nothing illegal myself and everything seemed to have been settled anyway. One morning, a couple of years later, I got to my shipyard and found two men waiting for me. As it turned out they were Elías Piñeiro Fernandez and Raffaele – a Di Lauro affiliate who is now fugitive.

This time around, they told me what they needed my boats for straight away. What’s more, they asked me to build special compartments in the boats to hide drugs and bigger fuel tanks for longer journeys. I went straight to the anti-narcotics burreau and reported everything: they told me to pretend everything was cool and to build the dinghy, so that’s what I did.


The cover of Gianfranco’s book. Photo courtesy of Rizzoli

Is that when you started working undercover?
Not exactly. At that point I was not an infiltrator, but an informer. What I had to do then was to build this boat and let the police place the tools to control the boat’s movements. My first job was simply to deliver the boat, take the money and try to collect information. That should have been all, nobody had asked me to be an infiltrator at that point.

What happened next?
In 2007, I delivered the first boat, in which the police had placed their bugs and GPS trackers. Six months later, the Italian police and the Spanish police made their first big drug seizure. Since the dinghies kept being intercepted, Elias decided to replace the Spanish pilots: he blamed them, not the boats. He came to me asking to teach another pilot how to control the boat. I went to the police again, and they told me to go for it.

So you started teaching to the Spanish pilots, and in that way the police managed to collect names. Have you ever been asked to transport a load of drugs?
I taught these smugglers how to control the dinghies, and a while later they asked me to transport the drugs myself because their trips were always unsuccessful. It was then that I became an infiltrator – unofficially. And it was due to this lack of formality that I ended up in prison in France.

That was when Elías Piñeiro asked you to deliver a boat to him in person and the French police stopped you offshore in Marseille. You had to spend nearly eight months in prison in Toulon-la-Farlède to avoid compromising all the work the police had done.
These were terrible months. I lost everything: my family, my faith. I became a bad person; I just wanted to take revenge both on the Italian government and on the traffickers – I didn’t even know which side to take. Fortunately, I can look after myself, otherwise I would have probably starved.

That experience changed my life completely. Today I can’t go to France, because I would get arrested if I did. I have been banished forever from the country, even after my real identity was made official.

Once you were released from prison, you started working undercover properly. In 2008, you played a major role in the Albatross operation, which led to the discovery of the « mothership » used by the traffickers and the seizure of a huge amount of cocaine.
I remember having a strong sense of freedom and satisfaction for what I had done, at least initially. The same night, I was told that Elías had not been on board and was therefore still at large. I felt like dying: I expected that he would have me killed, because at that point it was clear I had been collaborating with the police forces the whole time.

But the Spanish police, alongside with the Italian police, staged my escape. They reported that a dinghy flying the Italian flag had managed to escape the ambush. That’s what saved me.

Can you describe the mobsters you worked with? People tend to think about them as over-the-top Scarface types.
It’s kind of the opposite, at least publicly. It’s not like you’re going to see them drinking champagne in front of everyone. But when they’re somewhere safe, where no one can see them, then they start to act like your typical Tony Montana. But Elias did not tolerate drug use: If he ever caught one of his men snorting cocaine, he’d immediately kick them out.

In the book, you say that the mobsters used to visit you at the shipyard quite often.
That’s true. One day Elias’ brother, Jose Maria Fernandez Pinero, came to the shipyard together with some Spanish guy; the Spaniard said something that upset Nero – that was his nickname – so he stabbed him in the hand.

Another thing you mention in the book is that, after the first trip to South America, you started to « feel sympathy, perhaps even affection » towards these guys.
When Elias got arrested I was in a safe place and I have to admit I felt almost sorry for him. I mean, there have been times that it felt like I was talking to a friend– sometimes when he needed to vent he’d even tell me about some problem he’d had with his wife. If you spend so much time with someone, it is normal to build a connection.

One of the boats Franciosi built for the traffickers. Screengrab from a video on his Facebook page.

Let’s talk about the witness protection program. When did you start to realise that it wasn’t working?
Not long after we were put under protection. My bank account was frozen and overnight I found myself broke. I had to make ends meet with just 500 Euros [£372} – 500 Euros for the whole family. We had to pay bills and buy new clothes, because we were left with nothing. It took four days just to get the forms to apply for the money we needed to buy clothes.

A week later, in the house the police had put us into, I slipped on the balcony and dislocated my ankle. I needed to go to the hospital but I was told we couldn’t get out. Ten days later, they explained that our social security numbers had been canceled and that the new ones weren’t working. If we had gone to the hospital, our identity would have been exposed and me and my family would have needed to be transferred again. To make it short, it did not take much to figure out that the program was filled with problems.

Things only got worse from then on, right?
Yes, I gradually came to understand that it wasn’t just a matter of laws and their enforcement. Our family made a joint decision to quit the program, because our children were so burdened by the whole thing they were developing psychological issues.

Obviously there are many other things that led us to abandon the program and run away, including the fact that traffickers had already found us. What I want to know is what condition I’m in at the moment. If I am out of danger, I want it to be put into writing so I can decide what to do with my life. Am I safe now? Unfortunately, nobody has been able to answer that question yet.

Since you decided to go public with your story, you’ve gained a certain amount of media exposure. Does that translate into some form of « protection »?
It was my salvation. Going back to my hometown, after my story came out, I at least got a sense of who is behind me. But every day that goes by, my life is more and more at risk. My friends gave me a gravestone, as a joke, because I always say that I’m a dead man walking and I won’t even be able to afford one, since I get no money from the state.

If you were asked to do it all over again, would you?
When people invite me to speak at schools or universities, I don’t want to go because I feel that I’m sending the wrong message. I think I would do it all over again but the truth is that I wouldn’t recommend the same to a young person. If it were my son, I wouldn’t let him do what I did. I’d tell him to say a big « fuck off » to the police and the government and go on his way because that kind of life will get you in deep, deep shit.

source: http://www.vice.com/en_uk/read/gianfranco-franciosi-interview-876

°°°°°°°°°°°°°°

and: http://marcfievet55.skyrock.com/3215846691-When-Marc-Fievet-becomes-a-spy-for-French-customs.html

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FRANCE (Douane Francaise – DNRED): Marc Fievet souhaite assister à l’incinération des 7 tonnes 100 de cannabis saisies à Paris

Le Président de la République à la DNRED

L’absence du Boss de la DNRED lors de la venue de François Hollande accompagné de son fidèle Michel Sapin, le ministre des Finances, en lieu et place du Ministre du Budget Christian Eckert me rend perplexe.

Bien sûr Hélène Crocquevieille,  la directrice générale des douanes, avait répondu présente.

Jean Paul Garcia n’a t-il pas refusé de cautionner  cette visite qui n’était qu’un coup de pub récupéré par les « politiques » toujours prêts à se mettre en valeur!

M’interpelle aussi le fait que l’on est saisi une telle quantité de cannabis sans avoir pu arrêter les narcos. Il suffisait de planquer autour de ces véhicules…Mais là, la tâche était peut-être trop dure pour nos encagoulés douaniers.

Enfin la douane a refilé la continuation de l’enquête à l’OCTRIS… Alors tous les espoirs sont permis.

Que le bon peuple de France se rassure, le président a dit: avec celle réalisée dans la région marseillaise cet été (6 tonnes de cannabis) »ces deux très grosses prises ont pu contribuer à porter un coup que j’espère fatal à des organisations criminelles... »

 

Je souhaiterais assister à l’incinération de cette Saisie exceptionnelle de 7,1 tonnes de résine de cannabis saisies à Paris

Marc Fievet – NS 55 DNRED

Dossier classé « SECRET DEFENSE » – Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005

NOR : CSDX0508078V – Vu la loi no 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ;

http://www.admi.net/jo/20050211/CSDX0508078V.html

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CHINE (Drogues): Conférence de presse du 16 octobre 2015 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying

Question: Selon des sources, récemment, la Drug Enforcement Administration (DEA) des États-Unis a arrêté des centaines de personnes et saisi une grande quantité de marijuana synthétique dans une opération de lutte contre la fabrication et la vente de drogue de synthèse. Ces drogues seraient pour la plupart fabriquées en Chine, puis introduites vers les États-Unis. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Réponse : Nous attachons une grande attention aux résultats substantiels de cette opération de lutte contre la fabrication et la vente de drogue de synthèse menée par la DEA et d’autres services américains, et nous entendons travailler avec la partie américaine pour vérifier les pistes relatives à la Chine identifiées dans cette opération et mener une coopération en matière d’application de la loi.

Le gouvernement chinois interdit depuis toujours strictement les drogues et travaille avec les autres pays, dont les États-Unis, à régler conjointement le problème de la drogue avec une attitude active et responsable. Les services de lutte contre la drogue chinois et américains mènent une étroite coopération pragmatique en termes d’échanges de renseignements, d’investigation, de contrôle de précurseurs chimiques de drogues et dans les autres domaines d’application de la loi, et ont conjointement tiré au clair une série de crimes transnationaux graves de vente de la drogue, obtenant ainsi des résultats remarquables. Les services de lutte contre la drogue des deux pays mènent également des échanges et coopérations dans le domaine de la réduction de la dépendance à la drogue, comme les théories et les pratiques de réhabilitation des toxicomanes. La coopération sur la lutte contre la drogue est devenue un point phare des relations sino-américaines, et notamment dans le domaine de la coopération bilatérale en matière d’application de la loi.

http://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/t1307202.shtml

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AFGHANISTAN: les réseaux des barons afghans du trafic d’opium et d’héroïne et le terrorisme

edward-follis-un-ex-cadre-de-l-agence-americaine-antidrogue-dea_5443927« Les trafiquants contrôlent toute la chaîne de production, explique Edward Follis. Ils soudoient leurs interlocuteurs, chez les talibans comme au sein du gouvernement.« 

B. CHAROY POUR L’EXPRESS

Edward Follis, un ex-cadre de l’agence américaine antidrogue DEA, raconte dans un livre comment il a infiltré les réseaux des barons afghans du trafic d’opium et d’héroïne. Il explique à L’Express leurs liens avec les talibans.Dans votre livre (1), vous racontez avoir travaillé comme agent infiltré aux Etats-Unis, en Thaïlande ou au Mexique. En 2006, vous êtes nommé attaché spécial de la Drug Enforcement Administration (DEA) à Kaboul (Afghanistan). Quelle est alors votre mission?

Après les attentats du 11 septembre 2001, la DEA est devenue un acteur majeur dans la guerre globale menée par les Etats-Unis contre le terrorisme. Les principales ressources financières d’Al-Qaeda et de ses alliés talibans proviennent de l’opium et de l’héroïne produits dans ce pays. Comment voulez-vous que ces organisations puissent financer leur logistique, les besoins en armement et mener des opérations d’envergure?

Grâce à l’argent de la drogue, évidemment. C’est la cash machine du narcoterrorisme. En 2006-2007, ma mission est donc d’aider les nouvelles autorités afghanes à lutter contre les trafics, mais surtout d’identifier les responsables et de démontrer leurs liens avec les talibans, puis de les faire interpeller pour les traduire en justice. Mais on ne peut pas combattre ces réseaux de façon conventionnelle. Il faut les approcher, les infiltrer, entrer en affaires avec eux pour les piéger.

Votre équipe a ainsi fait arrêter l’un de ces barons…

Haji Bagcho Sherzaï. Certainement le plus riche trafiquant d’héroïne de tous les temps. Grâce à des écoutes et à des renseignements, nous avons pu établir qu’il reversait une partie de ses bénéfices aux talibans. Pour le rencontrer, un de nos agents locaux, Aziz, s’est rendu à Djalalabad [en Afghanistan, près de la frontière pakistanaise], où se trouvait alors le plus vaste marché d’opium et d’héroïne au monde. Aziz avait un mouchard sur lui. Haji Bagcho lui a confirmé qu’il finançait les talibans. Aziz lui a acheté 2 kilos d’héroïne pure.

La preuve était faite. Une unité des forces spéciales a débarqué pour capturer le trafiquant. Des saisies effectuées dans ses propriétés ont permis de prouver qu’au cours de l’année 2006 il avait vendu 123 tonnes d’héroïne! Cela représentait 250 millions de dollars, dont une partie alimentait le gouverneur taliban de la province et des chefs militaires… Nous avons transféré Haji Bagcho aux Etats-Unis. Lors de son procès, en mars 2012, j’étais le seul témoin à charge. Il a été condamné à la prison à perpétuité.

Comment les barons en question parviennent-ils à maintenir leurs activités dans un pays si instable?

Ces gars ont résisté à l’invasion soviétique, à la guerre civile, au régime taliban et même à l’intervention américaine… parce que ce sont des hommes d’affaires très avisés. Dans leur région d’activité, ils contrôlent toute la chaîne de production: paysans cultivateurs de pavot, fournisseurs de produits chimiques, laborantins, usines d’emballage, transporteurs routiers… Ils parlent plusieurs langues et dialectes locaux, afin d’être en contact direct avec chaque maillon de cette chaîne.

Ils ont des alliés et des amis au plus haut niveau: ils soudoient leurs interlocuteurs, aussi bien du côté taliban que du côté gouvernemental. Ils paient pour protéger leur business mais, à l’inverse, tout le monde a besoin d’eux. Le plus étonnant est qu’ils vivent de manière très frugale, sans aucune ostentation, contrairement aux mafieux mexicains ou thaïlandais, par exemple. Ils sont capables de rester des mois dans leur village de montagne, entourés d’un troupeau de chèvres, comme le faisaient leurs ancêtres. Impossible d’imaginer qu’ils brassent des millions de dollars…

haji-juma-khan_5445639En 2007, au côté d’Haji Juma Khan, un baron de l’opium, aujourd’hui en prison à New York, avec qui Follis avait sympathisé.

DR

Vous vous êtes lié d’amitié avec l’un des plus puissants, Haji Juma Khan (HJK). Pour lui éviter d’être tué par une attaque de drones de l’armée américaine, vous avez favorisé son arrestation, puis son extradition vers les Etats-Unis, où il est en attente de jugement. Comment fonctionnait le business de cet homme que vous présentez comme proche de Ben Laden et du mollah Omar?

HJK est quelqu’un de brillant, que j’apprécie, je ne m’en cache pas. Il n’a jamais reconnu devant moi être un trafiquant, mais je sais qu’il gérait tout cela avec intelligence, un sens inné du commerce. Il faut dire que sa proximité avec certains membres du gouvernement favorisait les choses… Une fois la drogue sortie du pays, par des « caravanes » entières de puissants véhicules tout-terrain, ce n’était plus son affaire, il avait fait son job, d’autres filières prenaient le relais. Au passage, pour pouvoir poursuivre ses activités, il versait de l’argent aux talibans. Mais ce n’est pas un violent ni un extrémiste. Il désapprouvait les attentats du 11 septembre 2001, contraires à l’islam selon lui.

Dans le livre, j’explique qu’il a été un précieux atout pour notre pays dans la lutte contre le terrorisme. S’il payait les talibans, ce n’est pas trop en raison du mal qu’ils pouvaient lui faire, c’est plutôt à cause de leur capacité de détruire tout ce qu’il avait mis en place. Haji Juma Khan vivait dans des conditions modestes. Quand nous déjeunions ensemble, il était habillé d’un simple shalwar kameez, le vêtement traditionnel. Son argent était placé à l’étranger, notamment à Dubaï, au Pakistan et en Turquie.

Le retrait des troupes de l’Otan, à la fin de 2014, a entraîné une forte hausse de la production d’opium. A quoi faut-il s’attendre dans les mois à venir?

Au pire. Les talibans se renforcent. Leur principale source de financement est, plus que jamais, la drogue (opium et héroïne). Après l’intervention de la coalition internationale, en 2001, un programme avait été instauré pour aider les paysans afghans et les orienter vers d’autres cultures que celle du pavot. Mais tout cela a été mal pensé, sans aucun débouché commercial pour les produits agricoles en question. Du coup, sous la pression des grossistes en drogue, l’aide a été détournée pour produire encore plus de pavot.

La situation est d’autant plus inquiétante qu’un autre danger menace: Daech. Cette organisation criminelle dirigée par des gens très intelligents ne cesse de s’étendre et de s’impliquer dans le trafic de drogue. Au Liban, où ses combattants cherchent à s’imposer dans la vallée de la Bekaa, mais surtout en Afghanistan, où des conflits armés les opposent aux talibans pour le contrôle de zones de culture du pavot.

Selon des sources russes, le trafic d’héroïne afghane devrait rapporter 1 milliard de dollars à Daech cette année. Et ce n’est pas fini, si l’on tient compte du nombre croissant de toxicomanes à travers le monde. La hausse de la consommation de médicaments opiacés, que nous appelons « painkillers » (antidouleurs) aux Etats-Unis, est pour beaucoup dans ce phénomène. Certaines personnes sont si accros à ces médicaments qu’elles deviennent des junkies et passent, un jour ou l’autre, à l’héroïne. Pour les trafiquants, le marché est donc énorme. Comment les combattre? En s’attaquant d’abord à leur argent.

(1) Infiltré au coeur du narcoterrorisme, par Edward Follis. Flammarion, 346p., 21€.

source: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-drogue-cash-machine-du-narcoterrorisme_1725153.html

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MEXICO: detuvieron al « Orejón », el líder del Cártel del Golfo

Soldados mexicanos dieron con el narcotraficante en el municipio de Matamoros, fronterizo con Estados Unidos, donde lo arrestaron por estar acusado de secuestro, homicidio y tráfico
El líder del Cártel del Golfo de Matamoros fue detenido por el Ejército
El líder del Cártel del Golfo de Matamoros fue detenido por el Ejército Crédito: Twitter

Ángel Eduardo Prado, alias « El Ciclón 7 » o « El Orejón », fue detenido « poco después de las seis de la mañana » este viernes en la ciudad del estado de Tamaulipas, fronteriza con Brownsville, Texas.

Prado era el último de los « 15 objetivos prioritarios de la Estrategia de Seguridad Tamaulipas que impulsan el Gobierno de la República y el Gobierno del estado », indicó el Grupo de Coordinación Tamaulipas en un comunicado.

Renato Sales, comisionado nacional de Seguridad mexicano, indicó que el cabecilla del Cártel del Golfo es acusado de secuestro, homicidio, extorsión, trasiego y comercialización de estupefacientes, tráfico de indocumentados, y extracción y tráfico de combustibles.

« Presumiblemente era responsable de la violencia generada en la zona por el control del conocido corredor (para el trasiego de drogas) Matamoros-Valle Hermoso », destacó Sales.

Conocido como « El Orejón » se inició en el Cártel del Golfo en 2005 como escolta de la familia Cárdenas Guillén, una de las fundadoras de esa organización, y desde 2012 era el jefe del grupo delictivo en Matamoros.

« El Ciclón 7″ fue detenido con 20 mil dólares, armas y droga »

El narcotraficante de 30 años fue detenido en su domicilio « sin que se efectuara un sólo disparo ». En el allanamiento se encontraron 20 mil dólares en efectivo, armas y droga.

Desde mediados de 2014, el Cártel del Golfo padece una lucha interna, lo que ha detonado un repunte de la violencia en Tamaulipas, con enfrentamientos con sus antiguos aliados, el sanguinario Cártel de Los Zetas fundado por ex militares de élite.

fuente: http://www.infobae.com/2015/10/16/1762936-mexico-detuvieron-al-orejon-el-lider-del-cartel-del-golfo

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COLOMBIA (Narcotrafico): capturan en Barranquilla a sobrino de un socio de Daniel ‘el Loco’ Barrera

Archivo particular

Foto: Archivo particular

Redacción EFE

Según la Policía, ‘Yuca’ distribuía dos toneladas de cocaína al mes a EE.UU.

Bogotá. Agentes de la Policía de Colombia detuvieron en Barranquilla a un individuo identificado con el alias Yuca que, según las autoridades, distribuía alrededor de dos toneladas mensuales de cocaína a Estados Unidos, informaron hoy fuentes policiales.

‘Yuca’, señalado además de ser líder del Bloque Libertadores del Vichada, una banda criminal de origen paramilitar, es sobrino de José Evaristo Linares Castillo, enlace del extraditado capo del narcotráfico colombiano Daniel ‘el Loco » Barrera, que trabajaba al servicio de carteles mexicanos, detalló la Policía en un comunicado.

El detenido tenía bajo su control, según la investigación policial, « la totalidad de la infraestructura del narcotráfico (del Bloque Libertadores), contando con laboratorios para el procesamiento de alcaloide con una capacidad de producción mensual de dos toneladas de cocaína ».

Toda esa carga era transportada por tierra hasta el estado de Apure, en Venezuela, donde aeronaves a su servicio enviaban la droga a Estados Unidos para su comercialización.

Alias « Yuca » será ahora extraditado para responder ante la Corte Federal del Distrito Sur de la Florida (EE.UU.) por el delito de tráfico de estupefacientes, agregó la información.

FUENTE: http://www.elheraldo.co/judicial/capturan-en-barranquilla-sobrino-de-un-socio-de-daniel-el-loco-barrera-223207

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DEA (SAN JUAN, Puerto Rico): Federal Authorities Dismantle Drug Trafficking Organization Responsible for Transporting Cocaine and Money between Puerto Rico-Florida-Connecticut

District of Puerto Rico announce the results of the DEA lead arrest operation during a news conference at the U.S. Attorney’s Office. Picture are (L-R) ATF RAC Felix Rios, DEA ASAC James Doby and U.S. Attorney Rosa Emilia Rodriguez
District of Puerto Rico announce the results of the DEA lead arrest operation during a news conference at the U.S. Attorney’s Office. Picture are (L-R) ATF RAC Felix Rios, DEA ASAC James Doby and U.S. Attorney Rosa Emilia Rodriguez

OCT 07 (SAN JUAN, Puerto Rico) –This morning, the Organized Crime Drug Enforcement Task Force (OCEDTF) dismantled a drug trafficking organization responsible for the transportation of multi-kilogram quantities of cocaine and drug money between Puerto Rico and the Continental United States, announced United States Attorney Rosa Emilia Rodríguez-Vélez. The Drug Enforcement Administration (DEA) is in charge of the investigation with the collaboration of  Immigration and Customs Enforcement, Homeland Security Investigations (ICE-HIS), and the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF).

On September 30, 2015, a federal grand jury returned a three-count indictment charging 37 individuals with participating in a conspiracy to possess with intent to distribute cocaine, and conspiracy to tamper with a witness. The defendants are: Luis Rivera-Ramos, aka “Luigi;” Rubén Barceló-Severino, aka “Chucky;” Jesús M. Vázquez-Rivera; Glarivy Rivera-Huertas; Luis Pintor; Antonio Llano-Mulley, aka “Pupolo;” Valeria Ramos-Ruiz; Ashley Flores-Carter; Kenneth Rivera-Ramos, aka “Gazu;” Kelvin Collazo-Rodríguez, aka “Pirulo;” Eddie Fernández-Ruiz; Carmen Yaritza Povez-James; Xavier Camacho-Valdés; Carmen Odalis Flores-Dávila; Valeria Mojica-De Jesús; José Burgos-Estrada; Joselyn Alicea-Villegas; David Reyes-Santiago; Deyaneira Reyes-Santiago; Kevin Reyes-Santiago; Jonathan Reyes-Santiago; Pedro Ramos-Ruiz; Lynn Ramos; Alba Torres-Suárez; Aníbal Torres-Pérez; Ayleen Santana-Gómez; Blanca Calo-Vázquez; Dariana Santiago-Falcón; Esteban A. Rivera-Guzmán; Gilberto Villegas; Joson F. Abreu; Jessica Martínez-Alfaro; Juan Figueroa-Cabrera; Kacsy Maldonado-Giegel; Liliana Geigel-Rivera; Llinozca Delgado-Ríos; and Nayad Pujols-Noboa.

The investigation leading to today’s arrests uncovered that members of this organization utilized drug mules to smuggle kilograms of cocaine hidden in suitcases on airplanes flying out of the Luis Muñoz Marín International Airport (LMMIA). The kilograms of cocaine were vacuum sealed and pressed into the approximate width of a magazine, and were then wrapped in carbon paper. The suitcases were altered to contain a hidden compartment in the bottom, where the kilograms of cocaine were concealed. The suitcases typically contained two kilograms each, and the mules would travel with one or two suitcases at a time.
The organization instructed the mules on how to handle law enforcement in the event that they were arrested for smuggling. The organization’s leadership would provide the mules with a story to tell law enforcement to lead them in the wrong direction and away from the organization. The organization also utilized intimidation and threats of violence to prevent the mules from cooperating with law enforcement.

“These arrests are a clear indication of the success of the OCEDTF in the fight against drug trafficking. Today’s arrests dismantle an organization that coordinated not only the traffic of cocaine between Puerto Rico and the Continental United States, but also the movement of drug money, essential to the success of these illegal activities,” said Rosa Emilia Rodríguez-Vélez, U.S. Attorney for the District of Puerto Rico. “We will continue maximizing all of our combined resources to investigate and prosecute those who disregard our laws and try to smuggle illegal contraband into our jurisdiction.”

The case is being prosecuted by Assistant United States Attorney Aaron Howell.

If found guilty, the defendants face terms of imprisonment from 10 years to life. Criminal indictments are only charges and not evidence of guilt. A defendant is presumed to be innocent until and unless proven guilty.

The case was investigated by agents from the Organized Crime Drug Enforcement Task Force (OCDETF) that investigates South American-based drug trafficking organizations responsible for the movement of multi-kilogram quantities of narcotics using the Caribbean as a transshipment point for further distribution to the United States. The initiative is composed of DEA, HSI, FBI, US Coast Guard, US Attorney’s Office for the District of Puerto Rico, and PRPD’s Joint Forces for Rapid Action.

The Airport Investigations and Tactical Team (AirTAT) operates in the District of Puerto Rico as an OCDEFT strategic initiative that is part of the National Airport Initiative. It is a multi-agency, co-located task force that includes DEA, HSI, FBI, USPIS, CBP – Office of Field Operations, and ATF. AirTAT also works closely with the Police of Puerto Rico. AirTAT’s mission is to identify, locate, disrupt, dismantle, and prosecute TCOs and their operatives using the Luis Muñoz Marín International Airport (LMMIA), the Fernando Luis Rivas Dominicci Airport (FLRDA), and airport peripherals as platforms to smuggle narcotics, weapons, human cargo, counterfeit documents, illicit proceeds, and other contraband through these critical airport infrastructures.

http://www.dea.gov/divisions/car/2015/car100715.shtml

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DEA (FRESNO, Calif.): U.S. Attorney Announces Takedown of Major Synthetic Drug Distribution Ring as Part of Nationally Coordinated Action

Two Bakersfield men and two Los Angeles men charged with synthetic drug distribution and structuring cash transactions

OCT 16 (FRESNO, Calif.) –A seven-count indictment has been unsealed, following the arrests of Haitham Eid Habash, aka Eddie Habash, 52, of Hawthorne; Zaid Elodat, 28, of Gardena; and Bakersfield residents Ramsey Jeries Farraj, 48, and Majed Bashir Akroush, aka Mike Akroush, 48, charging them with conspiring to manufacture, distribute, and possess with intent to distribute AB-Chminaca, AB-Pinaca, and XLR11, smokeable synthetic drugs that are Schedule I controlled substances, United States Attorney Benjamin B. Wagner announced.

Farraj is also charged with four separate counts of distributing the drugs. Akroush is charged with two counts of distributing AB-Chminaca, and Farraj and Elodat are charged with possessing AB-Chminaca and AB-Pinaca with intent to distribute. In addition, Farraj and Akroush are charged with conspiring to structure more than $3 million in proceeds derived from their Internet-based drug distribution businesses. The indictment also seeks to forfeit property and bank accounts owned by Habash, Akroush, and Farraj and the domain names of their drug distribution businesses, Blue Whale Store and World of Incense.

“Synthetic drugs are a serious public health threat and are endangering young people across the country,” said U.S. Attorney Wagner. “The chemicals in these drugs, usually manufactured in unsupervised factories in China, are not tested or approved for human consumption, and have led to psychotic episodes, seizures and deaths, even in small quantities. Stores should not sell them, and young people should not play Russian roulette by consuming them.”
DEA Acting Special Agent in Charge Bruce C. Balzano stated, “Synthetic drugs are dangerous, deadly poisons often marketed to attract teen and young adult use. These drugs are manufactured without quality controls and have unpredictable effects that can lead to grave consequences for the unsuspecting user. These arrests have dismantled a criminal network responsible for the manufacture and distribution of some very toxic drugs.”

The charges are part of a nationwide synthetic drug takedown in connection with Project Synergy Phase III that targeted the synthetic designer drug industry, including wholesalers, money launderers and other criminal facilitators. In connection with this case, federal law enforcement officers arrested the four defendants and executed 12 search warrants in Bakersfield and the Los Angeles area. Over 1,000 pounds of synthetic drugs, nearly a half a million dollars in cash and four firearms were seized.

The Drug Enforcement Administration (DEA), Immigration and Customs Enforcement (ICE) Homeland Security Investigations (HSI), Customs and Border Protection (CBP), along with other federal, state, and local law enforcement concluded a 15-month, nationwide drug interdiction effort that resulted in 151 arrests in 16 states. In addition to curbing the flow of synthetic drugs into the country, Project Synergy III continues to reveal the flow of millions of dollars in U.S. synthetic drug proceeds to countries of concern in the Middle East.

In May 2013, DEA placed XLR11 in Schedule I after the Centers for Disease Control and Prevention found that acute kidney injury is associated with its ingestion. AB-Pinaca and AB-Chminaca were placed into Schedule I at the beginning of this year based on a finding that these drugs pose an imminent hazard to the public.

This case is the product of an investigation by the U.S. Drug Enforcement Administration, the Internal Revenue Service-Criminal Investigation, and the California Highway Patrol, with assistance from the Federal Bureau of Investigation, the U.S. Immigration and Customs Enforcement’s (ICE) Homeland Security Investigations (HSI); the U.S. Postal Inspection Service, the California Department of Motor Vehicles, the Kern County Probation, the Kern County Sheriff’s Office, the Bakersfield Police Department, and the Los Angeles County Sheriff’s Office. Assistant United States Attorneys Karen A. Escobar, Grant B. Rabenn, and Jeffrey A. Spivak are prosecuting the case.
This case was part of the Organized Crime Drug Enforcement Task Force (OCDETF). The OCDETF program was established in 1982 to conduct comprehensive, multi-level attacks on major drug trafficking and money laundering organizations. The principal mission of the OCDETF program is to identify, disrupt, and dismantle the most serious drug trafficking and money laundering organizations and those primarily responsible for the nation’s drug supply.

If convicted of the drug charges, the defendants face a maximum statutory penalty of 20 years in prison and a $1 million fine. The structuring conspiracy carries a maximum statutory penalty of five years in prison and a $250,000 fine. Any sentence, however, would be determined at the discretion of the court after consideration of any applicable statutory factors and the Federal Sentencing Guidelines, which take into account a number of variables. The charges are only allegations; the defendants are presumed innocent until and unless proven guilty beyond a reasonable doubt.

Habash is in custody, Farraj was released on bond. A detention hearing has been ordered for Elodat and Akroush. The next court date for all defendants is January 11, 2016, before U.S. Magistrate Judge Barbara A. McAuliffe in Fresno.

http://www.dea.gov/divisions/sf/2015/sf101615.shtml

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DEA (Drug Enforcement Agency): 151 arrested as US hits China-Middle East synthetic drug network

DEAThe Drug Enforcement Agency said 151 arrests took place in 16 states around the country in the past two days as part of a 15 month effort against synthetic « designer » drugs, linked to a rise in overdoses and drug deaths (AFP Photo/Mandel Ngan)

Washington (AFP) – US law enforcement officials announced Thursday they had arrested 151 people in a crackdown on synthetic « designer » drugs that tied Chinese suppliers to Middle East profiteers on the sales.

The Drug Enforcement Agency said arrests took place in 16 states around the country in the past two days as part of a 15 month effort against synthetics, linked to a rise in overdoses and drug deaths.

The operation seized some 10,000 kilograms of raw and packaged synthetic cannabinoids — often called synthetic marijuana — as well as $15 million in assets and 39 weapons.

The DEA said the drugs, many which are often chemically structured to just fall outside of US bans, are mostly imported from China and openly sold in convenience shops, gas stations and other outlets.

But investigators have found that the proceeds are often sent to the Middle East, the DEA said.

« For the past several years, DEA has identified over 400 new designer drugs in the United States –- the vast majority of which are manufactured in rogue labs in China, » it said in a statement.

« Abuse of these psychoactive substances has resulted in ever-increasing numbers of overdose incidents and deaths. »

The investigation into the industry, meanwhile, « continues to reveal the flow of millions of dollars in US synthetic drug proceeds to countries of concern in the Middle East. »

The agency did not identify which countries, but in the past two years DEA officials have made reference to Yemen and Syria, among others.

Afficher l'image d'origine« The availability and illicit marketing of synthetic drugs creates the impression that they are safe and legal, when in fact they are neither, » said Sarah Saldana, director of Immigration and Customs Enforcement, which was also involved in the investigation.

In a coordinated move, the US Treasury hit with sanctions Nanjing, China-based Bo Peng and his company Kaikai Technology, who it said had « significant role » in trafficking synthetic drugs internationally.

« Today’s action exposes Bo Peng’s illicit synthetic drug operations and cuts off his access to the international financial system. Treasury is committed to working with the DEA and our other law enforcement counterparts to disrupt this dangerous industry.”

http://news.yahoo.com/151-arrested-us-hits-china-middle-east-synthetic-214654427.html

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more:

151 Arrested in DEA-Led Investigation of Synthetic Drug Rings
Rogue Chinese labs producing for U.S. and global consumption; proceeds flow to Middle East countries

OCT 15 (WASHINGTON) – The Drug Enforcement Administration (DEA), Immigration and Customs Enforcement (ICE) Homeland Security Investigations (HSI), Customs and Border Protection (CBP), along with other federal, state, and local law enforcement today concluded a 15-month, nationwide drug interdiction effort that resulted in 151 arrests in 16 states.  The enforcement action, known as Project Synergy III, targeted the synthetic designer drug industry, including wholesalers, money launderers and other criminal facilitators.  In addition to curbing the flow of synthetic drugs into the country, Project Synergy III continues to reveal the flow of millions of dollars in U.S. synthetic drug proceeds to countries of concern in the Middle East.

Guns, money and synthetic drugs seized as part of Project Synergy III Seized drugs as part of Project Synergy III
Guns, money and synthetic drugs seized as part of Project Synergy III Seized drugs as part of Project Synergy III

Total cash and assets seized (approximately):            $15,013,522.25
Synthetic Cathinones seized:                                      316 kilograms
Synthetic Cannabinoids:                                             3,058 kilograms
Treated plant material:                                                98 kilograms
Synthetic Cannabinoid Packs (filled):                        7,314 kilograms
Weapons:                                                                    39
Arrests:                                                                        151
Search Warrants:                                                         69

“This poison ruins and takes too many lives; this is incredibly dangerous stuff,” said DEA Acting Administrator Chuck Rosenberg. “Project Synergy III demonstrates our collective commitment to pursue those who produce and distribute this garbage to our children and I am grateful for the partnership of HSI and CBP on this operation.”

« The availability and illicit marketing of synthetic drugs creates the impression that they are safe and legal, when in fact they are neither, » said ICE Director Sarah R. Saldaña. « ICE is committed to working with our law enforcement partners to stop the flow of these highly dangerous drugs into our country. At the same time, we are equally concerned about getting the word out – especially to young people — about the dangers, and potentially deadly consequences, of using these substances. »

“With the alarming growth of these synthetic drugs, CBP’s National Targeting Center, Laboratory and Scientific Services and Office of Field Operations bring expertise and innovative contributions to the U.S. government’s effort to keep these dangerous narcotics off the streets,” said CBP Commissioner R. Gil Kerlikowske. “CBP personnel continue to serve on the frontline, protecting the American public from designer drugs, a highly dangerous and deceptive group of psychoactive substances, specifically designed to skirt around existing drug laws.”

As in previous phases of Project Synergy, CBP’s National Targeting Center played a significant role in the success of this operation.  CBP was responsible for identifying and targeting high-risk express consignment shipments coming into the United States and suspected of containing synthetic drugs.

For the past several years, DEA has identified over 400 new designer drugs in the United States – the vast majority of which are manufactured in rogue labs in China and sold on the Internet and in retail outlets such as smoke shops, gas station convenience stores, and bodegas.  Abuse of these psychoactive substances has resulted in ever-increasing numbers of overdose incidents and deaths.
Other related interdiction operations preceded this operation.  Most recently in September, federal law enforcement teamed up with HSI, the New York City Police Department, and other law enforcement agencies to target nearly 90 bodegas in New York City who were selling designer synthetic drugs.

Communities, families, and individuals, across the country have experienced the scourge of designer synthetic drugs, which are often marketed as herbal incense, potpourri, bath salts, jewelry cleaner, or plant food.  Synthetic cannabinoids represent the most significant class of designer synthetic drugs.  According to the National Forensic Laboratory Information System (NFLIS), substances identified as synthetic cannabinoids by federal, state, and local forensic laboratories increased from 23 reports in 2009 to 32,784 reports in 2013; to 37,500 reports in 2014.

These dangerous drugs have caused significant abuse, addiction, overdoses, and emergency room visits. Those who have abused synthetic drugs have suffered vomiting, anxiety, agitation, irritability, seizures, hallucinations, tachycardia, elevated blood pressure, and loss of consciousness. They have caused significant organ damage as well as overdose deaths.

The contents and effects of synthetic drugs are unpredictable due to a constantly changing variety of chemicals used in manufacturing processes devoid of quality controls and government regulatory oversight.

Enforcement B-Roll can be found here:
http://dvidshub.net/r/8cchtx
https://www.dvidshub.net/search?q=synergy+lll
More information about synthetic designer drugs can be found on the Drug Fact Sheets
Read more about the previous phases of Project Synergy with photos and B-roll: http://www.dea.gov/divisions/hq/2014/hq050714.shtml
http://www.dea.gov/divisions/hq/2013/hq062613.shtml
B-roll from Project Synergy II (May 2014) is available at: http://dvidshub.net/r/ff5tjb
Previous B-roll from Project Synergy I (June 2013) is available at: http://www.dvidshub.net/video/294719/cbp-dea-project-synergy-b-roll#.U2pFq3b6-So
Parents and children are encouraged to educate themselves about the dangers of drugs by visiting DEA’s interactive websites at www.JustThinkTwice.com, www.GetSmartAboutDrugs.com and www.dea.gov

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